Choose France (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Choose France (suites)
Choose France (suites)
Publicité

« Choose France », ou la France de demain

https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/choose-france-ou-la-france-de-demain-2023-05-15-94426?utm_campaign=Matinale_Mardi_-_20230516&utm_medium=email&utm_source=sendinblue

Le 15 mai 2023

 

Plus de 200 dirigeants internationaux se sont réunis ce lundi à Versailles pour le sixième sommet « Choose France ». Objectif, attirer un maximum d’investissements étrangers sur le territoire.

Alors que le chef de l’État vient d’inaugurer la semaine dernière une usine taïwanaise de batteries à Dunkerque, le gouvernement dévoilera aujourd’hui son projet de loi industrie verte. La réindustrialisation de l’hexagone, chose promise chose due.

Emmanuel Macron a annoncé 13 milliards d’euros d’investissements étrangers en France. Avec plus de 50 % des projets en phase avec l’objectif de « réindustrialisation verte ». Cela se traduira par la création de 8 000 emplois directs, lesquels contribueront au « verdissement » de l’économie. Ainsi, 206 grands patrons étaient présents à Versailles pour cette 6e édition du salon « Choose France ». Des chefs d’entreprises européens (à 50 %), nord-américains (à 20 %), et asiatiques (à 15 %).

5,2 milliards d’euros, voilà le montant qu’investira Prologium pour l’entrée en production de sa gigafactory de batteries de nouvelle génération à Dunkerque. Le chinois XTC va, lui, construire avec le français Orano une usine de composants et de recyclage de batteries pour 1,5 milliard d’euros, également dans le Nord. Enfin, à Sarreguemines, une usine de production de panneaux photovoltaïques de Holosolis est en projet pour 710 millions d’euros.

L’opérateur de bornes de recharge portugais Power Dot va renforcer sa présence en France via un investissement de 140 millions d’euros d’ici à 2025.

Déjà bien implanté dans notre pays, Nokia va y consolider sa présence, avec la création de 500 emplois en R & D sur les cinq à huit prochaines années sur ses sites de Paris-Saclay et Lannion. L’entreprise finlandaise des télécoms ambitionne de développer la 5G avancée et la 6G.

Un investissement de 130 millions d’euros est attendu par le groupe américain Mars. Notamment pour augmenter ses capacités de production, mais aussi dans des visées environnementales.

La santé de la France

Après avoir annoncé investir 500 millions d’euros l’an dernier, le géant américain de la pharmacie Pfizer prévoit d’investir 500 millions d’euros supplémentaires au cours des quatre prochaines années. Le Britannique GSK n’est pas en reste, avec près de 400 millions d’euros d’investissements industriels et R & D. Le groupe italien de gaz industriels et médicaux Sapio a lui prévu d’investir 200 millions d’euros, avec la création de 100 emplois dans le secteur de la santé et des biotechnologies.

Un kit d’investissement pour Ikea

Le groupe suédois ambitionne de conquérir encore davantage de clients, auxquels il entend proposer des produits toujours plus « verts », avec des prix en baisse après le pic d’inflation. À la veille de « Choose France », Ikea a dévoilé 906 millions d’euros d’investissements supplémentaires d’ici à 2026 en France, le troisième marché du groupe.

« Ikea se porte vraiment bien aujourd’hui […] les chaînes d’approvisionnement se normalisent, en dépit d’un contexte incroyablement compliqué et inflationniste », précise Jesper Brodin, patron de la holding Ingka, qui regroupe la plupart des magasins Ikea dans le monde et représente plus de 90 % de son chiffre d’affaires total.

Ikea mise aussi sur les engagements de développement durable de ses investissements. Participation à un projet de parc solaire en France, livraison par la Seine à Paris, électrification des véhicules… Le groupe va également soutenir la start-up néerlandaise RetourMatras dans son projet pour accroître les capacités de recyclage de matelas en France de 500 000 unités.

L’oiseau bleu, blanc, rouge

Elon Musk, patron de Tesla et de Twitter, a rencontré Emmanuel Macron lundi 15 mai, avant le sommet à Versailles. Pour parvenir à « une industrie décarbonée, respectueuse de l’environnement, numérisée et transformée » à l’horizon 2030, Emmanuel Macron table sur le développement des batteries et voitures électriques.

« Il y a des négociations qui sont en cours, il n’est pas là uniquement pour profiter de Versailles. Il a des activités dans des domaines que chacun connaît. C’est l’industrie automobile, c’est d’autres industries. Je pense que c’est aussi un signal très fort », a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, hier sur RMC.

Par ailleurs, le DSA, texte européen qui vise à forcer les réseaux sociaux à davantage de transparence sur leurs outils de modération, a été adopté quelques semaines plus tôt. Or, après avoir racheté Twitter, Elon Musk a licencié une grande partie des équipes de modération de la plate-forme. En outre, il préfère développer les revenus de l’entreprise par l’intermédiaire des abonnements et l’offre payante Twitter Blue. De nouvelles mesures françaises sur le contrôle du numérique pourraient également entraîner le blocage de Twitter.

---------------------------------------------------------------------------------------------------

« Choose France » : un montant record de 13 milliards d’euros promis lors du sommet phare d’Emmanuel Macron sur l’investissement

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/choose-france-un-montant-record-de-13-milliards-deuros-promis-lors-du-sommet-phare-de-macron-sur-linvestissement/?utm_source=piano&utm_medium=email&utm_campaign=31520&pnespid=uaZ4FnxHL.If3KbdpCvvCZHVsg6pSZV0dO.j3.kx9RNmG3J.9Iyuzu5kdokEK7YAk68txBui7g

 

Par : Théophane Hartmann | EURACTIV France

 Le 16/05/23

 

Plus de 200 PDG du monde entier ont participé à la 6e édition du sommet phare de l’investissement en France « Choose France », qui s’est tenu au château de Versailles le lundi 15 mai. Une fois de plus, la France se positionne en tête des destinations européennes en matière d’investissements directs étrangers (IDE).

Près de 13 milliards d’euros d’investissements futurs en France ont été annoncés par des entreprises internationales, dans le cadre de 28 projets spécifiques au sein des secteurs de la santé, des transports et de l’énergie. Ils devraient créer 8 000 emplois.

« C’est LA destination des investisseurs étrangers en Europe. La constance de notre politique économique et fiscale paie », a tweeté Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.

La France attractive

C’est la quatrième année consécutive que la France est classée première destination européenne pour les IDE, selon une étude annuelle du cabinet de conseil Ernst & Young.

Les tensions géopolitiques et les pressions inflationnistes ont, de manière générale, limité la croissance des investissements étrangers. Cependant, la France demeure l’État membre le où il est le plus attractif pour investir, avec 1 259 projets financés en 2022, contre 929 au Royaume-Uni et 832 en Allemagne, selon l’étude.

Dans un discours prononcé le jeudi 11 mai, Emmanuel Macron s’est félicité de la volonté de son gouvernement de « réduire le coût du travail et du capital » pour attirer davantage de capitaux étrangers. Entre 2017 et 2022, 52 milliards d’euros de baisses d’impôts ont été enregistrés, tant sur les sociétés que sur les particuliers.

L’énergie nucléaire bon marché et décarbonée a également aidé la France à faire face à la crise énergétique qui a frappé l’Union européenne à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Nous investissons dans notre compétitivité et cela porte ses fruits », avait-il déclaré à l’époque.

Plus de la moitié des projets annoncés seront consacrés à la décarbonisation de l’industrie française et à l’investissement dans les technologies de production d’énergie propre, selon les estimations du gouvernement.

Un projet de loi sur l’industrie verte et la réindustrialisation devrait être présenté mardi et devrait être examiné par le Parlement d’ici l’été.

Le sommet « Choose France » est une initiative lancée par M. Macron au cours de sa première année de mandat en 2018. Il vise à réunir des entreprises françaises et internationales dans un cadre informel pour favoriser la création de partenariats.

Un sommet informel

Plusieurs ministres français, dont M. Macron lui-même, ont eu des entretiens individuels avec les dirigeants d’entreprises présents. Parmi eux figurait Elon Musk, PDG de Twitter, qui a fait une apparition surprise à l’Élysée quelques heures avant le début du sommet.

« Avec Elon Musk, nous avons parlé de l’attractivité de la France et des avancées significatives dans les secteurs des véhicules électriques et de l’énergie. De régulation numérique également. Nous avons tant à faire ensemble », a tweeté M. Macron, sans que M. Musk ne confirme s’il avait des projets d’investissements dans le pays.

En revanche, des investissements records ont été annoncés dans des régions traditionnellement confrontées à la désindustrialisation.

À Dunkerque (Nord, Hauts-de-France), le projet annoncé du groupe taïwanais Prologium a pour objectif de construire une « gigafactory » de batteries pour un investissement de 5,2 milliards d’euros, créant 3 000 emplois.

À Sarreguemines (Moselle, Grand Est), le projet de la start-up européenne Holosolis vise à investir plus de 700 millions d’euros pour construire une usine de production de panneaux solaires, générant 1 700 emplois.

Ces annonces revêtent également un enjeu politique. Le gouvernement français exploite ces annonces pour attaquer ses adversaires sur leurs terres électorales.

Ainsi, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Roland Lescure, a déclaré dimanche (14 mai) dans le journal régional Le Dauphiné Libéré que : « Le RN [Rassemblement National, parti d’extrême droite, affilié à Identité et Démocratie] a prospéré grâce à la désindustrialisation », suggérant que les projets d’IDE créeront des emplois qui amélioreront les conditions de vie et dissuaderont les Français de voter pour des partis contestataires.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article