Le 11 novembre 1914 (rappel et plus)
Le 11 novembre : Anecdotes, suites et conséquences
Publié le 11 novembre 2021
Bon, vous le savez, le 11 novembre est aujourd’hui un jour férié chez nous, marquant l’anniversaire de l’armistice signé en 1918 par les belligérants que furent l’Allemagne, et de ce que l’on appela à l’époque la Triple Entente, composée de la France, la Grande-Bretagne, et les Etats-Unis.
Le son des canons s’est donc tût à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de cette année, avec comme résultat, 1 500 000 victimes françaises, et 8 millions de morts et de blessés au total, tous pays confondus.
Mais par contre connaissiez vous cette anecdote, soit que le dernier mort, considéré, de cette guerre fût un français du nom d’Augustin Trébuchon, 40 ans, soldat de 1ère classe et estafette au sein de la 9ème compagnie du 415ème régiment de la 163ème division d’infanterie, touché mortellement à la tête, alors qu’il portait un message à son officier, entre 10 h 45 et 10 h 55, soit à un quart d’heure de la dite fin des hostilités ?
Alors, je dis bien considéré, car d’autres informations indiquent qu’un autre soldat français, du nom d’Emile Andreux fût touché mortellement par un obus allemand cinq minutes avant l’heure fatidique, voire, qu’un soldat américain cette fois-ci, Henry Gunther, fût lui abattu par une mitrailleuse allemande à 10 h 59, soit une minute avant le clap de fin.
D’autres noms circulent, mais au final cela reste et restera difficile à vérifier, car le front étant très large et plus qu’accidenté en raison des bombardements continus, l’information dut se perdre maintes et maintes fois.
Et en plus, au de-là de savoir qui fût réellement le dernier tué de ce conflit, le sujet principal est finalement loin d’être là, si ce n’est que ceux-ci, et certainement d’autres, non pas eu cette dernière chance d’en ressortir vivants et de passer à la postérité.
Donc, si l’histoire retient le premier cité, l’histoire de ce conflit ne s’arrêta finalement et définitivement que 8 mois plus tard, le 28 juin 1919, avec la signature du traité de Versailles, où l’Allemagne, considéré comme la nation responsable, dut rendre à la France, l’Alsace et la Lorraine, prisent à la précédente guerre de 1870, dut accepter la présence de troupes françaises sur son territoire, ainsi que de payer des sommes considérables pour les dommages causés, ce qui au final nourrira ce sentiment de revanche que le peuple allemand gardera tout au long des années précédant l’avènement d’Adolph Hitler, qui soit dit en passant était aussi un ancien combattant de cette confrontation mondiale. Il se dit que l’origine de la 2ème guerre mondiale viendrait en partie de ces humiliations ressenties.
Et pour en revenir au traité de Versailles, il faut savoir aussi que fut créé à son occasion le précurseur de l’ONU, j’ai nommé la SDN ou Société des Nations.
Porté par le président américain de l’époque, Woodrow Wilson, qui y voyait là l’occasion d’éviter un nouveau bain de sang, sa création fût approuvé par 44 états, dont 31 avaient pris part à la guerre, seulement voilà, son pays, par l’entremise du Sénat des Etats-Unis, ne signa jamais la Charte stipulant sa création, ce qui au final rendit presque inopérante son action pour la suite de l’Histoire avec un grand H. D’un point de vue personnel, il obtint malgré tout le Prix Nobel de la paix cette année.
Et pendant ce temps-là, loin de ces considérations diplomatiques, un virus frappe le monde entier depuis 1918, en l’occurrence la dite grippe espagnole, qui malgré son nom (voir lien ci-dessous) démarra aux Etats-Unis dès le mois de mars de cette année dans des bases militaires de l’Etat du Kansas, causée manifestement par le croisement d’une souche humaine de la grippe saisonnière H1N8, et d’une souche aviaire de type N1, d’où cette appellation aujourd’hui connue, H1N1.
Et avec l’arrivée des troupes américaines en avril 1918 en France, la maladie s’est propagée telle une trainée de poudre sur l’ensemble du champ de bataille, avant d’atteindre l’ensemble de l’Europe, affaiblie par la guerre, et ensuite le monde entier. Cette pandémie deviendra la plus meurtrière de l’histoire humaine avec près de 50 millions de morts, loin devant la précédente, connue sous l’appellation « peste noire », ayant sévie elle en Europe essentiellement en 1348, causant la mort de 34 millions de personnes, soit près de la moitié de la population européenne de l’époque.
Et contrairement à celle d’aujourd’hui, aucuns vaccins ne furent découverts, par-contre, des quarantaines furent imposées, faisant finalement disparaitre cette grippe qu’au bout de la 3ème vague, qui aura duré quand même deux ans. A retenir.
Jacques Samela
Sources :
. https://www.1jour1actu.com/info-animee/que-sest-il-passe-le-11-novembre-1918
. https://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_Tr%C3%A9buchon
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A visiter
Le musée de la Grande Guerre
https://www.museedelagrandeguerre.com/
Avec une collection de près de 70 000 objets et documents retraçant les parcours de la vie quotidienne et militaire de la guerre 14-18,
le musée de la Grande Guerre à Meaux (77) permet d’en apprendre davantage sur la Première Guerre mondiale,
également appelée la Grande Guerre.
Le musée de la Grande Guerre, qui a ouvert ses portes le 11 novembre 2011 sur le territoire de la Première bataille de la Marne à Meaux, est le plus grand musée d’Europe sur la Première Guerre mondiale. Il présente, sur 3 000 m², l’une des collections les plus riches et diversifiées de la guerre 14-18 au cœur d’une scénographie attractive et innovante.
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Depuis sa création, le Bleuet de France vient en aide aux blessés de guerre.
https://www.bleuetdefrance.fr/nos-missions/aides-aux-blesses-de-guerre/
La Première Guerre Mondiale, par sa violence et sa durée, est dévastatrice. Elle fait 10 millions de morts et plus de 20 millions de blessés. Certains, lourdement handicapés, ne peuvent plus travailler.
En 1925, Charlotte Malleterre, fille du commandant de l'Hôtel national des Invalides et Suzanne Leenhardt, infirmière major, créent un atelier à l'Institution nationale des Invalides (INI).
Les pensionnaires y confectionnent des bleuets, fleurs en tissu qu'ils vendent sur la voie publique.
Cette activité devient pour eux une occupation et une source de revenus.
Pourquoi le Bleuet ?
Le bleuet est le symbole choisi pour illustrer la solidarité envers le monde combattant pour plusieurs raisons.
Il rappelle l'uniforme bleu horizon que les jeunes recrues, les « Bleuets », portaient en rejoignant leurs aînés, les « Poilus », sur les champs de bataille.
Le bleuet est reconnu comme la fleur française du souvenir, celle qui poussait dans la boue des tranchées, la seule note colorée dans un paysage dévasté.
Enfin, le bleu est également une des couleurs de la Nation française, première couleur du drapeau tricolore.
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