L'entreprise du mois : AppGratis.
Fondée en 2008 par Simon Dawlat la start-up française AppGratis (www.appgratis.com), spécialisée dans les applications mobiles pour iphone, et dont le concept original consiste à proposer chaque matin un accès gratuit à une application payante, et ce pendant 24 heures, vient de bénéficier de la 1ère grosse levée de fonds de l’année auprès du fond Iris Capital (www.iriscapital.com), soit la somme de 10 millions d’Euros.
Numéro un en Europe, elle a pour objectif d’en devenir le leader mondial dans les années à venir, avec notamment comme ligne de mire le marché américain, considéré à juste titre comme incontournable, et devenu même depuis peu le pays représentant la plus forte part du chiffre d’affaires de la société, y figurant même dans le top 5 des applications les plus téléchargées.
Egalement présente dans plus de 30 pays avec plus de 10 millions d’utilisateurs et traduite en 12 langues, AppGratis a généré l’an dernier un chiffre d’affaires de 9 millions d’Euros tout en tablant sur 25 millions d’Euros en 2013, et compte s’appuyer sur 100 millions d’utilisateurs dans le monde à l’horizon 2015. En tout cas, c’est l’ambition de son dirigeant.
Et, pour appuyer ce désir, des bureaux seront ouverts à New York et San Francisco, en plus de ses implantations à Barcelone et à Sao Paulo au Brésil, et un plan de recrutement d’une quarantaine de salariés est prévu pour doubler l’effectif de son siège parisien.
Cependant, un contre coup important pourrait enrayer ces projets de développement. En effet, Apple, a décidé de sortir l’application de son App Store, prétextant que la société française aurait violé deux des principes de son règlement, soit de vouloir ressembler à l’App Store, et de polluer celui-ci avec des notifications push pour envoyer des publicités, des promotions ou du marketing direct. L’affaire est bien sûr en cours, et la ministre de l’économie numérique, Fleur Pellerin, s’est même saisie du dossier, n’excluant pas des suites contentieuses, car elle dénonce un comportement unilatéral et brutal. Affaire à suivre.
Mais, malgré cela, et fort heureusement, l’application va se développer chez le grand rival d’Apple, l’Android de Google, qui a même les préférences de Simon Dawlat, par son côté plus libre notamment, et comme il a également comme souhait de faire évoluer ses services vers d’autres canaux comme l’email ou internet, l’avenir de cette société reste malgré tout radieux.
