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K-Way, le chemin du retour (Episode 8 et fin)

Publié le par Jacques SAMELA.

K-Way, le chemin du retour (Episode 8 et fin)
K-Way, le chemin du retour (Episode 8 et fin)

Diego Armando Maradona l’utilisait à chaque début de saison, afin de perdre le poids superflu de ses étés.

Moi-même, mais pas au même niveau, quoique la catégorie intitulée cadets nationaux (USC Chantilly), pour ceux qui connaissent, étaient quand même d’un sacré niveau, je l’utilisai, cependant moins pour perdre du poids que pour me protéger de la pluie, ce pour quoi il a été créé, mais avec pour moi deux problématiques incontournables, soit qu’après chaque entraînement, quelque fois sous la pluie, j’étais trempé autant à l’intérieur qu’à l’extérieur (rappelez-vous le sketch de Dany Boon sur le sujet), et ma difficulté récurrente à replier dans les règles le vêtement en question, afin de le mettre dans la pochette dédiée, assortie d’un gros élastique noir.

Manifestement pratique, mais pour moi, plutôt gênant, notamment en courant, car se balançant dans tous les sens.

Vu et lu dans Les Echos du 11/07/16
Vu et lu dans Les Echos du 11/07/16

Vu et lu dans Les Echos du 11/07/16

Mais bon, ce fut mon ressenti, car quand son créateur, en 1965, Léon-Claude Duhamel, fils d’entrepreneur de la confection l’imagina, attablé au Café de la Paix à Paris, et qu’il vit une femme et ses enfants vêtus d’un blouson de nylon rouge, à rebours de l’utilisation massive des impers gris, il échafauda de fait ce qui deviendra le K-Way original, qu’il appellera « En-cas » (de pluie), avec justement comme idée de protéger tout à chacun de la pluie.

Idée, qui un an plus tard, avec l’aide de l’agence de communication Havas, deviendra un véritable succès, adoptant donc l’appellation K-Way, association de la 1ère appellation, en changeant le mot cas de « en cas » en la lettre K, et du terme, plus tendance, évoquant notamment « l’american way of life », way. Il se vendra à la suite de ce changement près de 250 000 exemplaires.

Par la suite, volant de succès en succès, la marque devient dans les années 70 et ce jusque dans les années 80 une véritable icône de la mode vestimentaire, notamment vis-à-vis des jeunes, après que Sophie Marceau, dans le film « La Boum » porta un exemplaire bleu marine, mais aussi après que la marque s’associe avec l’équipe de France de ski alpin, avec à la suite, la création d’une gamme de vêtements de sports d’hiver.

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 22/09/17
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 22/09/17

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 22/09/17

Cependant, après des dissensions au sein des propriétaires de la marque, la famille Duhamel, laissant Léon-Claude seul aux manettes, une vente bloquée, par l’Etat français, au groupe Blue Bell, propriétaire de la marque Wrangler, et pour finir une implantation ratée de la marque aux USA, les ventes commencent à baisser à partir de 1988.

Aussi fortement, qu’en 1991, la marque est au bord de la faillite, et ne voit son salut que grâce à son rachat par le groupe italien Pirelli. Ensuite, c’est un enchainement de coups rudes, comme l’incendie de son usine, située dans le Pas de calais, de décisions causées par une urgence financière critique, son chiffre d’affaires passant de 500 millions de francs en 1992, à 100 millions en 1996, avec la délocalisation définitive au Portugal et dans divers pays d’Afrique du Nord de la fabrication, et le manque à gagner d’une tentative de vendre des vêtements plus élaborés, cassée par une concurrence asiatique en pleine expansion.

Au final, en 1996, c’est une banque italienne, la Sopaf, qui rachètera la marque.

Par la suite, et après plusieurs années d’hibernation plus ou moins voulues, c’est encore de l’Italie que viendra son salut, avec son rachat en 2004 par la société Basic Net (www.basic.net), propriétaire de marques sportives comme Kappa ou Superga, qui, flairant certainement un potentiel unique pour s’ouvrir le marché français, décida de se lancer dans ce challenge.

Vu et lu Le Parisien Eco du 06/11/2017

Vu et lu Le Parisien Eco du 06/11/2017

Et très rapidement, grâce à une montée en gamme de la marque renaissante, une diversification plus mode, avec des collaborations prestigieuses avec Philippe Starck, ou Marc Jacobs, des points de vente en propre furent ouverts, avec dès 2013, un retour en force dans l’Hexagone, avec l’ouverture de cinq boutiques, dont une à Lille (2014), terre de ses débuts.

Et comme ce retour ne passa pas inaperçu, le chiffre d’affaires cette année atteindra près de 1,5 millions d’Euros, aidé en cela par de nouveaux produits, comme la doudoune réversible.

Vu et lu dans Challenges n° 683 du 28/01/21
Vu et lu dans Challenges n° 683 du 28/01/21
Vu et lu dans Challenges n° 683 du 28/01/21

Vu et lu dans Challenges n° 683 du 28/01/21

Bon, par-contre, la contrepartie de ce renouveau, c’est que désormais les vêtements, souvent élaborés en collaboration avec des marques de renom comme Fendi, Versace, Saint Laurent, ou encore Comme des Garçons, sont proposés à des prix bien loin de ceux d’antan, et que les modèles originaux de la marque, que sont « le Claude », ou « Le Léon », saviez-vous qu’ils s’appelaient ainsi, moi non, sont loin, voire pour certains produits d’aujourd’hui, très loin de ce que nous connaissions nous à l’époque.

Pour vous donner une idée, le modèle de base, pour les 4-6 ans, se vendait à 15 Francs, soit, si mes calculs sont bons, à 2,28 Euros. J’aurai finalement dû garder le mien, tant pis. Et vous ?

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.k-way.fr/content/6-l-histoire-k-way

. https://fr.wikipedia.org/wiki/K-way

. https://www.vogue.fr/mode/article/veste-impermeable-kway-comme-des-garcons-collaboration

 

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 01/10/21

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 01/10/21

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Le Parfait, finalement OUI (Episode 7)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Parfait, finalement OUI (Episode 7)
Le Parfait, finalement OUI (Episode 7)

Ne pensant pas être aussi parfait que le sujet du jour, je vais donc éviter de m’étendre sur ma personne, par-contre, dans sa catégorie, le sujet du jour donc, soit la mise en bocaux en verre d’aliments (cuits de préférence) de toutes sortes, la marque française « Le Parfait », est ce que l’on peut considérer un leader incontesté en la matière, et ce même si quelques concurrents, appelés « Le Meilleur », « Le Pratique », ou encore « Triumph », cherchèrent à lui rogner quelques parts de marché.

Bon, c’était dans les années 30, et à cette époque, la confection de bocaux alimentaires était considérée comme un devoir national, encouragée par les autorités, agrémentée même par des cours, organisés dans les communes de France.

Et aujourd’hui, après plus de 90 ans d’existence, sa création datant de 1930, à Reims, aux Verreries mécaniques champenoises (VMC), la marque est désormais partie intégrante du groupe allemand Berlin Packaging (www.berlinpackaging.eu), soit le plus grand « Hybrid Packaging Supplier » au monde des récipients en verre, plastique, métal et fermetures, lui assurant pour le coup une aisance financière non négligeable, synonyme également d’une nouvelle jeunesse, mais surtout la possibilité de développer de nouveaux produits, innovants, comme l’élaboration de leurs nouveaux bocaux portant un numéro de série gravé au laser, assurant une traçabilité optimum, ce qui aujourd’hui devient une condition sine qua non pour fidéliser une clientèle à la recherche d’une qualité elle-même optimum, ou encore les nouvelles rondelles à deux oreilles, plus facile à tirer, et en caoutchouc 100 % naturel.

Mais au fait, et avant de continuer plus en avant ce sujet, connaissiez-vous le fin du fin concernant l’intérêt et l’importance du verre dans la préservation des aliments ? Non ? Alors, un petit retour en arrière.

En effet, découvert il y a plus de 5 000 ans en Mésopotamie (La Mésopotamie (du grec Μεσοποταμία / Mesopotamía, de μέσος / mésos, « entre, au milieu de », et ποταμός / potamós, « fleuves », littéralement le pays « entre les fleuves ») est une région historique du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l'Irak actuel. Wikipedia), on l’utilisait déjà pour conserver les aliments en 1 500 avant JC, et c’est un inventeur français, du nom de Nicolas Appert (1749 – 1841) qui découvrit à la fin du 18ème siècle le procédé, innovant pour l’époque, de la conserve alimentaire, balayant les autres procédés utilisés à l’époque comme le salage, le fumage, le vinaigre, ou encore le sucre, avec comme résultat, de permettre aux aliments de se conserver beaucoup plus longtemps. C’est ce que l’on appelle l’appertisation* ou le traitement thermique.

Et depuis, ce mode de conservation est devenue l’air de rien le préféré des français, plébiscitant en cela la résistance du verre, son étanchéité, l’assurance de la préservation des saveurs, son côté esthétique, ainsi que ses valeurs d’authenticité, rappelant pour certains de nous « le fait maison » de nos grands-parents, , ce qui est loin d’être anodin désormais, avec cette quête de manger différemment, tout en sachant d’où viennent les aliments, sans oublier également, qu’étant recyclable à 100 %, et à l’infini (https://www.paprec.com/fr/solutions/les-matieres-que-nous-valorisons/verre/#:~:text=En%20France%2C%20le%20verre%20est,%25%20et%20%C3%A0%20l'infini.), il rejoint en cela les nouveaux usages en vigueur, qui consiste à recycler l’ensemble de nos déchets.

Mais rejoindre est inexact, anticipe serait plus adéquat, car finalement, le recyclage du verre en France date de 1974, et aujourd’hui, près de 2 millions de tonnes de verre d’emballages sont donc recyclé dans l’Hexagone.

Et comme il est également considéré comme le plus sain des conditionnements, finalement l’appellation « Le Parfait » est vraiment ce qui le caractérise le plus.

Tellement, que même à l’étranger, les bocaux de la marque tiennent le haut du pavé avec des fidèles parmi les fidèles en Angleterre, en Espagne, au Portugal, au Japon, aux USA, mais par-contre, avec une fabrication en France, désormais en Auvergne, à Puy-Guillaume, petite commune de 300 habitants, où se créer chaque jours des centaines de bocaux, en sept étapes quand même, des modèles historiques, déclinés en sept dimensions, rejoints depuis par des confituriers, des terrines à visser, des pots de miel, etc...  En 2021, ce furent plus de 90 millions de bocaux et d’accessoires qui furent vendus.

Et si après la création de vos conserves, ils vous restent quelques bocaux, ne les jetez-pas encore, car certains les utilisent également en vase, lampe, bocal à bonbons, voire même en terrarium. Pour les modèles, je vous engage à vous rendre sur les réseaux sociaux, la marque y est plus que présente, avec plus de 100 000 membres d’une communauté très active.

Donc, si vous avez un petit potager, ou pas, que vous souhaitez enfin vous y mettre cette année, je n’en voie qu’un, et il est vraiment « Parfait ». C’est ce que disent en tout cas ses aficionados.

*Définition de l’appertisation : C’est une méthode de conservation des aliments dans un récipient clos de façon hermétique après les avoir stérilisés grâce à la chaleur. Le processus de stérilisation détruit d’éventuels bactéries, germes, spores, toxines et micro-organismes pathogènes présents dans les aliments. www.econo-ecolo.org

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.leparfait.fr/produits-le-parfait?gclid=EAIaIQobChMIuMrsnOOd-QIVRAKLCh1XAQX8EAAYASAAEgII3PD_BwE

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Parfait

. https://www.usinenouvelle.com/article/les-emblematiques-bocaux-le-parfait-desormais-chez-berlin-packaging.N1594862

. https://www.femmeactuelle.fr/cuisine/news-cuisine/zoom-sur-les-bocaux-le-parfait-2105069

. https://www.leparfait.fr/actualite/mettez-vous-a-la-page_216

 

www.leparfait.fr

www.leparfait.fr

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La Redoute, renaissance d’un leader (retour et Episode 6)

Publié le par Jacques SAMELA.

La Redoute, renaissance d’un leader (retour et Episode 6)
La Redoute, renaissance d’un leader (retour et Episode 6)

Les moins de 30 ans ne connaissent certainement pas l’importance que pouvait avoir La Redoute (www.laredoute.fr) pour les familles françaises à l’époque, et notamment son catalogue, de 1 300 pages, envoyé deux fois par an, permettant aux habitants des campagnes, de bénéficier de produits semblables à ce qu’ils pourraient trouver dans les grandes villes. Mais au final, c’est toute la France qui en bénéficiera.

En effet, leader d’un secteur appelé vente par correspondance ou VPC, ses concurrents s’appelaient alors Les Trois Suisses, Quelle, ou encore Blancheporte. Aujourd’hui, avec l’avènement du numérique, on parle bien évidemment d’e-commerce ou de VAD pour vente à distance.

Donc, l’air de rien, on peut dire que ces vépécistes sont bien les ancêtres des géants du e-commerce, qui aujourd’hui nous livrent en deux trois mouvements toutes commandes.

Car c’est vrai qu’à l’époque, il fallait attendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines pour être livré, ce qui justement porta préjudice  à l’ensemble de la profession, dépassé par l’avènement d’internet, mais aussi par les cadors du prêt-à-porter que sont Zara, H&M, Mango, obligeant justement La Redoute, créée en 1837 à Roubaix, à fermer en 2014, La Martinoire, son entrepôt de 160 000 mètres carrés, répartis sur cinq étages, et où l’essentiel des taches étaient effectuées à la main par 1 380 salariés.

Ce n’est qu’après un an et demi que les nouveaux dirigeants de l’entreprise, Nathalie Balla et Eric Courteille, ayant racheté à Kering, ex groupe Pinault Printemps Redoute (PPR) l’ensemble pour un Euro symbolique, accompagné quand même d’une recapitalisation de 500  millions d’Euros, que le nouvel entrepôt de 42 000 m2, appelé Quai 30, ouvrit ses portes à Wattrelos (Haut de France), entièrement automatisé, permettant enfin au groupe d’espérer concurrencer les nouveaux leaders du secteur.

Entre-temps, ce sont quand même 1 178 postes qui furent supprimés, après de longues tractations et assurances de la part des nouveaux dirigeants quant à la solvabilité de leur projet pour relancer la maison, avec notamment à la clé pour les salariés restant, la possibilité d’entrer dans le capital d’un fonds commun de placement d’entreprise inédit, leur permettant de détenir aujourd’hui 16 % du holding New R, soit 1 574 salariés.

Perdant encore malgré tout 50 millions d’Euros par an, ce n’est que vers la fin 2016 que les dirigeants se rendent compte, plus que satisfaits, que leur entreprise se rapproche de l’équilibre, avec même une estimation pour 2021 d’un chiffre d’affaires d’un milliards d’Euros.

Ensuite, ayant très rapidement privilégié la digitalisation, avec plus de 300 millions d’Euros d’investissements, souhaitant en cela se rapprocher des cadences actuelles dans le monde du e-commerce, le groupe a décidé de se concentrer aujourd’hui sur la mode et la décoration, avec pour cette seconde activité, l’ambition d’étendre l’offre à l’étranger, notamment la Russie et la Grande-Bretagne, ses principaux marchés mais sans pour autant oublier l’ensemble de son terrain de jeu, soit 26 pays en tout.

Et avec son nouvel outil, lui permettant de traiter 300 000 articles contre 160 000 précédemment, et donc de livrer dès le lendemain de toutes commandes, il est clair que son avenir est plus que porteur.

Avenir qui n’a pas échappé au groupe Les Galeries Lafayette (www.galerieslafayette.com), en quête de visibilité sur la toile, avec l’acquisition en août 2017 par ce dernier de 51 % du capital avant d’en obtenir l’intégralité plus tard, donnant l’occasion aux deux  instigateurs de cette opération, de créer le premier acteur français de l’habillement, susceptible de répondre aux alliances se nouant aujourd’hui entre les distributeurs et les acteurs du net, et censé compléter leurs spécificités, soit la mode haut de gamme pour les Galeries Lafayette, et la mode grand public ainsi que le secteur de la maison pour La Redoute, avec notamment la marque AM-PM .

Et comme Les Galeries veulent également accélérer à l’international, ayant déjà sept magasins hors de France, l’apport de La Redoute, avec ses 30 % d’activité à l’étranger, pourra justement lui permettre de s’ouvrir encore plus vers des marchés plus que porteurs pour une marque incontournable pour les touristes étrangers visitant Paris, avec la possibilité de s’inviter directement chez eux cette fois-ci, tout en fidélisant une nouvelle clientèle.

Quant à la Redoute, employant aujourd’hui 1 700 salariés, ayant ré-ouvert trois magasins à Paris, après en avoir fermé 14 ainsi que 600 points de retrait au moment de sa chute vertigineuse, et possédant trois emplacements de choix dans les grands magasins des Galeries Lafayette, cette alliance, franco-française de surcroît, lui permettra de soutenir un marché en forte hausse dans l’hexagone, très concurrentiel, tout en représentant une réponse de notoriété face aux grands de ce secteur.

Donc Mesdames et Messieurs, nous qui sommes les enfants des clientes et des clients d’autrefois, reprenons le flambeau, afin que cette maison plus que centenaire retrouve une nouvelle jeunesse, avant d’attendre et d’atteindre sereinement l’année 2037, l’année de son bicentenaire.

Jacques Samela

 

Sources :

. L’Express n° 3429 du 22/03/17

. Les Echos du 02/05/17, du 01/09/17, et du 18/09/17

. L’Usine Nouvelle n° 3514 du 04/05/17

. Management n° 254 de juillet/août 2017

. Le Monde du 01/09/17

. Le Parisien Weekend du 13/10/17

 

Aujourd’hui :

. https://www.laredoute-corporate.com/identite/faits-et-chiffres/

. https://fashionunited.fr/actualite/business/les-galeries-lafayette-montent-au-capital-de-la-redoute/2022031029160

. https://carrieres.groupegalerieslafayette.com/la-redoute/

. https://www.leparisien.fr/guide-shopping/pratique/ou-trouver-les-catalogues-la-redoute-08-01-2022-5N7HBX3HWVG7TMQ3EINUGSSHG4.php

 

 

 

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Pastilles Vichy, 2,5 grammes de fraîcheur (Episode 5)

Publié le par Jacques SAMELA.

Pastilles Vichy, 2,5 grammes de fraîcheur (Episode 5)
Pastilles Vichy, 2,5 grammes de fraîcheur (Episode 5)

Alors que nous connaissons à nouveau des chaleurs estivales suffocantes, avec une recherche permanente de fraîcheur, je ne saurai trop vous conseiller (si ce n’est déjà fait ?) de vous munir de pastilles dites de Vichy, qui après leurs dégustations, toutes boissons ingurgitées vous sembleront toutes droites sorties du frigo. Bon, pas longtemps, mais sur le coup, vraiment rafraîchissant.

Pour ma part, je n’ai pas attendu pour les déguster, puisqu’à chaque période de vacances estivales, gamin, je me faisais acheter par mes parents un paquet, ou une boite, c’était selon, devenant pour moi au fil des ans une habitude, qui perdure encore aujourd’hui, même si de temps en temps, je me laisse tenter à d’autres moments.

Vu dans le Parisien Weekend du 24/12/21

Vu dans le Parisien Weekend du 24/12/21

Par-contre, il faut savoir que son utilisation d’origine n’avait rien à voir avec le bien-être de nos papilles, mais plutôt à venir à bout de troubles digestifs d’un certain Jean-Pierre-Joseph d’Arcet, chimiste de métier, célèbre pour ses découvertes sur les savons et membre de l’Académie des sciences, qui pour répondre à des ballonnements récurrents, eu l’idée de mélanger du carbonate de soude avec du sel, afin de fabriquer, après maintes tentatives, et sur le même principe de la magnésie, utilisé à l’époque pour traiter la constipation, des pastilles de carbonate de soude, des pastilles qui, même si le résultat était plus que probant, réduisant rapidement les aigreurs d’estomacs, avaient malgré tout un gros défaut, une saveur plus que particulière.

Saveur, qui ne l’empêchera cependant pas de les avaler régulièrement, mais saveur, qui changera quand même à partir de son 1er passage dans la ville de Vichy en 1824.

En effet, y découvrant les vertus digestives de l’eau de Vichy, que des milliers de curistes connaissaient et appréciaient depuis longtemps, venant là se soigner pour des problèmes de foie, de vésicule biliaire, d’estomac, voire d’intestins, il testera dans son laboratoire le bicarbonate de soude prélevé à la fontaine dite de la Grande-grille, où coule une eau de source de 39 °C, en y intégrant d’autres ingrédients, comme du sucre, de la gomme, et de l’huile essentielle de menthe, avec comme résultat de rendre cette fois-ci les nouvelles pastilles plaisantes au goût. Il avait enfin trouvé la recette lui permettant d’allier l’utile à l’agréable. En tout cas, c’était son avis.

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21
Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21

Avis qu’il s’empressera de tester à son retour à Vichy un an plus tard, où il proposera à l’ensemble des pharmaciens de la ville, et notamment à celui de l’établissement thermal, Pierre Batilliat, sa nouvelle recette, afin pensais-t-il, de convertir et de répondre à l’ensemble des curistes, à l’affut de remèdes miracles à leurs bobos.

Et le succès ne se fit pas attendre, au contraire. Tant et si bien que confiseurs, épiciers, droguistes, parfumeurs, et même les religieuses de l’hôpital de la ville souhaitèrent en proposer également.

Ce qui fut loin de plaire aux concessionnaires de l’établissement thermal, les frères Brosson, qui, quelques peu irrités par cette concurrence nombreuse, décidèrent pour se démarquer, de donner une forme octogonale à leurs pastilles, avec au recto l’appellation Vichy, et au verso, établissement thermal.

Et comme l’impératrice Eugénie, curiste invétérée, et grande consommatrice de ces petites pastilles mentholées, défendit avec force auprès de son époux, l’empereur Napoléon III, le dossier demandant la reconnaissance officielle de cette nouvelle présentation, le décret impérial établi en 1862, reconnut de fait la nouvelle forme des pastilles, considérées donc comme « originale ».

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21

Vu et lu dans Le Parisien Weekend du 24/12/21

Par la suite, après le succès exceptionnel du pavillon de la Compagnie fermière durant l’Exposition universelle de 1899, exploitant l’établissement thermal, il fut décidé de construire un site de production de 1 300 mètres carrés, entièrement mécanique, remplaçant de fait la petite usine artisanale du début, ayant fait plus que son temps, appuyant en cela le dépôt du brevet en 1860, qui lui acta la production industrielle de sels minéraux de Vichy.

Entre-temps, en 1837 ces pastilles, dites alcalines, entrèrent aussi dans la pharmacopée française, appelé le Codex.

Et aujourd’hui, à presque 200 ans de sa création, la pastille Vichy reste toujours aussi populaire, et pas seulement de la part de curistes en attente de bien-être, mais bien par un nombre grandissant de consommateurs, car, près de 1,4 millions de pastilles sont mangées chaque jour, déclinées non plus essentiellement à la menthe, mais également au citron, à l’anis, à l’orange, auprès de la confiserie Moinet (www.moinetfils.fr), l’un des seuls fabricants accrédités avec le groupe Mondelez, celui de Carambar ( https://www.carambarco.com/marques/vichy/), sans oublier celle plus récente, sans sucre.

Et pour ceux que cela intéresse, sachez également que ces « bonbons » sont depuis l’origine sans colorants (pas mal), qu’ils pèsent chacun 2,5 grammes, et que pour conserver leur goût, il est préférable d’acheter ceux présentés dans les boites d’origine, celles en métal. A vous de vous faire votre propre idée.

Mais attention quand même, point trop n’en faut comme on dit, car c’est quand même une confiserie à base de glucose. Bonne dégustation.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastille_de_Vichy

. https://www.carambarco.com/marques/vichy/

. https://www.valgourmand.com/blog/pastille-vichy-n2

. https://chokomag.com/815/bien-etre/pastille-vichy-histoire-bonbon/

. https://www.bible-marques.fr/vichy.html

 

A découvrir :

.  https://www.ville-vichy.fr/actualites/dix-facons-de-preparer-la-pastille-vichy

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Le Coq Sportif (retour et Episode 4)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Coq Sportif (retour et Episode 4)
Le Coq Sportif (retour et Episode 4)

Le Coq Sportif : le retour

Publié le 3 juillet 2014 

Yannick Noah remportant Roland Garros en 1983, vous vous en souvenez certainement. L’Italie remportant le Mondial 82, et l’Argentine ceux de 78 et 86 également. Mais par-contre, saviez-vous que leur équipementier s’appelait « Le Coq Sportif », marque française jouissant d’une grande notoriété auprès des consommateurs français au même titre que les grands d’aujourd’hui ?

Créé en 1882 par Emile Camusset à Romilly/Seine près de Troyes (Aube), spécialisé dans la bonneterie, c’est sous l’impulsion de son fils qu’il se met à fabriquer à son compte des articles de sport (maillots, chaussettes et chaussures). Et, comme le fondateur apprécie plus particulièrement le cyclisme et le football, c’est tout naturellement vers ces sports qu’ils se tournent pour proposer leurs premières collections.

Le Coq Sportif deviendra une véritable marque vers la fin des années 40, au même moment que deux autres futurs grands noms du sport que sont Adidas et Puma, et avec pour la 1ère fois l’apparition en 1948 de l’image du coq gaulois sur les vêtements.

Son premier grand contrat, le groupe le signera avec l’organisation du Tour de France en 1951. Il équipera 12 équipes nationales, et le tour passera dans la commune où est né le groupe cette même année. Ensuite, en 1955, c’est l’équipe de France de football qui disputera pour la 1ère fois un match avec un maillot bleu de la marque, mais aussi l’équipe de Stade de Reims de Raymond Kopa qui remportera lui le championnat de France de football avec également un maillot de la même marque, lui donnant pour le coup son premier titre majeur, suivi par bien d’autres aussi prestigieux comme le titre de champion de France des verts de St Etienne en 1976, le grand chelem de l’équipe de France de rugby en 1977, ou encore la victoire de l’Ajax d’Amsterdam en coupe d’Europe des champions en 1972.

Cependant, malgré une taille honorable avec près de 500 employés, une notoriété ayant largement dépassé les frontières, le groupe doit faire face à la concurrence asiatique et à l’augmentation du prix des matières premières due au choc pétrolier de 1973, avec pour conséquence, de devenir une filiale du groupe Adidas en 1974, à l’origine d’une opération financière réunissant banques et actionnaires pour le sauver, remplaçant là une gestion restée à l’échelle familiale depuis sa création.

Mais, au lieu de continuer à grandir auprès de ce groupe, la marque disparaît peu à peu du marché des articles de sport, avec comme conséquence, une délocalisation et une fermeture de son site historique en 1988.

Il faudra attendre 2005 et la relance de la marque par Robert Louis Dreyfus, ancien propriétaire du groupe Adidas et de l’Olympique de Marseille, avec comme ambassadeurs, des anciennes et nouvelles gloires du sport comme Yannick Noah, Jean-Pierre Rives, Sébastien Loeb ou encore Frédéric Michalak.

Cinq ans après, le groupe décide de rouvrir son site historique, réalisant une partie de sa production en France, après un exil forcé de plus de 20 ans. Et, avec ce retour aux sources, l’accent est mis sur la qualité et le savoir-faire du « Made in France », avec pour récompense son grand retour sur le Tour de France en 2012, ainsi qu’un contrat avec l’organisateur, en l’occurrence Amaury Sport Organisation (ASO), pour la fourniture des maillots de toutes les épreuves cyclistes organisées par celui-ci.

En 2014, sur les conseils de Yannick Noah, son fils fut également un pivot de la marque pendant plusieurs années, le tennisman français Richard Gasquet devient le nouvel ambassadeur de la marque dans ce sport, et, avec la signature d’un contrat avec Yannick Agnel, grand vainqueur des Jeux Olympiques de Londres avec 2 médailles d’or et une médaille d’argent, la marque s’ouvre un nouveau marché prometteur qu’est la natation.

Et justement, afin de poursuivre une diversification et un retour gagnant, Le Coq Sportif lance une nouvelle collection de sportwear, tout en étudiant la possibilité d’élaborer des bagages, des lunettes, des maillots de bain ainsi que des sous-vêtements, car aujourd’hui encore, 80 % de son activité se situe dans les chaussures de sport.

Et, en ce mois de coupe du monde au Brésil, souhaitant rendre hommage à des joueurs célèbres sous le mode humoristique, la marque propose une série de tee-shirt aux couleurs des grandes équipes nationales, en faisant la part belle aux coupes de cheveux les plus improbables de ces joueurs mythiques que sont Socrates, Maradona, Cruyf ou encore Valderrama.

Par contre, à quand l’équipe de France de football jouant avec l’équipement du groupe ? Pas pour l’instant, et peut être jamais, car vu que l’actuel équipementier (Nike) a du déboursé plus de 40 millions d’Euros pour la vêtir, il faudrait je pense mettre beaucoup d’argent, ce que ne pourrait pas faire aujourd’hui le groupe. Mais il est vrai que cela irait dans le sens d’une certaine idée de la France qui gagne avec ses valeurs, avec également le coq gaulois pour emblème. Rêvons un peu pour les prochaines compétitions.

Jacques Samela

Sources :

. Wikipedia

. Article du 12 juin dans metronews.

. Article du 07 février dans le magazine du Parisien.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/07/le-coq-sportif-le-retour.html

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VQR, en maturation perpétuelle (Episode 3)

Publié le par Jacques SAMELA.

VQR, en maturation perpétuelle (Episode 3)
VQR, en maturation perpétuelle (Episode 3)

« The Laughing Cow » dans les pays anglo-saxons, « Gülen Nek » en Turquie, « Con Bo Cui » au Vietnam, et chez nous, vous la connaissez sous l’appellation « La Vache qui rit » ou VQR.

Photo J.S

Photo J.S

Alors, j’imagine sans trop me tromper, que vous l’avez goûté au moins une fois dans votre vie, voire vous l’avez dégusté sans retenue à l’école, aux goûters, en colonie de vacances, en pique-nique ou en voyage. Rien que d’en parler, cela me met l’eau à la bouche, et comme j’en ai chez moi, un petit retour en arrière s’impose.

Mais bon, avant cela, quelques minutes de votre temps pour découvrir la genèse de ce petit triangle de saveur fromagère.

Donc, tout commença en 1865 à Orgelet dans le Jura, où s’établit comme maître affineur un certain Jules Bel. Son activité, acheter des meules « blanches » de fromages à pâte dure, appelées »fruitières », afin de les faire vieillir.

En 1897, dans une situation bien installée, il confia ses affaires à ses deux fils, Henri et Léon, et la maison Bel devint « Bel frères ». Quelques années plus tard, c’est Henri qui quittera la maison familiale, laissant les manettes à Léon, qui changera le nom en « Léon Bel, Gruyère en gros ».

Ensuite, un événement mondial et une invention venant de la Suisse voisine déclencheront le processus vers ce que nous connaissons donc aujourd’hui.

En effet, mobilisé durant la 1ère guerre mondiale aux escadrons du « Train », notamment sur la partie consacrée au ravitaillement en viande fraiche des soldats du front, Léon découvrit sur les wagons les dessins, plutôt humoristiques, des insignes identifiant les différentes unités, et particulièrement celle créée par Benjamin Rabier (1864-1939), illustrateur renommé de l’époque, qui après une demande express d’un commandant, élabora l’image d’un bœuf souriant, baptisé très rapidement par les poilus « La Wachkyrie », en référence au modèle hilare représenté, mais surtout aux Walkyries, divinités servant Odin dans la mythologie nordique, très appréciées des allemands.

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21
Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Et au même moment, en 1917, trois frères suisses (Emile, Otto et Gottfried Graf) importèrent en France la technique de fabrication du fromage fondu, élaboré quelques années plus tôt de l’autre côté des Alpes, suisse, par un certain Gerber. Bon, économique, pâte gouteuse, conditionnée dans des boites métalliques supportant les longs voyages et les climats chauds, les frères en pressentirent rapidement le succès.

Ce qui fut le cas également de Léon, qui après sa démobilisation en 1919 et son retour aux manettes de son entreprise, en proie à des difficultés, à la limite de la faillite, sut percevoir dans ce fromage le potentiel pour se relancer, invitant Emile Graf afin qu’il lui présente cette nouveauté, mais surtout qu’il lui apprenne ce procédé prometteur.

Et en 1921, suffisamment sûr de lui, il déposera la marque « La Vache qui rit », traduction francisé de ce que les poilus mentionnaient (voir plus haut), avec comme idée également, d’y associer ce dessin, vu durant sa mobilisation, représentant un bœuf hilare, qui comme vous le savez maintenant, quoique modifié, deviendra l’image d’Epinal du groupe, qui lui, en 1922, deviendra la « Société Anonyme des Fromageries Bel », qu’il dirigera jusqu’en 1937, avant de le transmettre à son gendre, Robert Fievet.

Mais avant cette cession, Léon Bel, définitivement relancé, sut grâce à la création d’une nouvelle usine en 1926, moderniser sa production, tout en améliorant au passage les conditions de travail de ses ouvriers, peaufiner l’aspect visuel de son logo, en rajoutant, après une idée de sa femme, des boucles d’oreilles en forme de boite de VQR, et créer au sein de son entreprise, un bureau de la publicité composé de 12 personnes, lui permettant de gérer sur place et sous sa coupe, les actions de communication, car il avait également compris depuis longtemps l’importance de cette activité naissante pour les ventes de ses produits.

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Et en effet, il fut vraiment précurseur en ce domaine, car il participa aux premiers balbutiements de la publicité radiophonique, il organisa de grands concours avec la possibilité d’y gagner des lots de choix, en 1936, le premier prix en était une Peugeot 401, et il soutint également des événements sportifs comme les Six Jours de Paris, et la Caravane du Tour de France dès 1933. Plus tard, c’est dans la rue, le métro, à l’arrière des bus, dans la presse, les cinémas, que l’on retrouvera l’effigie si reconnaissable de La Vache qui rit, mais aussi dans la panoplie des écoliers des années 50, élaborant avec l’apport de grands illustrateurs de l’époque, des protège-cahiers et des buvards.

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21
Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Le Parisien Weekend n° 23822 du 02/04/21

Photos J.S
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Et donc, avec cette nouvelle usine, qui lui permit de passer à une production de 120 000 boîtes de VQR par jour, étant également passé de la boite en métal d’origine à une boite en carton où était présentées les désormais célèbres portions individuelles, elle lui permit surtout de répondre aux demandes de plus en plus pressantes venant de divers pays européens, dont les consommateurs découvraient avec plaisir, notamment les enfants, ce que pouvait apporter ce petit fromage facile à tartiner.

Et après la seconde guerre mondiale, le groupe Bel, sous l’égide cette fois-ci du gendre de Léon, apporta quelques changements primordiaux pour sa diffusion croissante dans une Europe en quête de produits à même de répondre aux besoins alimentaires du moment, pour petits et grands, en augmentant le taux de matières grasses à 40 % en 1948, et 50 % en 1955.

Mais pas seulement en Europe, rappelez-vous des appellations diverses de La Vache qui rit vu au début de ce sujet. Dans le monde entier elle est connue et appréciée, mais pas de la même manière par contre, car enrichie en vitamine D et en lipides dans les pays dits en voie de développements, elle est dégustée allégée ou aromatisée au cheddar aux Etats-Unis et au Canada, au goût barbecue au Maroc, et même à la fraise en Asie. En tout, elle est distribuée dans près de 140 pays, et 125 portions seraient consommées chaque seconde dans le monde, élaborées aujourd’hui par 13 usines du groupe. Il est loin le temps du petit affineur de gruyères.

Cependant, afin justement de retrouver le goût d’antan, le groupe Bel a décidé d’abandonner le lait en poudre sur son premier marché, qui reste la France, avec une famille sur trois consommant encore ce petit fromage, pour revenir au lait non transformé, produit qui plus est dans l’Hexagone. Petit clin d’œil en arrière, alors qu’il vient quand même de fêter (2021) son premier centenaire. Bonne idée.

Vu et lu dans Challenges n° 721 du 02/12/21
Vu et lu dans Challenges n° 721 du 02/12/21

Vu et lu dans Challenges n° 721 du 02/12/21

Bon, tout en espérant ne pas avoir été trop long, et pourtant il y a encore de quoi dire (voir documents en présentation), vous aurez peut-être envie d’une petite tartine après avoir lu ce sujet, et si vous voulez en savoir encore plus, n’hésitez-pas à vous arrêter à « La Maison de La vache qui rit » à Lons Le Saunier, berceau du groupe, vous y retrouverez tout ce que la petite fille de Léon, en 2009, a souhaité représenter de cette saga familiale, toujours dans le giron du groupe à hauteur de 71 % du capital. Bonne visite à ceux qui s’y rendront, et bonne dégustation à ceux qui vont se faire une petite tartine. Pas d’heure pour cela.

Jacques Samela

Sources :

. https://www.lamaisondelavachequirit.com/

. https://www.jura-tourism.com/patrimoine-culturel/maison-de-la-vache-qui-rit/

. https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2021-04-15/la-vache-qui-rit-fete-ses-100-ans-et-cest-le-fromage-le-plus-consomme-du-monde-f618ec60-3b84-4217-b59d-476df6f0568e

. https://www.agro-media.fr/actualite/mais-alors-pourquoi-la-vache-qui-rit-rit-3501.html

 

A lire :

. https://www.alliancy.fr/bel-transformation-data-marketing?ct=YTo1OntzOjY6InNvdXJjZSI7YToyOntpOjA7czo1OiJlbWFpbCI7aToxO2k6MTEzNjt9czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O3M6NDoic3RhdCI7czoyMjoiNjJhMmViNzY0NWQxYjY5MDE5MTY5NSI7czo0OiJsZWFkIjtzOjU6IjE1MTU2IjtzOjc6ImNoYW5uZWwiO2E6MTp7czo1OiJlbWFpbCI7aToxMTM2O319&utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20220610

 

Vu et lu dans Les Echos du 03/05/22

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Sophie la Girafe, Vulli, le bien être avant tout (retour et Episode 2)

Publié le par Jacques SAMELA.

Sophie la Girafe, Vulli, le bien être avant tout (retour et Episode 2)
Sophie la Girafe, Vulli, le bien être avant tout (retour et Episode 2)

Créée le 25 mai 1961, jour de la sainte Sophie, Sophie La Girafe représente encore aujourd’hui le premier compagnon de jeux des bébés du monde entier, et, elle est française.

En effet, imaginé à l’époque par un certain Monsieur rampeau, spécialiste de la transformation de la sève de l’arbre hévéa par le concept du rotomoulage du caoutchouc pour les jouets, il eut l’idée de concevoir cette girafe, dont la taille et la forme étaient idéales pour la préhension du bébé.

Sa mise en fabrication fût faite par la société Delacoste, et son succès, porté par un bouche à oreille important, fût immédiat auprès des mamans de l’époque, car apportant à leurs bambins un bien être, notamment lors des premières poussées dentaires.

En effet, c’est donc grâce au rachat de cette société en 1980 par la société Vulli (www.vulli.fr), anciennement Ets Vullienne, créé en 1945 par Monsieur Joseph Vullienne, et dont la spécialité était le jouet mécanique, que Sophie La Girafe est ce qu’elle est aujourd’hui.

Racheté elle-même en 1989 par le groupe Alain Thirion qui possède la marque Joustra (www.joustra.fr), elle obtient en 2000 le "Grand Prix du Jouet" par la revue du Jouet (www.larevuedujouet.fr) pour un de ses produits phare, le jardin de Sophie La Girafe.

Aujourd’hui, la société est toujours située à Rumilly, et la production* de Sophie la Girafe est toujours réalisée dans les ateliers d’un point de vue artisanal, avec pas moins de 14 opérations manuelles pour la réaliser, gardant jalousement le secret de fabrication. Par-contre, son aura elle, est internationale. Elle est effectivement présente dans plus de 40 pays, et sur tous les continents, avec près de 50 millions d’exemplaires commercialisés depuis sa naissance.

Sensible au développement des enfants, la société Vulli l’est également aux problématiques environnementales avec l’utilisation d’un caoutchouc 100 % naturel à base de sève d’hévéa pour le processus de fabrication, plus connu sous le nom de « latex », elle recycle le plâtre utilisé pour la fabrication, qui, trié, est remis en service dans sa filière, et donc dans sa fonction première.

Ensuite, elle a également développé une gamme résolument tournée vers la protection de l’environnement appelée « Klorofil », permettant aux enfants d’être sensibilisés par l’écologie, les énergies renouvelables ou la protection des espèces en voie de disparition, et toujours dans le même esprit, souhaitant sensibiliser son personnel, un audit a été mis en place dans l’entreprise, afin de réduire efficacement les déchets.

Et, sachant que Sophie La Girafe est également devenu une collection de produits couvrant tous les besoins des bébés à chaque étape de la croissance, on peut espérer que les générations futures, en même temps d’être accompagnées dans leur croissance, deviendront par la suite des parents sensibles à leur environnement, tout en assurant à leurs chers bambins, des premiers pas rassurants.

Un vrai passage de témoin, qui dure depuis de nombreuses années, et qui durera on l’imagine encore. On n’est pas près de voir disparaître ce compagnon indispensable.

Jacques Samela

Pour découvrir le process de fabrication de Sophie la girafe, cliquez sur le lien ci-dessous : 

http://www.youtube.com/watch?v=-AGU57lq4DQ&feature=player_embedded

 

 

 

 

Vu et lus dans Le Parisien Weekend du 01/10/21, et Télérama n° 3747 du 03/11/21

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Obut, objectif points (Episode 1)

Publié le par Jacques SAMELA.

Obut, objectif points (Episode 1)
Obut, objectif points (Episode 1)

Alors, vous aviez trouvé ? Nous y avons pourtant toutes et tous au moins joué une fois dans notre vie, qu’elles soient en plastiques ou en inox. Vous voyez de quoi je parle finalement, le titre du sujet a du quand même vous mettre la puce à l’oreille ?

Eh bien oui, je veux parler de la boule de pétanque, la fameuse boule Obut, celle avec laquelle les tireurs, pointeurs et autres milieux, aiment taquiner le cochonnet.

Celle créée en 1955 par Frédéric Bayet à Saint-Bonnet-Le -Château dans le département de la Loire, fabriquant de serrures, et qui, avec Antoine Dupuy, mécanicien de son état, décident de se lancer dans la fabrication de boules dites à jouer, rejoint en 1958 par Jean Souvignet.

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 131 de juin / juillet 2021
Vu et lu dans Campagne Décoration n° 131 de juin / juillet 2021

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 131 de juin / juillet 2021

Depuis, toujours située dans ce petit village de moins de 2 000 habitants, la marque Obut (https://www.inpi.fr/la-boule-obut-la-marque-qui-vise-juste#:~:text=Cr%C3%A9%C3%A9e%20en%201955%20par%20un,audacieuses%20ainsi%20que%20d'innovation.) est devenue leader mondial de la fabrication des boules de pétanques 100 % inox, avec chaque année, près de 3 millions d’unités fabriqués, c’était, avant l’avènement de la grande distribution et de ses sets de pétanque discount fabriqué en grande partie en chine, 5 millions d’unités jusqu’en 1975.

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 131 de juin / juillet 2021
Vu et lu dans Campagne Décoration n° 131 de juin / juillet 2021

Vu et lu dans Campagne Décoration n° 131 de juin / juillet 2021

Et cette notoriété, elle a su très rapidement la travailler, avec dès le début des années 60, le lancement d’un magazine spécialisé, intitulé « Pétanque magazine », sa participation à la 1ère édition de ce qui deviendra plus tard le plus grand concours international de pétanque, le  Mondial La Marseillaise à pétanque (  https://fr.wikipedia.org/wiki/Mondial_La_Marseillaise_%C3%A0_p%C3%A9tanque), suivi chaque année par près de 150 000 personnes durant la compétition, menée elle par près de 15 000 joueurs, de tous niveaux.

Et puis surtout, des vedettes du showbiz de l’époque, Eddy Barclay, Henri Salvador, Claude François, et bien d’autres, surent par leur pratique assidue de la pétanque, notamment à St Tropez, lui donner ses lettres de noblesses.

Aujourd’hui, c’est moins avec des têtes de gondoles connues qu’avec une envie désormais de privilégier et de s’adresser à tous ceux qui attendent les beaux jours avec impatience, les aficionados du dimanche, et bien évidement les professionnels, utilisant en fonction du rôle et des préférences de chacun, des boules « Amorti + », « Demi-Tendres » ou « Tendres », soit les modèles de références de la marque, homologuées par qui de droit, et dont la dureté (important) doit être supérieure à 35 HRC (110 kg/mm2).

Vu et lu dans Télérama n° 3733 du 28/07/21
Vu et lu dans Télérama n° 3733 du 28/07/21

Vu et lu dans Télérama n° 3733 du 28/07/21

Vu et lu dans Télérama n° 3733 du 28/07/21
Vu et lu dans Télérama n° 3733 du 28/07/21

Vu et lu dans Télérama n° 3733 du 28/07/21

Cela parle évidemment plus aux professionnels qu’aux amateurs, qui durant les compétitions officiels, arborent même les vêtements de la marque, entièrement dédiés à la pratique de la pétanque, créés pour l’occasion avec l’aide des plus grands joueurs de la discipline, sans oublier également l’élaboration d’une bagagerie maison, apportant l’air de rien un chiffre d’affaires globale et complémentaire non négligeable, comme par exemple entre 2017 et 2020, où il fit un bond de 4 millions d’Euros.

Donc, avec près de 70 ans de savoir-faire, d’innovation également, reconnu il y a de cela quelques années par l’obtention du label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), quelle pourrait être l’objectif des prochaines années, si ce n’est de faire des Etats-Unis une terre de pétanque, ce qui n’est du tout pas le cas aujourd’hui, où trône un autre jeu de boules, plus grosses, le bowling. Cela serait un sacré terrain de jeu. Qu’en pense la marque ?

Club de pétanque de la ville d'Eaubonne (95) / Photo J.S

Club de pétanque de la ville d'Eaubonne (95) / Photo J.S

Et comme nous sommes en pleine période de vacances, et si vous passez près de Saint Bonnet le Château, n’hésitez-pas à vous rendre au restaurant de la marque, attenant à l’usine, pour goûter les produits du terroir,  visiter le musée, et pourquoi pas, vous acheter un lot de boules maison, que vous pourriez même personnaliser, afin de passer un été de « soleil, nature, amitié, famille, bonne humeur et saine compétition », le crédo de la marque.

Ah et puis une dernière chose, je ne sais si vous le saviez, mais la pétanque aurait été (a été) inventée en 1907 à la Ciotat, d’où certainement l'attachement viscéral de cette pratique à la Provence.

Voilà, se termine le premier sujet des « Sagas de l’été », d’autres suivront, avec comme but, de vous divertir tout en vous informant durant vos vacances. A bientôt et profitez.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.obut.com

. https://www.marques-de-france.fr/listing/obut/

. https://www.beaboss.fr/Thematique/creation-entreprise-1024/gestion-entreprise-2012/Breves/Obut-petanque-championne-made-France-364799.htm#

 

A découvrir :

. https://creapills.com/cochonnet-led-petanque-nuit-20220627

 

 

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La Samaritaine, y trouves t'on toujours de tout ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La Samaritaine, y trouves t'on toujours de tout ?
La Samaritaine, y trouves t'on toujours de tout ?

Natif et ayant vécu de nombreuses années dans la ville de Chantilly, la crème, son château (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/05/le-chateau-de-chantilly-son-domaine-et-ses-a-cotes.html), le plus court chemin pour venir à Paris était à l’époque de passer par la Gare du Nord, et pour y voir une vitrine de Noël la plus proche, la plus directe était celle de la Samaritaine.

Moins grandiloquente et affolée que celles devenues aujourd’hui incontournables, je me souviens justement de ce petit côté tranquille, placé non pas rue de Rivoli, mais sur les côtés du magasin, avec à l’époque (la mienne), le jouet roi pour le petit garçon que j’étais, le train électrique. J’adorais, et je rêvais de créer chez moi ce que je voyais, mais bon, le manque de place m’en empêcha.

Ensuite, beaucoup plus tard, habitant cette fois-ci à paris, et avec des besoins de moyens pour bricoler, j’allais, si je me souviens bien, au rdc du grand magasin pour y trouver mon bonheur, soit la quincaillerie que beaucoup de parisiens connaissaient. Aujourd’hui, c’est au BHV que l’on peut trouver cette prestation.

Et ce qui me plaisait par-dessus tout, c’était ce côté ancien, avec du parquet qui grinçait à chacun de nos pas, ses poutres en acier, l’impression de se retrouver dans le Paris des années folles, où l’Art Nouveau précéda (https://www.beauxarts.com/grand-format/lart-nouveau-en-3-minutes/) l’Art Déco (https://www.architecture-art-deco.fr/caracteristiques-art-deco.html) dans la conception de l’ensemble du site.

Mais, avant de revenir sur le sujet de son édification et donc de ses influences, arrêtons-nous tout d’abord sur le comment de sa création, et le pourquoi de son nom, passé à la postérité.

D’abord son nom. En 1603, le roi Henri IV, souhaitant approvisionner en eau le quartier du Louvre, fit ériger, dans le cadre de la construction du Pont Neuf, une pompe, assortie d’une décoration représentant la rencontre entre Jésus et la Samaritaine au puit de Jacob, décrit dans l’Evangile selon Saint Jean (https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9sus_et_la_Samaritaine).  

Plusieurs fois restaurée, reconstruite, elle disparut définitivement en 1813, remplacée par des bains flottants. Cependant, le nom en question resta collé à ce quartier, tellement bien qu’un certain Ernest Cognacq, commerçant ambulant de son état, surnommé « le Napoléon » du déballage, ou encore « le Père Laborem », donna ce nom à sa petite affaire de vente de tissus, commencée à l’abri d’un parapluie, mais qui de succès en succès, et acquérant petit à petit des parcelles de terrain libres, servant de surfaces de vente, et  utilisant au final le savoir-faire de l’architecte Frantz Jourdain (http://www.paris1900.lartnouveau.com/documents/jourdain.htm) pour ériger ce qui deviendra le navire amiral de son affaire plus que florissante, sous la forme d’un bâtiment à charpente métallique en acier riveté de style Art Nouveau si reconnaissable (j’y reviens donc), complété quelques années plus tard par un autre architecte, Henri sauvage (http://www.paris1900.lartnouveau.com/documents/sauvage.htm), apportant ce côté Art Déco dont j’ai déjà parlé plus haut, mais que l’initiateur ne verra malheureusement pas, car disparaissant en 1928.

Vus et lus dans Télérama n° 3747 et 3748

Vus et lus dans Télérama n° 3747 et 3748

Et si succès, il ne faut pas négliger non plus l’importance de celle qui deviendra sa femme en 1872, Marie-Louise Jay, ancienne première vendeuse du rayon des confections du Bon Marché, dont on disait qu’elle était taillée dans le roc, et dont l’expérience apporta certainement des idées plus que novatrices à l’époque, comme le fait que les produits avaient un prix unique et affiché, qu’il y avait la possibilité d’essayer les vêtements à la vente, et surtout, que les produits proposés étaient organisés en rayons, ce qui finalement, occasionna un chiffre d’affaires dépassant le milliard de francs en 1925, ainsi qu’une renommée, sous l’appellation « la Samar », et un slogan devenu populaire, « On trouve de tout à la Samaritaine ».

Photo J.S

Photo J.S

Et c’était vrai, des articles féminins et masculins à la draperie, la décoration d’intérieur, les articles de voyage, les plantes et les fleurs, les livres, jusqu’aux comptoirs de confiseries et de pâtisseries, ainsi que la possibilité de trouver des produits de toutes les régions françaises, jusqu’aux vins, faisant que le cave devint au fil des ans, une des plus réputée de la capitale.

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23893 du 25/06/21
Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23893 du 25/06/21

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23893 du 25/06/21

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23893 du 25/06/21
Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23893 du 25/06/21

Vu et lu dans Le Parisien Weekend n° 23893 du 25/06/21

Alors, depuis, vous savez que la Samaritaine fût fermée pendant de nombreuses années, depuis 2005 en fait, dû notamment à la vétusté de ses bâtiments, en partie inscrits aux Monuments Historiques (https://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Monuments-Sites/Monuments-historiques-sites-patrimoniaux/Les-monuments-historiques#:~:text=Un%20monument%20historique%20est%20un,afin%20qu'il%20soit%20conserv%C3%A9%2C), obligeant le propriétaire des lieux, le groupe LVMH (depuis 2001), à surseoir à de grands travaux de rénovation, voire de reconstruction, avec comme résultat aujourd’hui, que la Samaritaine retrouve une nouvelle jeunesse, perdue elle durant les années 70, au moment où les autres acteurs parisiens du secteur, que vous connaissez bien, ayant su se renouveler à temps, purent bénéficier à plein de l’avènement du boom du tourisme étranger de masse.

Donc, après 16 ans de travaux, accompagnés de rebondissements divers, et d’un coût total de 750 millions d’Euros, le nouveau lieu s’étend aujourd’hui sur 20 000 mètres carrés, contre 30 000 à la fin de sa précédente vie, qu’il se compose d’un grand magasin situé sous une verrière lumineuse, d’un hôtel cinq étoiles de 72 chambres, de bureaux, d’une crèche, et même de logements sociaux, une demande express de la Mairie de Paris à l’époque de la mise en place du projet initial.

Il faudra donc que je m’y rende à nouveau, dans ce qui selon moi, deviendra ou redeviendra un nouveau lieu du chic parisien, afin de voir notamment si ce dont je vous ai parlé au début de ce sujet, est toujours d’actualité?

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.dfs.com/fr/samaritaine/about-store/history

. https://www.geo.fr/histoire/la-samaritaine-lhistoire-du-grand-magasin-parisien-qui-rouvre-ses-portes-le-23-juin-205073

 

 

Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21
Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21

Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21

Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21
Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21

Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21

Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21
Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21

Vu et lu dans Elle n° 3940 du 25/06/21

Vu et lu dans Elle du 18/06/21

Vu et lu dans Elle du 18/06/21

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Le Mobilier National, au service des ors de la République

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Mobilier National, au service des ors de la République
Le Mobilier National, au service des ors de la République

Les Journées Européennes du Patrimoine (www.journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr) approchent (18 & 19 septembre 2021), avec son lot de lieux divers et variés à découvrir. Et si cette année, votre désir est de trouver l’originalité, voire la visite d’un lieu unique au monde, je vous conseille celui que l’on appelle aujourd’hui  le Mobilier National (www.mobiliernational.culture.gouv.fr) ?

Le quoi ? Mais qu’est-ce donc, un nouveau magasin de déco ?

Eh bien non, il s’agit en fait de ce qui fut un temps le Garde-Meuble de la Couronne française, créé en 1604 par le roi Henri IV, afin de pourvoir en meubles et tapisseries les différentes résidences royales éparpillées au sein du royaume de France de l’époque. Lui-même remplaça ce qui était appelé encore auparavant l’intendance royale.

Vu dans Art & Décoration n° 556 de janvier / février 2021
Vu dans Art & Décoration n° 556 de janvier / février 2021

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Réorganisé en 1663 par Colbert (1619-1683), durant le règne du roi Louis XIV, installé en 1772 à l’hôtel de la Marine, récemment rénové et ouvert désormais au public, il fut pillé et supprimé pendant la Révolution, appelé Mobilier Impérial sous Napoléon 1er, tout en devenant au fil du temps et des régimes, une institution unique tant en France qu’à l’étranger, avec comme missions, d’assurer la conservation, la restauration et l’enrichissement de ses collections, ce qui représente aujourd’hui encore, plus de 130 000 pièces, objets mobiliers ou textiles, de perpétuer et de transmettre des techniques traditionnelles des métiers d’arts, de mener des recherches afin de mettre au point de nouvelles techniques, tout en y assurant une formation dans l’ensemble des spécialités représentées, et de créer aussi des œuvres d’arts textiles (tapis, tapisseries, dentelles, broderies), du mobilier contemporain, mis en valeur par la suite dans le cadre de présentations, expositions, prêts, catalogues ou publications de toutes sortes.

Et ce sans oublier bien évidemment ce pour quoi cette institution a été pensée, créée, soit l’ameublement des hauts lieux de pouvoir ou de représentations de la République aujourd’hui, du royaume hier, comme les ministères, les préfectures, les ambassades, ainsi que les 650 autres lieux de l’Etat, dont sont inclues bien évidemment les diverses résidences présidentielles.

Donc, pour ceux qui seraient vraiment intéressé de s’y rendre, sachez que le site actuel se situe au 42 avenue des Gobelins, à Paris, et ce depuis 1662. Par-contre, le bâtiment d’origine lui n’est plus, puisqu’il a été remplacé par un édifice créé pour l’occasion en 1937 (https://paris-promeneurs.com/le-mobilier-national/), par l’architecte de renom Auguste Perret (1874 - 1954), considéré comme l’un des pionniers du béton armé en France, et connu pour son œuvre phare, la reconstruction du centre-ville de la ville du Havre, inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (https://www.seine-maritime-tourisme.com/fr/je-decouvre/10-lieux-incontournables/le-havre/architecture-perret-le-havre.php).

Vu dans Art & Décoration n° 556 de janvier / février 2021
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Vu dans Art & Décoration n° 556 de janvier / février 2021
Vu dans Art & Décoration n° 556 de janvier / février 2021

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S’y trouvent donc entreposés divers objets, en attente de placement, mais aussi un ensemble d’ateliers de restauration, sept en tout, dont celui créé en 1964 à l’initiative du ministre de la culture de l’époque, André Malraux (1901 – 1976), connu sous l’appellation « ARC » pour Atelier de recherche et de création, avec comme objectif de promouvoir la création du design contemporain dans les bâtiments officiels, hôpitaux, maisons de la culture, logements, centres de vacances, ou encore prisons (aussi), soit la création de plus de 600 prototypes d’une centaine de designers durant plus de 50 ans d’activités. Roger Tallon (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/11/roger-tallon-en-voiture-simone.html), Andrée Putman, ou encore Matali Crasset, créatrice du bureau de la première dame actuelle, Madame Macron, en sont d’illustres exemples.

Vus et lus dans Le Journal du Dimanche du 21/02/21, et Le Parisien Weekend n° 23846 du 30/04/21
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Cependant, s’estimant quelque peu éloignée de son écosystème, en l’occurrence l’ensemble de ce que l’on nomme les métiers d’art, c’est « grâce » au 1er confinement, qu’elle s’est finalement attelée à reprendre contact, en lançant tout d’abord une campagne de restauration de 150 000 Euros pour des pièces de la collection des années 30 à 50, la relance de la production française de laine auprès d’une entité appelée Collectif Tricolor (www.collectiftricolor.org), dont font partie le groupe de luxe LVMH, Le Slip Français, ou encore la société Saint James, avec comme objectif d’ici 2024 d’accroître de 4 % à 24 % la part de la laine « Fabriqué en France », ce qui au vu du nombre de moutons élevés dans l’hexagone, 7 millions, est loin d’être irréalisable, ensuite un partenariat avec les PME d’Aubusson, reconnu mondialement, permettant en cela la préservation de 120 emplois, et aussi la commande exceptionnelle d’un montant de 250 000 Euros, passée auprès de designers contemporains, d’éditeurs et de galeries françaises, privilégiant en cela les jeunes créateurs, car selon elle, les plus impactés par la crise sanitaire à la sortie de leurs écoles respectives. L’idée serait même de réitérer l’opération cette année et l’année prochaine.

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/20

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Ce qui finalement, dans le cadre du plan de relance du ministère de la Culture, représentera une manne financière non négligeable d’un million d’Euros, permettant aux 500 partenaires identifiés, parmi les PME, ateliers, artisans, éditeurs, designers, architectes d’intérieur du secteur, d’être accompagnés, tout en apportant un continuum dans son activité et ses missions, que vous connaissez à présent, ainsi qu’une créativité nouvelle, garante d’un renouvellement précieux pour ce trésor national durant les prochaines décennies.

Alors, convaincus ? Si oui, excellente visite.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.mobiliernational.culture.gouv.fr

. Le Journal du Dimanche du 21/02/21

. Arts & Décoration n° 556 de janvier/février 2021 

. https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/le-mobilier-national-acteur-de-la-relance-des-metiers-dart-1273545

A voir :

. https://www.hotel-de-la-marine.paris/L-Hotel-de-la-Marine/Le-Garde-Meuble-de-la-Couronne/garde-meuble-couronne

. http://www.mobiliernational.culture.gouv.fr/fr/expositions-et-evenements/palais-disparus-de-napoleon

 

 

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