Le Rendez-Vous de l'Europe : 1ère puissance, Valeur refuge, Compétitive

Publié le par Jacques SAMELA.

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L'Union européenne, première puissance commerciale au monde

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/l-union-europeenne-premiere-puissance-commerciale-au-monde/

Publié le 01.02.2026

 

L'Union européenne est la première puissance commerciale du monde, devant les États-Unis et la Chine. Elle représente près de 16 % des échanges de biens et services en 2024. Si sa part diminue lentement depuis une vingtaine d'années, elle reste compétitive et exporte chaque année plus qu'elle n'importe. Ses échanges extérieurs représentent environ 30 % du PIB, reflétant une économie particulièrement ouverte sur le monde. 

Les exportations de l'UE reposent surtout sur des produits à forte valeur ajoutée : machines-outils, équipements électriques, aéronautique, automobiles, chimie et produits pharmaceutiques, ainsi que des services comme le tourisme. En revanche, l'UE importe surtout des matières premières, des produits agricoles et de l'énergie. Ses principaux partenaires commerciaux sont la Chine et les États-Unis pour les importations, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine pour les exportations.

La force commerciale de l'UE repose notamment sur son organisation. À l'intérieur du marché unique, les échanges se font sans droits de douane, ce qui favorise le commerce entre États membres. À l'extérieur, l'UE mène une politique commerciale commune. Elle négocie au nom des 27 États, ce qui lui donne beaucoup plus de poids qu'un pays seul et lui permet de défendre efficacement ses intérêts dans le monde.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 25/01/26

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 25/01/26

 

Export : quand l'Europe devient une valeur refuge pour les PME face à Trump et aux menaces chinoises

https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-pme/export-quand-leurope-devient-une-valeur-refuge-pour-les-pme-face-a-trump-et-aux-menaces-chinoises-2214337#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20260206

Publié le 06 février 2026

 

Malgré les menaces internationales croissantes, le dernier baromètre de Bpifrance révélé par « Les Echos » montre des envies d'export qui ne fléchissent pas. Mais elles devraient cette année se recentrer sur l'UE, jugée moins risquée que le grand export.

Les menaces de Donald Trump, la pression concurrentielle de la Chine, les hausses de frais de douane, n'ont pas vraiment entamé les envies d'export des TPE-PME françaises. En revanche, elles n'hésitent pas à rebattre les cartes, faisant plus que jamais de l'Union européenne leur valeur refuge. C'est ce qui ressort du troisième baromètre annuel de Bpifrance sur les TPE-PME et l'export, présenté ce vendredi et dévoilé en exclusivité par « Les Echos ».

Près de 24 % des 4.700 dirigeants sondés à l'automne 2025 comptent vendre, cette année, au-delà des frontières de l'Hexagone. Soit 2 points de moins qu'un an plus tôt et 1 point de plus qu'en 2023.

« On s'attendait à plus de changements sur les intentions ; or on est vraiment sur l'épaisseur du trait. Il n'y a pas de montagne russe sur les chiffres », constate Olivier Vincent, directeur exécutif Export chez Bpifrance. La bonne nouvelle vient des montants : 19 % des TPE-PME, notamment dans l'industrie, prévoient de les augmenter (contre 15 % un an plus tôt) et 14 % de les réduire (contre 13 %), soit un écart de 5 points. « On ne revient certes pas au niveau de 2023, mais c'est un retour de perspectives d'export », souligne l'expert

Surtout, le terrain de jeu des petites et moyennes entreprises tricolores se modifie. Echaudées par les tensions et les volontés de protectionnisme, elles regardent d'un oeil plus méfiant le grand export. Les exportations hors UE ralentiraient en 2026, avec un « solde d'opinion » (la différence entre la proportion de ceux qui veulent exporter et ceux qui ne le souhaitent pas) en baisse de 5 points sur un an, et des montants en diminution, surtout en Amérique du Nord mais aussi en Amérique Latine, au Moyen-Orient et en Afrique.

A l'inverse, les TPE-PME qui exportent exclusivement au sein de l'UE prévoient d'accélérer leurs exportations, avec un solde d'opinion qui progresse de 11 points. « L'Union européenne est le terrain de chasse habituel des entreprises françaises mais là, il y a un net rebond en sa faveur », souligne Baptiste Thornary, coresponsable de la conjoncture de Bpifrance, qui précise que 86 % des entreprises qui exportent déjà ont prévu d'y aller (en hausse de 3 points sur un an).

Alors qu'il y a beaucoup de houle sur le grand export, l'Europe est perçue comme plus stable, plus lisible, avec moins de risque de taux de change.

Plus du quart (28 %) des dirigeants de TPE-PME ne voit aucun risque sur le marché européen, malgré la guerre en Ukraine à ses portes : le premier aléa évoqué est celui de la concurrence accrue (30 %). « Alors qu'il y a beaucoup de houle sur le grand export, l'Europe est perçue comme plus stable, plus lisible, avec moins de risque de taux de change », poursuit l'économiste. Le redressement de l'Allemagne, le premier partenaire européen, qui renoue avec la croissance après deux ans de récession, redonne de l'élan. Et si la France surfe sur une croissance atone, celle de l'Italie, de l'Espagne et de la Pologne donne des perspectives prometteuses.

Mais, sans surprise, la perception du risque au-delà des frontières s'assombrit. Toutes zones confondues, les dirigeants de TPE-PME sont 83 % à identifier des risques à l'export, contre 81 % l'an dernier. En tête de liste, près de la moitié citent les tensions géopolitiques (46 %, en hausse de 4 points), suivies par le durcissement des politiques commerciales (34 %, +7 points). Une crainte légitime dans le sillage, l'an dernier, des hausses brutales de droits de douane de Donald Trump et des tensions commerciales entre la Chine et l'UE. A noter aussi le risque de change, surtout euro-dollar, mentionné par 12 % des dirigeants (+3 % en un an).

Pour l'Amérique du Nord, les aléas sont plus forts encore : 69 % des TPE-PME s'inquiètent des tensions géopolitiques et 1 sur 2 (51 %) du durcissement des politiques commerciales. Mais les Etats-Unis ne s'effondrent pas pour autant, 28 % des dirigeants prévoyant d'y exporter - un chiffre stable sur un an.

« Il y a une forme de résilience sur ce marché qui nous a étonnés. Certes, il y a des embûches, mais le marché américain reste dynamique et continue d'attirer », décrypte Sabrina El Kasmi, l'autre responsable de la conjoncture chez Bpifrance. « On se focalise sur Trump, poursuit-elle, mais il ne faut pas oublier les menaces entre la Chine et Taïwan ou les affrontements entre la Thaïlande et le Cambodge. » Pour l'Asie, 73 % des dirigeants s'alarment des tensions géopolitiques.

« Marges de progression »

Malgré ces menaces grandissantes, Bpifrance enjoint aux PME d'exporter davantage. En dépit des progrès depuis la création en 2018 de la Team France Export, une sorte de guichet unique qui réunit les régions, Business France, les CCI et Bpifrance, la part de celles qui exportent - « de 26 à 30 % », selon Olivier Vincent - évolue peu. Evoquant de « grandes marges de progression », il alerte aussi sur le fait que « plus de la moitié des entreprises industrielles n'exportent pas ou bien en dessous de leurs capacités ».

Mi-janvier, en amont du sommet de Davos, Emmanuel Macron a exhorté « l'équipe de France de l'attractivité et de l'export […] à se mobiliser pour reconquérir des parts de marché ». Objectif : 650 milliards d'euros de ventes à l'étranger en 2027 et 700 milliards en 2030, contre 598 milliards en 2024. Bpifrance devrait être sollicité pour renforcer ses aides. Mais, selon Ludovic Subran, il y a encore du chemin à faire : « Il manque toujours 100.000 exportateurs en France », martèle le directeur des investissements du groupe Allianz.

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Ursula von der Leyen souhaite instaurer une "préférence européenne" pour les secteurs stratégiques 

https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/ursula-von-der-leyen-souhaite-instaurer-une-preference-europeenne-pour-les-secteurs-strategiques/

Publié le 10.02.2026

 

Les entreprises bénéficiant de fonds publics devront privilégier des composants européens. Les États membres discuteront des secteurs concernés et des modalités de cette proposition lors d’un sommet informel des Vingt-Sept en Belgique, le 12 février.

C'est une demande de longue date de la France. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est prononcée lundi en faveur de l'instauration d'une "préférence européenne" dans des secteurs stratégiques, c'est-à-dire une obligation pour les entreprises bénéficiant de fonds publics de se fournir en composants européens. "L'Europe doit être capable de défendre ses intérêts stratégiques et de soutenir activement" sa propre base de production, et "la préférence européenne est un outil nécessaire pour contribuer à cet objectif", a-t-elle expliqué, dans une lettre adressée aux dirigeants des pays membres.

Cette proposition du "Made in Europe" sera discutée lors d'une réunion informelle des dirigeants européens à Alden Biesen (Belgique) le 12 février. Mais cette mesure ne fait pas l'unanimité : la France plaide en sa faveur depuis longtemps notamment pour protéger sa filière de batteries de voitures électriques, mais l'Allemagne et l'Italie y sont plutôt opposés. En janvier, ils ont toutefois ouvert la porte à cette mesure. Dans un document commun, Rome et Berlin ont assuré soutenir "des règles de préférence européenne dans des secteurs cruciaux et stratégiques, tout en prenant en compte nos intérêts en matière de politique commerciale et ceux de nos partenaires les plus proches". 


Promouvoir un "Made in Europe" pour se détacher des États-Unis et de la Chine 

Si un soutien de principe à l’instauration de la préférence européenne semble acquis, le travail est loin d'être terminé. Il reste à établir la liste des secteurs concernés, la proportion de composants européens qui sera exigée dans chaque filière et les contraintes administratives… La Commission européenne a préparé un projet de loi qui vise à instaurer la préférence européenne dans plusieurs secteurs, notamment celui de l'industrie automobile. Sa présentation, désormais attendue le 25 février, a été repoussée à deux reprises ces derniers mois, en raison de désaccords entre les États membres.

Le président Emmanuel Macron continue de défendre cette "préférence européenne", qu’il juge indispensable pour éviter que le Vieux Continent ne devienne le "vassal " des États-Unis et de la Chine. Il a réaffirmé cette position le 18 novembre dernier, lors d’un sommet réunissant responsables politiques et acteurs majeurs de la tech consacré à la souveraineté numérique et industrielle de l’Europe.

"Nous devons établir, une fois pour toutes, une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques", a également plaidé Stéphane Séjourné, commissaire européen chargé du Marché intérieur et des services, dans une tribune cosignée par plus d'un millier de dirigeants d'entreprises début février. "Chaque fois que l'argent public européen est utilisé, celui-ci doit contribuer à la production et aux emplois européens de qualité", estime le commissaire européen. "Les Chinois ont le Made in China, les Américains ont le Buy American, et la plupart des autres puissances économiques ont des programmes similaires, qui donnent la préférence à leurs propres atouts stratégiques. Alors, pourquoi pas nous ?

 

https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/competitiveness-compass/

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : 1ère puissance, Valeur refuge, Compétitive

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