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l'entreprise du mois

Blachère Illumination, la magie des fêtes au rendez-vous

Publié le par Jacques SAMELA.

Blachère Illumination, la magie des fêtes au rendez-vous
Blachère Illumination, la magie des fêtes au rendez-vous

Alors que la fin d’année s’inscrit dans la sobriété énergétique, nos villes se sont posées la question d’illuminer ou pas leurs rues.

Cruel dilemme, faire des économies, faire plaisir à ses habitants ?

Manifestement, le choix a été fait, et nos rues seront à nouveau éclairées, et en plus, pour la plus grande majorité, par le leader, français, du secteur, la société Blachère Illumination (www.blachere-illumination.com).

Vu et lu dans Les Echos du 21/11/22

Vu et lu dans Les Echos du 21/11/22

En effet, et ce depuis sa création, en 1973, à Apt dans le Vaucluse, par Jean-Paul Blachère.

Soit bientôt 50 ans de bons et loyaux services, notamment durant la période des fêtes, où elle réalise 80 % de son chiffre d’affaires annuel.

Vu et lu dans 20 minutes du 18/11/22

Vu et lu dans 20 minutes du 18/11/22

Mais par-contre, depuis sa création, les choses ont bien changé, car d’une petite entreprise familiale qu’elle fût, et qu’elle est encore, elle est désormais devenue une entreprise de plus de 400 salariés dans le monde, dont près de 150 en France, illuminant plus de 1 000 villes (Monaco, New York, Londres, etc…), dont 60 % en France, des centres commerciaux, décorant plus de 150 pays, disposant pour cela d’un réseau mondial de près de 30 filiales.

Photos J.S / Champs-Elysées 2022
Photos J.S / Champs-Elysées 2022

Photos J.S / Champs-Elysées 2022

Et ce succès, l’entreprise se l’est bâtis à coup d’idées et de solutions toujours plus innovantes, comme par exemple l’utilisation des Led pour l’ensemble de leurs œuvres, les premiers même à l’avoir fait des 2008, le recyclage de leurs guirlandes, et depuis plusieurs années, la mise au point de deux procédés particulièrement judicieux, soit tout d’abord « Bioprint », matériau biodégradable, issu d’une canne à sucre biosourcée et sans OGM, permettant de supprimer plus de 80 % d’aluminium sur les décors, émettant en cela 10 fois moins de CO2, ne générant aucun rebut durant la fabrication, et assurant au final une recyclabilité totale, grâce au broyage de la structure sous forme de granulés.

Ensuite, le second procédé, tout aussi pertinent et ayant fait l’objet d’une quinzaine de brevets, il s’appelle « Recyprint », dont l’idée est d’utiliser des bouteilles en plastique, recueillies (https://blachere-illumination.com/news/1/de-la-bouteille-en-plastique-au-decor), triées et broyées en flocons puis en granulés, injectés par la suite dans des imprimantes 3D, devenues primordiales pour la création des décors aujourd’hui.

Mais ce n’est pas tout, car dans la suite logique de l’utilisation des Led, la société a conçu un outil appelé « Switch+ », permettant aux usagers de choisir les créneaux horaires d’allumage, ainsi qu’un autre outil appelé lui « Tempo », donnant là l’occasion aux collectivités de pouvoir limiter l’allumage des illuminations de Noël à 7 h par jour.

On ne peut pas être plus dans la sobriété énergétique que la société Blachère en fait, ce qu’elle revendique même carrément, en hissant au plus haut son éco-responsabilité, au même niveau que ses autres forces, que sont ses côtés créatifs et interactifs, ses signatures reconnaissables depuis sa création.

Et comme si cela ne suffisait pas, la société utilise désormais du papier issu de forêts certifiées FSC (Forest Stewardship Council) pour son catalogue, elle a installé des éoliennes sur son site de production, ainsi que des panneaux solaires pour éclairer son parking, et s’est engagé à utiliser pendant plusieurs années de l’électricité produits à partir d’énergies renouvelables.

Un vrai sacerdoce je vous dis, la direction disant même que c’est devenue un devoir de protéger la planète, et certainement plus une option.

Et pour en revenir à ses signatures si reconnaissables (voir plus haut), elles ont été à l’origine en 2016 de l’obtention par l’entreprise du label « Entreprise du patrimoine vivant » (https://www.luberon-apt.fr/blog/entreprises-du-patrimoine-vivant-du-pays-d-apt-luberon), portée notamment par ce qu’ils appellent leurs magiciens, soit les ferronniers de la maison, cintrant et soudants les différents profilés d’aluminium, recyclés vous vous en souvenez, afin de créer les désormais célèbres structures que sont les  sapins géants de plus de 25 m, les fontaines monumentales, ou les  tunnels multicolores de 100 m de long, décorant les villes du monde entier, et que vous pouvez voir, si vous passer à Apt, sur le showroom de 300 m2, situé au cœur même des ateliers.

N’hésitez-pas.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://blachere-illumination.com/

. https://www.grandsudinsolite.fr/2770-84-vaucluse-blachere-illumination---champion-du-monde--des-decorations-de-noel.html

. https://www.herault-tribune.com/articles/blachere-illumination-des-decors-ecoresponsables-pour-faire-briller-les-collectivites/

. https://www.echodumardi.com/dossier/blachere-illumination-de-la-tour-eiffel-a-fifth-avenue/

. https://www.usinenouvelle.com/article/communique-vaucluse-blachere-illumination-des-eclairages-ecoresponsables-et-de-nouvelles-solutions-pour-decorer-les-communes.N2058742

 

A lire :

. https://parissecret.com/les-plus-belles-illuminations-de-noel-du-monde-signees-du-groupe-francais-blachere-illumination/

. https://www.20minutes.fr/societe/4010441-20221120-champs-elysees-glisse-coulisses-conception-nouvelles-illuminations

 

Vu et lu dans Prima Hors Série n° 14 732
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Blachère Illumination, la magie des fêtes au rendez-vous
Blachère Illumination, la magie des fêtes au rendez-vous

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Damart, l'innovation dans son ADN

Publié le par Jacques SAMELA.

Damart, l'innovation dans son ADN
Damart, l'innovation dans son ADN

Ah enfin, des températures à peu près de saison, je vais pouvoir mettre mon « Thermolactyl » de Damart, vêtement chaud par excellence, et autre réponse possible à la demande de sobriété pour passer un hiver confortable que seulement le pull à col roulé, vu et plus que remarqué depuis la rentrée.

Petit, j’en mettais chaque hiver, aujourd’hui beaucoup moins. Mais, vieillissant, les frimas de l’hiver aidants, même moins froids qu’un temps, m’obligeront peut-être à en réutiliser ?

Alors, il faut savoir que ce produit a été inventé dans les années 50 par les frères Despature (3), issus d’une famille nordiste, dont l’activité était consacrée à l’industrie lainière depuis 1855 à Roubaix (Hauts de France).

Et donc, en 1953, s’inspirant d’une vieille tante perclue de rhumatismes, dont l’utilisation de la triboélectricité (https://fr.wikipedia.org/wiki/Tribo%C3%A9lectricit%C3%A9) pour se soigner les interpella, ils inventèrent donc ce qui deviendra le « Thermolactyl », considéré à l’époque comme le 1er textile « à chaleur active », élaboré à partir de fibre aux propriétés triboélectriques, et donc capable de répondre aux besoins de chaleur durant les rigueurs de l’hiver, mais aussi à l’humidité, et bien évidemment aux rhumatismes.

Pressentant alors un succès immédiat, ils créèrent de suite la marque Damart, du nom de la rue où se situait le siège de leur société, soit rue Dammartin à Roubaix.

Et effectivement, le succès est au rendez-vous, avec dès 1957, l’ouverture d’un premier magasin à Paris, complétant en cela les ventes par correspondance, car comme La redoute (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/12/la-redoute-renaissance-d-un-leader.html), la société officie dans ce domaine, dont le fief se situe justement dans le Nord de la France.

En 1959, son produit phare, contrôlé au préalable par le milieu médical, est utilisé par des alpinistes durant une mission au Pôle Nord, affrontant des températures allant jusqu’à – 40° Celsius.

Par la suite, et tout au long des années 60, le groupe élargit sa gamme, en proposant des articles dans le domaine de la corsetterie, du prêt à porter, ou encore du dit chaussant.

Et en 1970, le « Thermolactyl » de Damart passe le cap des 100 millions d’unités vendus, élaborant au passage pour le vendre encore plus, son célèbre slogan « Froid, moi ? Jamais ».

Slogan que reprit avec surprise la princesse Lady Di à Tokyo en 1982, après qu’une personne, s’inquiétant de sa santé alors que la température ambiante était au plus bas.

Enorme coup de pub pour la marque, qui, toujours dans son idée de démontrer les avantages de son textile innovant, créa pour l’explorateur français Jean-Louis Chrétien en 1986, un vêtement pouvant affronter cette fois-ci des températures pouvant aller jusqu’à – 60° Celsius.

Et puis, loin de vouloir s’arrêter à un seul produit, désormais reconnu, les ingénieurs de la marque mirent au point d’autres produits tout aussi innovants, comme en 1994, l’Amortyl, censé amortir les chocs dus à la marche, en 2008, la ligne de vêtement de sport « Damart Sport », réalisée avec plusieurs champions de leur catégorie, comme Christine Arron, et Brian Joubert, et en 2010, Ocealis, le premier biotextile auto-rafraichissant.

Une démonstration plus que flagrante que l’innovation est vraiment partie intégrante du groupe depuis le début, avec quelques années plus tard, une collaboration établie cette fois-ci avec la NASA et le CNRS, afin de mettre au point des polaires pour l’expédition Tara (www.fondationtaraocean.org).

Et ces innovations furent largement suivies d’effets, car pour ses 50 ans, la marque comptabilisait 130 magasins conseils en Europe, 700 références au sein de son catalogue, et en 2017, plus de 400 millions de « Thermolactyl » vendus depuis sa création.

Mais comme cela ne suffit pas, car souhaitant également sortir des sentiers battus, la marque a profité de sa notoriété pour initier des partenariats avec des créateurs renommés comme Chantal Thomass et Christian Lacroix, avec comme résultats, la création de collections d’hiver originales.

Et aujourd’hui, à l’orée de fêter ses 70 ans, la notoriété de la marque est toujours au beau fixe, représentant quand même au sein du groupe Damartex (www.damartex.com) près de 60 % des 764 millions d’Euros de son chiffre d’affaires (2021), réalisant même à elle seule une année 2021 record, avec 439 millions d’Euros de chiffre d’affaires, soit en croissance de 15 %.

Et pourtant, les années 2019 et 2020 furent des moments compliqués et de pertes, une première depuis 10 ans, obligeant la direction à lancer un plan de transformation, notamment sur l’utilisation du numérique, qui au final se révèlera judicieux, notamment durant les différents confinements, occasionnant pour le coup un passage important de sa clientèle vers l’achat en ligne (+ 47 %), soit désormais près de 20 % de ses ventes, à égalité avec celles en magasin, la vente par correspondance quant à elle, représentant encore 60 %.

Vu et lu dans Les Echos du 10/09/21

Vu et lu dans Les Echos du 10/09/21

Et comme l’un de ses dirigeants actuel, Christophe Gaigneux, a confirmé l’acquisition en 2021 de 700 000 nouvelles clientes dites actives, les ambitions s’affichent, avec comme le souhait d’ouvrir de nouveaux magasins, portant à 110 ceux situés en France, mais aussi d’utiliser au maximum les bienfaits de l’e-commerce (Amazon et Zalando), afin que la marque se développe dans l’avenir sur un modèle résolument multicanal, dixit ce même dirigeant, soit cette fois-ci, 40 % d’activités magasins, 40 % sur la toile, et 20 % sur la vente à distance.

Soit la condition sine qua non pour garder ses clientes actuelles, mais aussi pour en trouver de nouvelles, voire de nouveaux, et ce tout en modernisant son image, garante d’un passage réussi du siècle dernier à celui-ci.

Alors, pour ceux qui souhaitent s’acheter des « tricots de peau » (https://www.mots-surannes.fr/?p=2760#:~:text=En%201917%2C%20lorsque%20les%20%C3%89tats,leurs%20propres%20tricots%20en%20laine), il n’y a pas à réfléchir, cela doit être un « Thermolactyl » de Damart. Pour ma part, j’y vais ce pas.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://damart.jobs.net/fr-FR/page/histoire

. http://www.damart-presse.com/nk-content/uploads/2018/08/DAMART_NEWS2018.pdf

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Damart

. https://www.gazettenpdc.fr/article/damart-on-peut-parler-d-un-retournement-de-la-marque

 

 

 

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EasyMile VS Navya, ou l’autonomie à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

EasyMile VS Navya, ou l’autonomie à la française
EasyMile VS Navya, ou l’autonomie à la française

Elles ont toutes les deux bénéficiées de la technicité et de l’innovation d’une société désormais disparue qui s’appelait Induct, considérée en son temps comme une pionnière dans son domaine, ce que l’on appelle aujourd’hui des solutions de mobilité intelligents et de technologie sans chauffeur, et première justement à avoir élaboré et mise sur le marché un véhicule autopiloté (autre appellation), appelé "Navia" (pour NAVIgation par Intelligence Artificielle), et dont la présentation au CES Las Vegas de 2014, fût couronnée d’un trophée dit du produit de l’année.

Mais paradoxalement, c’est aussi cette même année, après 10 ans de R&D, que la société fût liquidée. Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir le meilleur produit pour réussir, il faut aussi arriver au bon moment.

Cependant, loin de disparaitre définitivement du paysage de la mobilité naissante, de ses cendres vont naitre deux nouveaux acteurs, français également, qui en héritiers dépassent désormais leur maître.

Alors, sans faire de préférence, comme d’habitude en fait, mais prenant acte de l’alphabet, je vais donc commencer ce sujet par la société EasyMile (www.easymile.com), créée par Gilbert Gagnaire, ingénieur informatique de formation, à l’origine de la création d’une société commercialisant des logiciels de gestion des risques et de la performance adoptés par des banques du monde entier, appelée Fermat, et dont le rachat par la société Moody’s (www.moodys.com) en 2008, lui rapporta dit-on la somme de 150 millions d’Euros.

Somme qu’il utilisera pour faire un break salutaire de 5 ans, avant de décider, un peu par obligation financière, mais aussi et surtout par envie, de revenir sur le devant de la scène entrepreneuriale, avec la prise en compte d’une suggestion émanant d’un ami sur l’idée d’investir dans une société, en difficulté donc, et dont la spécificité était d’élaborer des véhicules sans conducteurs.

N’y trouvant pas d’intérêt au premier abord, car ne connaissant pas du tout ce sujet, après réflexion, il se lancera malgré tout dans l'aventure, sentant finalement le potentiel de ce marché en devenir, se disant qu’avec sa formation et sa 1ère expérience d’entrepreneur, il se verrait bien créer la technologie nécessaire à l’automatisation des véhicules futurs.

Seulement, il ne se sentait pas de s’y lancer seul, et partit à la recherche d’un partenaire, fiable, capable de produire des véhicules à l’échelle industrielle. Ce fût le groupe Ligier (www.ligier.fr) qui répondit à ses attentes et à son idée, en tant que constructeur de voitures sans permis et d’utilitaires électriques, et pour ceux qui s’en souviennent, l’héritier de l’écurie de Formule 1, créée par Guy Ligier en 1976.

La collaboration scellée, EasyMile sera créée en 2014 à Toulouse, avec un an plus tard la finalisation de son 1e véhicule, baptisé "EZ10".

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Minibus électrique bardé de radars, de capteurs, de caméras pouvant analyser en continue l’environnement à 360°, et pouvant transporter 15 personnes, il sera le 1er modèle développé au niveau 4 des standards de la conduite autonome, le 1er à recevoir l’autorisation européenne pour circuler sur une route publique sans conducteur à bord, ce qui sera fait à l’Oncopôle de Toulouse, entre le parking et l’entrée du site, soit 500 m (https://www.ladepeche.fr/2021/12/06/nous-avons-teste-la-navette-de-loncopole-sans-conducteur-9974121.php), et le 1er également à être certifié ISO 9001 (www.france-certification.com).   

Et très rapidement, suscitant l’intérêt d’investisseurs, la société lèvera entre 2017 et 2018, 34 millions d’Euros, et en 2021, 55 millions d’Euros. De quoi voir venir.

Seulement voilà, confronté à des questions de coûts (malgré tout), de législation, et de sécurité, le déploiement massif de ses véhicules qu’escomptait son dirigeant, devrait mettre plus de temps que prévu, et ce malgré le fait que depuis l’élaboration de son prototype, aucuns accidents n’ont été à déplorer sur les 200 modèles vendus, dans près de 30 pays, parcourant même pour l’ensemble, plus d’un million de km, notamment au sein d’universités, de parcs d’activités, ou par des autorités municipales.

Donc, tout en attendant, avec conscience finalement, un nouveau regain d’intérêt pour ce mode de transport, un choix s’imposait, soit, de trouver d’autres pistes potentielles de développement, ce qui fût fait dès 2017, en développant un autre modèle, appelé lui "TractEasy", avec cette fois-ci l’entreprise française TLD (www.tld-group.com), leader mondial des véhicules dits de servitudes aéroportuaires, qui, étant  toujours à traction électrique, sans chauffeur, et fonctionnant tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, est utilisé aujourd’hui chez PSA à Sochaux, pour la gestion des chaines d’approvisionnements en pièces détachées, où à l’aéroport international Narita de Tokyo, pour l’acheminement des bagages.

 

Mais ce n’est pas tout, car depuis 2021, EasyMile a pris la tête d’un grand programme européen de 20 millions d’Euros sur 3 ans, appelé AWARD (All Weather Autonomous Real Logistics Operations and Demonstrations), visant là l’autonomisation des véhicules lourds pour le domaine de la logistique, avec pas moins de 29 partenaires représentant les principaux acteurs européens du secteur des véhicules utilitaires et spéciaux, tout en collaborant également  avec le constructeur Iveco Bus, dans le cadre du projet de recherche STAR (Rapid Autonomous Transport Sytem), censé créer un autobus urbain autonome de 12 mètres, pouvant accueillir une centaine de passagers. Véhicule qui vient de passer une batterie de tests durant un an concernant la sécurité, sa sureté, son confort, et ce dans des conditions météorologiques de toutes sortes.

Donc, ce ne sont pas les projets qui manquent, lui permettant assurément de peaufiner encore plus ses projets d’avenir, afin qu’au final les freins à une généralisation de ce mode de transport puissent être levés.

Freins que tend également à faire lever la société Navya (www.navya.tech), concurrente, sœur jumelle, je ne sais, mais également créée à la liquidation de la société Induct (voir plus haut).

En effet, Christophe Sapet, cofondateur des sociétés Infogrames et Infonie, s’associera avec Bruno Bonnell, dans le cadre de son fonds d’investissement Robolution, il est aujourd’hui secrétaire général pour l’investissement FRANCE2030, pour créer une nouvelle structure appelée elle Navya, accueillant pour le coup une dizaine d’ingénieurs de l’ancienne.

Et leur première réalisation ne se fera pas attendre, car au bout d’un an, sera lancé leur premier véhicule autonome appelé « l’Arma », dont les premières expérimentations de mise en service seront effectives à Lyon en 2016 dans le quartier Confluence, et en 2017 à la Défense, malheureusement écourtée, connaissant pour le coup plusieurs difficultés.

Et pourtant, à sa première présentation à l’ITS World Congress de Bordeaux en 2015, il fût loin de passer inaperçu, avec notamment toutes ses spécificités les plus innovantes comme l’utilisation de Lidars (https://leddartech.com/fr/pourquoi-lidar/#:~:text=Le%20LiDAR%20est%20une%20m%C3%A9thode,sur%20des%20objets%20%C3%A0%20proximit%C3%A9.), de caméras stéréovision, de capteurs infra-rouge  d’un système de navigation lui permettant de suivre un itinéraire dans un environnement pré-cartographié, distinguant tous types d’obstacles, fixes ou mobiles, et pouvant même interagire avec les passagers et son environnement extérieur à l’aide de moyens visuels ou sonores.

Mais cependant, loin de freiner la volonté de démontrer la faisabilité d’une utilisation pérenne de ses véhicules, Navya les rebaptisera du nom d’ « Autonom Shuttle » en 2017, avec la même année l’acquisition de plusieurs modèles par les Transports public genevois, en 2018, l’obtention d’un partenariat aux Emirats Arabes Unis, visant à étendre le réseau de mobilité de Masdar City, ou encore la mise en service pour tests en 2019 à Monaco, afin d’y effectuer le tour du Rocher.

Et 2020 semble avoir été l’année de tous les possibles, avec notamment un contrat estimé historique avec le groupe Keolis (https://navya.tech/fr/keolis-et-navya-franchissent-une-nouvelle-etape-dans-la-mobilite-autonome-avec-la-mise-en-circulation-de-leur-premiere-navette-sans-operateur-a-bord-a-chateauroux/), suivi du déploiement de plus de 160 de ses modèles dans 22 pays, dont le Japon, une première.

Vus et lus dans Les Echos du 13/01/18, et Industrie & Technologies de septembre 2022

Vus et lus dans Les Echos du 13/01/18, et Industrie & Technologies de septembre 2022

Depuis, et après avoir dépassé la commercialisation de plus de 200 navettes utilisées dans le monde entier, tout en continuant sur ses objectifs de développement, concernant notamment l'élaboration d'un tracteur à bagages autonome destiné au transport de biens, en collaboration avec le groupe Charlatte (www.charlattemanutention.fayat.com), considéré comme l’un des premiers constructeurs mondiaux de matériels de manutention à usage industriel et aéroportuaire, et l’élaboration d’ un bus autonome avec Bluebus (www.bluebus.fr), filiale du groupe Bolloré, il lui fallait malgré tout trouver dare-dare de quoi financer son passage à une échelle industrielle, consistant notamment à commercialiser sa technologie sur d’autres véhicules, objectif qu’il pourra même réaliser plus rapidement que prévu, après avoir signé récemment un contrat de prestation avec Muses Europe ( https://www.flotauto.com/navya-muses-utilitaires-electriques-autonomes-20220627.html) pour l’assemblage de 300 véhicules utilitaires électriques, assorti d’une participation future à des versions autonomes.

Et ce financement, effectif en juillet dernier, avec la signature d’un accord avec un fonds (Negma) installés à Dubaï, lui apportant 36 millions d’Euros, contribuera à renforcer sa trésorerie, mais surtout à soutenir son planning de développement technologique, portés notamment par ses près de 300 salariés, répartis entre la France, les Etats-Unis et Singapour.

De quoi donc voir venir sur un horizon d’au moins 12 mois, avant certainement d’envisager une nouvelle levée de fonds, accompagnant cette fois-ci ce désir de montée en puissance de la société, afin de répondre aux demandes de plus en plus pressantes et nombreuses concernant ses propres véhicules, autonomes bien sûr.

Effectivement pressantes, mais sur une utilisation encore restreinte, dans des lieux bien distincts et sécurisés au préalable, mais pas encore à l’échelle que nous connaissons aujourd’hui avec nos véhicules habituels, et ce même si depuis le 01 septembre 2022, les propriétaires de véhicules semi-autonomes peuvent circuler sur l’ensemble du réseau routier, mais seulement et seulement si leur moyen de transport bénéficies des capacités d’autonomie de niveau 3 (https://www.ornikar.com/code/cours/usagers/voitures-autonomes/actu-autorise-1er-septembre-france).

Et avant d’en arriver là, il risque quand même de se passer pas mal de temps, notamment pour des raisons de coûts, que ce soit en termes d’infrastructures dédiées, ainsi qu’en termes d’achats de ces futures véhicules, mais aussi pour des raisons d’ordres psychologiques, n’étant nous-mêmes pas encore prêts à se laisser guider sans en maitriser totalement la conduite.

Et il vrai aussi qu’en ce moment c’est l’électrique qui prends toute la place, avec également l’hydrogène.

Mais bon, avec ces deux acteurs, et un positionnement plus que favorable pour la France (https://www.ornikar.com/code/cours/usagers/voitures-autonomes/actu-top3-pays-phase-developpement), notre pays est plus que prêt pour la prochaine étape, il suffit juste d’attendre un peu.

Et sachant qu’aujourd’hui tout peut aller très vite, ils seront fin prêts.

Jacques Samela

 

Sources :

1/ EasyMile

. https://www.usine-digitale.fr/article/le-toulousain-easymile-leve-55-millions-d-euros-pour-accelerer-le-deploiement-de-ses-solutions-autonomes.N1087689

. https://www.nouvelobs.com/bouger-demain/20220421.OBS57402/gilbert-gagnaire-l-expert-de-la-robomobilite.html

 

2/ Navya

. https://pro.largus.fr/actualites/navya-la-start-up-qui-a-su-vite-rencontrer-son-marche-10266390.html

. https://www.mingzi.fr/mingzi-actualites/reussite-tricolore-navya/

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Navya

. https://www.usine-digitale.fr/article/bientot-a-court-de-cash-navya-se-refinance-aupres-d-un-fonds-emirati.N2029727

. https://journalauto.com/constructeurs/navya-leve-36-millions-deuros/

 

A lire :

. https://vipress.net/navya-vend-8-navettes-autonomes-aux-etats-unis/

. https://www.mobilitesmagazine.com/post/allemagne-kronach-commande-une-nouvelle-navette-autonome-evo-a-navya?utm_campaign=a1c58c47-5be7-4472-9ab0-d9c77ed89a3e&utm_source=so&utm_medium=mail&cid=9cfe1f90-d473-463a-b8a5-faaa7257951b

. https://www.mobilitesmagazine.com/post/navya-et-lohr-forment-une-alliance-strategique?utm_campaign=68159f86-6ef5-44c3-864c-b802bbed1ce0&utm_source=so&utm_medium=mail&cid=9cfe1f90-d473-463a-b8a5-faaa7257951b

. https://www.mobilitesmagazine.com/post/navya-et-bluebus-automatisent-des-bus-it3

. https://www.mobilitesmagazine.com/actualites/tags/navette-autonome

 

 

 

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Gama Space, vers l’infini et bien au-delà ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Gama Space, vers l’infini et bien au-delà ?
Gama Space, vers l’infini et bien au-delà ?

Alors que la nouvelle mission lunaire de la Nasa, Artemis, enchaîne les ennuis techniques, que la fusée de Jeff Bezos (Amazon), Blue Origin explose au décollage (https://www.liberation.fr/sciences/espace/une-fusee-de-blue-origin-secrase-une-minute-apres-son-decollage-20220912_MHIKKAMM3BDDTD3I6F2GVS7TT4/), et par contre qu’Arianespace, après la réussite du lancement de sa fusée Ariane 5 VA257 (https://ariane5.cnes.fr/fr/ariane-5/direct-lancement-dariane-5-va258-le-06092022), attend avec impatience son futur lanceur, Ariane 6 (https://www.ariane.group/fr/lancement-spatial/ariane-6/),  il en est d’autres en France, qui à moindre échelle, pensent aussi à la conquête de l’espace de demain.

En effet, et après avoir traité de ce que l’on appelle le « Newspace ou Nouvel Espace » (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/06/le-nouvel-espace-a-la-francaise.html), traitant de ce que l’on appelle les constellations de satellites, il en est donc d’autres acteurs qui se positionnent eux sur la propulsion solaire ou photonique au moyen d’une voile de 73,3 m2, pour 2,5 microns d’épaisseur (50 fois moins que celle d’un cheveu).

Et ces autres s’appellent Thibaud Elzière, fan d’espace depuis sa tendre enfance, rédigeant à la fin de ses études d’ingénieur un mémoire sur les voiles solaires, avant de créer plusieurs entreprises que sont Zilok.com, devenu Ouicar, Fotolia, racheté par Adobe pour 800 millions de dollars et eFounders (www.efounders.com), générateur de startups, Louis de Gouyon Matignon, spécialisé en droit spatial, rencontré par l’entremise de l’U3P, l’Union pour la Propulsion Photonique (www.u3p.com), et  Andrew Nutter, investisseur, également passionné par tout ce qui touche à l’espace.

Et ensemble, ils ont donc créé la société Gama Space (www.gamaspace.com) en 2020, avec comme idée d’utiliser le soleil non pour son impact thermique, mais plutôt pour sa propension à déplacer des objets par la force de ses photons.

Vu et lu dans Les Echos du 22/03/22

Vu et lu dans Les Echos du 22/03/22

Alors, cette technologie est loin d’être nouvelle, puisque les astronomes l’utilisaient déjà il y a de cela plus de 300 ans, après que Johannes Kepler (https://fr.wikipedia.org/wiki/Johannes_Kepler) l’ait imaginé, mais sans pour autant avoir été réellement mise en place, si ce n’est par les marins, ou alors plus récemment, avec le lancement vers Vénus en 2010 par l’agence spatiale japonaise (JAXA)de la sonde Ikaros (https://fr.wikipedia.org/wiki/IKAROS), ou encore celui de la voile Lightsail 2, lancée elle en 2019 par la Planetary Society (https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/espace-lightsail-2-mission-accomplie-voile-solaire-propulsee-lumiere-944/).   

Ce qui finalement est étonnant, car en fait ces lancements obtinrent pourtant des résultats plus que probants, et qu’un certain Philip Lubin (https://www.clubic.com/mag/sciences/actualite-797604-nasa-propulsion-laser-mars-3-jours.html) physicien américain de son état, et spécialiste patenté de cette technologie, prédit même lui des voyages Terre-Mars en 3 jours, ou en un mois pour des vols habités, grâce à cette méthode.

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3707 de juin 2022

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3707 de juin 2022

Alors, quelques doutes subsistent encore aujourd’hui, expliquant  assez bien les réticences de certains à utiliser cette méthode, notamment en raison de son manque de réactivité quant dans le cadre d’une intervention terrestre sur des satellites ou des sondes positionnés sur orbite, de par notamment sa conception, mais aussi du fait que la voile laisserait une trainée lorsqu’elle se déplace en orbite autour de la terre, impliquant un retour plus rapide vers notre planère, à la différence des satellites, disposant eux d’un système de propulsion pour compenser le leur de retour.

Ce qui fait donc dire aux spécialistes, que ce système est plutôt dédié à l’exploration lointaine, ce que l’on appelle le « Deep Space ou l’espace intersidéral », ce qui finalement n’est pas pour déplaire à Thibaud Elzière et ses partenaires, qui, derrière leur souhait de lancer leur voile vers Vénus en 2025, se cache un rêve, ramener une photo de cette planète, qui l’air de rien est à 41 millions de kilomètres de la terre, soit un voyage de 153 jours (https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/systeme-solaire-temps-faut-il-atteindre-chaque-planete-systeme-solaire-depuis-terre-14675/).

Vu et lu dans Electroniques de juin 2022

Vu et lu dans Electroniques de juin 2022

Mais, c’est peut-être aussi une solution pour aller sur la planète Mars, se trouvant un peu plus loin, avec un voyage prévu d’une durée de 205 jours, mais assurément avec une voile beaucoup plus grande bien sûr, capable cette fois-ci de supporter du matériel imposant et des spationautes à son bord.

Cela fera peut-être d’une réflexion durant le deuxième essai en 2024, soit deux ans après celui du mois d’octobre prochain, où leur voile, déployée à partir d’un satellite 6U CubeSat, et lancé par une fusée SpaceX Falcon 9, tentera de démontrer les possibilités techniques de cette méthode, qui l’air de rien éviterait d’utiliser du carburant, un moteur, ce qui au moment où j’écris ce sujet fait plutôt sens, mais encore plus dans les années à venir, où se poseront les questions de l’utilisation d’autres sources d’énergies pour suivre les préceptes de la transition écologique en action.

Et justement, loin de passer inaperçu, la société a levé il y a de cela quelques mois, auprès du CNES (www.cnes.fr) et de BpiFrance (http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte), 2 millions d’Euros, afin de lui permettre de se préparer au mieux pour l’objectif avoué de 2025 (voir plus haut), soit la 1ère étape avant de tutoyer les étoiles et les planètes les plus lointaines de notre système solaire.

Mais, est-ce vraiment leur rêve final, où n’est-ce qu’une infime partie de celui-ci ? L’avenir nous le dira.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.journaldugeek.com/dossier/gama-space-la-startup-francaise-met-les-voiles-solaires-pour-lespace/

. https://www.entreprendre.fr/gama-la-premiere-voile-solaire-de-lespace-sera-t-elle-francaise/

. https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-start-up-francaise-gama-va-tester-une-voile-solaire-pour-les-explorations-spatiales-1431703

. https://www.gifas.fr/press-summary/la-startup-gama-developpe-une-voile-solaire

. https://fr.eureporter.co/space-2/2022/03/31/gama-raises-2-million-euros-to-deploy-a-solar-sail-in-space/

 

A découvrir :

. https://french.news.cn/20220904/cf9903cd9fea449a8d749b24eb1f582f/c.html

. https://vipress.net/u-space-leve-7-me-pour-devenir-le-leader-europeen-de-la-production-de-nanosatellites/

Vu et lu dans 20 Minutes du 15/12/21

Vu et lu dans 20 Minutes du 15/12/21

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Inodesign, le « click & Collect » de l’électronique française

Publié le par Jacques SAMELA.

Inodesign, le « click & Collect » de l’électronique française
Inodesign, le « click & Collect » de l’électronique française

Elle vient à peine de gagner le prix « Impact » du concours 10 000 startups pour changer le monde (https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/prix-10-000-startups-2022-inodesign-la-pepite-qui-relocalise-l-industrie-electronique-en-france-910800.html), remis le 22 mars dernier par Frédéric Mazzella, le créateur de BlaBlaCar (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/01/blablacar-en-voiture-tout-le-monde.html), qu’elle compte engager pour l’année en cours cinq millions d’euros, afin de doubler ses capacités de production, ainsi que son effectif, aujourd’hui autour d’une cinquantaine de salariés, car, l’air de rien, elle croule sous les commandes, ce qui pour un fabricant de cartes électroniques sur mesure, qui plus est français, est plus qu’étonnant, mais néanmoins valorisant.

Mais comment fait-elle, quel est son secret ?

Il faut juste chercher la réponse auprès de son fondateur, Mickaël Coronado, un passionné d’électronique, diplômé de Polytech Lille, qui commença sa carrière professionnelle comme ingénieur spécialisé FPGA* (Field Programmation Gate Arrays), une rareté en France, puisque seul une centaine d’experts répondaient à l’époque à ce profil.

Ensuite, prenant l’occasion du rachat de son entreprise pour voler de ses propres ailes, il y développera avec la création de son entreprise en 2012 ce qui semble être une obsession chez lui, fabriquer à nouveau des cartes électroniques et des câbles de différentes puissances en France, avec comme idée de chambouler le processus d’élaboration, son côté rock certainement, en choisissant très rapidement de se passer de sous-traitants, au profit au contraire d’une fabrication interne, lui permettant d’assurer, sur un même site, une production en moins de 4 heures, de la conception en passant par l’assemblage, et pour finir à l’emballage.

Il appelle cela « comprimer le temps », totalement à rebours de ce qu’il vécut auparavant, où le temps était selon lui particulièrement long entre la conception d’une carte et sa réception par le client final.

Vu et lu dans Les Echos du 15/11/21

Vu et lu dans Les Echos du 15/11/21

« Le client vient avec une idée, il repart avec un objet », tel est son crédo désormais, et cela marche plutôt bien, car au-delà du prix obtenu, mérité, avec un ratio de 10 000 et 20 000 harnais de câbles produits chaque semaine, et entre 10 et 15 000 cartes électroniques par mois, le chiffre d’affaires à fin juin 2021 était de 5,5 millions d’Euros, conséquence également d’une activité frétillante durant la crise du Covid, où en 2020, sa croissance elle, était supérieure à 30 %, à la différence de l’ensemble de ses confrères, qui eux patîrent de la baisse d’activité des secteurs aéronautiques, automobiles, et de l’industrie en général.

Ce qui fait qu’il peut dire avec le sourire, qu’il compte à son actif près de 120 clients, avec notamment un qui ressort plus particulièrement, son voisin qui plus est, dans la ville de Croix, près de Roubaix (Hauts de France), OVHcloud (http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-ovh-une-r%C3%A9ussite-fran%C3%A7aise), qui lui permit de mettre le pied à l’étrier dans des conditions optimum, puisqu’au moment du démarrage de son activité, l’hébergeur de taille européenne, ayant besoin rapidement de câbles et de cartes de toutes sortes, put commander et recevoir en un temps record ce dont il avait besoin pour ses serveurs.

Challenge encore réitéré au sortir de l’incendie qui détruisit en mars 2021, l’un des datacenters du groupe, situé à Strasbourg, avec en un mois la fabrication de câblages électriques, afin d’alimenter les 15 000 serveurs construits pour remplacer ceux endommagés ou complètement détruits pendant ce dommage, ressenti à l’époque comme une catastrophe pour de nombreux clients.

Et aujourd’hui encore, leur partenariat étant toujours aussi fort, avec un chiffre d’affaires au deux-tiers de ses activités pour Inodesign (www.inodesign-group.com), le souhait est malgré tout de passer à environ 50 % en 2023, synonyme d’une relative indépendance vis à vis de ce client historique, sachant qu’avec son succès grandissant dans un secteur, l’électronique, dont le marché mondial est en croissance annuelle de 8 %, mais aussi avec la crise du Covid et la guerre en Ukraine en cours, poussant le souhait des autorités françaises et européennes de privilégier les sources du cru, déjà son idée également, afin d’éviter des ruptures critiques dans des secteurs redevenus stratégiques, ou en croissance exponentielle comme la robotique l’électroménager, la green tech, l’IA, les datacenters, et même la cybercriminalité, sujet d’un partenariat actuel avec l’Université Gustave-Eiffel (www.univ-gustave-eiffel.fr) sur la sécurisation des données, pourrait lui assurer un matelas suffisamment épais pour voir encore plus loin.

Et de ce fait, afin de répondre au mieux, et donc rapidement à ces demandes de plus en plus croissantes, il compte dans les prochains mois embaucher une trentaine de personnes, ingénieurs, techniciens de production, qualiticiens, rejoindre de nouveaux locaux, plus grands, à même de recevoir des machines importées d’Asie, mais « up-grader** » à la française, lui permettant de réaliser la 1ère partie de son rêve qui consiste à rapatrier ¼ de la production de la filière électronique en France, sans pour autant oublier la seconde partie, qui est de créer autour de lui, dans sa région, un village technologique hardware & software.

Et comme le dit l’adage, du rêve à la réalité il n’y a qu’un pas, on peut escompter qu’il va mettre tout son allant pour y arriver, aidé notamment par une partie de sa famille (frère à la direction, et mère en home office pour l’assemblage), ainsi que par son ancien patron, embauché au début de l’aventure, mais aussi par le fait que ses projets d’avenir sont labellisés France Relance (https://www.gouvernement.fr/les-priorites/france-relance), soutenus par l’Ademe (www.ademe.fr), et qu’ils devraient bénéficier également du plan France 2030 (https://www.gouvernement.fr/actualite/france-2030-un-plan-d-investissement-pour-la-france-de-demain).

Sans oublier également OVHcloud, qui devrait rester et certainement pour longtemps, un partenaire privilégié.

Donc, avec tous ces moyens à sa disposition, le succès semble ne pas être loin, et devrait être au rendez-vous, ce qui finalement pourrait servir d’exemple pour d’autres, qui comme lui, souhaitent aujourd’hui rapatrier des moyens de production en France, partis il y  a de cela quelques années dans des pays à moindre coûts. Gardons un œil sur lui.

*https://www.futura-sciences.com/tech/definitions/technologie-fpga-8700/

**Le terme upgrader est issu d'un anglicismeLe terme anglais "upgradea le sens de "mettre à jour", et le terme français a la même signification. Upgrader signifie mettre à jourpasser à la version la plus récente d'un logiciel. (L’internaute)

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.latribune.fr/regions/hauts-de-france/inodesign-la-pepite-de-l-electronique-et-des-cables-made-in-hauts-de-france-895133.html

. https://www.gazettenpdc.fr/article/croix-inodesign-une-pepite-de-l-electronique-de-pointe

. https://www.usinenouvelle.com/article/le-sous-traitant-electronique-inodesign-investit-5-millions-d-euros-pour-doubler-de-taille-d-ici-a-2023.N1151852

. https://starpartners.eu/article/170-crise-sanitaire-et-penurie-de-materiaux-la-reponse-du-lillois-inodesign-a-la-concurrence-chinoise

. http://www.industrie-mag.com/article32159.html

. https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/prix-10-000-startups-2022-inodesign-la-pepite-qui-relocalise-l-industrie-electronique-en-france-910800.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1649146915

 

A noter :

. La Journée Technique de l'Electronique (JTE) 2022 (La JTE 2022 - Acsiel)

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Le Wagon, sur de bons rails

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Wagon, sur de bons rails
Le Wagon, sur de bons rails

Il est considéré comme le premier réseau planétaire d’enseignement intensif dans les métiers du codage, dont la formation initiale est fondée sur ce que l’on appelle le « learning by doing ».

Son nom, Le Wagon (www.lewagon.com), sa nationalité, française, sa signification, aucune idée, si ce n’est qu’à priori cela n’a rien à voir avec le secteur ferroviaire. Leur logo ressemble même plutôt à un bus. Mais bon, si quelqu’un sait, n’hésitez-pas à me le dire.

Sinon, imaginé et fondé en 2013 par deux frères, Romain et Boris Paillard, autour d’un apéro, selon la légende, rejoint par la suite par celui qui deviendra leur associé, Sébastien saunier, les premiers cours furent proposés sous forme de cours du soir, mais très vite, avec le succès aidant, le besoin de professeurs se faisant pressant, ils créèrent finalement leur premier « bootcamp » un an après la création de leur structure.

Ah au fait, je pense connaître désormais la signification du nom, qui, si mes informations sont exactes, émanerait des deux frères, souhaitant prendre le train de la French Tech, en y rajoutant justement leur propre wagon. Il fallait y penser.

Mais pour en revenir au lancement de leur premier « bootcamp », il faut savoir que depuis, plus de 11 000 personnes y ont été formés, et ce dans les 25 pays et 40 villes (https://www.lewagon.com/fr/campuses), où la start-up dispose déjà de campus, répondant en cela à la demande pressante de Développeurs Web, de Product Managers, de designers, ou encore de Growth Hackers, confirmé en cela par la Commission européenne début 2020, qui estima justement qu’à l’horizon 2022, nous y sommes, 200 000 de ces postes n’y seraient pas pourvus.

Alors, à la différence de ses nombreux concurrents, Le wagon s’appuie lui sur une plateforme en ligne, dite par définition scalable*, offrant des outils clés en main aux professeurs et à leurs étudiants, afin d’apprendre en neuf semaines et 400 heures de cours, c’est le temps imparti de cette formation choc, le développement web et la data science.

Formation intensive donc, mais au final, équivalente après son obtention à un bac+3.

Et c’est sur cette particularité, son efficacité, désormais éprouvée, qu’ils souhaitent comptabiliser, afin d’asseoir encore plus leur rôle de leader, démontré notamment par sa notation sur la plateforme de référence SwitchUp (www.switchup.org), frôlant le maximum, en obtenant 4,98 sur 5.

Ce qui a eu pour effet d’attirer l’œil d’investisseurs potentiels, interpellés dès le début par sa rentabilité immédiate, avec en prime en 2020, une première levée de fonds de 17 millions d’Euros, leur permettant de préparer l’avenir sereinement, sans se préoccuper de leurs concurrents.

Et l’avenir, il est multiple. En effet, depuis 2018, leurs prestations s’adressent également aux grands groupes (Total, LVMH, l’Oréal, Decathlon, etc…) par le biais de leur programme intitulé « Le Wagon Executives », axé lui sur des formations d’une demi-journée, censées « acculturer » leurs salariés à la révolution numérique, des formations spécifiques, afin d’élargir les compétences des profils plus techniques, et bien évidemment des formations sur le modèle du bootcamp (voir plus haut), afin de transformer cette fois-ci en profondeur les compétences de l’ensemble des salariés (+ de 1 000 à ce jour).

Ensuite, et afin de ne pas fermer la porte à celles et ceux qui ne peuvent se rendre dans les campus actuellement en activité, des formations en lignes consacrées au développement web et à la data science ont été créées en octobre dernier, en français ou en anglais, avec à la clé une certification professionnelle reconnue par l’Etat.

Et comme le marché hexagonal intéresse autant que le marché international, hors Etats-Unis, concurrence autrement plus féroce que celle française, Le Wagon va ouvrir deux nouveau campus d’un nouveau genre, en Essonne et en Seine-et-Marne, afin de s’adresser cette fois-ci aux demandeurs d’emplois, peu ou pas diplômés, résidents de quartiers prioritaires ou de zones de revitalisation rurale. Entièrement financés par Pôle Emploi et l’Etat, les formations devraient durer cette fois-ci entre treize et quinze semaines (460 heures), certifiantes de niveau 6 (bac+3/+4), avec comme souhait d’y enrôler 200 candidats d’ici 2024.

Un troisième est prévu en Martinique, avec comme idée cette fois-ci d’y former en priorité des femmes, également demandeuses d’emplois. Le chiffre avancé est de 250.

Et pour mener ces futures formations, que j’appellerai de secondes chances, elles seront assurées par des professeurs similaires aux autres formations relatées ci-dessus, pour la plupart anciens alumni ou « wagonneurs » comme ils aiment à se distinguer, donnant un gage supplémentaire de leur efficacité et une assurance quant aux résultats attendus. Ils sont aujourd’hui plus de 1 200, tous en free-lance, et payés à la journée.

Mais, tous ceux qui sont passés par Le Wagon ne sont pas devenus professeurs, en effet, près de 200 start-ups auraient été créées par d’anciens élèves diplômés, dont leur propre structure auraient levée plus de 300 millions de dollars.

S’il fallait des preuves du niveau des formations proposées, en voici une belle.

Allez, je prends le pari que nous avons affaire-là, à une future Licorne, et vous, qu’en pensez-vous ?

Rendez-vous dans quelques mois.

*La « scalabilité » est la capacité d'un dispositif informatique à s'adapter au rythme de la demande. La capacité du matériel étant fixe, en particulier le débit binaire des réseaux et des disques durs, il existe une limite dans le nombre de demandes qui peuvent être traitées dans un temps donné. Au-dessus de cette limite les demandes sont multiplexées et la concurrence entre les demandes traitées simultanément provoque des délais d'attente supplémentaires qui font effet de goulot d'étranglement (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/formation-au-code-le-wagon-leve-17-millions-d-euros-pour-devenir-une-reference-mondiale-841000.html

. https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-wagon-bascule-ses-formations-au-code-en-mode-virtuel-83833.html

. https://www.maddyness.com/2021/12/02/pole-emploi-wagon-formation-code/

. https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/success-stories/0700904475777-le-wagon-cette-ecole-made-in-france-qui-apprend-au-monde-entier-a-coder-347134.php

 

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Tehtris, la parade assurée

Publié le par Jacques SAMELA.

Tehtris, la parade assurée
Tehtris, la parade assurée

Alors que le Campus Cyber (https://www.ssi.gouv.fr/agence/cybersecurite/un-campus-dedie-a-la-cybersecurite/) vient d’être inauguré dernièrement, et que les cyberattaques deviennent de plus en plus courantes, touchant non seulement les activités que j’appellerai critiques, comme les infrastructures de défense, énergétiques, de transports, les Etats, mais aussi depuis peu les villes, les hôpitaux, ainsi que de plus en plus les entreprises, grandes comme petites, avec tout ce que cela peut causer comme nuisances pour des structures n’ayant pas toujours les moyens de combattre ces menaces.

Menaces, dont on ne dit jamais d’où elles viennent, mais dont on imagine aisément la provenance, certains s’en étant même fait une spécialité.

Et justement, une question me revient à chaque fois qu’un sujet comme celui-ci arrive sur le devant de la scène. Faisons-nous la même chose à ces assaillants soit disant inconnus ? Ne pouvant interroger les services en question, j’espère que oui, mais de cela nous n’en saurions rien. Il n’y aurait aucunes raisons de ne pas le faire selon moi.

En tout cas, sur ce créneau en pleine expansion, de nombreuses entreprises proposent déjà leurs services, mais manifestement, un acteur français semble lui se démarquer, parlant déjà de lui comme d’une future licorne, il s’agit de la société appelée Tehtris* (www.tehtris.com), éditrice de logiciels de luttes contre les cyberattaques, basée à Pessac, et créée par une ancienne de la DGSE (www.dgse.com), Elena Poincet.

Vus et lus dans Les Echos du 18/11/21, et Challenges n° 720 du 25/11/21

Vus et lus dans Les Echos du 18/11/21, et Challenges n° 720 du 25/11/21

La DGSE, elle y entrera après une carrière militaire de près de 10 ans, et y officiera pendant douze ans, au service Action, sans rien divulguer de ses missions bien sûr, et comme je ne suis pas un journaliste d’investigation, avec mes entrées dans les ministères, il faudra vous contenter de ce que j’ai trouvé, navré.

Donc, après des années de surveillance et de protection de notre pays, elle décida d’utiliser ses compétences au sein tout d’abord d’un cabinet d’audit, créé avec celui qui après avoir été celui de missions, deviendra plus tard son compagnon de vie, Laurent Oudot,  et qui pendant deux ans tenteront d’attirer l’attention des entreprises sur ces menaces de plus en plus précises, démontrant, preuves à l‘appui, la faiblesse de leur pare-feu et autres coffres forts numériques, récupérant même, au su de celles-ci leurs données les plus cachées, et par la suite donc, sa propre entreprise, en 2010, toujours accompagné de son binôme, surs de leur fait, de leurs compétences, et donc de l’avènement de cette ère d’attaques en tout genre, difficilement prévisibles, et bien évidemment indétectables.

Cependant, même suivie d’une réputation plus que favorable, eu égard à leurs parcours hors normes, les débuts furent plutôt difficiles, les entreprises minimisant les risques quant à leur vulnérabilité, ne se sentant pas encore comme des cibles potentielles.

Et pourtant, quand on sait que près de 300 000 virus se répandent chaque jour sur la toile, il y a pourtant de quoi se méfier.

Cependant, une prise en compte de la situation semblant être de mise aujourd’hui au sein des entreprises, confortant en cela la vision de ses dirigeants sur ce marché, avec une levée de fonds de 20 millions effectué fin 2020, un record en Europe, qui devrait justement leur permettre de répondre aux nombreux besoins, passant également de 40 salariés à 195 en l’espace d’un an, avec comme souhait d’ouvrir des filiales en Europe, mais aussi au Canada et à Singapour. Aujourd’hui, elle s’occupe déjà de protéger une vingtaine de multinationales, les aéroports de Paris et Bordeaux, analysant chaque année via sa plateforme plusieurs milliards d’alertes de cybersécurité.

Vu et lu dans Les Défis du CEA n° 242
Vu et lu dans Les Défis du CEA n° 242
Vu et lu dans Les Défis du CEA n° 242

Vu et lu dans Les Défis du CEA n° 242

Vu et lu dans Les Echos du 02/02/22
Vu et lu dans Les Echos du 02/02/22

Vu et lu dans Les Echos du 02/02/22

Et ce n’est pas l’affaire Pegasus (https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/pegasus-quelles-avancees-depuis-les-revelations-surveillance-logiciel-espion) qui les feront changer de paradigme, au contraire, car étant capable de détecter ce mouchard ultra-discret, il y a fort à parier que cette possibilité n’est pas passé inaperçu, notamment au sein des plus hautes instances de l’Etat, ce qui au cas où, et si ce n’est déjà fait, que des contrats pourraient émaner d’un certains nombres de ministères sensibles, cela serait tout bonnement un petit retour en arrière, non plus en personne propre, mais via le biais de leur société cette fois-ci. Servir, toujours ? Il y a des chances.

En tout cas, le chemin semble tout tracé pour que Tehtris devienne effectivement une nouvelle licorne française, 26 à ce jour, ce qui est justement le souhait clairement avoué de ses créateurs, sentant le sujet enfin pris à bras le corps, et se sentant également  plus que capable pour répondre dès à présent, et ainsi que dans les années à venir aux sollicitations de plus en plus nombreuses, car ne nous leurrons pas, elles le seront.

*Technical, Ethical, Hackers, Trusted, Robust, Information Security

Jacques Samela

 

Sources :

. Le Parisien Week-end u 12/11/21

. Les Echos du 18/11/21

. Wikipedia

 

A lire :

. https://www.alliancy.fr/cybersecurite-que-manque-t-il-pour-transformer-des-start-up-francaises-en-leader?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTAzNTt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMDM1O3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjIxODhkODQ1YjdjMTI3MzU3NTY5NSI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMDM1O319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20220225

. https://www.alliancy.fr/nouveau-cursus-cyberdefense?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTAzNTt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMDM1O3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjIxODhkODQ1YjdjMTI3MzU3NTY5NSI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMDM1O319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20220225

 

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 12/11/21
Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 12/11/21

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 12/11/21

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 245

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 245

Vu et lu dans Les Echos du 01/02/22
Vu et lu dans Les Echos du 01/02/22

Vu et lu dans Les Echos du 01/02/22

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Biomemory, l’ADN au service du stockage numérique

Publié le par Jacques SAMELA.

Biomemory, l’ADN au service du stockage numérique
Biomemory, l’ADN au service du stockage numérique

Les supports pour stocker nos données numériques, qu’ils soient sous forme de bandes magnétiques ou de disques durs, sont fragiles, ont une espérance de vie allant de 5 à 7 ans, ils sont énergivores, notamment les data centers, consommant désormais près de 2 % de la production électrique, et ils deviennent de plus en plus volumineux, occupant déjà 167 m2 à l’échelle mondiale.

Et comme l’humanité à produit en 2020 45 zettaoctets de données numériques, avec comme prévision pour 2025 de passer à 175 Zo, il y a semble-t-il urgence à trouver des solutions idoines pour limiter cette problématique à venir.

Et bien manifestement, une jeune start-up française, appelée Biomemory (www.biomemory-labs.com), aurait trouvé La Solution idéale.

Créée en 2018 par Stéphane Lemaire, directeur de recherche au CNRS, Pierre Crozet, maître de conférences à Sorbonne Université, et Erfane Arwani, entrepreneur du numérique, sa particularité résiderait dans le fait d’utiliser de l’ADN, car de par ses caractéristiques chimiques comme molécule biologique, permettrait de conserver des données dans un volume des milliards de fois plus petits que les supports habituels.

Cette technologie, ils l’appellent « DNA Drive », elle a déjà fait l’objet d’un dépôt de brevet, et a permis à la société d’obtenir l’an dernier le prix de la 24ème édition d’innovation i-Lab 2021 (https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/biomemory-laureate-du-concours-i-lab-2021), financé par le programme d’investissement d’avenir, et opéré par Bpifrance (http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte).

Alors manifestement cette technologie ne serait pas vraiment récente, puisque l’idée émanerait du physicien américain Richard Feynman en 1959, prix Nobel en 1965, avec une concrétisation seulement en 2012, mais, selon Stéphane Lemaire, sans en avoir encore exploré la partie biologique, à la différence des méthodes chimiques, physiques et mathématiques, utilisées aujourd’hui dans les technologies de stockage connus.

Ce qui fait que depuis trois ans, avec ses partenaires, ils s’affairent à développer leur propre technologie, avec justement comme idée d’utiliser les mécanismes hérités de la biologie, afin de pouvoir éditer et copier facilement des données sur des grands fragments d’ADN.

On parlerait là d’une « Révolution de l’ADN ».

Et comme ces recherches intéressaient déjà des historiens, des philosophes, des informaticiens, des archivistes, mais aussi des étudiants, qui par jeu, les mirent au défi de prouver leurs dires, il a été décidé de faire un test grandeur (si je puis dire) nature, en stockant dans deux petites capsules (voir photo), 200 milliards, soit 100 chacune, de copies de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, rédigée par Olympe de Gouges en 1791 (https://www.larecherche.fr/technologie/des-documents-stock%C3%A9s-sur-adn-entrent-aux-archives-nationales), rejoignant en cela aux Archives nationales l’ensemble des constitutions françaises, le journal de Louis XVI, ou encore le testament de Louis XIV.

Vu et lu dans Télérama n° 3751 du 01/12/21

Vu et lu dans Télérama n° 3751 du 01/12/21

Bon, et alors même que ce premier test est plutôt une réussite, le stockage sur ADN n’en est malgré tout qu’à ses balbutiements, on parle là d’une exploitation possible d’ici à 2030, le fait que l’encodage prenne plusieurs jours, qu’il soit cher, coûtant actuellement 10 000 dollars par mégaoctets, et que le décodage prenne lui plusieurs heures, cette technologie que l’on peut dire de rupture, considérée comme bio-inspirée, bio-compatible, et même bio-sécurisée, et qui plus est avec une capacité de stockage pratiquement illimitée, plusieurs milliers d’années, dans des capsules métalliques de la taille d’un grain de riz, à l’abri de l’eau, de l’air, de la lumière, et ce sans apport énergétique, elle répondra aisément aux enjeux de demain que seront la collecte des données numériques en constante croissance, au lieu de ne pas pouvoir les conserver dans de bonne conditions, et au final de les perdre à tous jamais. Cela serait dommageable pour la mémoire de l’humanité.

Pour ma part, j’y vois également une utilisation possible dans l’exploration spatiale, au-delà de notre système solaire, car vu la taille et la durée de vie de ce support, on pourrait y entreposer l’histoire de l’humanité, susceptible d’intéresser d’autres mondes bien bien lointains, si ils existent bien sûr.

Science-fiction me direz-vous, eh bien pas du tout, car en 1977, un disque d’un diamètre de 30 centimètres a été envoyé dans l’espace dans deux sondes appelées Voyager, afin de présenter à d’éventuels mondes extraterrestres, sous formes de sons et d’images, un portrait assez large de la vie et de la culture terrestre. Son nom, « The sounds of Earth » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Voyager_Golden_Record).

L’ESA, l’Agence spatiale européenne (c'est un exemple comme un autre), devrait rapidement se mettre sur les rangs, avant que d’autres n’y voient grand intérêt, et viennent, à notre détriment, se servir.

Gageons quand même qu’aujourd’hui, au moment où la souveraineté, nationale, européenne, revient en force, on ne laissera pas (plus) une pépite comme celle-ci aller vers d’autres cieux.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.sorbonne-universite.fr/actualites/biomemory-laureate-du-concours-i-lab-2021

. https://lejournal.cnrs.fr/articles/stockage-de-donnees-la-revolution-sur-adn

 

A lire :

. https://www.lebigdata.fr/stockage-adn-tout-savoir

. https://theconversation.com/ladn-sera-t-il-lavenir-du-stockage-de-donnees-159387

. https://www.francetvinfo.fr/sciences/high-tech/une-solution-au-stockage-des-donnees-numeriques-des-documents-encodes-sur-adn-font-leur-entree-aux-archives-nationales_4854803.html

Vu et lu dans Le Parisien Week-end du 03/12/21

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L’INPI, le « saint » protecteur des entrepreneurs en tous genres

Publié le par Jacques SAMELA.

L’INPI, le « saint » protecteur des entrepreneurs en tous genres
L’INPI, le « saint » protecteur des entrepreneurs en tous genres

Dans le cadre de la création de ce blog, et donc de son appellation, j’ai souhaité, vu son thème, déposer cette idée vers qui de droit aujourd’hui en France, en l’occurrence à l’Institut national de la propriété industrielle ou INPI (www.inpi.fr), qui cette année fête ses 70 printemps (https://www.inpi.fr/fr/tresors/l-inpi-fete-ses-70-ans-l-occasion-de-celebrer-le-genie-creatif-francais).  

Cela m’a bien évidemment coûté un certain coût, mais surtout, cela me confère son appartenance pendant dix ans, devenant en cela une marque à part entière.

Vu et lu dans Décideurs Collection Guide-Annuaire 2020-2021
Vu et lu dans Décideurs Collection Guide-Annuaire 2020-2021

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Alors, loin d’être récent, la propriété industrielle apparaît effectivement en France pendant la Révolution française (loi du 07 janvier 1791), sous l’appellation de « bureau des patentes », désignant à cette époque les brevets.

Beaucoup plus tard, en 1900, est créé l’Office des brevets d’invention et des marques de fabrique, suivi deux ans plus tard, de l’appellation ONPI (Office national de la propriété industrielle), ne prenant son appellation d’aujourd’hui qu’en 1951, après la promulgation de la loi n° 51-444.

Entièrement autofinancé, établissement public, cette nouvelle entité sera placée sous la tutelle de différents ministères, dont celui de l’Economie, des Finances et du Commerce Extérieur.

Vu et lu dans Ecomeca n° 94 de novembre 2021
Vu et lu dans Ecomeca n° 94 de novembre 2021

Vu et lu dans Ecomeca n° 94 de novembre 2021

Alors, son rôle ne consiste pas essentiellement en la délivrance de titres de propriété industrielle comme les brevets, marques dessins et modèles, mais aussi à l’accueil et à l’accompagnement des déposants dans leurs démarches, à la mise à disposition d’une documentation juridique, technique, sous la forme d’une vaste base de données facilement consultable, à tenir le Registre du Commerce et des Sociétés, qui en centralisant l’ensemble des informations sur les entreprises françaises, lui permet de fournir nombre de renseignements sur l’environnement économique français, à la sensibilisation et à la formation via son « Académie » à la propriété industrielle vers le grand public et les professionnels en tout genre, sans oublier également la lutte active contre la contrefaçon, part non négligeable, dirigeant en cela le secrétariat général du Comité National Anti-Contrefaçon (http://www.cnac-contrefacon.fr), apportant son savoir-faire et sa connaissance dans le cadre de la mise en place d’actions publics et privé en la matière.

Vu et lu dans Ecomeca n° 94 de novembre 2021
Vu et lu dans Ecomeca n° 94 de novembre 2021
Vu et lu dans Ecomeca n° 94 de novembre 2021

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Quant à ses actions, acteur national s’il en est, disposant d’un réseau d’une vingtaine d’implantations régionales, avec plus de 150 experts à disposition, d’un siège à Courbevoie (Hauts-de-Seine), l’institut est également présent à l’étranger, idéalement placé dans des zones considérées comme stratégiques, lui permettant de couvrir près d’une centaine de pays, dont l’Amérique du Nord, où très récemment un accord dit de PPH ou Patent Prosecution Highway (https://www.inpi.fr/fr/faq/qu-est-ce-qu-un-accord-pph-patent-prosecution-highway) vient d’être signé avec l’office de la propriété intellectuelle du Canada, après avoir fait de même le mois dernier avec l’office des brevets et des marques des Etats-Unis (USPTO), lui permettant d’élargir encore plus son champ d’action.

Actions qui se déclinent également dans l’organisation des « Trophées INPI », célébrant cette année leur 30ème anniversaire, et récompensant à chaque fois des entreprises, ainsi que des centres de recherche innovants dans leur stratégie de propriété industrielle, de leur capacité à savoir gérer leurs actifs immatériels (brevets, marques, dessins et modèles), à même de leur permettre l’obtention de résultats tant en termes de chiffre d’affaires, d’emploi, de rentabilité, d’ouverture à de nouveaux marchés, et bien évidemment à la valorisation et à la défense de leurs droits.

Et comme la dématérialisation est en marche, dès 2023, l’INPI aura la charge du nouveau Registre national des entreprises, obligeant l’ensemble des entreprises (commerciales, agricoles, artisanales, indépendantes) exerçant une activité sur le sol national à s’y inscrire, ce qui a termes lui permettra de devenir l’outil de référence en matière d’informations économiques et juridiques, tout en y simplifiant les démarches et les coûts inhérents à toute création pour les entrepreneurs. Il se substituera en cela aux registres d’entreprises nationaux en cours aujourd’hui.

Donc, si vous souhaitez créer une marque, un nom d’usage, déposer un brevet, il est impératif pour vous protéger d’enclencher les démarches habituelles, de suivre les différentes étapes, notamment celle qui consiste à vérifier de son côté « primo-arrivant »,  avec au bout de 6 semaines de recherches environ, l’assurance de son acceptation, appuyé par une publication dans le Bulletin Officiel de la Propriété industrielle.

Par-contre, attention, car cela m’est arrivé, des courriers, venant surtout de l’étranger, vous invite à payer une certaine somme, pour soit disant valider votre nouvelle création, n’y répondez surtout pas, prenez plutôt contact avec les services de  l’INPI (ce que j’ai fait), ils vous diront que eux seuls sont habilité à enregistrer toutes demandes similaires à la vôtre, et de ne pas en tenir compte.

A vous ?

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_de_la_propri%C3%A9t%C3%A9_industrielle

. https://www.bensussan.fr/pages/le-role-de-linpi/

. https://www.netpme.fr/actualite/linpi-en-charge-du-registre-national-des-entreprises-des-2023/

. https://www.businessfrance.fr/qui-sommes-nous-nos-partenaires-INPI

. http://eco-innover.rhonealpes.fr/InnovR/jcms/rec_7515/l-inpi

. https://made-in-entreprise.fr/actualites/a-quoi-ca-sert-linpi-institut-national-de-la-propriete-industrielle-4875

. https://www.inpi.fr/fr/l-inpi-signe-accord-pph-patent-prosecution-highway-avec-office-de-propriete-intellectuelle-du-canada

. https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/guerre-des-brevets-les-entreprises-francaises-de-plus-en-plus-a-risque-898465.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1639572661

 

 

 

Vu et lu dans Décideurs Collection Guide-Annuaire 2020-2021
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Ombrea, l’apôtre du microclimat idéal

Publié le par Jacques SAMELA.

Ombrea, l’apôtre du microclimat idéal
Ombrea, l’apôtre du microclimat idéal

Vous vous souvenez certainement de cet épisode de froid intense en avril dernier, où une partie significative du vignoble français, ainsi que les productions de fruits ou de légumes de plusieurs régions françaises se sont retrouvés démunis face à ce qui semble être une des multiples conséquences du réchauffement climatique ?

On parle là de plus de deux milliards d’Euros de dommages, et pourtant ils essayèrent d’y remédier par divers moyens, plus ou moins efficaces. Moins que plus malheureusement.

Et alors que ces événements reviendront certainement de plus en plus, des solutions doivent être trouvés, et justement, la société Ombrea (www.ombrea) en a semble-t-il trouvée une, consistant à réagir aux aléas météorologiques.

En effet, elle développe ce qu’ils appellent des ombrières, fixées dans le sol à l’aide de poteaux ajustables en hauteur, soutenant des rails sur lesquels coulissent des panneaux en acier galvanisés, similaires à des panneaux solaires, et qui, couplées à des capteurs, permettent de recueillir des informations sur la lumière, l’hygrométrie, le vent et la température, traitées par la suite par des algorithmes, afin qu’elles puissent, quand cela est nécessaire, faire de l’ombre aux plantations en question. Ce sont près d’un million de données météorologiques par site et par an qu’elle peut assurer aux utilisateurs finaux.

Photo Ombrea / Tecsol

Photo Ombrea / Tecsol

Prévues pour des parcelles allant de 1 000 m2 à plusieurs hectares, elles répondent donc parfaitement aux besoins des viticulteurs, horticulteurs et maraîchers, qui, grâce à celles-ci, peuvent protéger leurs récoltes tout au long de l’année, mais également rendre la production de fraises 50 % plus productives, ou celle des tomates de 63 %, et ce avec un tiers d’eau en moins.

Cependant, une autre activité devrait lui permettre de s’ouvrir un marché plus vaste, c’est celui que l’on appelle l’agrivoltaïsme, soit l’utilisation des ombrières pour produire de l’énergie, avec l’apport de panneaux photovoltaïques installés dessus.

Activité qui a fait l’objet en début d’année d’une collaboration avec Total Quadran (www.totalenergies.com), afin d’installer six grandes installations de production agrivoltaïque, censées répondre aux besoins énergétiques de près de 20 000 habitants.

Cette collaboration couvrira 35 hectares en Occitanie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Auvergne-Rhône-Alpes afin d’y produire 18 GWh, les mises en service étant prévues dès 2023.

Et comme tout cela n’était pas suffisant, elle vient de lever en septembre dernier la somme de 10 millions d’Euros, susceptible de lui permettre de continuer son développement, qui l’air de rien est loin d’être anodin pour une entreprise qui existe seulement depuis 2016, créée en famille par un père et sa fille, en l’occurrence Julie Davico-Pahin, et Christian Davico, qui dans le cadre de son activité de l’époque, soit agriculteur, perdit un quart de sa production de feuillages durant justement une sécheresse.

Alors, même si ce fait fût impactant pour son activité, il lui a finalement permis de réfléchir à des solutions pour mieux vivre de son activité professionnel face à des phénomènes météorologiques violents,  selon lui amenés à se répéter, et donc à créer, grâce à son profil technique, ce qui s’appelle désormais des ombrières. L’apport de sa fille lui donnant le courage de se lancer dans une aventure inconnue pour lui, la création d’une entreprise.

Donc aujourd’hui, avec cette manne financière, ils vont justement pouvoir se consacrer à l’amélioration de leurs « agroéquipements numériques intelligents », tout en appuyant leur succès grandissant par l’embauche de nouveaux collaborateurs, leur permettant de répondre dès aujourd’hui, mais surtout dans l’avenir à des demandes de plus en plus pressantes des agriculteurs, cherchant à s’adapter rapidement face aux défis des nouveaux effets du réchauffement climatique.

Alors, habituellement je souhaite aux entreprises que je présente de belles années de développement et de marchés, ce que je m’apprête à faire également aujourd’hui, sauf que cette fois-ci, cela sera dû aux effets de ce changement climatique qui vient, et que nous allons devoir supporter. Mais bon, vu que c’est une entreprise française, que sa réussite soit bien évidemment au rendez-vous.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.irce.fr/portrait/christian-davico-ombrea/

. https://www.usinenouvelle.com/article/ombrea-digitalise-le-beau-temps.N952506

. https://www.lesechos.fr/pme-regions/innovateurs/ombrea-sassocie-a-total-quadran-pour-developper-lagrivoltaique-1280884

. https://www.europe1.fr/societe/ombrea-protege-les-cultures-du-changement-climatique-4044400

. https://www.leparisien.fr/environnement/les-effets-du-gel-davril-2021-decuples-par-le-rechauffement-climatique-15-06-2021-22X57EDYY5G3BHMT4475HPFUGA.php

. https://madeinmarseille.net/98938-agriculture-la-start-up-ombrea-leve-10-millions-deuros-et-va-creer-50-nouveaux-emplois/

. https://www.usine-digitale.fr/article/ombrea-leve-10-millions-d-euros-pour-une-agriculture-preservee-des-aleas-climatiques.N1145942

 

A lire :

. https://www.edf.fr/groupe-edf/inventer-l-avenir-de-l-energie/r-d-un-savoir-faire-mondial/toutes-les-actualites-de-la-r-d/une-annee-sous-les-panneaux-d-agri-pv

. https://www.lechodusolaire.fr/iberdrola-et-ombrea-signent-un-partenariat-pour-le-developpement-de-grands-sites-agrivoltaiques-en-france-et-en-europe/

 

 

 

Photo Ombrea / L'Echo du solaire

Photo Ombrea / L'Echo du solaire

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