La France, première destination mondiale
Pour la deuxième année consécutive, La France reste leader sur le marché international du ski. En effet, avec une hausse de fréquentation de 5 %, dû certainement à l’exceptionnel enneigement de l’année dernière, et 57,9 millions de journées skieur vendues, le domaine français, première surface skiable en Europe avec 118 000 hectares, conserve donc sa première place devant les Etats-Unis (56,9 millions) et l’Autriche (54,2 millions), ses principaux concurrents. Rappelons également que l’espace montagnard français représente lui 20 % du territoire.
Alors, bien qu’elle soit importante, la neige ne fait pas tout. En effet, il faut rappeler que la France dispose d’une infrastructure unique avec plus de 350 stations (8,9 % des capacités mondiales) réparties sur l’ensemble de ses six massifs montagneux, où l’on peut distinguer trois groupes bien distinctes que sont les grandes stations d’altitudes, garantes d’un enneigement continu et de qualité, les stations moyennes et petites, où la qualité des paysages naturels et la convivialité représentent un atout formidable, et les stations dites de proximités, favorites de la part d’une clientèle régionale et familiale.
Ensuite, avec un parc de remontées mécaniques, entretenu et renouvelé chaque année (300 millions d’investissement), plaçant la France au 1er rang mondial avec 18 % de l’offre totale, le prix au forfait le moins cher du monde, une accessibilité des sites, et enfin, une qualité de l’offre reconnue de par le monde, cela permet justement à notre pays de tenir son rang avec 10 millions de visiteurs et 7 millions de pratiquants, et ce depuis de nombreuses années.
Cependant, avec une concurrence en embuscade, la France se doit aujourd’hui de renforcer encore plus l’attractivité de ses domaines skiables, en privilégiant notamment la rénovation de son parc immobilier vieillissant, mais aussi en élaborant de nouveaux aménagements de pistes ciblés, en créant de nouvelles disciplines, ou encore en proposant de nouveaux engins de glisse, afin de répondre aux attentes d’une clientèle française (70 %) et européenne de plus en plus exigeante, mais aussi, d’une clientèle nouvelle, avide de sensations et de découvertes, provenant en grande partie de ces pays que l’on dits émergents (Brésil, Singapour, Chine), ou encore d’Israël, ce qui pour la balance commerciale n’est pas négligeable, quand on sait que deux millions de skieurs étrangers viennent chaque année sur nos pistes.
Et pour continuer sur ce registre économique, le chiffre d’affaires global du secteur est estimé en moyenne à 7 milliards d’Euros annuel, soit près de 18 % de l’économie du tourisme français, et le nombre d’emploi générés en hiver est supérieur à 100 000, dont 18 000 pour la seule activité des domaines skiables, d’où l’importance des investissements futurs comme l’a rappelé le DSF (domaines skiables de France), le syndicat professionnel qui fédère près de 230 opérateurs de remontées mécaniques en France, dans le cadre de son congrès annuel en indiquant qu’avec 250 millions prévus en 2013, contre 415 millions en Autriche et 324 millions en Suisse, le positionnement actuel de la France risquait de changer dans les années à venir. Au vu du potentiel, cela serait vraiment dommage, donc attention à ne pas manquer ces prochains rendez-vous.
Pour plus d’informations :
. www.cluster-montagne.com
. www.france-montagnes.com
. www.domaines-skiables.fr