OVHcloud, Sigfox (suites)
[NEXT40] Comment OVHcloud continue de défendre un «cloud de confiance» en plein débat sur la souveraineté numérique
Interview de Michel Paulin, CEO d'OVHcloud
Le 29/01/2021
La nouvelle composition du NEXT40 sera bientôt annoncée. En attendant, retrouvez tous les matins une interview d’une start-up issue de la première promotion pour faire un bilan sur ses activités, parler de ses perspectives et de ce que lui a apporté le NEXT40.
Positionné sur un marché du cloud qui ne cesse de grossir en pleine pandémie de Covid-19, avec l’explosion du télétravail (Zoom, Slack…), de l’e-commerce (Amazon, Alibaba, Mirakl…) et des plateformes de divertissement (Netflix, Spotify…), OVHcloud a vécu une année 2020 intense. Évidemment en raison de la forte demande des consommateurs qui a mis les serveurs de l’entreprise nordiste à rude épreuve, mais aussi à cause du climat tendu qui entoure les discussions internationales autour de la protection des données. Plus que jamais, la souveraineté numérique est devenu un enjeu majeur alors que le monde entier traverse une crise sanitaire inédite.
Entre la création de Gaia-X, projet initié par la France et l’Allemagne pour «poser les fondations d’une véritable infrastructure de données européenne», et la décision de la Cour de justice de l’Union européenne d’annuler les transferts de données personnelles vers les États-Unis, le marché du cloud est aujourd’hui à la croisée des chemins en Europe.
Dans ce contexte, comment OVHcloud compte-t-il tirer son épingle du jeu face aux mastodontes du secteur que sont AWS, Microsoft, Google, Alibaba, Salesforce ou encore Oracle ? Dans ce sens, Michel Paulin, CEO de l’hébergeur français, estime qu’il faut miser sur un «cloud de confiance». Mais qu’est-ce que cela induit concrètement ? Il nous explique…
Le «Health Data Hub», symbole des enjeux autour de l’hébergement des données
Ce «cloud de confiance» apparaît d’autant plus essentiel en pleine pandémie mondiale. En effet, dans le cadre de la phase de vaccination, ce sont les données de centaines de millions de personnes à travers le monde qui circulent entre plusieurs acteurs, ce qui fait de l’hébergement de ces données un enjeu majeur de souveraineté numérique.
En France, un cas illustre particulièrement les craintes autour de la protection des données : le «Health Data Hub», la plateforme française de données de santé pour la recherche. Cet entrepôt virtuel doit permettre aux scientifiques d’accéder aux montagnes de données de santé françaises, sous forme pseudonymisée, pour faire de la recherche en utilisant en particulier l’intelligence artificielle. Ces données sont actuellement éparpillées dans une variété d’organismes (Sécurité sociale, hôpitaux…), ce qui oblige les chercheurs à multiplier les démarches pour les obtenir.
Or début 2019, le gouvernement a choisi dans une grande discrétion de confier l’hébergement de ces données à Microsoft. L’histoire aurait pu s’arrêter là, sauf que le géant américain est soumis au «Cloud Act», une législation américaine qui oblige dans certains cas les hébergeurs américains à fournir des données aux autorités, même si elles sont hébergées à l’étranger. Mais le coup de grâce est surtout venu de l’invalidation l’an passé du «Privacy Shield» (accord qui autorisait le transfert de données personnelles européennes aux États-Unis), ce qui a complètement changé la donne.
«Nous attendons l’appel d’offres»
Cédric O, le secrétaire d’État au numérique, ayant déclaré en octobre dernier que le gouvernement cherchait à rapatrier le Health Data Hub sur des plateformes françaises ou européennes, OVHcloud n’a pas tardé à se porter candidat pour le récupérer. «Le domaine dans lequel les Français veulent une totale transparence sur leurs données, c’est la santé. 85% des Français veulent avoir une compréhension fine de l’endroit où sont leurs données données et comment elles transitent dans le domaine de la santé», explique Michel Paulin. Et d’ajouter au sujet du Health Data Hub : «Notre position est très claire, nous attendons l’appel d’offres.»
En attendant le dénouement de la situation concernant le Health Data Hub, OVHcloud a reçu en ce début d’année la qualification SecNumCloud, sésame délivré par l’Agence de sécurité des systèmes d’information (Anssi) qui certifie les prestataires considérés comme fiables pour stocker les données sensibles des entreprises et administrations françaises.
Cette certification concerne l’offre de cloud privé Hosted Private Cloud de l’hébergeur nordiste. Ce dernier rejoint ainsi un cercle très fermé comprenant Oodrive et Outscale, la filiale cloud de Dassault Systèmes. Par ailleurs, OVHcloud, qui compte désormais 31 datacenters dans le monde, continue d’ajouter des cordes à son arc pour améliorer son offre d’hébergement, notamment au travers de partenariats stratégiques avec Google et Atos.
. Pour plus d'information, n'hésitez-pas à lire ou relire l'article du 05 octobre 2013, intitulé, OVH, une réussite française.
SIGFOX COLLABORE AVEC GOOGLE CLOUD POUR TENDRE VERS LE « MASSIVE IOT »
11 Fév 2021 / VIPress.net
Sigfox, initiateur du réseau 0G et fournisseur de solution de connectivité dédiée à l’Internet des objets (IoT), vient de s’associer à Google Cloud, pour faire évoluer son infrastructure cloud et étendre son portefeuille de services IoT. L’opérateur IoT va ainsi migrer son infrastructure informatique vers Google Cloud pour traiter des milliards de messages chaque mois et développer de nouveaux services à valeur ajoutée.
Avec Sigfox, actuellement plus de 17 millions d’objets connectés partagent plus de 60 millions de messages par jour pour que les entreprises puissent accélérer leur transformation numérique dans des domaines tels que le suivi des actifs et la chaîne d’approvisionnement.
Ce partenariat doit aider Sigfox à atteindre plus rapidement ses objectifs en termes de « Massive IoT », lui permettant de traiter chaque mois des milliards de messages provenant d’objets connectés à Internet en utilisant les données stockées dans le cloud.
Sigfox revendique le rang de premier fournisseur mondial de services LPWAN dédiés à la connexion à Internet d’objets IoT simples, peu énergivores et peu coûteux. Déjà déployé dans 72 pays et couvrant plus de 1,3 milliard de personnes, le réseau 0G de Sigfox fait l’objet de nombreux cas d’usages relatifs à l’IoT, allant du suivi de conteneurs d’expédition à la surveillance de bouches d’incendie, en passant par la sécurisation de bâtiments ou encore la gestion de l’irrigation de champs pour les agriculteurs.
En raison de l’explosion, depuis quelques années, du nombre d’appareils connectés à Internet, Sigfox traite désormais des milliards de messages chaque mois (+ 145% en 2020) provenant des millions d’objets connectés à son réseau. La société avait donc besoin d’une solution plus évolutive, dans une approche de long terme.
Google Cloud a été choisi comme pilier informatique du réseau 0G de Sigfox pour apporter une plus grande envergure, une fiabilité accrue ainsi qu’une conformité et une sécurité de premier ordre à la plate-forme de Sigfox.
Google Cloud va également favoriser des améliorations plus rapides de la connectivité, de la géolocalisation et d’autres services à valeur ajoutée de Sigfox afin d’offrir des solutions IoT très faiblement énergivores et à très faible coût.
Le virage de Sigfox vers le cloud va transformer de nombreuses applications à travers le spectre de secteurs dans lesquels l’entreprise opère, notamment la chaîne d’approvisionnement et la logistique, l’automobile, les services postaux et les services publiques.
C’est notamment le cas de la solution Sigfox qui permet de suivre les composants automobiles lors de leur trajet entre les usines d’assemblage et les fournisseurs grâce à des conteneurs équipés de capteurs, ou encore des solutions Sigfox pour les services publics qui numérisent la collecte de données des compteurs de gaz, des unités de contrôle de réseau (NCU) et autres dispositifs intelligents.
Les compagnies de transport maritime équipent également leurs chariots ou leurs conteneurs de capteurs intelligents connectés au réseau Sigfox pour obtenir des informations précises sur leur emplacement, leur mouvement et leur condition. Tous ces dispositifs seront désormais compatibles avec le cloud computing, permettant ainsi de gérer de manière évolutive et transparente la croissance exponentielle des données.
« Avec ce partenariat, la technologie Google Cloud nous soutient dans notre stratégie pour devenir le leader mondial des solutions de suivi et de gestion des actifs très peu énergivores et à très faible coût », souligne Franck Siegel, directeur général adjoint de Sigfox.
« Google Cloud est fier de soutenir Sigfox et d’offrir à un leader de l’IoT davantage de fiabilité et de flexibilité à un moment où l’entreprise franchit de nouvelles étapes de son développement », a déclaré Samuel Bonamigo, vice-président pour la zone EMEA Sud chez Google Cloud.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 24 mars 2015, intitulé : Sigfox, l'envol du papillon.
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