BIC, toujours à la pointe de l’innovation
BIC, toujours à la pointe de l’innovation
Son désir était de créer un produit répondant à un besoin fondamental des consommateurs de l’époque, de s’affranchir d’une certaine idée de l’écriture, plutôt classique, il est vrai.
Et finalement, cela a largement dépassé ses attentes, car depuis près de 80 ans, nous utilisons plus que jamais cet outil conçu pour écrire, facilement et en douceur, et ce pendant quasi 3 km, soit le temps que mettrait l’encre à s’écouler. Je vous laisse faire vos calculs.
Donc, tout commença en 1944, à partir du moment ou Marcel Bich, entrepreneur franco-italien, et Edouard Buffard, son partenaire, décidèrent de s’installer ensemble pour créer des pièces d’instruments d’écriture.
En 1950, le rachat du brevet d’une invention élaboré par un certain Lazlo Biro (https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A1szl%C3%B3_Bir%C3%B3), un stylo, dont le roulement à bille et d’écoulement de l’encre l’inspirèrent, jusqu’à l’améliorer pour créer son propre stylo.
Il prendra le nom de « BIC Cristal », petit clin d’œil à son nom de famille, pressentant, en visionnaire, que ces trois lettres seraient facilement prononçables dans toutes les langues ?
Et en effet, pour lui donner raison, le succès vint tellement rapidement, qu’il décida tout naturellement de rebaptiser son entreprise, en l’appelant BIC.
Et ce succès, également international, il le complètera 6 ans plus tard avec le lancement en d’un autre grand classique de la marque, le stylo rétractable BIC M10.
Ensuite, dans l’idée d’être déjà incontournable, il s’appuiera sur le savoir-faire du célèbre affichiste français de l’époque, Raymond Savignac (https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Savignac) afin de créer ce qui deviendra pour longtemps l’image du groupe, le « BIC Boy ».
En 1970, advint un autre grand classique, le stylo BIC 4-Color, suivi deux ans plus tard, de la création de son 1er briquet de poche, assorti d’une flamme réglable, du jamais vu, si mes informations sont exactes.
Entre temps, le groupe intégrera la bourse de Paris (1972), signe s’il en est de son importance désormais acté dans l’économie française.
En 1975, rajoutant une corde à son arc, déjà bien pourvu, BIC lancera en exclusivité un rasoir monobloc, que l’on connait notamment pour sa couleur orange, toujours d’actualité aujourd’hui, mais quelque peu panaché d’autres couleurs.
Ensuite, fort de son positionnement de leader, le groupe se lancera dans diverses actions d’acquisitions, comme la célèbre marque française de dessin et de coloriage, Conté (https://www.inpi.fr/innovation/tresors/l-heure-de-la-rentree-decouvrez-l-histoire-du-crayon-conte), la marque Tipp-Ex, et la marque de stylo plumes (un petit retour en arrière ?) Stypen, mais aussi, s’ouvrira également à d’autres activités, comme celle des sports nautiques, avec la création de la marque BIC Sport.
Et jamais avare d’innovation, est lancé en 1993, le BIC Evolution, crayon graphite et de couleur, fabriqué à partir de matériaux recyclés (précurseur ?).
Et comme l’innovation, souvent, peut mener loin, voire très loin, après s’être depuis longtemps impliqué dans la réussite des écoliers du monde entier, dans celle des masses laborieuses, et j’en passe, en 2001, le stylo BIC Cristal entrera dans la collection du Museum of Modern Art de New-York, également connu sous l’appellation MOMA (https://www.moma.org/collection/works/82141), et en 2006, cela sera au tour du briquet de poche grand format et des rasoirs Classic Original Sensitive de rejoindre cette fois-ci le Musée National d’Art Moderne du Centre Georges Pompidou de Paris.
Puis, tout en continuant ses acquisitions de par le monde, flairant l’air du temps, comme avec l’achat du canadien Inkbox (www.inkbox.com), spécialisé dans le tatouage semi permanent, le groupe BIC s’associe aussi à TerraCycle (www.teracycle.com) en Europe, un pionnier de la collecte et de la réutilisation des déchets considérés comme non recyclables, ce qui vous vous en souvenez (voir ci-dessus) n’est pas une première.
Et aujourd’hui, toujours à la pointe, et ce malgré l’absence désormais de son patron emblématique, le Baron Bich, autre appellation du dirigeant* , le groupe continu d’imprimer sa patte sur ses secteurs de prédilection, malgré des difficultés inhérentes aux problématiques du moment, que sont le renchérissement des matières premières et l’augmentation des coûts de fret dans son ensemble, avec en 2021 un bénéfice net engrangé de 314,2 millions d’Euros, contre 93,7 millions un an plus tôt, soit une progression de 12,2 %, porté par l’une de ses nouvelles pépites que sont les cahiers numériques réutilisables Rocketbook (https://www.bicgraphic.com/fr/rocketbook-collection.html), dont l’activité sur cette année, a explosé de 55 %.
Ce qui peut paraître anachronique quand on connait désormais la genèse du groupe, mais finalement pas tant que cela, vu sa propension dès le début à innover, à sentir tout au long de son existence l’air du temps, mais sans pour autant oublier, ou abandonner ce qui fait son succès, le stylo à bille, qui je le pressent (je me lance), restera encore longtemps dans les trousses des écoliers, sur les bureaux, à la maison, et ce malgré l’utilisation toujours aussi massive de nos écrans.
*Le titre de baron a été accordé à son arrière-grand-père Emmanuel Bich, syndic d'Aoste, le 13 juillet 1841 par le roi Charles-Albert de Sardaigne, duc de Savoie (Wikipedia).
Jacques Samela
Sources :
. https://corporate.bic.com/fr-fr/groupe/notre-histoire
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