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Exosquelettes, au service de l’homo Sapiens

Publié le par Jacques SAMELA.

Exosquelettes, au service de l’homo Sapiens
Exosquelettes, au service de l’homo Sapiens

Le cinéma l’a plus d’une fois imaginé, Star Wars, Terminator, Robocop, Edge of Tomorrow, Iron Man, et j’en oublie.

Et aujourd’hui, d’autres commencent enfin à aboutir à de nombreuses années de recherche.

En effet, car ce sujet prend sa source dans les prémisses de l’industrie nucléaire, où se posa très rapidement la question de la manipulation humaine face à la problématique des matières radioactives. Donc, sont apparus des pinces et des bras mécaniques, avant qu’un ingénieur américain de l’Argonne National Laboratory, en 1954, parvienne à élaborer ce qui semble être le premier télémanipulateur électronique, fonctionnant à l’électricité, et capable de restituer au niveau de la poignée de commande, la sensation d’effort.

Cependant, loin d’être à la traine, la France, en 1965,  par l’entremise d’un certain Jean Vertut, ingénieur au CEA (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/04/le-cea-au-service-de-l-industrie-francaise.html), développa lui un manipulateur mécanique, avant d’inventer par la suite le premier robot manipulateur électronique français, le MA22, remplacé en 1974 par le MA23, qui sera à l’origine du programme « Spartacus », dont l’objectif sera de rendre à un patient tétraplégique un certain degré d’autonomie, et suivi quelques années plus tard par la dite station « Master » d’aide aux personnes handicapés, dont les travaux recevront la médaille d’or de l’innovation de la Commission européenne en 1995.

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018

Bon, à la différence des films cités en introduction, quoique certains sont assez réalistes, et d’une utilisation plus que légitime dans le nucléaire, les principaux axes de recherche concernent surtout une utilisation des exosquelettes (enfin, j’arrive à le placer) à des fins de santé, et donc de permettre à des personnes handicapés de pouvoir remarcher un jour, mais aussi à développer des solutions qu’ont appellent « aides à l’effort », censées répondre à des besoins dans le monde industriel, occasionnant souvent, quand l’effort est répétitif, des « TMS » ou « troubles musculo-squelettiques ».

Et en effet, près de 90 % des maladies professionnelles seraient causées par ces désagréments, concentrés notamment au niveau des mains, poignets, doigts, représentant à eux seuls 34 %, suivi par les épaules avec 31 %, le coude avec 22 %, le dos avec 7 %, et le genou avec 2 %. Quand on sait que les musiciens, dont c’est le métier, peuvent également être touchés par ces problèmes souvent récurrents, on peut imaginer également l’utilisation de ces dites solutions, même si là on pourrait se poser la question quant à leur apport réel ou fantasmé pour l’adaptation de toute œuvre musicale ? J’imagine même le regard des puristes. Mais bon, si cela peut vraiment aider à pratiquer, pourquoi pas.

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3584 du 08/11/18, et n° 3646 du 13/02/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3584 du 08/11/18, et n° 3646 du 13/02/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3584 du 08/11/18, et n° 3646 du 13/02/20

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3584 du 08/11/18, et n° 3646 du 13/02/20

Par-contre, concernant l’utilisation la plus flagrante aujourd’hui, soit de permettre la mobilité à ceux qui n’en n’ont plus, ou peu, un acteur en France se détache, il s’agit de la société Wandercraft (www.wandercraft.eu), créée en 2012 par trois étudiants de Polytechnique, ayant reçu de nombreux prix, et dont le modèle de référence, connu sous l’appellation «Atalante», est déjà utilisé dans nombres d’hôpitaux de réadaptation européens, et en attente d’une validation de la FDA (www.fda.gov), l’agence américaine en charge d’autoriser tout médicaments ou matériel à être vendu aux USA.

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3609 du 02/05/19
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3609 du 02/05/19

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3609 du 02/05/19

Pour les autres applications, d’autres se positionnent également, et notamment la société RB3D (www.rb3d.com), dont j’avais pu déjà relater de son savoir-faire en 2013 (http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-rb3b), créée elle en 2001, et dont le programme Hercule (https://www.army-technology.com/features/featurefrench-hercule-robotic-exoskeleton/), élaboré conjointement avec le CEA List et l’ESME Sudria (www.esme.fr), et financé par la direction générale de l’armement (DGA), a permis à la France de se retrouver dans le peloton de tête dans la course à l’élaboration de solutions d’assistances au port de charges à des fins militaires. Aujourd’hui elle se consacre également à répondre aux nombreuses problématiques du monde industriel, ce qu’on appelle donc les TMS (voir plus haut).

Et justement, une autre société, plus récente, puisqu’elle a été créée en 2017, se consacre aussi à ces nouveaux outils, que l’on appelle aussi « Dispositifs d’Assistance Physique » ou « DAP », dédiés au monde du travail répétitif, aux postures contraignantes, avec une pénibilité accrue, il s’agit de HMT (www.hmt-france.com) pour Human Mechanical Technologies, dont la particularité dans ce petit monde, est de proposer quasi exclusivement des solutions adaptées (comme les autres j’imagine ?), et ce dans une démarche personnalisée (là est peut-être sa différence ?). Quant à ses produits, ils ont comme noms, Plum’, pour les travaux de bras en hauteur, Moon, pour les mouvements de cou, et Light Mobility, pour les manutentions répétitives.

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/09/18
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/09/18

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 21/09/18

Mais, comme la France semble être à la page dans ce domaine (et bien d’autres, vous le savez désormais), voici donc deux autres sociétés qui complèteront cette présentation, loin d’être définitive.

La première s’appelle Japet (www.japet.eu), située à Lille, elle vient de recevoir la médaille d’or de l’innovation par la Fondation Carcept Prev (www.carcept-prev.fr), et, depuis sa création, en 2016, elle a déjà vendu plus de 100 exosquelettes en France et à l’étranger (Allemagne, Hong Kong), collaborant également avec de grands noms de l’industrie française comme Airbus, Engie, la SNCF, Décathlon, mais aussi avec les services de réanimation, qui vous le savez désormais, doivent régulièrement retourner les patients en grand difficultés.

Quant à sa spécificité, elle est surtout axée vers le domaine de la prévention de la lombalgie, du au port de charges lourdes, et dont l’utilisation de ses solutions répondent aux besoins de l’industrie, du transport, et de la logistique, permettant également aux personnes souffrant du mal de dos, de maintenir leur activité, évitant en cela des arrêts maladie récurrents.

Et donc, la deuxième, la dernière de la présentation, mais manifestement une des plus anciennes, puisqu’elle a été développée il y a près de trente ans dans la région nantaise par plusieurs technopôles et laboratoires de recherche, avec comme idée de devenir le leader européens des dits systèmes d’assistance physique à l’opérateur, elle s’appelle Gobio (www.gobio-robot.com), et elle intègre désormais le groupe Europe technologies (www.europetechnologies.com).

Foncièrement similaire aux autres, elle complète parfaitement les solutions à disposition, en élaborant des exosquelettes (actifs ou passifs), et des bras zéro gravité articulés, qu’elle propose dans l’agroalimentaire, l’agriculture, les collectivités, les établissements de santé,  le BTP, et  l’industrie dans son ensemble, comptant dans ses plus proches clients, Renault, PSA, ou encore Total Dev.

Vu et lu dans l'usine Nouvelle n° 3630 du 17/10/19, et Challenges n° 630 du 14/11/19

Vu et lu dans l'usine Nouvelle n° 3630 du 17/10/19, et Challenges n° 630 du 14/11/19

Alors, pour celles et ceux qui comme moi ont connus la série intitulée l’Homme qui valait 3 milliards (https://www.scifi-universe.com/series/18463/l-homme-qui-valait-3-milliards/episodes), on est en droit de se poser des questions, notamment d’éthiques, car tant que cela touche à l’aide aux personnes, handicapées ou pas, cela ne me pose pas de problèmes, au contraire même, mais si cela nous amène à termes à des utilisations autres, et notamment violente, il faudra je pense y regarder à deux fois avant de se lancer dans l’élaboration de solutions robotiques, à même d’être utilisé sur des terrains de guerre (https://lesrobotsfautilenavoirpeur.weebly.com/la-robotique-militaire.html), ou ailleurs.

Je n’aimerai pas en arriver à l’histoire de ce livre que je vous conseille, Robopocalypse, de Daniel H Wilson, dont Steven Spielberg racheta les droits, où les robots prennent le pouvoir, et dont une sortie de film était prévue l’année dernière avec Chris Hemsworth, mais reportée en raison de la crise sanitaire en cours.

Rappelez-vous également l’histoire de Terminator. Du cinéma également, mais bon, ne tentons pas le diable quand même.

Jacques Samela

 

Sources :

. Les Défis du CEA n° 226 / Avril 2018

 

A lire :

. https://lejournaldeleco.fr/lexosquelette-ou-lavancee-incroyable-vers-une-marche-quasi-humaine/#.XVp7z017mM8

. https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/en-images-un-labo-stephanois-et-une-entreprise-d-auxerre-developpent-un-exosquelette-contre-le-mal-1612982704

. https://production-maintenance.com/pourquoi-ergosante-specialistes-exosquelettes-choisit-allemagne-filiale-international/?utm_source=email&utm_campaign=N9__Lactualit_de_la_maintenance_par_Production_maintenance&utm_medium=email

. https://www.essentiel-sante-magazine.fr/sante/innovation/homme-bionique

. https://www.centraliens-lille.org/medias/editor/files/Homme_Bionique_289_HD.pdf

. www.ergonoma.com

 

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018

Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018
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Vu et lu dans Les défis du CEA n° 226 d'avril 2018

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Le biomimétisme, la France enfin

Publié le par Jacques SAMELA.

Le biomimétisme, la France enfin
Le biomimétisme, la France enfin

Comme souvent, pas comme toujours, mais comme bien souvent quand même et c’est bien dommage, la France se retrouve un moment donné distancée dans tel ou tel domaine. Celui en présentation ce jour, le biomimétisme, ne dérogeant pas à cette constatation, car en 2016, un retard évident était déjà constaté, notamment vis-à-vis de l’Allemagne, ayant elle structurée depuis de nombreuses années un réseau d’acteurs, composé de start-ups, de PME, de grandes entreprises, d’universités, où près de 20 établissements enseigne cette « nouvelle » science, autour de ce thème plus que prometteur.

Et pourtant, en 2007, il était déjà considéré comme un outil incontournable de la prochaine révolution industrielle en cours, à même de répondre à un développement définitivement plus durable.

Le biomimétisme, la France enfin
Le biomimétisme, la France enfin
Vu et lu dans Ecomeca  de février 2021
Vu et lu dans Ecomeca  de février 2021

Vu et lu dans Ecomeca de février 2021

Et puis, comme souvent, notre pays a enfin décidé de se pencher pour de bon sur ce sujet, avec l’inauguration en 2014 du Centre européen d’excellence en biomimétisme (CEEBIOS), dont l’objectif sera de fédérer un réseau de compétences, tout en devenant un trait d’union entre la recherche fondamentale ou appliquée, les entreprises, voire les ONG, s’intéressant également de très près à ces différentes techniques.

Et depuis, le centre en question, a déjà identifié près de 200 équipes de recherche travaillant sur le sujet, touchant des secteurs comme la chimie, l’énergie, la robotique, ou encore le domaine des matériaux.

Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021
Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021
Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021
Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021

Vu et lu dans Jitec n° 226 de mars/avril 2021

Mais au fait, avant d’aller plus loin, savez-vous vraiment ce qu’est le biomimétisme* ?

Relancé en 1997 par la biologiste américaine Janine Benyus et son livre intitulé « Biomimicry : Innovation Inspired by Nature », il aurait pour les spécialistes près de 4 milliards d’année d’existence, et comme son nom l’indique (si si), il consiste à s’inspirer du monde vivant pour tirer parti des solutions produites par la nature, intégrant pour ce faire toutes les formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant à différentes échelles (microscopique, macroscopique, écosystémique).

Et les exemples concrets ne manquent pas, car il faut savoir que Léonard de Vinci s’inspirait déjà à son époque des oiseaux et des ailes de chauve-souris pour dessiner ses machines volantes (http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/petitblogdeleonard/2018/03/28/laile-volante-de-leonard-de-vinci/), que les frères Wright, pionniers américains de l’aéronautique, s’inspirèrent eux des vols de pigeons pour élaborer le 1er aéronef plus lourd que l’air (https://www.herodote.net/17_decembre_1903-evenement-19031217.php), et que le Velcro ou Scratch que nous connaissons tous, a été élaboré à partir de plantes dites à crochets, comme la bardane ou la benoîte commune (https://www.especes-menacees.fr/le-saviez-vous/velcro-biomimetisme-plante/).

Mais  bien d’autres, plus actuels ont fait eux aussi l’objet d’inspirations naturelles, comme par exemple l’observation des vautours permettant à Airbus d’améliorer une aile sur l’A320 (https://tpe183.wordpress.com/2017/01/24/ii-le-biomimetisme-ameliorateur-des-vols/), occasionnant en cela une économie de 4 % sur le carburant, soit l’équivalent de plusieurs centaines de millions d’Euros épargnés chaque année, ou encore l’étude de la trompe du moustique par deux entreprises pharmaceutiques japonaise, Terumo Corporation et Okano Industrial, leur permettant d’inventer une aiguille conique ne faisant pas mal, intégré désormais sur les seringues Nanopass 33, vendues à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde (https://www.wipo.int/ipadvantage/fr).

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21

Et je pourrais continuer tant les exemples sont nombreux, mais ne souhaitant pas écrire un livre sur le sujet, je vous engage à vous rendre sur l’ensemble des liens et des documents que vous trouverez tout au long de ce sujet.

Cependant, ayant encore de quoi vous informer, voici la suite.

Donc, comme je vous l’écrivais ci-dessus, la France, après un certain retard, a enfin décidé de s’intéresser de près à ce nouveau processus de conception, avec par exemple le 29 novembre 2019, l’organisation d’une journée de travail sur le sujet, intitulée « Biomimétisme : quels leviers de développement & quelles perspectives pour la France ?** », sous l’égide de France Stratégie (www.strategie.gouv.fr), le Ceebios (déjà vu plus haut), et le cabinet Myceco (www.myceco.com), avec l’idée que ce modèle alternatif, remplace la dite traditionnelle synthèse des matériaux, se reposant essentiellement sur l’usage abondant des énergies fossiles que sont le charbon, le pétrole ou encore le gaz, et réponde en cela aux objectifs que se fixent chaque année les différentes « COP », ainsi que l’Europe, ayant elle aussi pris le sujet comme une de ses priorités pour l’avenir, avec notamment le lancement d’un plan d’action en faveur de l’éco-innovation, la création d’un Observatoire de l’éco-innovation, l’OEI (www.eco-innovation.eu), et la constitution d’un réseau européen appelé European Biomimicry Alliance (www.biomimicry.eu), calqué sur le modèle américain, existant depuis de nombreuses années, permettant justement aux Etats-Unis d’en être le leader sur la scène internationale, suivi de la Chine, la France se positionnant elle plutôt vers la 5ème place, derrière l’Allemagne et la Grande Bretagne.

Mais bien évidemment, rien n’est perdu, car, que cela vienne de petites structures (startups, TPE, PME), de grands groupes, de centres de recherche renommés comme le CNRS (www.cnrs.fr), qui vient d’inscrire le biomimétisme dans ses priorités stratégiques pour la période 2020-2023, et bien d’autres que vous découvrirez dans les documents joints, il semble effectivement que ce sujet d’avenir donc, le devienne également chez nous, avec comme preuve supplémentaire, les 300 millions d’Euros et plus levés durant ces cinq dernières années.

Et de l’argent il en faudra pour accompagner ces projets, évitons comme cela arrive de temps en temps, qu’ils partent sous d’autres cieux, car, loin d’être limité, d’autres spécificités pointent leur nez, comme par exemple le géomimétisme, désignant lui l’ensemble des pratiques consistant à piéger le carbone atmosphérique dans les sols et les organismes vivants, avec comme actions concrètes la reforestation, à même de rafraîchir le climat, le développement de l’agroécologie, l’élargissement des zones humides, ou encore la constitution de puits de carbone océaniques.

*https://universiteouverte.u-cergy.fr/biomimetisme-le-vivant-comme-modele-de-societe

**https://cdn.weweb.app/public/clients/myceco/RappFrStrat-200709.pdf

Jacques Samela

 

Sources :

. www.ceebios.com

. https://www.gralon.net/articles/materiel-et-consommables/materiels-industriels/article-biomimetisme---quand-l-industrie-s-inspire-de-la-nature-9884.htm

. https://www.bearingpoint.com/fr-fr/blogs/energie/le-biomimetisme-au-service-du-developpement-durable-4-milliards-dannees-damelioration-continue-13-biomimetisme-formel/

. https://www.lesechos.fr/thema/transition-energetique/biomimetisme-quand-la-nature-inspire-des-innovations-plus-vertes-1240323

. https://positivr.fr/pole-eco-conception-biomimetisme/#:~:text=Le%20biomim%C3%A9tisme%20en%20France%20En%20France%2C%20le%20Centre,ainsi%20qu%E2%80%99%C3%A0%20celui%20d%E2%80%99outils%20d%E2%80%99accompagnement%20et%20de%20formations.

. https://euramaterials.eu/thematiques/les-multiples-marches-concernes-par-les-materiaux/

. https://up-magazine.info/livres/ecologie/65868-geomimetisme-reguler-le-changement-climatique-grace-a-la-nature/

. https://www.strategie.gouv.fr/publications/performances-economiques-environnementales-de-lagroecologie

 

A voir :

https://www.mnhn.fr/fr/explorez/dossiers/nature-futur-biomimetisme

 

 

Vu et lu dans Elle du 15/01/21, l'Usine Nouvelle n° 3677 du 08/10/20, et Télérama n° 3708 du 03/02/21
Vu et lu dans Elle du 15/01/21, l'Usine Nouvelle n° 3677 du 08/10/20, et Télérama n° 3708 du 03/02/21
Vu et lu dans Elle du 15/01/21, l'Usine Nouvelle n° 3677 du 08/10/20, et Télérama n° 3708 du 03/02/21
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Le biomimétisme, la France enfin

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Industrie & Territoires : Un caviar bien de chez nous

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : Un caviar bien de chez nous
Industrie & Territoires : Un caviar bien de chez nous

Après les paludiers de la presqu’ile de Guérande (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/10/industrie-territoires-l-eldorado-de-la-presqu-ile-guerandaise.html), voici les pisciculteurs du caviar à la française, car oui, cela existe également chez nous, et plus particulièrement en Nouvelle Aquitaine, avec six acteurs, dont quatre (Groupe Kaviar, Caviar House & Prunier, Caviar de France, l’Esturgeonnière) sont regroupés sous l’appellation « Caviar d’Aquitaine » (www.caviar-aquitaine.org), les deux derniers (Perle Noire et Caviar de Neuvic) étant manifestement indépendant, et un en Sologne, intitulé tout simplement, Caviar de Sologne (www.caviardesologne.fr).

Et ces acteurs permettent l’air de rien à la France de revendiquer la 3ème place au classement des producteurs de caviar, derrière la Chine et l’Italie, avec pour l’année 2019, 43,5 tonnes recueillis, dont 41,5 tonnes en Aquitaine, et 2 tonnes en Sologne.

Mais au fait, comment se fait-il que la France soit devenue une terre de production de ce met de choix, et bien évidemment de luxe ?

Tout d’abord, il faut savoir que la salaison des œufs remonterait aux Phéniciens, mais que c’est surtout au XVII siècle en Russie, sans oublier l’Iran, où l’appellation caviar viendrait d’un mot perse qui signifierai « œufs de poisson », que la production à vraiment pris son envol, avec une petite anecdote concernant sa première apparition en France et le roi Louis XV, goûtant et recrachant illico presto le caviar offert par le tsar Pierre Le Grand son invité.

Mais l’intérêt véritable des français viendrait lui après la révolution bolchévique (1917), et l’arrivée en nombre de ces russes dits blancs, car tsaristes et non rouges comme étaient appelés les communistes, avec dans leurs valises des boites de ce met si apprécié à la cour du dernier tsar de Russie, et qui en France se mariera à merveille avec le champagne (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/12/le-champagne-des-bulles-des-bulles-toujours-des-bulles.html), devenant en cela  le couple parfait des fêtes mémorables de la haute société française de l’époque.

Mais l’engouement fut tel, et pas seulement en France, que la production en elle-même fût mise en danger, car issue de la pêche à l’esturgeon sauvage, notamment dans la mer Caspienne, où justement les réserves commencèrent à baisser drastiquement, avant que la convention de Washington pour la protection des espèces en danger décida en 1998 d’ajouter l’esturgeon sur la liste des espèces en voie de disparition, ce qui obligera l’ensemble de la profession à changer sa puisette de main, et de passer définitivement à l’élevage en en pisciculture.

Ce que la France commença même à échafauder dès 1993, avec des études menées par le CEMAGREF à l’époque, l’INRAE aujourd’hui (www.inrae.fr) pour un repeuplement naturel de ce poisson vieux de 300 millions d’années quand même, menant finalement à des évaluations plus que positives pour considérer l’élevage en ferme comme une solution non dénuée de sens, en cela qu’elle permettait aux esturgeons sauvages de se régénérer définitivement, sans pour autant rendre ce produit déjà rare et donc cher, impossible à produire en quantité raisonnable.

Et c’est donc en France (déjà en Aquitaine) que les premières fermes d’élevage furent installées, produisant donc ce caviar d’élevage connu désormais, soit près de 90 % de la production mondiale aujourd’hui, mais aussi produisant des alevins d’esturgeons élevés par la suite dans le monde entier.

Mais aujourd’hui, et plus particulièrement cette année, la profession fait face à une baisse inquiétante de ses commandes, dû bien évidemment à la fermeture des restaurants, qui représente chaque année 40 % de leurs ventes, mais aussi à une concurrence féroce, qui elle, représentée notamment par la Chine et ses 90 tonnes de production chaque année, dont 40 % importé en France, à des prix défiant toute concurrence, risquant au final de tuer une spécificité française, car ne l’occultons pas, ce produit est toujours considéré comme le nec plus ultra, donc cher, voire très cher, pour bon nombre de français.

Français, qui comme moi, ne connaissaient pas ou peu l’existence d’une production hexagonale (21 %), même si 53 % en ont déjà goutés au moins une fois, pour ma part, jamais, et 12 % en consommant chaque année.

Mais au fait, pourquoi est-ce encore relativement cher aujourd’hui, alors que sa production n’est plus liée aux aléas des récoltes d’antan ?

La rareté malgré tout, mais manifestement pas seulement, car la production en elle-même est quand même assez longue, avec notamment une attente de 7 ans avant que la femelle esturgeon puisse pondre des œufs, avec seulement  1kg environ pour un spécimen de 8 kg, et suivi par une fabrication pouvant atteindre 13 opérations dans un environnement stérilisé, nécessitant bien évidemment une maîtrise technique de très haut niveau.

Alors, même si les ventes vers l’Asie (Japon, Hong-Kong, Singapour) sont plutôt bien reparties, et que la filière fait le forcing, publicitaire, médiatique, pour que les ventes hexagonales compensent au mieux le manque à gagner de cette année, certains demandent avec insistance la création d’une indication géographique protégée (IGP), garante d’un savoir-faire et d’une origine géographique (justement) bien définie, s’appliquant habituellement aux secteurs agricoles, agroalimentaires et viticoles, mais étonnement pas obligatoire pour ce produit.

Donc, à ceux qui en dégustent chaque année, vous vous rappelez, ils représentent 12 %, à ceux qui en dégustent occasionnellement, et puis à ceux qui souhaiteraient marquer le coup cette année, privilégiez la production nationale,  tout en évitant quand même les contres-façons, nombreuses sur internet.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://franchementbien.fr/du-caviar-made-in-france/#:~:text=La%20France%20produit%2035%20tonnes%20de%20caviar%20par,des%20fermes%20d%E2%80%99%C3%A9levage%2C%20comme%20ceux%20produits%20en%20France.

. https://www.ouest-france.fr/economie/agriculture/covid-19-le-caviar-francais-cherche-a-sauver-son-noel-7080439

. https://kissmychef.com/uncategorized/les-francais-et-le-caviar/

. https://www.caviarpassion.com/content/94-caviar-francais.html

 

A lire :

. https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/marketing-vente/0610102456420-caviar-les-producteurs-a-la-peche-aux-consommateurs-pour-les-fetes-341279.php#xtor=RSS-24

. https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/financer-sa-croissance/le-caviar-made-in-france-huso-leve-745-000-euros-102605.php

. https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/kaviari-%c3%a0-la-t%c3%aate-de-l-entreprise-familiale-karin-nebot-veut-d%c3%a9complexer-le-caviar/ar-BB1cchT6?li=BBkGbOY

Vu et lu dans Version Femina n° 3857 du 13/12/20

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Le Fret ferroviaire, enfin un nouveau départ ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Fret ferroviaire, enfin un nouveau départ ?
Le Fret ferroviaire, enfin un nouveau départ ?

L’Etat français compte donc en faire un de ses piliers de sa transition écologique, avec dès cette année, 63 millions d’Euros d’alloué, et 63 millions en 2021.

Eh oui, c’est bien du fret ferroviaire dont je parle, avec justement comme souhait de développer de nouvelles autoroutes ferroviaires comme un Bayonne – Cherbourg, ou un Sète – Calais, accompagné de la relance du dit train des primeurs Perpignan – Rungis, à l’arrêt depuis l’année dernière au profit des poids-lourds, mais avec comme souhait de l’étendre entre les villes d’Anvers (Belgique) et Barcelone (Espagne).

Pour cela, et au de-là des sommes en jeu, les droits de péages (eh oui, là aussi) des trains de marchandises seront eux gratuits jusqu’à la fin de l’année, divisés par deux en 2021, permettant, si les envies sont suivis d’effets, d’alléger les routes de France de 20 000 poids-lourds, soit 425 000 tonnes de CO2 émis en moins.

Vaste et beau projet, seulement voilà, depuis de nombreuses années, ce secteur, peu connu, est en phase plus que descendante.

Et pourtant, le transport de marchandises par voies ferroviaires était plus que florissant il y a encore quelques années de cela, avant que la route ne grignote son pré carré, et le remplace petit à petit. En voici un petit historique.

Donc, tout d’abord, il faut savoir qu’avec l’avènement du chemin de fer, la France comptait en 1852, 3 000 km de voies, 17 000 en 1870, et 26 000 en 1882, devenant en cela le réseau le plus développé d’Europe.

Bien évidemment, le transport de marchandises s’imposa très rapidement, souvent accolé aux gares voyageurs, avant de bénéficier de halles dédiées en périphérie des agglomérations, dotées de vaste cours de débords ou cours marchandises, permettant le transbordement entre les wagons et les véhicules routiers. Et, pour faciliter le transport entre les sites industriels et le réseau ferré général, de nombreux embranchements particuliers seront créés, soit 3 800 à l’orée de la 1ère guerre mondiale.

Et concernant les types de transports, deux seront mis en oeuvre, soit la petite vitesse (PV), représentant la majorité du trafic avec des tarifs avantageux, et la grande vitesse (GV), plus coûteuse, et utilisée surtout pour le transport des animaux vivants, ainsi que les fruits et légumes, nécessitant pour le coup un transport plus rapide.

Ensuite, par le regroupement des anciens réseaux, privés et publics, la SNCF est créée le 31 août 1937, avec comme résultat, un réseau élargi de 42 500 km, et 6 500 embranchements particuliers (voir plus haut).

Cependant, c’est également durant ces années que la concurrence routière pointa son nez, avec une réelle augmentation durant les années 50 et 60, et ce même si 6 000 gares ou points frontières traitaient encore près de 30 000 wagons de marchandises quotidiennement.

Mais c’est surtout vers la fin des années 80 que le fret entra vraiment dans une période de déclin, passant de 60 milliards de tonnes km à 32 milliards en 2012. Et encore, la SNCF était toujours en position de monopole, ce qui changea avec l’ouverture de la concurrence en 1993, avec les nouveaux entrants qui prirent une bonne partie des dits marchés rentables, soit les trains massifs, dont la composition n’est pas remanié entre l’origine et la destination, lui laissant finalement la partie la plus couteuse, ce que l’on appelle les trains dits de lotissements.

Et depuis, ce ne sont plus que reculs, avancées, reculs, de cette activité toujours aussi primordiale, dont voici une chronologie ci-dessous :

. 1970 : Création de la Sernam (Service national des messageries), qui s’occupera des transports de colis.

. 1989 : Création de l’entité Fret SNCF, tout en fermant jusqu’en 1993, près de 28 000 gares au service du fret.

. 2002 : Le CA de l’activité fret monte à 1,96 milliards d’Euros, avec un trafic de 128 millions de tonnes transportés, 13 850 clients en Europe, comptant encore 1 800 gares de fret, 19 gares de triages, 4 535 installations terminales embranchées, et 45 terminaux de transport combiné, appuyé en cela par 80 000 wagons fret, 2 200 locomotives, et 1 200 locotracteurs.

. 2003 : Le CA tombe à 1,86 milliards d’Euros, le trafic à 124,8 millions de tonnes transportées, et il ne reste plus que 1 509 gares fret, 17 gares de triages, et 29 terminaux combinés.

. 2004 : Perte de près de 400 000 millions d’Euros.

. 2008 : Le groupe SNCF rachète Geodis, renommant sa branche fret, SNCF Geodis. Le CA tombe lui à 16,5 milliards d’Euros.

. 2009 : Le trafic subit une chute de 25 % au 1er semestre.

. 2010 : Création de l’entité Captrain en dehors du territoire français.

. 2014 : Circulation d’un train de 1 500 mètre de long, une première en Europe, et retour de la croissance avec un CA en hausse de 0,6 %.

. 2015 : Suppression de 450 postes, l’activité a transporté 19,9 milliards de t.km, réalisé un CA de 1,06 milliard d’Euros, et la part du transport de marchandises par le rail est descendue sous la barre des 10 % (9,5 %). Cependant, Fret SNCF a fait circuler le train le plus long jamais acheminé sur le réseau ferré national, soit d’une masse de 5 410 tonnes, long de 974 mètres, et comptant 67 wagons et 3 locomotives.

. 2017 : En partenariat avec la société Traxens (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/07/traxens-par-de-la-les-mers-et-les-oceans.html),  Fret SNCF teste le train connecté, équipant chaque wagon d’un boitier, permettant au conducteur (via une tablette), de vérifier le serrage et le desserrage des freins, la pression, l’hygrométrie, ou encore l’ouverture et la fermeture télécommandée des trappes. Quant à l’avenir, Fret SNCF souhaite faire circuler des trains de fret autonomes à partir de 2023.

. 2018 : Perte de 170 millions d’Euros pour un milliards de CA et cinq milliards de dettes.

. 2019 : Fret SNCF rejoint l’alliance européenne de wagons isolés « XRail », aux côtés d’autres opérateurs ferroviaires européens.

. 2020 : Fret SNCF devient une société par actions simplifiées, affiliée à la SNCF, et doté de 170 millions de fonds propres.

Donc, comme vous pouvez le constater, du chaud et du froid, mais quand on regarde au de-là de nos frontières, proches et plus lointaines, on peut se dire qu’avec une réelle volonté, ce qui semble être à nouveau le cas aujourd’hui, suivi de moyens plus que suffisants, et peut-être (certainement) moins de grèves, on pourrait se rapprocher de ces pays qui ont depuis de nombreuses années choisi ce moyen de transport, comme par exemple la Suisse, qui avec 70,5 % du trafic marchandises transporté par rail, a réussi en 10 ans à baisser le trafic routier de marchandises, passant l’air de rien de 1,4 millions de camions en 2 000, à 898 000 en 2019, et ce malgré l’augmentation du transport de marchandises entre ce pays et l’Europe notamment. Et depuis 1994, ce désir de transport par rail, est même inscrit dans la Constitution fédérale depuis 1994.

Beaucoup plus loin, aux Etats-Unis cette fois-ci, le transport de marchandises par rail représente encore 45 % du trafic terrestre, alors qu’au sein de l’UE, à 27, cela ne représente qu’environ 5 % du total mondial, loin de la situation de puissance économique, qui s’ignore encore, et qui avec et depuis la crise de 2008, le fret ferroviaire européen a subi une baisse de 15 % à 20 % du trafic kilométrique.

Donc, que ce soit chez nous, ou au sein de l’UE, il y a encore beaucoup à faire avant que le fret ferroviaire devienne une priorité, notamment dans les pays membres les plus récents, et plutôt axés à rénover leurs infrastructures terrestres, mais, avec les ambitions affichées par la nouvelle commission européenne d’intégrer plus de vert dans les actions économiques à venir, ce que d’aucuns appellent le « Green deal européen », il se pourrait que ce mode autrement moins énergivore devienne enfin majoritaire, comme chez nos amis suisses (voir plus haut).

Le plus dur sera certainement de convertir le puissant lobby routier, en l’amenant à considérer comme solution fiable et fructueuse, surtout, le transport combiné.

Vaste chantier, mais primordial afin d’atteindre les objectifs affichés de notre pays et de l’UE.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. Le Monde 

. Les Echos

. Challenges

. Actu Transport Logistique

 

 

Vu et lu dans VoxLog de septembre 2020

Vu et lu dans VoxLog de septembre 2020

Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20
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Vu et lu dans l'Usine Nouvelle n° 3673 du 10/09/20

Vus et lus dans Les Echos du 16/09/20 et Eco Savoie Mont-blanc n° 37 du 11/09/20
Vus et lus dans Les Echos du 16/09/20 et Eco Savoie Mont-blanc n° 37 du 11/09/20

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Industrie & Territoires : L'Eldorado de la presqu'île guérandaise

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : L'Eldorado de la presqu'île guérandaise
Industrie & Territoires : L'Eldorado de la presqu'île guérandaise

Suite au confinement, et à l’émission « Echappées belles », que je visionnais tous les dimanches matin durant mes séances de vélo d’appartement, j’ai décidé de me rendre cet été en Loire Atlantique, où j’ai pu découvrir entre autres et avec intérêt ce que l’on appelle ici-bas l’or blanc de Guérande.

Et comme mon idée était justement de vous proposer des sujets consacrés à des territoires et leurs particularités économiques, c’est donc avec ce produit que nous connaissons tous pour l’utiliser dans nos cuisines que je commence cette nouvelle série, trouvant sa source en bordure de l’océan atlantique, situé entre les embouchures de la Loire et de la Vilaine, sur la dite presqu’ile de Guérande.

Représentés donc sous la forme de marais, salants donc, ils s’étendent sur près de 2 000 hectares, avec une première trace d’activité de récolte du sel vers l’âge de fer, ensuite au 3ème siècle avec les romains, qui l’utilisèrent comme salaire (salarium) pour payer, sous la forme de ration de sel, les légionnaires, et prolongée au 10ème siècle par les moines de l’abbaye de Landévennec, qui grâce à l’étude des marées, du vent, et du soleil, firent que cette particularité devint ce qu’elle est aujourd’hui encore, avec ses contours si particuliers. Cinq salines encore exploitées aujourd’hui trouveraient quant à elles leur origine à l’époque carolingienne.

Photo J.S
Photo J.S
Photo J.S
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Mais avant de continuer plus en avant, je souhaite vous présenter le processus menant à l’élaboration du sel, qu’il soit sous forme de gros sel(1), de sel fin (2), ou de fleur de sel (3), considéré comme le caviar de cette production locale.

Donc pour commencer, l’océan atlantique pénètre durant les grandes marées les nombreux bras de mer appelés les traicts, remonte par la suite un système de canaux appelés les étiers, avant de finir sa route dans différents bassins appelés eux des vasières, premiers de plusieurs autres appelés eux cobiers, fares et adernes, servant de bassins d’évaporation et de réserves journalières pour alimenter les derniers bassins dans la chaine de production, connus sous le nom d’œillets.

Et ce sont donc dans ces œillets que le sel se cristallise avant d’être travaillé par l’exploitant de ce terrain agricole, car cela en est un, que l’on appelle un paludier ou cueilleur de sel, récoltant toujours le sel comme autrefois, à l’aide notamment d’un outil en bois appelé le Las, lui permettant de pousser le sel sur le bord des bassins, et ensuite sur une surface en argile, dédiée à cet usage, afin que le sel recueilli puisse s’égoutter pendant la nuit, prêt le lendemain à être rajouté à un tas beaucoup plus grand, en attente lui d’être enlevé pour finir dans les usines de transformation, et ensuite sur nos tables

Photos J.S
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Alors, il faut savoir que des marins salants ils en existent également ailleurs en France (www.selsdefrance.org), ce qui fait que le secteur dans son ensemble représente près de 4 500  emplois directs et indirects, avec depuis quelques années une baisse généralisée des exportations, surtout en Europe, dû certainement à l’attention particulière des consommateurs d’aujourd’hui sur une utilisation massive de sel et ses conséquences sur la santé.

Mais pour revenir à Guérande, ce sont près de 80 collaborateurs et plus de 200 paludiers qui y animent encore l’extraction et la production du sel sur ce territoire, avec bon an mal an,  près de 13 000 tonnes de sel recueilli, représentant au final un chiffre d’affaires annuel de 25 millions d’Euros. A l’échelle individuelle, un paludier guérandais produit en moyenne à lui tout seul entre 60 et 90 tonnes de gros sel, et de 2 à 3 tonnes de fleur de sel par an.
 

Seulement voilà, cette activité de plein air est bien évidemment soumise aux aléas de la nature, de plus en plus capricieuse, et pas seulement causée par la mer. Car par exemple, après de fortes pluies, il faut savoir que c’est une semaine de travail qui se perd à chaque fois, et paradoxalement, les périodes de sécheresses, que nous vivons depuis un certain temps, n’amènent pas toujours des désagréments, car cette année, avec celle survenue en juillet, la récolte était même plutôt en avance, puisqu’au moment de ma visite, mi-août, elle était déjà en attente pour être traitée et transformée, permettant finalement aux exploitants de préparer bien en avance la prochaine saison, peaufinant et réparant au mieux leur outil de travail.

Photos J.S
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Comme quoi, le réchauffement planétaire, si cela est bien cela, peut avoir aussi du bon, même si à moyen ou long terme, la question de la montée des eaux, attendue, se posera de toute manière, obligeant les acteurs à se poser (doublement donc) les bonnes questions, ce qu’ils ne manquent pas de faire dès à présent, avec le souhait justement  de relever très prochainement de plus d’un mètre les digues du marais salant,  installées là pour la protection des salines entre le XVIIème et le XVIIIème siècle, et fortement endommagées durant la tempête Xynthia de 2010.

Mais comme à leur habitude, loin de baisser les bras, les exploitants souhaitent plus que tout pérenniser pour de très nombreuses années leur activité, ce qu’ils firent par déjà par le passé, où un projet de marina et de rocade routière était en passe l’air de rien de détruite ce patrimoine vivant, mais finalement abandonné, car que ce soit justement les exploitants, accompagnés par des riverains, des écologistes du cru, ainsi que des universitaires, ils réussirent en se fédérant à combattre ce projet fou, pour obtenir après d’âpres batailles, une victoire éclatante, complétée en 1972, par la création d’ un regroupement d’une centaine de paludiers sous l’appellation « Le Guérandais », obtenant par la suite , en 1988, le statut de coopérative agricole, et en 2012, la consécration, avec l’obtention de l’IGP (Indication géographique protégée), sous la double appellation « Sel de Guérande » et « Fleur de sel Guérande ».

Et depuis, ces produits sont vendus dans plus de 50 pays.

Donc, pérenniser pour de très nombreuses années, voire quelques siècles encore, afin que justement cette spécificité régionale s’éternise dans le temps, voici donc ce qu’est et sera la mission première de ces hommes et de ces femmes, travaillant chaque jour les pieds dans l’eau pour le bonheur de nos papilles.

Et  comme le disait Jules César, Alea Jacta Est (les dés sont jetés), tout doit rester tel quel dans ce petit territoire de France,  si particulier, et pour l’éternité. On peut faire confiance à ceux qui le façonnent chaque jour.

1/ Le gros sel est un sel marin provenant directement de l’eau de mer. Sa structure à gros grains permet de le distinguer des autres types de sel. Pour cause, les grains du gros sel ont un diamètre pouvant aller jusqu’à 6 millimètres. On l’obtient par évaporation de l’eau de mer, plus celle-ci est lente et plus les grains de sel seront gros. Après évaporation, le gros sel peut être lavé, tamisé et raffiné. Contrairement à la fleur de sel et bien qu’il en existe différentes variétés, le grain de gros sel est dur, sec, légèrement translucide et nacré. Certaines variétés de gros sel non raffinées et non lavées ont une couleur qui se rapproche du gris cendré. Comme les autres variétés de sel, le gros sel est composé majoritairement de chlorure de sodium. www.cuisineaz.com   

2/  Sel séché et broyé finement. Il est blanc ou gris et souvent non complètement sec si c'est du sel de salins et blanc et très sec s'il s'agit de sel gemme de salines. www.encyclopedie.fr

3/ La fleur de sel est formée de petits cristaux qui se forment à la surface des marais salants les jours où l'évaporation est importante. Ces cristaux blancs peuvent prendre une teinte légèrement rosée ou violette, ceci étant dû notamment à une algue rouge microscopique, la Dunaliella. Contrairement au sel, qui est de forme cubique, la fleur de sel est légèrement pyramidale.
La fleur de sel est ramassée avec précaution à l'aide d'un râteau en bois de châtaignier, la lousse, puis mise à sécher au soleil. Traditionnellement, la fleur de sel était ramassée par les femmes. www.marmiton.org

Jacques Samela

 

Sources :

. www.leguerandais.fr

. www.selsdefrance.org

. https://actu.fr/pays-de-la-loire/guerande_44069/guerande-salicornier-l-autre-cueilleur-des-marais-salants_36118691.html

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23636 du 28/08/20

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23636 du 28/08/20

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Le Commissariat au plan ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Commissariat au plan ?
Le Commissariat au plan ?

Au-delà du nominé, dont je parlerai brièvement à la fin du sujet, qu’est-ce vraiment que cette fonction de commissaire au plan qu’il vient d’obtenir, mais surtout, à quoi va servir la renaissance du commissariat au plan, ou CGP ?

Créé en 1946 par le général de Gaulle, avec comme mission, au sortir de la 2ème guerre mondiale, de formuler au gouvernement, en place et d’unité nationale, des propositions pour préparer les prochaines années, et censées répondre aux problématiques de l’époque qui étaient d’accroître la production industrielle et les échanges commerciaux, assurer le plein emploi, porter le rendement du travail au niveau des pays les plus en avance dans ce domaine, et pour finir, élever le niveau de vie des français, très impactés par ces six années de guerre.

L’accent fut donc porté sur des secteurs clés de l’époque comme le charbon, l’électricité, la sidérurgie, les matériaux de construction, les transports et le machinisme agricole, rejoint par la suite (1947) par les carburants et les engrais.

Son premier commissaire en fût Jean Monnet (1888-1979), considéré aujourd’hui comme l’un des pères fondateurs de l’UE (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/09/le-rendez-vous-de-l-europe-les-peres-fondateurs.html).

Loin de valoir, dans l’esprit tout au moins, la dite planification à la soviétique, les actions, que l’on nomma plans quinquennaux, ont pendant 40 ans répondus à divers moments importants de la France, comme l’essor industriel, la modernisation des équipements collectifs, l’aménagement du territoire, ou encore à l’avènement de situations particulières comme l’entrée de la France dans le marché commun, la guerre d’Algérie, Mai 68, ou encore les chocs pétroliers. Reconnu en son temps par le président Mitterrand (1916-1996), qui, nouvellement réélu en 1988, disait même que les pays qui réfléchissent à leur avenir, sont en avance sur les autres, et qu’une nation à le droit de savoir où elle va.

Cependant, perdant peu à peu de sa raison d’être au fil des ans, dû certainement à une plus grande dépendance de l’économie française aux aléas d’un monde de plus en plus globalisé, il fût décidé en 2006 de le remplacer par un centre d’analyse stratégique, et en 2013 par une entité appelée France Stratégie (www.strategie.gouv.fr), devenant en cela un lieu de réflexion prospective, de débats, et d’élaboration de politiques nouvelles.

Et puis, survint cette crise sanitaire, assortie vraisemblablement d’une crise économique, ce qui a certainement fait dire et penser au gouvernement qu’à situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle, avec la renaissance de cette entité, censée répondre aux problématiques du moment, nombreuses, mais aussi préparer la France de demain, privilégiant des domaines à fort potentiels, comme le seront certainement la transition énergétique, le numérique, l’arrivée de la 5G, la relocalisation effective d’entreprises de secteurs redevenus primordiaux pour l’indépendance de notre pays, une réorganisation territoriale plus poussée, donnant plus de pouvoirs aux régions, et bien d’autres, qui seront mis sur la table par l’équipe nouvellement créée par le commissaire au plan, François Bayrou donc, ancien ministre, maire de la ville de Pau (64), et allié politique d’Emmanuel macron, et qui dans le cadre d’un de ses livres, intitulé « Résolution française », expliquait déjà qu’il était un nostalgique de ses plans, ayant permis à la France de réfléchir à l’après, loin il est vrai d’être le cas du temps politique, beaucoup plus court, en raison bien évidemment des échéances électorales rythmant nos démocraties.

Son vœux a donc été exaucé, souhaitons-lui bien évidemment réussite, car de celle-ci, décidera de notre futur proche et plus lointain.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. https://www.leparisien.fr/politique/qu-est-ce-que-le-commissariat-au-plan-que-macron-envisage-de-ressusciter-13-07-2020-8352051.php

. https://www.francetvinfo.fr/politique/jean-castex/gouvernement-de-jean-castex/qu-est-ce-que-le-haut-commissariat-au-plan-que-veut-ressusciter-le-gouvernement_4041727.html

 

 

Vus et lus dans Les Echos du 08/09/20
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La France, une autre histoire

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, une autre histoire
La France, une autre histoire

Alors que cette année, plutôt particulière vous le savez bien, nous serons pour la plupart amenés à prendre nos vacances en France, celles des juilletistes, des aoûtiens, et peut-être plus nombreux encore, des septembristes, oui, cela se dit bien comme cela.

Alors bien évidemment, les lieux habituels seront toujours appréciés et recherchés (moins de mer, plus de campagne, de montagne cette année ?), le patrimoine national lui, sera certainement redécouvert, ce pourquoi en fait que la France soit devenue au fil du temps la 1ère destination touristique mondiale. Cependant, il existe un autre tourisme, peu connu de chacun de nous, dédié lui à un autre patrimoine, plus industriel celui-ci, moins primordial il est vrai pour se reposer après une année de labeur, mais néanmoins instructif pour découvrir une autre France, une autre histoire, qui est celle de son passé, son présent, voir son avenir.

Mais qu’entendons-nous vraiment par patrimoine industriel ?

Sur le site de l’Institut National des Métiers d’Art (www.patrimoine-vivant.com), qui délivre le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), une marque de reconnaissance de l’Etat mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence, il y est présenté comme ceci :

« Le patrimoine industriel comprend l’ensemble des témoignages matériels (paysages, sites de production tels usines, ateliers, moulins, documents, machines, outils, etc…) et immatériels (savoir-faire) des processus de production industrielle. »

D’autres définitions existent, une ayant même fait l’objet de l’élaboration d’un texte de référence en 2003 par The International Committee for the Conservation of the Industrial Heritage (www.ticcih.org), intitulé la Charte Nizhny Tagil, la seule organisation internationale dans ce domaine à être reconnue comme experte par l’Icomos (www.icomos.org), et l’Unesco, où soit dit en passant, La France rassemble 45 lieux inscrits au patrimoine mondial.

Mais, à la différence d’autres pays, comme la Grande-Bretagne, la France n’a vraiment commencé à s’y intéresser qu’au milieu des années 70, avec le début de l’engouement historique et populaire des grandes régions industrielles que furent la Lorraine et le Nord Pas de Calais, berceaux des mines de charbons et du secteur du textile, et avec une enquête menée en 1975 par le précurseur de l’étude de l’archéologie des techniques et du patrimoine industriel français, Maurice Daumas (1910 – 1984), dont le sujet était consacré aux bâtiments industriels aux XVIIIème et XIXème siècles en France.

Un an plus tard, un colloque sur la conservation du patrimoine industriel dans les sociétés contemporaines entérinera la reconnaissance de ce sujet comme champ d’étude, suivi en 1978 par la création du « Comité d’information et de liaison pour l’archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel français », et en 1983 de la « Cellule du patrimoine industriel ».

Et depuis, je ne sais si notre pays a rattrapé son retard, en tout cas, en 2017, les sites industriels comme les manufactures anciennes, forges, salines, chocolateries, centrales nucléaires, raffineries de pétrole, ateliers d’articles de luxe, hauts- fourneaux, qui seraient près de 900, sur les 43 000 monuments historiques que conterait l’hexagone, ont accueillis près de 15 millions de visiteurs, incluant également les 5 000 et plus entreprises s’ouvrant au public, le plus souvent des TPE-PME, et ce dans tous secteurs.

 L’ancien côtoie donc le présent, garant souvent d’une pérennité sur un territoire bien déterminé, avec pour les acteurs d’aujourd’hui, une visibilité et une reconnaissance non négligeable venus d’ailleurs, notamment en termes d’achats de produits dérivés, 2,5 fois supérieurs aux achats sans visites, sans omettre pour autant la population locale, pas toujours au fait de son propre patrimoine.

Mais cela, les régions l’ont finalement bien comprises, puisque maintenant il est de bon ton de proposer des parcours touristiques différents ou complémentaires (voir documents ci-dessous), incluant justement des sites industriels. Et comme cette année, je l’ai déjà dit, nous resterons plutôt en France, c’est peut-être le bon moment pour y découvrir d’autres pépites de nos régions.

Et pour cela, je vous conseille de vous rendre sur les sites internet de différents acteurs (voir ci-dessous), très au fait de ces nouvelles réalités, et à même surtout de vous aider à choisir des sites d’intérêts, ou à vous informer au mieux de ce que représente vraiment le tourisme industriel.

Mais, avant de clôturer ce dossier, et au cas où vous aurez l’occasion malgré tout de partir en Europe, sachez qu’un parcours à l’échelle du continent existe, il s’appelle même « La Route européenne du patrimoine industriel » (https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage), représentant près de 1 800 sites, sous la forme de 14 itinéraires thématiques mettant en lumière les différentes époques de l’industrialisation européenne.

Excellentes visites, de bonnes vacances,  et n’hésitez-pas à me faire parvenir des photos, afin de les publier par la suite.

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. www.cilac.com

. www.patrimoine-vivant.com

. https://www.usinenouvelle.com/editorial/en-images-ces-sites-industriels-francais-inscrits-au-patrimoine-mondial-de-l-unesco.N863560

. https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/european-route-of-industrial-heritage

. https://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/tourisme-industriel

 

A découvrir

. https://www.detoursenfrance.fr/patrimoine/patrimoine-industriel

. https://www.plusbeauxdetours.com/categorie/tourisme-industriel/

. www.entrepriseetdecouverte.fr

 

A se procurer :

. https://www.routard.com/evenements-en-voyage/cid138535-la-visite-d-entreprise-en-france-avec-le-routard.html

 

A lire :

. Au cœur du patrimoine industriel français de Marie-Hélène Chaplain

. Architectures et paysages industriels, l’invention d’un patrimoine de Jean-François Belhoste et Paul Smith

 

A ne pas manquer :

. Journées européennes du Patrimoine 2020 (09 & 10 septembre 2020), avec comme thème, "Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie !". www.culture.gouv.fr

 

 

 

 

 

 

 

Vu dans Picardie "Corps & Ame". Edition Pharos

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Vus et lus dans Le Parisien Weekend du 03/07/20, et Office du tourisme de St Nazaire
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Vu et lu dans Art & Décoration
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Vu et lu dans Marie Claire Maison n° 516 de mars-avril 2020
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Vu et lu dans Marie Claire Maison n° 516 de mars-avril 2020
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Vu et lu dans Télérama n° 3677 du 01/07/20

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La France, une autre histoire
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L'Hygiaphone, un retour en grâce ?

Publié le par Jacques SAMELA.

L'Hygiaphone, un retour en grâce ?
L'Hygiaphone, un retour en grâce ?

Vous en avez entendu parler pendant la crise du covid-19, le groupe français Téléphone en a fait un de ses titres phares en 1977, Danny Boon en a relaté son utilisation difficile dans son sketch consacré à la Poste, et ceux qui comme moi ont un âge un peu avancé, l’ont croisé plus d’une fois dans les services publics, mais connaissez-vous vraiment son histoire ?

Eh bien elle commence en 1945, en raison d’une épidémie de grippe H1N1, comme quoi, rien de nouveau, venant déjà de Chine, et qui par le contact avec les voyageurs toucha particulièrement les agents SNCF, notamment ceux attribués aux guichets dans les gares.

La réponse, très attendue par la société ferroviaire, car faisant face à une vraie hécatombe d’absences, doublée d’une baisse de la productivité, viendra tout simplement (si je puis dire), d’une installation doublement vitrée, avec en son centre une membrane acoustique permettant une protection maximale, tout en assurant une sonorité presque parfaite.

En tout cas, dès l’installation de ce nouveau système, appelé à l’origine « passe son duetto » par son créateur  l’ingénieur André Bourlier, et proposé, après avoir été déposé sous la marque « Hygiaphone », du grec "hugiês", qui signifie "sain", et "phônê", "la voix", le nombre d’absences tomba à près d’une trentaine, alors qu’au début de l’épidémie, elles culminaient à plus de 300. La parade fût donc trouvée.

Tellement bien qu’après  avoir prouvé son utilisation, il trouvera d’autres débouchées comme les différentes administrations de l’époque, les stations-services, les stades, les grands-magasins, ainsi que les cinémas, avec aussi dès 1968 des versions adaptées elles à la protection des banques, postes, commissariats de police, ou encore ministères et ambassades.

Et cela dura jusque dans les années 90, où cette fois-ci, toutes ces institutions ou tous les sites recevant du public souhaitèrent s’ouvrir à leur clientèle, clientèle s’estimant elle, à juste titre ou pas, et notamment dans les différentes administrations, accueillie souvent sans considérations aucunes par des guichetiers plutôt débordés qu’autre chose, considérant que ce système était devenu un mur d’incompréhension entre les usagers et eux-mêmes, obligeant souvent les antagonistes à crier fort pour se faire entendre.

Résistant tant bien que mal à l’air du temps, la marque est acheté par un groupe suédois du nom de Gunnebo (www.gunnebo.com), qui par la cession d’une de ses divisions, fera que « l’Hygiaphone » tombera dans l’escarcelle du groupe français Fichet (www.fichetgroup.com) en 2018, spécialiste dans le secteur des coffres-forts, portes blindées et sécurité électronique .

Et c’est par des circonstances similaires et malheureuses que ce produit, plutôt aux oubliettes il est vrai, est revenu sur le devant de la scène, avec l’utilisation de protection souvent de bric et de broc dans les magasins d’alimentation, marchés et autres lieux de ventes.

Mais comme l’on dit parfois, à quelque chose malheur est bon, car depuis le début de cette crise sanitaire, non terminée attention, les ventes du produit estampillé « Hygiaphone » ont augmentées de plus de 40 %, obligeant même la société détentrice à surveiller l’utilisation de cette appellation, toujours brevetée,  pour des modèles le plus souvent élaborés en plexiglas, précieux pour protéger du virus, mais n’assurant en rien une qualité de son que le vrai modèle lui est capable de proposer.

Défense du nom, mais aussi d’une qualité ayant déjà fait ses preuves. Et il est vrai que pour avoir testé l’original et ceux que nous voyons aujourd’hui, il n’y pas à matière à se tromper.

La question maintenant, verra-t-on une utilisation sur le temps  de ce mode de protection, ou est-ce seulement sur la période actuelle de la crise en cours ?

En tout cas, vu qu’elle est mondiale (la crise sanitaire), il y a malheureusement de quoi faire, et ce pour pas mal de temps.

Petit retour en arrière donc, mais bon, pour nous protéger, pas de demi-mesures. Espérons juste que le niveau sonore soit meilleur qu’avant, n’est-ce pas Monsieur Boon ?

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

. https://www.franceculture.fr/histoire/parlez-dans-lhygiaphone-le-retour-en-grace-dun-vieux-systeme

. https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/coronavirus-retour-grace-du-bon-vieux-hygiaphone-produit-alsace-eviter-contaminations-1825670.html

Vu dans Eaubonne Mag n° 248 de mai - juin 2020, et Télérama n° 3673 du 03/06/20, n° 3676 du 24/06/20
Vu dans Eaubonne Mag n° 248 de mai - juin 2020, et Télérama n° 3673 du 03/06/20, n° 3676 du 24/06/20

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Bien avant l'utilisation des baies vitrées, intitulé "The Ticket Seller" de Norman Rockwell. Edition Taschen : Rockwell de Karal Ann Marling

Bien avant l'utilisation des baies vitrées, intitulé "The Ticket Seller" de Norman Rockwell. Edition Taschen : Rockwell de Karal Ann Marling

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Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés

Publié le par Jacques SAMELA.

Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés
Le château de Chantilly, son domaine, et ses à-côtés
Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly
Vu dans Art & Décoration, et Mémoire en Images - Chantilly

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Les 15, 16 & 17 mai devaient se tenir dans le parc du Château les journées des plantes de Chantilly (Oise), anciennement organisées au Château de Courson (www.domaine-de-courson.fr).

Seulement voilà, en raison de quoi vous savez, elles ont tout bonnement étaient annulées.

Mais bon, ne souhaitant pas annuler également mon sujet consacré au château, qui me tient particulièrement à cœur, car natif de cette ville, et me disant que finalement, comme cette année Covid-19 nous aurons peut-être peu de chances de voyager à l’étranger, pourquoi ne pas le présenter malgré tout, moins connu semble-t-il, mais représentant quand même près de 500 000 visiteurs chaque année, et avec une histoire personnelle côtoyant l’histoire de France au plus près.

Mais comme vous le verrez par la suite, ce n’est pas qu’un château, c’est plus que cela.

Bâtiment fortifié au moyen-âge, appartenant aux Bouteiller, premiers seigneurs du lieu, il fut pillé en 1358 lors des Jacqueries*, avant d’être acheté en 1386 par la famille d’Orgemont, qui en fit une véritable forteresse.

Légué par la suite en 1484 à Guillaume de Montmorency (1453 – 1531), général des finances du roi Louis XI (1423 – 1483), un de ses quatre fils, Anne de Montmorency (1493 – 1567), compagnon d’armes et ministre de François 1er (1494 – 1547) héritant de ce domaine, décida après avoir guerroyé en Italie, tout en y découvrant des palais fastueux, de faire construire un château d’inspiration Renaissance, dont Florence en est le berceau.

Bien plus tard, l’un de ses descendants, Henri II de Montmorency (1595 – 1632) fut lui décapité pour s’être révolté contre le cardinal Richelieu (1585- 1642), et le château confisqué par le roi. Il ne reviendra à la famille qu’en 1643, plus précisément à l’épouse d’Henri II de Bourbon (1588 – 1646), prince de Condé, Charlotte de Montmorency (1594 – 1650).

Leur fils, Louis II de Bourbon (1621 – 1686), cousin du roi, et dit le grand Condé, organisera lui des fêtes dignes de Versailles, où se montrèrent les plus grands artistes du moment comme Molière, Racine, La Fontaine, ou encore Bossuet. Et, c’est à ce moment que Le Nôtre (1613 – 1700), pas le traiteur, mais le jardinier du roi Louis XIV, élaborera les désormais fameux jardins du château, dit à la française.

En 1719, en face du château, pour ceux qui connaissent, s’érigera les Grandes Ecuries (www.grandesecuries.com), j’y reviendrai, suivi après 1740, du Hameau, de la salle du Jeu de Paume et du château d’Enghien. A la révolution, le grand château, après avoir servi de prison, fut détruit par ce que l’on a appelé la Bande Noire**, et les collections, saisies, furent transportées au Louvre.

Il ne sera reconstruit qu’en 1875 par Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822 - 1897), afin notamment d’y abriter ses nombreuses collections d’arts, et, sans héritiers directs, ses deux fils ayant trouvés la mort jeunes, il lèguera la totalité de son domaine à l’Institut de France (www.institut-de-france.fr) en 1886, avec comme volonté ultime d’ouvrir les portes du château au public, sous l’appellation « Musée Condé », ce qui fut fait en 1898, un an après sa mort, et qui aujourd’hui représente une visite plus qu’agréable, en déambulant sur un parquet craquant au milieu de la deuxième collection de peintures anciennes après celle du Louvre, les appartements princiers, et une bibliothèque exceptionnelle, appelée « Le cabinet des livres », où repose près de 19 000 volumes, sur les 60 000 que compte l’ensemble de la collection du domaine, composé pour la plupart de manuscrits (1 500), dont le plus ancien date du XIème siècle, et de 17 500 imprimés, dont environ 700 incunables (imprimés avant 1501, le début de l’imprimerie), et 2 500 livres imprimés au XVI siècle .

Vu et lu dans Art & Décoration
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Mais parler du château de Chantilly sans relater de ses à-côtés et de l'ensemble de son domaine, serait un oubli plus que fâcheux. Je vous le disais en préambule.

En effet, que dire de son parc de 115 hectares, notamment composé d’un jardin à la française, le préféré de son concepteur, vous vous souvenez, André Le Nôtre ? Il comprend de vastes miroirs d’eau reflétant les couleurs du ciel, de nombreux jets d’eau et de fontaines, et accompagnés de statues, représentant pour beaucoup le monde de la chasse à courre, toujours en œuvre aujourd’hui dans cette forêt de 6 344 hectares, partie prenante du domaine et que nous, Cantiliens, appelons tout simplement forêt de Chantilly.

Mais il comprend également deux autres jardins, dont le jardin anglo-chinois, élaboré en 1773, abritant le hameau, composé de cinq maisonnettes d’aspects dit rustiques, dont le modèle servi à créer le petit Trianon de Versailles, villégiature de Marie-Antoinette.

Et donc le jardin anglais, élaboré lui en 1819 sous la restauration***, occupant aujourd’hui la partie du château détruite durant la révolution, et composé des dites fabriques romantiques, dont le célèbre « Temple de Vénus », où nichent de majestueux cygnes blancs.

Et enfin, pour ceux qui aiment les chevaux, et ils sont nombreux à Chantilly, les Grandes Ecuries, construites entre 1719 et 1740, mesurant 186 mètres de long sur 12 mètres de large, composé d’un dôme monumental de 28 mètre de haut, pouvant abriter près de 250 chevaux et 500 chiens, car une de ses premières utilisations, j’y reviens, était pour les chasses quotidiennes des seigneurs du lieu. Ce sont toujours les plus grandes d’Europe.

Aujourd’hui, elles abritent le musée du Cheval, relatant des rapports entre le cheval et l’homme depuis la nuit des temps, ainsi que depuis plus de 30 ans, des représentations et des spectacles équestres, consacrés notamment à l’art du dressage, dont l’instigateur et créateur depuis 1982, se nomme Yves Bienaimé. Depuis, ce sont ses filles qui ont repris le flambeau.

Quant à lui, non rassasié, il s’engagea il y a de cela quelques années dans le sauvetage d’une partie du domaine de Chantilly, convoité par des promoteurs immobiliers, en créant le Potager des Princes (www.potagerdesprinces.com), composé de 25 petits jardins, où l’on y trouvent des légumes, des arbres fruitiers, des fleurs, des animaux, et où à la belle saison sont organisés des spectacles pour les enfants, les courses de lapins y étant très appréciées, mais aussi pour les adultes, plus classiques ceux-ci.

Mais, avant de clôturer définitivement ce sujet, je me propose de vous servir de guide dans le cadre d’un parcours virtuel que voici.

Imaginez, nous sommes au mois de juin, le soleil est au beau fixe, et après quelques jours à Paris, vous décidez de venir visiter Chantilly et son château.

Vous prenez donc le train à la Gare du Nord, et en une demi-heure, vous êtes à la gare de Chantilly. Face à la gare, un chemin boisé, que vous prenez, et qui vous mène tout d’abord à la petite pelouse, jouxtant l’hippodrome (www.france-galop.com/fr/hippodromechantilly), créé en 1834, et où se déroulent deux courses hippiques de renoms que sont le Prix du Jockey Club créée en 1836, et le Prix de Diane, course hippique créée elle en 1843, et considérée comme le prix de l’élégance par excellence, où certaines dames et messieurs y viennent chapeautés, afin de s’y montrer sous leurs plus beaux atours.

Vous continuez ensuite en longeant le champ de course, en imaginant le galop des chevaux et les clameurs des parieurs, attendant avec ferveur l’arrivé de leur champion, avant de tomber donc sur les Grandes Ecuries, défendues par la statue du duc d’Aumale à cheval, érigée là en sa mémoire en 1899.

Vous longez l’édifice, et là, sur votre gauche, le château de Chantilly, où vous attends donc bien plus d’une heure de visite de l’ensemble du domaine, avant de pouvoir déguster sur place la non moins célèbre crème Chantilly, dont certains disent qu’elle fût inventée ici même par François Vatel (1631 – 1671), même si sur ce sujet les avis divergent, car ce que l’on sait également, c’est que cette crème aurait été amenée dans les bagages de Catherine de Medicis (1519 – 1589), avec certainement son apparition plus qu’appréciée durant des diners au domaine. La légende fera le reste.

Et après avoir quitté définitivement le château, vous passez par la porte Saint-Denis, qui devait relier l’aile existante des Grandes Ecuries à celle projetée, mais jamais réalisée, et vous prenez la rue du Connétable (cela vous rappelle quelque chose ?), qui vous mènera à sa fin à la place Omer Vallon, lieu du marché habituel de la ville, mais où vous trouverez également l’occasion, si vos pieds vous disent encore oui, de visiter le Musée de la Dentelle (www.chantilly-dentelle.com), près de la médiathèque, sans oublier pour terminer votre périple, et garder un autre souvenir, autres que ceux du château, d’acquérir un ou plusieurs modèles de porcelaine de Chantilly, créée dans les années 1730 par le prince de Condé, Louis-Henri  de Bourbon, dans le plus pur style de la porcelaine japonaise de l’époque, qu’il affectionnait particulièrement.

Et pour repartir vers la gare, par un autre chemin, prendre la rue de Paris, continuer ensuite sur l’avenue du Maréchal Joffre, et avant un rond-point, sur votre droite, reprendre la rue des Otages (celle du début de votre périple), qui comme vous le verrez très rapidement, y mène directement.

Voilà, pour ceux qui ne connaissaient pas encore ce château et l’ensemble de son domaine, j’espère que cette présentation vous aura donné l’envie de le visiter, et donc d’y passer une journée afin de découvrir ce que j’ai oublié de vous dire. Il vous attend, dès réouverture bien sûr.

*La Grande Jacquerie est un soulèvement paysans survenu en 1358 dans les campagnes d'Île-de-France, de Picardie, de Champagne, d'Artois et de Normandie, lors de la guerre de Cent Ans dans un contexte de crise politique, militaire et sociale. Cette révolte tire son nom de Jacques Bonhomme, figure anonyme du vilain, puis sobriquet désignant le paysan français, probablement du fait du port de vestes courtes, dites jacques. Elle eut pour chef un dénommé Guillaume Carle aussi nommé Jacques Bonhomme.Cette révolte est à l'origine du terme « jacquerie » repris pour désigner toutes sortes de soulèvements populaires. C'est sous la plume du chroniqueur Nicole Gilles, mort en 1503, contrôleur du Trésor royal sous Charles VIII de France, que l'on trouve ce terme dans Les chroniques et annales de la France parues dès 1492.(Wikipedia)

** La Bande Noire est une expression désignant, dans son ultime usage, une association de spéculateurs qui, sous la Révolution française, à partir de la mise sous séquestre des biens du clergé (décrets des 13 mai et 16 juillet 1790) et des émigrés (décrets du 2 septembre 1792 et 3 juin 1793), et leur vente, s'entendaient pour acheter à bas prix les châteaux, abbayes, monuments d'art les plus précieux, dans le but de les occuper, de les revendre avec profit (parcellisation des anciens domaines) ou de les démolir et d'en vendre les matériaux. (Wikipedia)

***La Restauration, appellation courante, est la période de l'histoire de France correspondant à la restauration de la monarchie en tant que régime politique en France, ou plus exactement dans ce qu'il restait de l'Empire napoléonien. (Wikipedia)

Jacques Samela

 

Sources :

. www.domainedechantilly.com

. www.chantilly-tourisme.com

. www.grandesecuries.com

. www.potagerdesprinces.com

. www.chantilly-dentelle.com

Vu et lu dans Art & Décoration
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Télérama n° 3663 du 18/03/2020, et vu et lu dans Les Echos du 28/02/20
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Biotechs, la France au top

Publié le par Jacques SAMELA.

Biotechs, la France au top
Biotechs, la France au top

Eh oui, encore un secteur où la France se retrouve leader, en Europe, comme dans le monde entier.

Ce qui démontre malgré tout ce que l’on entend et voit de ci delà, et après avoir traité de secteurs comme l’aéronautique, l’agro-alimentaire, la filière cosmétique ou encore la filière vidéo, en attendant d’autres sujets, que la France n’est pas si mal lotie par rapport à d’autres. Rappelons-nous-en.

Et avant de vous apprendre pourquoi ce secteur représente une place forte de l’industrie française, une petite définition du terme biotechnologies.

« Ce terme se compose de « bio » du grec bios, vie, et de « technologie », dérivé du grec tekhnología, littéralement « traité ou dissertation sur un art », notion qui a fait son apparition au XIXe siècle et qui désigne les études des outils et des techniques (du grec techné, art manuel). Les biotechnologies se réfèrent donc aux techniques qui ont prise sur la vie, avec l'objectif de la modifier, de l'apprivoiser » (www.futura-sciences.com).

Assez récent en France, puisque que l’on considère sa naissance vers la fin des années 70 avec deux sociétés qu’étaient  Cayla à Toulouse, et Transgene à Strasbourg, le secteur des Biotech, appelé également Health Tech, représente donc aujourd’hui près de 700 start-up, plus de 300 000 emplois directs et indirects, et surtout 67 MD€ de chiffre d’affaires.

Premier pays européen, et deuxième au niveau mondial après les Etats-Unis, en nombre de sociétés Biotech cotées sur le marché public européen Euronext Paris (www.euronext.com), il compte 7 pôles de compétitivité* dédiés au secteur Pharma-Biotech, il se classe au 2ème rang européen derrière le Royaume-Uni en terme de produits de biotechnologie en développement, avec notamment 59 projets d’investissements étrangers recensés pour 2017, et il est également le seul, en dehors des Etats-Unis, à figurer dans le top 10 mondial du classement Scimago (www.scimagojr.com) des centres de recherche dans le domaine de la santé avec deux établissements que sont l’INSERM et l’AP-HP.

Mais au fait, à quoi servent-elles ces biotechnologies, et d’où viennent-elles également ?

Tout d’abord, elles servent à améliorer notre qualité de vie, et ce depuis l’apparition de l’homme cueilleur-chasseur, qui, se sédentarisant, utilisera le vivant à son profit, intervenant donc sur la nature, afin notamment de remodeler l’environnement dans lequel il se développait. Mais c’est surtout à la fin du siècle dernier que la biologie a été réellement consacrée science de la vie, préparant justement l’avènement des biotechnologies, consistant finalement à valoriser le vivant au profit de l’homme, tout en sachant quand même que des questions éthiques ne sont pas très loin.

Et depuis cette période, c’est à une véritable accélération auquel nous avons droit, avec par exemple l’émergence de la thérapie cellulaire, le développement des biomédicaments, l’élaboration d’organes artificiels, la découverte de nouveaux vaccins, aujourd’hui plus que d’actualité, et bien d’autres innovations exceptionnelles, apportées notamment par ce que l’on considère une mine d’or pour les biotechnologies, les océans, et connues sous l’appellation biotechnologies marines ou bleues.

Et comme la France représente la deuxième puissance maritime au monde, là aussi, elles se retrouvent parmi les leaders avec  les Etats-Unis, l’Australie, le Japon, ou le Canada.

Mais, pour continuer sur cette dynamique, il faut des fonds, pas seulement marins, mais plutôt financiers, car manifestement il y aurait un manque de ce côté d’après France Biotech (www.france-biotech.fr), le représentant officiel de cette filière, qui en juin 2019, afin de remédier justement à cette situation, organisa pour la première fois le HealthTech Investor Days (HTID), réunissant une centaine d’acteurs internationaux du financement de l’innovation, qui sera réitéré cette année les 22 & 23 juin prochain, avec comme objectif d’attirer justement des fonds importants, supérieurs à 50 millions d’Euros, à même d’apporte aux entreprises du secteur une manne financière importante pour créer l’émergence de ces futures grandes, que l’on nomme licornes**.

Mais depuis, sous l’impulsion du Ministère de l’économie et des finances, ce sont plus de 6 milliards qui ont été mis dans la balance en faveur du financement des entreprises technologiques, dont le secteur de la santé dans son ensemble saura prendre à son compte pour accompagner ses champions en devenir.

Champions, qui l’air de rien ont quand même levés 532 millions d’Euros en 2019, un peu moins il est vrai qu’en 2018, avec 802 millions d’Euros, démontrant en cela qu’il reste encore des efforts à faire pour que cette filière pérennise ces actions innovantes afin de garder sa place actuelle, mais surtout afin de gagner de nouvelles parts de marchés, sur un secteur avec des perspectives aussi gigantesques.

*Lyon Biopôle, Medicen, Alsace Biovalley, Atlantic Biotherapies, Cancer Bio santé, Eurobiomed, Nutrition Santé Longévité

**Licorne : Une licorne est une startup dont la valorisation est supérieure à 1 milliard de dollars.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.france-biotech.fr

. http://biotechbourse.fr/biotechs-france-financement-532-millions-eur-en-2019/

.https://www.businessfrance.fr/Media/Default/PROCOM/Kits/Industries%20de%20pointe/Business_France_Essentiel_en_10_points_Biotechs.PDF >

. https://www.supbiotech.fr/debouches-metier-biologie/secteurs/carriere-sante

. https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/05/l-absence-frustrante-des-biotechnologies-et-des-technologies-medicales-de-la-start-up-nation_6014309_3232.html

. https://www.futura-sciences.com/tech/dossiers/technologie-biotechnologies-defi-futur-2158/

 

 

Vus et lus dans CNEWS du 20/09/19 et Les Echos du 08/10/19
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France Biotech annonce rejoindre "The International Council of Biotechnology Associations

Boursier.com / Le 28/02/20

 

France Biotech, l'association des entrepreneurs de l'innovation en santé en France, a annonce rejoindre "The International Council of Biotechnology Associations" (ICBA), Alliance Internationale en biotechnologies regroupant 26 associations nationales présentes sur les 5 continents, lors de la réunion biannuelle qui s'est tenue le mardi 25 février 2020 à Londres.

En s'associant avec l'ICBA, qui poursuit des missions similaires à celles de France Biotech au niveau mondial, France Biotech renforce son positionnement au service de ses adhérents et contribuera ainsi à donner de la visibilité à l'écosystème français sur la scène internationale.

Plus de visibilité

L'ICBA est une alliance regroupant différentes associations nationales de biotechnologie et est la plus représentative du secteur... Elle vise à promouvoir les sciences de la vie et plaide pour des politiques en faveur de la croissance des industries de biotechnologies innovantes (santé, industrie, agriculture et environnement).

L'alliance défend et promeut les biotechnologies et leurs enjeux sociétaux à la fois auprès du grand public et des pouvoirs publics.

"Nous sommes très heureux de rejoindre ICBA, une alliance internationale avec laquelle nous pourrons créer des liens avec nos homologues américains, africains, asiatiques, australiens et européens, et, où nous pourrons aussi partager nos visions stratégiques de l'écosystème des biotechnologies et relever ensemble les prochains défis notamment améliorer la santé de demain" explique Franck Mouthon, Président de France Biotech.

Pour plus d'informations sur ICBA : https://internationalbiotech.org/

 

Vu et lu dans Les Echos du 06/12/19 et Challenges
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Vu et lu dans Le Monde du 30/08/17
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Vu et lu dans Les Echos du 15/01/20 et du 06/03/20

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Vu et lu dans L'Usine Nouvelle n° 3599 du 21/02/20
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