Phenix fête ses 10 ans
PHENIX et la seconde vie des produits
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/01/phenix-et-la-seconde-vie-des-produits.html
Publié le 11 janvier 2017 par Jacques SAMELA
PHENIX est un nom qui pour nous (fondateurs) à un double sens, car à la fois il illustre parfaitement notre activité, les produits renaissant de leurs cendres, mais aussi représente une renaissance pour nous, suite à notre précédente aventure qui s'est terminée de manière compliquée.
PHENIX est donc pour nous une quête de sens, avec une envie de créer un vrai business, ayant pour finalité de servir l’intérêt général. C'était tout l'enjeu d'ailleurs, construire un modèle économique profitable tout en ayant de l'impact sur le plan social et environnemental.
Aujourd'hui, et ce depuis mars 2014, c’est une présence nationale dans 13 grandes villes, avec plus de 50 personnes luttant au quotidien pour réduire le gaspillage et donner une deuxième vie aux produits de nos clients. Nous sommes là pour faire de la poubelle l'exception, avec aujourd'hui plus de 4.000 tonnes de déchets évités et plus de 6 millions de repas distribués via nos associations partenaires.
En gros nous sommes aujourd'hui un hub d'interconnexion entre nos clients et les différentes filières de valorisation, notamment concernant le don aux associations, qui fait partie de l' ADN de PHENIX, mais pas uniquement.
En effet, nous travaillons à vider les poubelles de nos clients, et, si le don est une priorité pour nous, nous intervenons aussi sur des produits que l’on ne peut plus donner, alimentaire ou non.
Je pense donc que la force de PHENIX c'est de proposer constamment à ses clients de nouveaux services, d'innover dans un monde où les flux étaient plutôt figés : Je sors mes produits du rayon, je les mets à la poubelle.
Avec PHENIX, nos clients travaillent avec une multitude d'acteurs et nous transformons leurs déchets en matière première pour des entreprises, associations, ou encore collectifs d'artistes comme Zoo, etc...
Un exemple assez atypique, avec il y a 1 an plus de 1000 cassettes VHS impossible à donner à des associations qui n'en auraient pas eu l'utilité. Nous avons donc trouvé des stylistes qui fabriquaient des vêtements à partir de bande vidéo.
On voit bien dans cet exemple que pour eux les cassettes étaient une vraie matière première, qu'ils ont pu récupérer à moindre frais, évitant à notre client de payer des coûts de destruction, et lui permettant de donner une belle seconde vie à ses produits.
Mais un des succès de PHENIX, c'est d'avoir su percer dans le monde de la distribution sans en être issu, avec en plus un modèle de fonctionnement assez atypique pour le milieu.
Aujourd'hui, nous sommes une entreprise solide et reconnue, qui connait une forte croissance.
Mais le plus gros succès pour moi, en tant qu'entrepreneur, c'est d'avoir su fédérer et regrouper une équipe hétérogène autour d'une même cause et avec une dynamique incroyable.
On met souvent en avant les co-fondateurs de telle ou telle start-up, et on valorise souvent les boites par leur CA ou leurs perspectives, mais la vraie valeur d'une start-up, ce sont les femmes et les hommes qu'il y a derrière, « SansEuxOnestRien ».
Et dans l'avenir comment je vois PHENIX ?
Pour moi on est amené à remplacer des acteurs comme Véolia/SUEZ sur la partie déchet, et à les embarquer avec nous dans la dynamique de l'économie circulaire. C'est ambitieux, mais réaliste, après tout c'est fini l'époque où les gros mangent les petits, on est à l'époque où les rapides mangent les lents.
Baptiste Corval - Co-Fondateur
Le gaspillage alimentaire : une « tragédie mondiale » selon le PNUE
Le 27 mars 2024
L’ONU et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ont dévoilé qu’un milliard de repas étaient gâchés chaque jour dans le monde.
Les ménages ont jeté inutilement l’équivalent d’un milliard de repas chaque jour dans le monde en 2022, selon les estimations de l’ONU dévoilées hier, mercredi 27 mars. Et selon un rapport du PNUE, le montant réel pourrait être encore « bien plus élevé ».
Interrogé par l’AFP, Richard Swannell, le PDG de l’ONG « WRAP » ne cache pas son aberration : « C’est tout simplement ahurissant », tonne-t-il. Et d’ajouter pour contextualiser ce chiffre : « On pourrait nourrir toutes les personnes qui souffrent de la faim dans le monde – elles sont environ 800 millions – avec un repas par jour, juste avec la nourriture qui est gaspillée ».
L’heure est donc à la recherche des plus gros gaspilleurs. Et à ce titre, les ménages apparaissent en tête avec 60 % du gâchis mondial. Selon Richard Swannell, certains évaluent mal leurs besoins, achètent plus que de raison et ne finissent pas leurs restes. D’autres, dans les pays en développement, pâtissent du manque de réfrigérateurs et perdent ainsi la nourriture beaucoup plus vite.
Les professionnels aussi responsables
Pour autant, les services de restauration et les points de vente alimentaires ont aussi une part de responsabilité. « Plus on cherche de gaspillage alimentaire et plus on en trouve », résume d’ailleurs Clementine O’Connor, du PNUE. Selon le rapport en question, ils portent ainsi le total à 1 000 milliards de dollars par an jetés à la poubelle inutilement.
« C’est plus rapide et plus facile (de jeter la nourriture, ndlr) parce que les taxes sur les déchets sont nulles ou très basses », rappelle ainsi Clementine O’Connor. Elle, et l’ensemble du PNUE dénoncent alors un véritable « échec environnemental ».
Quelques initiatives positives
Alors, évidemment, certains entrepreneurs n’ont pas attendu le rapport du PNUE pour prendre cette problématique à bras-le-corps. Lucie Basch de Too Good To go en est l’exemple parfait. Pour son grand entretien dans nos colonnes, l’entrepreneure rappelait : « Jeter de la nourriture encore bonne à être mangée n’a rien de logique. Et pourtant, nous jetons 40 % de ce que l’on produit à l’échelle planétaire ». Alors, en 2023, sa start-up sauvait encore plus de 120 millions de repas pour enrayer la tendance.
La preuve alors qu’avec un peu de réflexion, la situation actuelle pourrait rapidement s’améliorer. « Allez-y ! » scandait d’ailleurs Lucie Basch. La femme d’affaires encourageait tous les entrepreneurs à reprendre son business model pour s’attaquer à d’autres formes de gaspillage. Et côté PNUE, on espère aussi que le rapport permettra à chacun de prendre conscience que l’on peut réduire son impact écologique simplement « en utilisant mieux la nourriture que l’on achète ».
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