Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité, investissements, tendances technologiques, IRIS2
Union européenne : le contenu de la feuille de route de la « boussole compétitivité »
Le 04/02/25
La Commission a présenté le 29 janvier le cadre stratégique de son initiative pour doper la compétitivité du Vieux continent. Cette « boussole de compétitivité » se compose de trois axes (innovation, décarbonation et sécurité) comprenant chacun un éventail d’actions qui seront menées dans les prochains mois. En voici l’agenda.
« L’Europe a tout ce dont elle a besoin pour gagner » a déclaré Ursula von der Leyen lors de la présentation du programme qui doit redynamiser l’économie européenne face à une concurrence internationale de plus en plus féroce. « La boussole pour la compétitivité transforme les excellentes recommandations du rapport Draghi en feuille de route. Nous avons donc un plan, à présent. Nous avons la volonté politique. Ce qui importe est la vitesse, et l’unité. Le monde ne nous attendra pas. »
Voici, pour chaque axe, les échéances des actions de l’Union européenne proposée par la présidente de la Commission (trimestre=T).
Axe 1 : l’innovation
L’objectif général est de « Combler l’écart en matière d’innovation », l’UE devant relancer son « moteur d’innovation ». Voici les différentes actions envisagées.
-Stratégie en faveur des jeunes pousses et des entreprises en expansion (T2 2025)
-28e régime, portant sur la simplification du droit des sociétés (T4 2025 – T1 2026)
-Législation européenne sur l’innovation (T4 2025 – T1 2026)
-Législation sur l’Espace européen de la recherche (2026)
-Stratégies « Initiative sur les fabriques d’IA» (2026), «Application de l’IA» et «L’IA dans la science» et stratégie pour une union des données (T3 2025)
-Stratégie quantique de l’UE (T2 2025) et Quantum Act (T4 2025)
-Législation européenne sur les biotechnologies et stratégie pour la bioéconomie (2025-2026)
-Stratégie pour les sciences du vivant (T2 2025)
-Acte législatif relatif aux matériaux avancés (2026)
-Législation sur l’espace (T2 2025)
-Réexamen des lignes directrices sur le contrôle des concentrations horizontales (non précisé)
-Législation sur les réseaux numériques (T4 2025)
Axe 2 : la décarbonation
Il s’agit d’établir « une feuille de route conjointe pour la décarbonation et la compétitivité » en initiant les actions suivantes :
-Pacte pour une industrie propre et plan d’action pour des prix de l’énergie abordables (T1 2025)
-Acte législatif visant à accélérer la décarbonation de l’industrie (T4 2025)
-Plan d’action en faveur de l’électrification (T1 2026)
-Nouvel encadrement des aides d’Etat (T2 2025)
-Plan d’action pour l’acier et les métaux (2025)
-Train de mesures pour l’industrie chimique (T4 2025)
-Dialogue stratégique sur l’avenir de l’industrie automobile européenne et plan d’action industriel (T1 2025) (déjà lancé)
-Plan d’investissement dans les transports durables (T3 2025)
-Stratégie portuaire européenne et stratégie maritime industrielle (2025)
-Plan pour un réseau européen de trains à grande vitesse (2025)
-Réexamen du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (2025)
-Acte législatif sur l’économie circulaire (T4 2026)
-Vision pour l’agriculture et l’alimentation (T1 2025)
-Pacte pour les océans (T2 2025)
-Modification de la loi européenne sur le climat (2025)
Axe 3 : la sécurité
L’objectif général est de « réduire les dépendances excessives et renforcer la sécurité » en diversifiant, notamment, les partenaires de l’UE. Les actions suivantes sont envisagées :
-Conclusion et mise en œuvre d’accords commerciaux ambitieux et de partenariats pour des échanges et des investissements propres (non précisé)
-Initiative de coopération transméditerranéenne en matière d’énergie et de technologies propres (T4 2025)
–Plateforme d’achat commun pour les minéraux bruts critiques (T2 ou T3 2025)
-Révision des directives sur les marchés publics (2026)
-Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne (T1 2025)
-Stratégie pour une union de la préparation aux crise (T1 2025)
-Stratégie de sécurité intérieure (T1 2025)
-Acte législatif sur les médicaments critiques (T1 2025)
-Plan européen d’adaptation au changement climatique (2026)
-Stratégie de résilience pour l’eau (T2 ou T3 2025)
S.C
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L’Union européenne annonce 200 milliards d’euros d’investissements dans l’IA
Le 12 février 2025
Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont la liste continue de s’allonger.
En annonçant le fonds Invest AI de l’UE, la présidente de la Commission a souligné :
“J’entends trop souvent dire que l’Europe est en retard dans la course où les États-Unis ou la Chine ont déjà pris de l’avance. Je ne suis pas d’accord, car la course à l’IA est loin d’être terminée. Nous n’en sommes qu’au début. La frontière est en perpétuel mouvement. Le leadership mondial est encore à prendre.”
20 milliards d’euros pour des gigafactories
Parmi ces fonds, 20 milliards d’euros sont spécifiquement alloués à la création de quatre giga-usines d’IA, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d’IA de grande envergure. Elles seront dotées d’environ 100 000 puces d’IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les usines d’IA en cours d’installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens de calcul à haute performance d’EuroHPC. Trois de ces supercalculateurs EuroHPC sont aujourd’hui classés parmi les 10 supercalculateurs les plus puissants au monde : LUMI en Finlande, Leonardo en Italie et MareNostrum 5 en Espagne.
Ursula von der Leyen compare cet investissement pour une intelligence artificielle digne de confiance à un “CERN pour l’IA”. Pour rappel, le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) est un laboratoire international de physique des particules situé à quelques kilomètres de Genève, en Suisse. Fondé en 1954, il est le plus grand centre de recherche en physique des particules au monde.
Elle déclare :
“Nous voulons que l’IA soit une force pour le bien et pour la croissance. Pour ce faire, nous adoptons notre propre approche européenne, fondée sur l’ouverture, la coopération et l’excellence des talents. Mais notre approche doit encore être suralimentée.
C’est pourquoi, avec nos États membres et nos partenaires, nous mobiliserons des capitaux sans précédent par l’intermédiaire d’InvestAI pour les gigausines européennes d’IA.
Ce partenariat public-privé unique, semblable à un CERN pour l’IA, permettra à tous nos scientifiques et entreprises, et pas seulement aux plus grands, de développer les très grands modèles les plus avancés nécessaires pour faire de l’Europe un continent de l’IA”.
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Les tendances technologiques en Europe à l’horizon 2025
Le 14 janvier 2025
Le Conseil européen de l’innovation (EIC) a détaillé les tendances technologiques émergentes qu’il considère comme importantes pour la région dans les années à venir.
L’EIC est le programme phare de l’UE destiné à soutenir les technologies profondes, depuis les premières étapes de la recherche jusqu’à la commercialisation, avec un budget de plus de 10 milliards d’euros.
« Le rapport technique de l’EIC est une liste de surveillance complète des technologies émergentes et des innovations de rupture développées par les lauréats financés et les lauréats aspirants de l’EIC depuis 2018. Il met en évidence 34 signaux, identifiant les technologies et les innovations à des stades de développement précoces dans les données de l’EIC qui présentent un potentiel significatif pour de futures avancées », a déclaré Jean-David Malo Directeur du Conseil européen de l’innovation et de l’Agence exécutive pour les PME (EISMEA).
Alors que la moitié des domaines technologiques couvrent les innovations vertes et biologiques, ces 15 domaines couvrent l’industrie électronique :
- Innovations en matière de gestion thermique, des véhicules électriques aux centres de données
- Matériaux à faible impact et biosourcés pour l’électronique durable
- Matériaux 2D ultra-minces et à bande interdite ultra-large pour l’électronique à haut rendement énergétique
- L’informatique inspirée du cerveau avec des puces neuromorphiques avancées
- Nouvelles mémoires sans charge pour des applications spécialisées dans les semi-conducteurs
- Circuits intégrés photoniques pour l’informatique et les TIC de la prochaine génération
- Compilateurs quantiques pour une optimisation et une fiabilité accrue des circuits
- L’informatique quantique tolérante aux pannes pour lutter contre la décohérence et le bruit
- Miniaturisation et intégration de systèmes quantiques sur une puce
- L’IA de pointe pour des technologies plus durables et plus accessibles
- Nouvelles technologies pour les satellites en orbite terrestre très basse
- Instruments LiDAR de haute précision pour la surveillance de l’atmosphère et de l’environnement
- Cartes de circuits imprimés flexibles pour l’amélioration des sous-systèmes spatiaux à plusieurs niveaux
- Mondes virtuels synthétiques pilotés par des données dans des jumeaux numériques hyperréalistes d’environnements bâtis
- Approche informatique pour les matériaux de nouvelle génération et à haute entropie
Dans le domaine de l’IA, deux domaines couvrent les réseaux neuronaux graphiques (GNN) et les systèmes agentiques distribués.
Les développements récents font progresser les systèmes d’IA basés sur les graphes, y compris les GNN, les transformateurs de graphes émergents et les bases de données de graphes évolutives, afin d’améliorer la prédiction, la classification et l’explicabilité des liens. Les graphes de connaissances intégrés à l’IA générative, tels que les grands modèles de langage (LLM), améliorent la précision des faits et soutiennent la personnalisation spécifique au domaine dans des domaines tels que les soins de santé et la finance. Les systèmes de génération augmentée par récupération (RAG) optimisent encore les tâches de réponse aux questions.
Les progrès récents de l’IA agentique impliquent des systèmes hybrides basés sur des agents avec des modèles d’apprentissage automatique, y compris les grands modèles de langage (LLM), l’apprentissage par renforcement profond, l’apprentissage fédéré, l’IA de pointe et d’autres approches spécialisées. Cette stratégie hybride combine le comportement adaptatif des agents avec des techniques d’IA avancées. Cependant, l’intégration de ces technologies présente des défis, tels que l’équilibre de l’efficacité, la garantie de la confidentialité des données et la gestion des contraintes de calcul. Pour relever ces défis, il faut une ingénierie et une allocation des ressources sophistiquées, qui déterminent l’évolutivité et le déploiement responsable de ces systèmes autonomes.
- L’Europe stimule le financement de la mise à l’échelle de l’EIC
- L’EIC soutient 27 startups pour leur permettre de passer à l’échelle supérieure
« L’importance de l’électronique durable pour atteindre l’autonomie industrielle de l’UE, en particulier dans une société décarbonée et numérique, est étayée par de nombreux signaux sélectionnés dans ce rapport », a déclaré Isabel Obieta, responsable du programme EIC pour les semi-conducteurs durables.
« Les innovations visant à réduire la charge environnementale de l’industrie électronique en passant des méthodes de fabrication traditionnelles à des méthodes et des matériaux innovants ayant un impact moindre sur l’environnement ou en explorant de nouvelles solutions permettant de réduire de manière significative la consommation d’énergie des appareils sont clairement mises en évidence », a-t-elle déclaré.
« Ce n’est qu’en diminuant l’empreinte écologique des appareils eux-mêmes que leur rôle très important dans l' »écologisation » de l’environnement sera réévalué et potentiellement amplifié. Les dispositifs et systèmes connectés à l’internet des objets (IdO) pour surveiller et gérer les paramètres environnementaux ne sont qu’un exemple parmi d’autres. Conformément au plan d’action de l’UE pour l’économie circulaire, à la loi européenne sur les puces, à la loi sur les matières premières critiques, à l’initiative sur les matériaux avancés et aux activités de mon portefeuille actuel, trois sujets clés méritent d’être soulignés dans ce contexte : a) la réduction de la consommation d’énergie grâce à de nouvelles solutions telles que les matériaux à bande interdite 2D et ultra-large, les circuits intégrés photoniques, les mémoires émergentes et l’informatique inspirée par le cerveau peuvent contribuer à une électronique économe en énergie ; b) la réduction des matières premières critiques et des produits chimiques dangereux grâce à l’utilisation de matériaux d’origine biologique et de nouveaux procédés de fabrication peut minimiser l’impact négatif de l’électronique sur l’environnement ; et c) l’intégration, l’assemblage et l’emballage novateurs en vue de la réutilisation et du recyclage appliqués à la conception des appareils contribueront à réduire les déchets électroniques. »
L’analyse représente une opportunité d’étendre l’analyse interne de l’horizon de la Commission et de placer ces idées sur le radar du public, permettant un suivi collectif de leur développement potentiel en innovations ayant un impact qui pourraient informer les discussions sur les opportunités futures et former la base de percées critiques façonnant l’avenir de l’Europe.
Le rapport complet est disponible ici : EIC-tech-report-2024
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L’UE donne 1 milliard € pour la R&D dans la défense : chiplets et radar 4D
Le 06 février 2025
La Commission européenne a annoncé l’octroi de plus d’un milliard d’euros à des projets de recherche et développement (R&D) dans le domaine de la défense, notamment des chiplets, des radars 4D et des capteurs IR.
Le cinquième programme de travail annuel du Fonds européen de défense (FED) alloue 1,065 milliard d’euros, dont plus de 100 millions d’euros dans chacun des neuf domaines, et est ouvert pour la première fois aux entreprises et aux chercheurs ukrainiens.
Le cadre concurrentiel comprend 58,5 millions d’euros pour le développement de technologies de radar 4D multibande et de détecteurs infrarouges, ainsi que 25 millions d’euros pour les chiplets. Un montant de 93 millions d’euros est également prévu pour la prochaine génération de moteurs de giravions, un montant de 54 millions d’euros pour la cybersécurité des véhicules autonomes et un montant de 105 millions d’euros pour les systèmes aériens collaboratifs dans lesquels les drones opèrent avec des aéronefs pilotés. Enfin, 43 millions d’euros sont alloués à des technologies de rupture non spécifiées, dans le cadre d’une recherche à plus long terme.
Cette décision intervient alors que le Royaume-Uni mène un programme d’acquisition de drones à longue portée pour l’armée britannique. Le Royaume-Uni fait également partie d’un consortium qui enverra 30 000 drones à l’Ukraine cette année dans le cadre de la guerre contre la Russie. Pour la première fois, les entreprises et les chercheurs ukrainiens pourront également bénéficier d’une aide à l’accélération en tant que tierces parties pour les programmes-cadres de l’UE.
- Davantage de clients du secteur de la défense pour le processus Intel 18a
- Infineon augmente la portée des radars 4D à 380 m
- Premier capteur SWIR avec des points quantiques sans plomb
Outre les subventions de R&D, le cycle 2025 financera des activités de soutien à l’innovation. Il s’agit notamment de la deuxième édition du hackathon de défense EUDIS, qui se déroulera du 9 au 11 mai 2025 dans huit lieux différents de l’UE et se concentrera sur la création de solutions matérielles et logicielles innovantes adaptées aux besoins urgents du champ de bataille ukrainien et d’autres contextes opérationnels similaires.
Le cadre de l’UE comprend 15 thèmes pour soutenir des actions de recherche et 14 pour la plateforme des technologies stratégiques pour l’Europe (STEP) pour les technologies numériques et l’innovation dans les technologies de pointe, les technologies propres et économes en ressources et les biotechnologies pour les applications médicales, ainsi que les chiplets et les technologies de détection.
Le Fonds européen de défense dispose d’un budget d’environ 7,3 milliards d’euros pour la période 2021-27 pour la R&D collaborative et interopérable en matière de défense.
« Un marché européen de la défense qui fonctionne renforce la sécurité et la préparation de l’Europe. Le Fonds européen de défense est essentiel à notre quête de souveraineté technologique dans le domaine de la défense. Le programme de travail 2025 renforce la capacité de l’Europe à agir de manière indépendante », a déclaré Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie.
« En adoptant le cinquième programme de travail du Fonds européen de défense, nous renforçons notre engagement à renforcer l’industrie européenne de la défense et à développer les technologies et les capacités de la prochaine génération dont nos forces armées ont besoin pour assurer la sécurité des Européens. La poursuite de l’investissement commun dans la R&D en matière de défense est essentielle au renforcement de l’état de préparation de l’Europe en matière de défense », a déclaré Andrius Kubilius, commissaire chargé de la défense et de l’espace.
Les appels à propositions devraient être ouverts à la mi-février 2025, avec une date limite de soumission fixée au 16 octobre 2025. Des appels à propositions non thématiques, ouverts exclusivement aux PME ou aux PME et aux organismes de recherche, sont également soutenus dans le cadre du programme de travail.
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L’UE lance officiellement Iris2, le programme de l’UE pour concurrencer Starlink
https://vipress.net/lue-lance-officiellement-iris2-le-programme-de-lue-pour-concurrencer-starlink/
Le 17 Déc 2024
Ce projet à 10,6 milliards d’euros prévoit de lancer une constellation de 290 satellites de communications placés en orbites basse et moyenne. Mais le premier lancement n’aura pas lieu avant 2029.
L’Union Européenne a lancé officiellement hier, 16 décembre, son projet IRIS² (Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite) de constellation de satellites qui fournira des communications résilientes, sécurisées et à haut débit aux gouvernements, aux entreprises et aux citoyens de l’UE. Mise en orbite par des lanceurs européens, la constellation IRIS² favorisera l’autonomie, la résilience et la compétitivité de l’Europe. Elle garantira un accès ininterrompu à des services de connectivité gouvernementaux sécurisés et fournira des services commerciaux haut de gamme.
Censée concurrencer la constellation Starlink d’Elon Musk qui comprend déjà plusieurs milliers de satellites en orbite, la constellation IRIS² comprendra 290 satellites placés en orbite terrestre basse et en orbite terrestre moyenne. Le fait de placer des satellites interconnectés sur ces différentes orbites permettra à la constellation de communiquer rapidement et en toute sécurité et de rester constamment connectée sans avoir besoin de déployer des milliers de satellites, selon un communiqué de l’Agence spatiale européenne (ESA), l’un des partenaires du projet. Une couche supplémentaire en orbite terrestre basse, qui fournira d’autres services, sera également développée.
Afin d’officialiser le lancement du projet, un premier contrat de concession d’une durée de 12 ans a été signé hier entre la Commission européenne et SpaceRISE, un consortium d’industriels dirigé par les opérateurs de satellites européens SES, Eutelsat et Hispasat, et qui comprend également des fabricants de satellites et diverses entreprises, y compris des PME. Un second contrat a été signé entre l’ESA et le consortium SpaceRISE.
« La Commission a répondu au besoin impérieux de l’Union de disposer d’une capacité de connectivité autonome et sécurisée. IRIS² soutient notre autonomie stratégique et nos capacités de défense, favorise notre compétitivité et dynamise la coopération entre les secteurs public et privé », a indiqué Timo Pesonen, directeur général de la Commission européenne en charge de l’industrie, de la défense et de l’espace, lors de la signature du contrat avec SpaceRISE.
Le coût total du contrat de concession d’une durée de 12 ans s’élève à 10,6 milliards d’euros. Celui-ci sera financé par l’UE à hauteur de 6 Md€, par l’ESA pour 550 M€ et par le secteur privé pour plus de 4 Md€. Le premier lancement pour IRIS² est prévu en 2029.
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