Note souveraine de la France : Résultats et explications supplémentaires

Publié le par Jacques SAMELA.

Note souveraine de la France : Résultats et explications supplémentaires
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Dette : les agences Moody’s et Fitch maintiennent inchangée la note souveraine de la France

https://www.leparisien.fr/economie/dette-les-agences-moodys-et-fitch-maintiennent-inchangee-la-note-souveraine-de-la-france-26-04-2024-E45D437B2ZAPDB6NGHWWLN22SU.php

Le 26 avril 2024

 

Deux des trois principales agences de notation, Moody’s et Fitch, viennent de rendre leur avis sur la santé financière de la France et sur sa capacité à rembourser ses dettes.

Soulagement. Deux des trois principales agences de notation, Moody’s et Fitch, ont décidé de ne pas sanctionner la France et sa dette qui s’envole. Et malgré la rapide dégradation de ses finances publiques, Moody’s et Fitch maintiennent inchangée la note souveraine du pays, croyant à ses capacités à rembourser sa dette.

Un statu quo sur l’élève France peut s’avérer surprenant, après une cascade de mauvaises nouvelles sur ses finances publiques. La dette française de près de 3 000 milliards d’euros atteint 110,6 % du PIB en 2023, et devrait être à 112,3 % cette année. Selon Bercy, elle sera toujours à 112 %… en 2027.

En outre, en février, le gouvernement avait, dans un premier temps, annoncé 10 milliards d’euros d’économies par décret, à la suite du déficit plus élevé que prévu à 5,5 % du PIB en 2023 contre 4,9 % initialement espéré.

Des avertissements lancés ces dernières semaines

Mais en révisant sa prévision de croissance de 1,4 % à 1 % pour cette année, Bercy a été contraint d’annoncer 10 milliards d’euros de rabotage supplémentaires en 2024 et 20 milliards d’euros en 2025, au lieu des 12 milliards avancés dans un premier temps. Et pour couronner le tout, le ministère des Finances prévoit dorénavant un déficit de 5,1 % cette année, contre 4,4 % auparavant.

L’an dernier, l’agence de notation Fitch avait déjà abaissé d’un cran la note de la France à AA- avec perspective « stable ». De son côté, Moody’s avait placé la France à Aa2, soit un cran au-dessus de Fitch, avec une perspective « stable ». Mais depuis quelques semaines, elles avaient déjà lancé des avertissements en jugeant peu crédible l’hypothèse d’un redressement du déficit public sous les 3 % du PIB en 2027, annoncé par le gouvernement pour se conformer aux obligations de Bruxelles.

Moody’s avait par ailleurs souligné fin mars « les risques » liés à « des hypothèses économiques et de recettes optimistes, ainsi que des baisses sans précédent de la dépense ».

Une note très abaissée en 2012

Pour autant, cette note inchangée vient souligner les atouts de la France avec une notation qui reste parmi les meilleures au monde, pour un pays toujours attractif pour les investisseurs.

La France a un système bancaire solide, sa production est diversifiée et en réalité la population dans son ensemble dispose d’un patrimoine et de revenus qui peuvent être potentiellement taxés en cas de problème de financement, même si la pilule serait amère à digérer pour l’exécutif, qui promet à cor et à cri de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires.

La note de la France a déjà été dégradée par le passé, sans que cela n’entraîne de panique sur les marchés, ni ne conduise le pays à emprunter de l’argent à des taux exorbitants. En janvier 2012, Standard & Poor’s a ainsi privé la France de son triple A, la note maximale.

Moody’s a pareillement abaissé d’un cran la note souveraine du pays en novembre de la même année. Avant que Fitch Ratings ne lui emboîte le pas en juillet 2013. Or, le taux d’emprunt à dix ans de la France avait certes progressé tout en restant à un niveau très bas. Et la France avait même profité des injections massives de liquidités par les banques centrales, notamment européenne et américaine.

Des effets faibles sur le coût de la dette ?-------

Sur le plan purement économique, ce statu quo des agences de notation ne va donc pas avoir de conséquences. Selon les analystes, les effets sur le coût de la dette française devraient être finalement faibles. Le risque étant que les emprunts que l’État va lancer sur les marchés pour financer son économie soient un peu plus chers. Mais selon les experts, cela devrait se jouer à la marge, avec peut-être 0,1 point de plus.

Peut-être de quoi calmer un peu l’opposition qui, à quelques semaines des élections européennes, ne cessait d’appuyer ses critiques sur une perte de crédibilité de l’exécutif qui a fondé ses promesses politiques depuis des années sur la restauration des finances publiques et sur la compétitivité de l’économie nationale.

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CALENDRIER DES NOTATIONS DE LA FRANCE

Notation de la France auprès des principales agences

https://www.aft.gouv.fr/fr/calendrier-notations-france

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Vu et lu dans Challenges n°790 du 08/06/23 et Les Echos du 26/03/24
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https://www.netpublic.fr/blog/palmares-des-pays-les-plus-endettes-au-monde/

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https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/la-dette-publique-des-etats-de-l-union-europeenne/#:~:text=Avec%20un%20ratio%20atteignant%20166,Portugal%20(107%2C5%20%25).

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