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Le rendez-vous de l'Europe : Accord, Action, Arte, Coopération, Joue

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Accord, Action, Arte, Coopération, Joue
Le rendez-vous de l'Europe : Accord, Action, Arte, Coopération, Joue
Vu et lu dans Eco savoie Mont Blanc n° 21 du 28/05/21

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4 ans d'actions pour l'Europe

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/europe

 

 

 

Vu et lu dans Télérama n° 3738 du 01/09/21
Vu et lu dans Télérama n° 3738 du 01/09/21
Vu et lu dans Télérama n° 3738 du 01/09/21

Vu et lu dans Télérama n° 3738 du 01/09/21

 

La coopération européenne dans le domaine de la défense

https://www.minalogic.com/la-cooperation-europeenne-dans-le-domaine-de-la-defense-saccelere/

 

 

Vu et lu dans Le Journal du Dimanche du 26/09/21
Vu et lu dans Le Journal du Dimanche du 26/09/21

Vu et lu dans Le Journal du Dimanche du 26/09/21

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Le rendez-vous de l'Europe : Vaccinations, hydrogène

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Vaccinations, hydrogène
Le rendez-vous de l'Europe : Vaccinations, hydrogène

Vaccination : l’UE a dépassé les Etats-Unis, selon des responsables européens

https://www.euractiv.fr/section/sante-modes-de-vie/news/vaccination-lue-a-depasse-les-etats-unis-selon-des-responsables-europeens/?utm_source=piano&utm_medium=email&utm_campaign=12095&pnespid=j_pgrulDAw_Nqg1JQaOxHnVPWpiWxr4D4Hxgxw2BfQ

Le 19/07/21

 

L’UE a dépassé les Etats-Unis pour le taux de population ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus, se sont réjouis samedi des responsables européens sur Twitter, alors que le Vieux Continent a été à la traîne durant des mois.

« L’Union européenne a aujourd’hui vacciné une plus grande part de sa population en première dose que les Etats-Unis (55,5%/55,4%) », a affirmé le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, sur le réseau social. « On continue, on accélère ! », a-t-il ajouté, en partageant des statistiques du site internet « Our World in Data ».

Covid-19 : l'agence européenne des maladies prévoit cinq fois plus de nouveaux cas d'ici au 1er août

L’agence européenne chargée des maladies prévoit un fort rebond du nombre de cas de Covid-19 dans les prochaines semaines, avec près de cinq fois plus de nouveaux cas d’ici au 1er août du fait du variant Delta et de l’assouplissement des mesures.

La stratégie vaccinale européenne, qui avait démarré plus lentement qu’au Royaume-Uni et aux Etats-Unis faute d’un approvisionnement suffisant, a fait l’objet de critiques et de polémiques durant les premiers mois de l’année. La Commission européenne, qui a coordonné les commandes de vaccins pour les 27 Etats membres, avait été prise pour cible.

« Nous l’avions promis, c’est chose faite. L’UE dépasse cette semaine les Etats-Unis et devient le premier continent primo-vacciné au monde. Le tout, en exportant la moitié de notre production à plus de 100 pays », s’est aussi félicité sur Twitter le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton.

« Efficacité et solidarité – un exploit dont nous pouvons être fiers », a ajouté ce responsable, qui s’était vu confier la responsabilité d’un groupe de travail pour augmenter la production et l’approvisionnement des vaccins en Europe.

Réforme de l’Agence européenne des médicaments : où en sont les institutions européennes ?

Le Parlement européen a adopté la semaine dernière une proposition visant à élargir le mandat de l’Agence européenne des médicaments (EMA).

En février, au plus fort de la polémique sur le « retard européen », la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait reconnu « des erreurs ».

« Nous avons sous-estimé les difficultés liées à la production de masse (…) Nous avons été trop optimistes, et sans doute trop confiants sur la livraison en temps voulu des doses commandées », avait-elle déclaré.

Mais « la bataille contre le virus n’est pas un sprint, c’est un marathon, qui exige endurance et ténacité », avait-elle ajouté.

 

Plus de la moitié des adultes de l’Union européenne complètement vaccinés contre le Covid-19

https://video.lefigaro.fr/figaro/video/plus-de-la-moitie-des-adultes-de-lue-completement-vaccines-contre-le-covid-19/

Le 22/07/21

200 millions d’Européens sont désormais complètement vaccinés contre le Covid-19, soit 54,7% de la population adulte de l’Union européenne. La porte-parole de la Commission européenne a par ailleurs précisé que 68,4% des adultes de l’Union européenne avaient quant à eux reçu au moins une dose, soulignant des «progrès très tangibles».

 

 

Les plans de l’UE en matière d’hydrogène vert salués par l’industrie comme un « véritable changement de cap »

https://www.euractiv.fr/section/energie/news/les-plans-de-lue-en-matiere-dhydrogene-vert-salues-par-lindustrie-comme-un-veritable-changement-de-cap/

Le 21/07/21

 

La Commission européenne a renforcé le soutien réglementaire à l’hydrogène vert dans son projet de révision de la législation sur le climat publié la semaine dernière. La coalition pour l’hydrogène renouvelable a qualifié ce projet de « véritable changement de donne » pour l’industrie européenne naissante.

Dans le cadre de son paquet législatif sur le climat « Fit for 55 », du nom de la réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre qu’il vise à atteindre d’ici à 2030, la Commission européenne a proposé plusieurs moyens de stimuler l’utilisation de l’hydrogène renouvelable.

« L’hydrogène doit offrir une alternative aux combustibles fossiles, c’est pourquoi nous proposons aujourd’hui une définition de l’hydrogène renouvelable, qui permet de disposer d’un système de certification viable », a déclaré Kadri Simson, commissaire à l’énergie, lors d’une conférence de presse organisée mercredi 14 juillet.

Dans le cadre de ces plans, la Commission européenne a proposé un objectif de 50 % pour les « carburants renouvelables d’origine non biologique » – essentiellement l’hydrogène vert – dans la part des carburants à base d’hydrogène utilisés dans l’industrie européenne d’ici à 2030, que ce soit comme matière première ou dans la consommation finale d’énergie.

Il s’agit là d’un « véritable changement de donne », selon la Renewable Hydrogen Coalition, un groupe industriel réunissant des compagnies d’électricité comme Enel, Iberdrola et Orsted, ainsi que des géants de l’industrie éolienne comme Vestas et Siemens Gamesa.

« Un tel objectif peut clairement contribuer à augmenter la part de l’hydrogène renouvelable sur le marché européen de l’hydrogène – actuellement basé à 96 % sur les gaz fossiles – et à faire baisser son coût, le rendant ainsi compétitif par rapport aux alternatives fossiles », a déclaré François Paquet de la coalition.

Une proposition de nouveau système de taxation des carburants à l’échelle de l’UE, basé sur le contenu énergétique plutôt que sur le volume, vise à mettre fin aux incitations en faveur de l’essence et du diesel.

Objectifs d’hydrogène vert pour les transports et l’industrie

Toutefois, pour atteindre l’objectif climatique de l’UE à l’horizon 2030, il faudra augmenter considérablement la production d’électricité renouvelable, qui est nécessaire pour alimenter les électrolyseurs produisant de l’hydrogène vert, a ajouté M. Paquet.

De plus, des mesures d’incitation seront nécessaires pour permettre l’utilisation de l’hydrogène vert dans l’industrie lourde et dans les transports longue distance, a indiqué l’industrie.

Le paquet contient en effet d’autres objectifs, comme un objectif de 2,6 % pour les « carburants renouvelables d’origine non biologique » utilisés dans les transports, et davantage de stations de ravitaillement pour les véhicules à hydrogène.

Ces mesures ont été saluées par l’organisme industriel Hydrogen Europe, qui a déclaré que les nouveaux objectifs donneraient un coup de fouet à l’économie naissante de l’hydrogène dans l’UE.

« En fixant des objectifs concernant l’utilisation de l’hydrogène dans l’industrie et les transports, l’UE a une réelle chance d’atteindre ses objectifs climatiques, de créer des milliers d’emplois et de protéger son industrie », a déclaré Jorgo Chatzimarkakis, secrétaire général d’Hydrogen Europe.

Mais fixer des objectifs ne suffit pas pour permettre le passage à l’hydrogène renouvelable, a prévenu M. Paquet.

« Tout objectif doit s’accompagner d’instruments de soutien dédiés à l’hydrogène renouvelable afin d’en faire une option économiquement viable et de maintenir leur compétitivité », a-t-il déclaré.

Il s’agit notamment de réduire les taux d’imposition de l’électricité renouvelable et de soutenir les « contrats carbone pour la différence », c’est-à-dire des accords d’aide d’État par lesquels les gouvernements comblent l’écart entre le prix du carbone sur le marché européen et le prix du CO2 qui serait nécessaire pour rendre l’hydrogène vert compétitif.

La Commission européenne a dévoilé hier (14 juillet) son plan d’action pour le climat intitulé « Fit for 55 », dont l’objectif est d’aider l’UE à atteindre son nouvel objectif de réduire de 55% ses émissions de CO2 d’ici 2030.

Les ONG dénoncent des plans défectueux

Cependant, le plan de la Commission n’a pas fait l’unanimité.

Transport and Environment, une ONG spécialisée dans la mobilité verte, a averti que l’accent mis sur l’hydrogène risquait de favoriser son utilisation dans le secteur automobile, où l’électrification est plus efficace.

Et Global Witness, une autre ONG environnementale, s’est dit préoccupée par le fait que la Commission européenne avait sapé l’ambition climatique en promouvant l’hydrogène « à faible teneur en carbone » dans certaines parties de son paquet « Fit for 55 ».

Il aurait été absurde de permettre aux combustibles fossiles d’être qualifiés d’ « énergies renouvelables », a déclaré Global Witness, saluant la décision de la Commission d’exclure l’hydrogène « à faible teneur en carbone » de la directive sur les énergies renouvelables.

Elle a toutefois mis en garde contre les tentatives de promotion de l’hydrogène à faible teneur en carbone dans d’autres parties du paquet. Ce type d’hydrogène est obtenu à partir de gaz fossile mais élimine les émissions de CO2 qui y sont liées au moyen d’un processus appelé « capture et stockage du carbone » (CSC).

« Ce que la Commission a enlevé d’une main à l’industrie, elle le lui a rendu de l’autre. Il en résulte une politique de l’hydrogène contradictoire qui ne sera exploitée que par le lobbying acharné de l’industrie gazière », a déclaré Tara Conolly, responsable de la campagne gaz chez Global Witness.

La Commission européenne a toutefois précisé que l’hydrogène renouvelable et l’hydrogène à faible teneur en carbone seront tous deux nécessaires à la croissance du marché de l’hydrogène dans les années à venir.

« Il y a des secteurs où l’électrification directe n’est pas la solution, où nous avons besoin d’autres alternatives, et l’hydrogène est l’alternative évidente. C’est pourquoi nous allons promouvoir la production d’hydrogène ici en Europe, ainsi que son adoption dans différents secteurs, principalement dans l’industrie et les transports », a déclaré Mme Simson.

Pour atteindre nos objectifs de 2030, « nous aurons également besoin d’hydrogène à faible teneur en carbone, et pas seulement d’énergies renouvelables », a-t-elle ajouté.

 

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Le rendez-vous de l'Europe : Covid, destin, autonomie, projets, financements, Eurasmus

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Covid, destin, autonomie, projets, financements, Eurasmus
Le rendez-vous de l'Europe : Covid, destin, autonomie, projets, financements, Eurasmus
Vus et lus dans Les Echos du 01, 02, et 06/04/21
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Vu et lu dans Challenges n° 694 du 15/04/21
Vu et lu dans Challenges n° 694 du 15/04/21

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Vus et lus dans Les Echos du 16/12/20 et du 29/03/21
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Vus et lus dans Les Echos du 16/12/20 et du 29/03/21

 

L’UE emprunte 20 milliards, coup d’envoi d’un plan de relance historique

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/lue-emprunte-20-milliards-coup-denvoi-dun-plan-de-relance-historique/?utm_source=piano&utm_medium=email&utm_campaign=10371&pnespid=grc39PdRChKN086z.2UlkLlf.r5B6sP9nO1yDbj96A

 Le 16/06/21

 

L’UE a réussi à emprunter 20 milliards d’euros mardi sur les marchés financiers pour commencer à financer son plan de relance européen historique de 750 milliards d’euros destiné à surmonter les conséquences économiques de la pandémie.

« Aujourd’hui, nous avons conduit avec succès la première opération d’émission d’obligations » pour financer le plan NextGenerationEU, a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse.

« La Commission a levé 20 milliards d’euros sur les marchés financiers via une obligation à 10 ans. C’est la plus grande opération » de ce type jamais réalisée en Europe, a-t-elle affirmé, évoquant « une journée historique ».

Les 27 Etats membres de l’UE avaient achevé fin mai le processus de ratification de la décision les autorisant à s’endetter en commun.

Cette étape a permis à la Commission de lancer son opération sur les marchés pour commencer à financer les 672 milliards d’euros de subventions et prêts aux pays membres, qui représentent la plus grosse part du plan « NextGenerationEU » d’un total de 750 milliards sur plusieurs années.

L’opération « a suscité un très fort intérêt auprès d’un large panel d’investisseurs », la demande pour les obligations européennes a été sept fois supérieure à l’offre, permettant d’obtenir un tarif attractif, a expliqué Mme von der Leyen.

La Commission va payer « moins de 0,1% d’intérêts » sur ces obligations, a-t-elle précisé.

D’ici à la fin de l’année, Bruxelles prévoit d’émettre un total de 100 milliards d’euros d’obligations.

La Commission européenne empruntera sur les marchés dès juin pour financer le plan de relance

La Commission européenne a confirmé lundi (31 mai) qu’elle commencerait à emprunter les 800 milliards d’euros nécessaires au financement du plan de relance pour l’Europe d’ici à juin.

Solidarité européenne 

La Commission avait annoncé début juin qu’elle tablait sur « des volumes moyens d’emprunt d’environ 150 milliards d’euros par an entre mi-2021 et 2026 qui feront de l’UE l’un des plus gros émetteurs en euros ».

Le recours commun à l’emprunt est un mécanisme inédit qui incarne la solidarité européenne face à la crise du Covid-19. Il avait été décidé en juillet 2020 après de difficiles négociations pour surmonter l’hostilité de plusieurs pays dits « frugaux », menés par les Pays-Bas, qui s’inquiètent de devoir financer les dépenses de pays du sud de l’Europe, selon eux moins vertueux.

L’argent emprunté doit faciliter la modernisation de l’économie européenne pour renforcer l’écologie et le numérique. Concrètement, il doit financer la rénovation thermique de bâtiments, des projets ferroviaires, des bornes de recharge pour véhicules électriques, des réseaux de télécommunications à haut débit ou encore des infrastructures de stockage des données.

Les pays de l’UE ont commencé à déposer fin avril à Bruxelles des plans nationaux d’investissements associés à des réformes structurelles, afin de décrocher ces financements.

L’Espagne et l’Italie devraient être les principaux bénéficiaires avec près de 70 milliards d’euros chacune, devant la France (près de 40 milliards).

Ursula von der Leyen est attendue mercredi à Lisbonne puis à Madrid où elle devrait annoncer le feu vert de Bruxelles aux premiers plans nationaux qui vont profiter de la manne européenne. La validation définitive sera prononcée, dans un délai maximal d’un mois, par le Conseil de l’UE qui représente les 27 Etats membres.

La Commission dispose de deux mois pour analyser chaque projet et formuler sa recommandation au Conseil. Elle a déjà achevé l’évaluation de plusieurs plans nationaux, a annoncé mardi Mme von der Leyen, laissant entendre que celle-ci était positive.

Outre le Portugal et l’Espagne, la responsable a prévu de se rendre cette semaine en Grèce, au Danemark et au Luxembourg. « D’autres déplacements suivront ces prochaines semaines », a-t-elle précisé.

Les premiers versements sont prévus en juillet prochain. Il s’agira de préfinancements représentant 13% des subventions totales. Les déboursements s’étaleront sur plusieurs années.

Plan de relance : l'UE peut démarrer son processus de dette commune

Au total, 672 milliards d’euros de subventions et de prêts doivent être accordés aux pays membres de l’UE, dans le cadre d’un plan de relance global de 750 m

 

 

Vus et lus dans Télérama n° 3718 du 14/04/21, et Les Echos du 15/12/20
Vus et lus dans Télérama n° 3718 du 14/04/21, et Les Echos du 15/12/20
Vus et lus dans Télérama n° 3718 du 14/04/21, et Les Echos du 15/12/20

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Le rendez-vous de l'Europe : ARTE, la voix de l’Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : ARTE, la voix de l’Europe
Le rendez-vous de l'Europe : ARTE, la voix de l’Europe

De son vrai nom, « Association relative à la télévision européenne », Arte est sans aucun doute Le média apolitique de « propagande » européenne, dont l’objectif n’est pas d’imposer ses idées, mais plutôt d’approfondir en nous cette conscience de l’Europe qui nous entoure, et ce sous toutes ses formes.

Imaginé en son temps (1984) par François Mitterrand (1916 -1996), alors président de la République, avec comme souhait de créer une chaîne culturelle à vocation européenne, l’idée donna tout d’abord naissance en 1986 à la chaîne intitulée La Sept (Société d’édition de programmes de télévision).

Durant cette même année, le président Mitterrand et son homologue allemand, le chancelier Helmut Kohl (1930 – 2017) se rencontrant durant l’un des sommets franco-allemand, s’entendirent sur le besoin de renforcer la parole de l’Europe par une utilisation plus assidue des moyens de communication audiovisuelle.

Un an et demi plus tard, un 1er groupe de travail fut mis en place en Allemagne, avec comme résultat, lors d’un nouveau sommet, la concrétisation d’un accord pour créer une chaîne culturelle franco-allemande, prémisse d’une future télévision culturelle européenne.

Conséquence de quoi, un nouveau groupe de travail fut également mis en place, binational cette fois-ci, chargé lui de trouver le parfait équilibre entre deux visions totalement différente d’organiser l’audiovisuel dans leur pays respectif, soit étatique en France, et du ressort des onze Länder en Allemagne.

Finalement, le 02 octobre 1990, est signé à Berlin un traité interétatique, établissant les fondements de la Chaîne culturelle européenne (CCE), et le 30 avril 1991, la création sous la forme d’un groupement européen d’intérêt économique (GEIE) d’Arte, dont le siège se trouve toujours à Strasbourg, et, est composé de deux structures paritaires, La Sept pour la France, et Arte Deutschland TV pour l’Allemagne.

Et c’est le 30 mai 1992 que sa diffusion est lancée simultanément en France et en Allemagne, lors d’une soirée à l’Opéra de Strasbourg.

Mais cela ne sera pas sans réticences, surtout en France, où quelques personnalités s’offusquèrent de son arrivée sur le 5ème réseau, dédié jusqu’alors à la chaîne intitulé La Cinq, venant pourtant de faire faillite.

Le président du service public de l’époque, Hervé Bourges, fit part de son intention de ne pas accepter tout prélèvement d’argent de la dotation habituelle de ses chaines vers celle-ci, plusieurs députés manifestèrent également leur opposition, prétextant du peu d’intérêt des français pour des programmes conçus à l’origine pour le câble, et même Bernard Pivot, le Monsieur « Apostrophe » pour les moins jeunes, considérant lui que cette nouvelle chaîne ferait de l’ombre à FR 3, aujourd’hui France 3, et à l’ensemble du service public, suivi en cela également par le Syndicat national des journalistes.

Cependant, malgré ses combats d’arrière-garde, le secrétaire d’état à la communication de l’époque, Jean-Noël Jeanneney, persista et signa en affirmant que non, cette chaîne ne prendrait jamais la place d’aucune autre, qu’elle recevrait justement des subsides supplémentaires, et surtout, qu’elle ne serait ni austère, ni ennuyeuse, ni guindée, mais frivole, cocasse, drôle et même farfelue. Elle élèvera même l’âme et enrichira l’esprit. Telles  furent ses paroles.

Vu et lu dans Télérama n° 3676 du 24/06/20
Vu et lu dans Télérama n° 3676 du 24/06/20
Vu et lu dans Télérama n° 3676 du 24/06/20

Vu et lu dans Télérama n° 3676 du 24/06/20

Vu et lu dans Télérama n° 3676 du 24/06/20

Vu et lu dans Télérama n° 3676 du 24/06/20

Mais, avant d’en arriver à ce que l’on connait aujourd’hui, la chaîne franco-allemande, dans un esprit de fédérer auprès de son projet européen, se créa un réseau de partenaires, avec en 1993, l’arrivée de la RTBF (Belgique) comme membre associé, la signature d’accords de coopération avec divers de ses homologues, comme la SSR (Suisse), la TVE (Espagne), la TVP (Pologne), l’ORF (Autriche), la RAI (Italie), ou encore l’YLE (Finlande), en même temps, toujours en 1993, la chaîne de départ, La Sept, devint La Sept-Arte, pour devenir quelques années plus tard, en août 2000, Arte France.

En 2005, elle est diffusée sur la TNT française, lui permettant d’être visible 24/24 par l’ensemble des français sur le canal 7, et depuis, tout en passant de nouveaux accords avec de nouveaux partenaires comme la BBC (Royaume-Uni), la SVT (Suède), ou encore avec la ERT (Grèce), sa visibilité s’est étendue en dehors du territoire européen, avec en 2001, l’achat de 15 % d’actions de la chaîne canadienne francophone ARTV (désormais au profit de Radio canada), et en 2002, vers une vingtaine de pays africains. Sans oublier qu’elle est également partie prenante de la chaîne francophone TV5 Monde (www.tv5monde.com) à hauteur de 3,29 %, un des trois plus grands réseaux mondiaux de télévision.

Par la suite, et afin d’asseoir encore un peu plus sa visibilité, elle se lance dans la création de nouveaux supports de communication, comme par exemple Arte Radio en 2001, Arte+7 en 2007, premier service de télévision de rattrapage, Arte Live Web en 2009, plateforme dédiée au spectacle vivant et désormais connue sous l’appellation Arte Concert (2014), Arte Créative en 2011, plateforme participative dédiée à la culture contemporaine et à l’art numérique, Arte Future en 2013, autre plateforme consacrée elle aux problématiques environnementales, scientifiques et économiques, avec la même année, le lancement de Culture Touch, hebdomadaire pour tablettes dédié à l’actualité culturelle, tout en devenant également en 2012, disponible en direct et en différé sur internet, smartphones, tablette et télévision connectées.

Et comme son objectif est toujours de s’adresser aux plus grand nombres d’européens, Arte devient également multilingue, en lançant d’autres versions linguistiques, en anglais (Arte in English), en espagnol (Arte en espanol), en italien (Arte in italiano), et en polonais (Arte po polsku), sachant je vous le rappelle, que ses deux langues d’origine sont le français et l’allemand, ce qui représente quand même 70 % des européens pouvant regarder ses programmes.

Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20
Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20

Vu et lu dans Les Echos du 22/10/20

Alors, que lui souhaiter pour ces prochaines années, maintenant que 30 ans sont déjà passés ?

Tout simplement lui laisser tracer son chemin, notamment vers les autres européens, démontrant chaque jour qu’une utopie peut devenir réalité, soit comme l’Union Européenne, fêtant aujourd’hui même la Journée de l’Europe (https://europa.eu/european-union/about-eu/symbols/europe day_fr#:~:text=Chaque%20ann%C3%A9e%2C%20le%209%20mai%2C%20la%20Journ%C3%A9e%20de,date%20anniversaire%20de%20la%20%C2%AB%20d%C3%A9claration%20Schuman%20%C2%BB.), date anniversaire de la « Déclaration Schuman » (1950), considéré comme son acte de naissance.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.arte.tv

. Wikipedia

 

A lire :

. https://europa.eu/european-union/about-eu/symbols/europe-day_fr

. https://www.touteleurope.eu/evenement/fete-de-leurope-2019-2/

. https://www.europe-en-france.gouv.fr/fr/joli-mois-de-leurope

Vus et lus dans Le Journal Du Dimanche du 13/12/20
Vus et lus dans Le Journal Du Dimanche du 13/12/20

Vus et lus dans Le Journal Du Dimanche du 13/12/20

Le rendez-vous de l'Europe : ARTE, la voix de l’Europe
Le rendez-vous de l'Europe : ARTE, la voix de l’Europe

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Le rendez-vous de l'Europe : Son positionnement

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Son positionnement
Le rendez-vous de l'Europe : Son positionnement
Vu et lu dans Ecomeca de février 2021

Vu et lu dans Ecomeca de février 2021

Vu et lu dans les Echos du 19/02/21
Vu et lu dans les Echos du 19/02/21

Vu et lu dans les Echos du 19/02/21

 

Agroalimentaire : le commerce extérieur de l’Union européenne résiste à la Covid-19

https://www.lemoci.com/actualites/entreprises-secteurs/agroalimentaire-le-commerce-exterieur-de-lunion-europeenne-resiste-a-la-covid-19/

Le 26 JANVIER 2021

 

Le commerce extérieur de produits agroalimentaires de l’Union européenne (UE) se porte bien, malgré la pandémie de Covid-19. Au cours, des 10 premiers mois de l’année 2020 (janvier-octobre), selon les dernières statistiques publiées par la Commission européenne*, ils ont même connu une croissance positive, contribuant à soutenir la production européenne.

Ainsi, les exportations de l’UE ont atteint 151,8 milliards d’euros (Md EUR), soit une augmentation de 0,5 % par rapport à la même période l’année précédente, tandis que les importations se sont élevées à 102 Md EUR, soit une hausse de 0,1 %. L’excédent commercial dans le secteur agroalimentaire a ainsi augmenté de 1,3 %, pour s’établir à 49,8 Md EUR.

Par produits, la viande porcine et le blé de l’UE ont le vent en poupe, de mêmes aliments pour animaux domestiques, l’huile de colza, l’huile de tournesol et les céréales secondaires. Les vins et spiritueux souffrent en revanche du contexte pandémique et des surtaxes américaines.

Par marché, le panorama est toutefois contrasté.

A la hausse : Chine, Maghreb et Moyen-Orient

L’UE a exporté 3,09 Md EUR supplémentaires vers la Chine où la demande a été tirée par la viande porcine, le blé et les aliments pour nourrissons. Vers l’Arabie Saoudite, les ventes ont également augmenté, stimulées par les ventes d’orge et de produits laitiers.

Un large éventail de produits a entraîné une augmentation des exportations agroalimentaires vers la Suisse, tandis que les ventes de blé et de produits laitiers ont fortement progressé vers l’Algérie et le Maroc, avec des exportations respectivement en hausse de 408 M EUR et 393 M EUR.

Avec une augmentation de 713 M EUR, le Canada a été la principale source de croissance des importations agroalimentaires dans l’UE, entraînées par les importations de colza et de blé.

A la baisse : Royaume-Uni, États-Unis, Singapour, Hong Kong, Inde…

Les échanges ont toutefois été en recul avec le Royaume-Uni : les importations de l’UE ont chuté de 1,56 Md EUR, tandis que les exportations ont diminué de 546 M EUR. Ce déclin a touché pratiquement tous les produits, notamment le vin, les spiritueux et liqueurs, la viande de volaille, les animaux vivants et le beurre.

S’agissant des États-Unis, une réduction de la consommation de graines et de tourteaux de soja américains a contribué à une baisse globale des importations de 663 M EUR, tandis que les exportations de l’UE ont chuté de 705 M EUR, les spiritueux et les vins étant les principaux concernés, plombés par les surtaxes américaines. Il y a toutefois eu une augmentation de la valeur à l’exportation des préparations alimentaires de l’UE.

Le commerce agroalimentaire a également connu des difficultés avec SingapourHong Kong, l’Ukraine et l’Inde.

*Le rapport complet, en anglais, est dans le document attaché à cet article :

https://www.lemoci.com/wp-content/uploads/2021/01/monitoring-agri-food-trade_oct2020_en.pdf

Vu et lu dans Les Echos du 22/02/21
Vu et lu dans Les Echos du 22/02/21

Vu et lu dans Les Echos du 22/02/21

 

CONSEIL EUROPÉEN DE L’INNOVATION : 10 MILLIARDS POUR TRANSFORMER DES IDÉES SCIENTIFIQUES EN INNOVATIONS

 

Le 19 Mars 2021 / VIPress.net

 

La Commission européenne a lancé hier le Conseil européen de l’innovation (CEI). Doté d’un budget de plus de 10 milliards d’euros pour la période 2021-2027, cet outil de planification technologique vise à développer et à diversifier les innovations prometteuses.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/03/EIC-190321.jpg

Nouveauté du programme «Horizon Europe», le CEI s’appuie sur un programme pilote mené dans le cadre du programme «Horizon 2020» qui combine la recherche sur des technologies émergentes, un projet pilote d’accélérateur et un fonds dédié (le Fonds du Conseil européen de l’innovation) afin d’accélérer le développement des petites et moyennes entreprises (PME) et start-up innovantes. Environ 3 milliards d’euros du budget du CEI seront alloués au Fonds du CEI.

« Nous disposons à présent d’un fonds qui nous permettra de soutenir les petites et moyennes entreprises qui travaillent sur des innovations décisives, de donner accès à des fonds propres et d’accélérer le développement des start-up innovantes. Il s’agit là d’un moyen de convertir les résultats de la recherche en possibilités commerciales et d’élaborer des idées nouvelles pour les avancées technologiques et innovantes », assure Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive pour une Europe adaptée à l’ère du numérique

« En investissant dans des entreprises de recherche et d’innovation tournées vers l’avenir, le Conseil européen de l’innovation renforcera la souveraineté technologique européenne, permettra à des centaines de start-up parmi les plus prometteuses d’Europe de se développer plus rapidement et ouvrira la voie au futur espace européen de l’innovation », ajoute Mariya Gabriel, commissaire à l’innovation, à la recherche, à la culture, à l’éducation et à la jeunesse.

Le premier programme de travail annuel du CEI, qui est publié aujourd’hui, offre des possibilités de financement pour un montant de plus de 1,5 milliard d’euros en 2021. Par ailleurs, les candidatures pour deux prix, à savoir le prix des femmes innovatrices et le prix de la capitale européenne de l’innovation, sont ouvertes dès aujourd’hui.

Le CEI prend appui sur les enseignements tirés et les résultats obtenus dans le cadre sa phase pilote menée entre 2018 et 2021. Doté d’une enveloppe financière de 3,5 milliards d’euros, il a permis de soutenir plus de 5 000 PME et start-up ainsi que plus de 330 projets de recherche.

Les possibilités de financement inscrites dans le premier programme de travail du Conseil européen de l’innovation incluent :

  • un financement au titre de l’Accélérateur du CEI, d’un montant de 1 milliard d’euros, pour permettre aux start-up et aux PME de développer plus rapidement des innovations à forte incidence. Il fournit un financement mixte qui combine des fonds propres, dans une fourchette allant de 500 000 euros à 15 millions d’euros par l’intermédiaire du Fonds du CEI, et des subventions pour un montant maximal de 2,5 millions d’euros. Sur ce montant de 1 milliard d’euros, 495 millions d’euros sont consacrés aux innovations prometteuses en faveur du pacte vert pour l’Europe et des technologies numériques et médicales stratégiques.
  • un financement au titre du programme EIC Pathfinder (l’Éclaireur du CEI), d’un montant de 300 millions d’euros, pour permettre aux équipes de recherche pluridisciplinaires d’entreprendre des travaux de recherche visionnaires susceptibles de mener à des percées technologiques. Les équipes de recherche peuvent solliciter des subventions allant jusqu’à 4 millions d’euros.
  • un financement au titre du mécanisme de financement de la transition du CEI, d’un montant de 100 millions d’euros, pour transformer les résultats de la recherche en possibilités d’innovation.

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 19/02/21
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VOEUX 2021

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe

Ce que contient l'accord post-Brexit entre l'UE et le Royaume-Uni

Le 31/12/20 / BFM Business

 

L'accord de partenariat économique et commercial post-Brexit conclu entre l'UE et le Royaume-Uni, un document de 1246 pages, a été signé mercredi. Voici les grandes lignes du traité qui fixe le cadre de leurs relations à partir de vendredi.

Biens

L'accord garantit des échanges sans droits de douane ni quotas pour "tous les biens qui respectent les règles d'origine appropriées". Du jamais vu dans un accord commercial.

Cet accord inédit permet d'éviter une rupture dans les chaînes de production et évite des droits de douane de 10% pour le secteur automobile, 25% pour les produits transformés à base de poisson ou 50% pour le boeuf, les produits laitiers, la volaille, le porc, l'agneau, les céréales, le sucre et plusieurs produits alimentaires transformés.

Pour autant, les entreprises devront se soumettre à des formalités de déclarations douanières dans les deux sens, et des contrôles sanitaires sont prévus.

Le Royaume-Uni et l'UE s'engagent à respecter des conditions de concurrence équitables. Londres accepte de ne pas revoir à la baisse l'ensemble des législations et standards sociaux, environnementaux et climatiques européens en place le 31 décembre 2020 et de s'adapter à leur évolution.

L'accord prévoit la possibilité d'appliquer des mesures unilatérales de rééquilibrage, notamment des droits de douane, en cas de divergences importantes, lorsqu'elles peuvent entraîner une augmentation des coûts de production et donc un désavantage concurrentiel.

Différends

Si le Royaume-Uni ou l'UE ne respecte par le traité, un mécanisme contraignant de règlement des différends, comme il en existe dans la plupart des accords commerciaux, sera chargé de trancher les litiges.

Face à la ferme opposition de Londres, la Cour de justice de l'Union européenne n'interviendra pas dans ce processus. Un "Conseil conjoint" veillera à ce que l'accord soit correctement appliqué et interprété.

Pêche

L'accord prévoit de laisser aux pêcheurs européens un accès aux eaux britanniques pendant une période transitoire de 5 ans et demi, jusqu'en juin 2026. Pendant cette période, l'UE devra progressivement renoncer à 25% en valeur de ses prises, qui totalisent environ 650 millions d'euros par an.

Si le Royaume-Uni limite l'accès ou les captures de l'UE, l'UE peut prendre des mesures de rétorsion en imposant des droits de douane sur les produits de la pêche ou d'autres biens britanniques, voire suspendre une grande partie de l'accord commercial tout en maintenant intactes les règles de concurrence loyale.

Transports

Le traité garantit une connectivité aérienne, routière, ferroviaire et maritime continue, mais de manière moins avantageuse que si le Royaume-Uni restait membre du marché unique.

Des dispositions visent à assurer que la concurrence entre les opérateurs s'exerce dans des conditions équitables "afin que les droits des passagers, des travailleurs et la sécurité des transports ne soient pas compromis".

Programmes

Le Royaume-Uni continuera à participer à certains programmes de l'UE pour la période 2021-2027, comme le programme de recherche et d'innovation Horizon Europe, à condition qu'il contribue au budget européen. Mais le Royaume-Uni quitte le programme Erasmus d'échange d'étudiants.

Coopération judiciaire

L'accord "établit un nouveau cadre" en matière de coopération policière et judiciaire, "en particulier pour lutter contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme".

Les deux parties continueront à partager l'ADN, les empreintes digitales et les informations sur les passagers et coopéreront par l'intermédiaire d'Europol.

Cette coopération pourra être suspendue si le Royaume-Uni renonce à son adhésion à la Convention européenne des droits de l'Homme ou "à la faire appliquer au niveau national".

Services financiers

À compter du 1er janvier, le Royaume-Uni ne bénéficiera plus des principes de libre circulation des personnes, de libre prestation de services et de liberté d'établissement.

Les prestataires de services britanniques perdront leur droit automatique d'offrir des services dans toute l'UE et devront s'établir dans l'UE pour continuer à exercer leurs activités.

Ils ne bénéficieront plus de l'approche du "pays d'origine" ou du concept de "passeport", selon lequel les autorisations délivrées par un État membre en vertu des règles de l'UE permettent d'accéder à l'ensemble du marché unique de l'UE.

Propriété intellectuelle

Toutes les appellations géographiques protégées existant dans l'UE actuellement resteront protégées au Royaume-Uni, mais Bruxelles n'a pas obtenu de garanties sur les appellations protégées qui seraient enregistrées à l'avenir.

Protection des données

Le Royaume-Uni restera soumis au cadre réglementaire de l'UE sur les transferts de données pendant six mois au maximum, le temps que Bruxelles détermine si les régime de protection des données proposé par Londres est bien équivalent au cadre européen.

Modalités de l'accord

L'accord sera piloté par un comité mixte, où siègeront les deux parties. Les modalités de la relation pourront être revues et amendées tous les cinq ans. Une sortie unilatérale devra être notifiée un an auparavant.

 

Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 20/12/20
Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 20/12/20

Vu et lu dans le Journal du Dimanche du 20/12/20

 

Ministers presented with new opportunites for joint military capabilities to overcome fragmented European defence landscape

https://eda.europa.eu/info-hub/press-centre/latest-news/2020/11/20/ministers-presented-with-new-opportunites-for-joint-military-capabilities-to-overcome-fragmented-european-defence-landscape

Brussels - 20 November, 2020

 

The first ever overview of the European defence landscape, the Coordinated Annual Review on Defence (CARD) report, identifies significant avenues for European defence cooperation with 55 new opportunities for countries to develop defence capabilities together. It recommends six next generation high impact capabilities as focus areas for joint European development efforts. The review also finds that the European defence landscape is characterised by high levels of fragmentation and low investment in cooperation.

The European Defence Agency (EDA) presented EDA Ministers of Defence today with the first CARD report developed in close coordination with the European External Action Service (EEAS) and the EU Military Staff (EUMS) over the past 12 months.

Head of the Agency, High Representative/Vice-President, Josep Borrell said: “For the first time, we have a unique overview of all 26 EDA Member States’ national defence planning and capability development efforts. This is the result of an in-depth dialogue with national defence planners at EU level. It provides Member States with areas in which there is great potential for European defence cooperation, providing Member States forces with modern equipment and improving their interoperability, including in CSDP missions and operations”.

PREPARING THE FUTURE TOGETHER

Based on Member States’ own planning and dialogues with national defence planners, the report identifies clear opportunities for multinational cooperation and has identified 55 opportunities across all military domains: Land (17); Air (14); Maritime (12); Cyberspace (3); Space (4) and Joint and Enabler (5). The report concludes many have the potential to deliver a significant impact on the European capability landscape, provide operational benefits and support EU’s strategic autonomy. It also recommends an additional 56 related collaborative opportunities for Research & Technology (R&T).  Member States approved the recommendations of the CARD cycle during today’s EDA Ministerial Steering Board.

The report identifies six next generation capabilities as focus areas for Member States to concentrate capability efforts on as they have a high potential of boosting the EU's and its Member States’ operational performance in the short and medium term, while also ensuring industrial know-how. These areas are considered to have good potential to be addressed through cooperation, based on Member States’ own considerations, and would allow for broad participation of nations at system and subsystem level. The six focus areas are: 

Main Battle Tank (MBT) – CARD recommends the joint development and acquisition of a next generation MBT in the long term (entry into service mid-2030s), and joint modernisation and upgrades of existing capabilities in the short-term. If Member States cooperate in upgrading or collaborate when introducing new ones, a 30% reduction of types and variants can be obtained by the mid-2030s. 11 countries expressed an interest in cooperation going forward.

European Patrol Class Surface Ship - CARD recommends replacing coastal and offshore patrol vessels within the next decade and developing an EU-wide approach for modular naval platforms. Opportunities for cooperation in joint off-the-shelf procurement, common logistics for similar vessels, common future functional requirements were found, with 7 Member States expressing an interest in cooperation.

Soldier Systems - CARD recommends modernising soldier systems through joint procurement of existing systems in the short term, including harmonising requirements, developing a user group for Joint Virtual Training & Exercises utilising common IT tools. In the long-term, it recommends developing commonly shared architecture by the mid-2020s for all subsystems using cutting-edge technology. 10 countries expressed an interest in cooperation going forward.

Counter UAS/ Anti Access/Area Denial - CARD recommends developing a European capability to counter unmanned aerial systems (UAS) to improve force protection, as well as contributing to establish a European standard for Anti Access/Area Denial (A2/AD). CARD concludes that European capability approaches towards A2/AD are clearly at a crossroads, whereby the capability is either developed in a collaborative manner or the capability will not be developed for European forces.

Defence in Space - CARD recommends developing a European approach to defence in space to improve access to space services and protection of assets in space. As an emerging operational domain, more collaboration would contribute to a greater involvement of Ministries of Defence and recognition of military requirements in wider space programmes conducted at EU level.

Enhanced Military Mobility - CARD recommends more active participation of all Member States in military mobility programmes, notably air and sea lift transportation, logistic facilities and increased resilience of related IT systems and processes under hybrid warfare conditions, by the mid-2020s.  

 EUROPEAN DEFENCE LANDSCAPE

The report finds that the European defence landscape is characterised by fragmentation, incoherence, and by defence cooperation spending falling well below agreed collective benchmarks. This includes military capability development, R&T efforts, defence industry support and operational aspects. It concludes that continuous efforts will be needed over a long period in defence spending, planning and cooperation to overcome costly fragmentation and benefit from synergies and enhanced military interoperability. Additionally, the CARD analysis finds that:

  • high diversity of types of military equipment and different levels of modernisation and interoperability drives the fragmentation and lack of coherence of the European landscape. This has a negative impact on the ability of Member States forces to operate together efficiently.
  • commitment to CSDP missions and operations is very low, with strong disparities between Member States in terms of engagement frameworks and overall operational effort.
  • CARD’s identified areas for cooperation would yield significant benefits in addressing Member States declared national priorities, due to a match in their planning and interests. Over time, this would generate significant operational advantage, especially when Member States deploy and operate forces together.

 TAKING COOPERATION FORWARD

CARD may result in new cooperation projects launched by Member States in various formats - under PESCO, within EDA or in other bilateral or multinational frameworks - should they choose to take them forward. The full report and its findings have been circulated among Member States.

 MORE INFORMATION :

 

 

LE CONSEIL EUROPÉEN DE L’INNOVATION INVESTIT DIRECTEMENT 178 MILLIONS D’EUROS DANS 42 START-UP

https://vipress.net/le-conseil-europeen-de-linnovation-investit-directement-178-millions-deuros-dans-42-start-up/

Le 7 Jan 2021

 

La Commission a annoncé la première vague d’investissements directs en fonds propres réalisés par l’intermédiaire du nouveau Fonds du Conseil européen de l’innovation (CEI). 42 start-up et petites et moyennes entreprises (PME) innovantes recevront ensemble un financement en fonds propres de quelque 178 millions d’euros en vue de mettre au point et de développer des innovations de rupture dans les domaines tels que la santé, l’économie circulaire ou la fabrication avancée.

« L’Europe compte de nombreuses start-up innovantes et talentueuses mais, trop souvent, ces entreprises restent de petite taille ou se relocalisent hors de l’Union. Cette nouvelle forme de financement, qui combine fonds propres et subventions, est propre au Conseil européen de l’innovation. Elle comblera le déficit de financement auquel sont confrontées des entreprises hautement innovantes et leur permettra de se développer en Europe en débloquant des investissements privés supplémentaires », souligne Mariya Gabriel, commissaire à l’innovation, à la recherche, à la culture, à l’éducation et à la jeunesse.

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/01/EIC-070120-300x214.jpgLes investissements en fonds propres, dans une fourchette allant de 500 000 euros à 15 millions d’euros par bénéficiaire, complètent le financement sous forme de subventions déjà fourni par l’intermédiaire du projet pilote d’Accélérateur du CEI pour permettre aux entreprises de se développer plus rapidement. C’est la première fois que la Commission réalise des investissements directs en fonds propres ou quasi-fonds propres, c’est-à-dire des investissements en fonds propres combinés à des subventions dans des entreprises en phase de démarrage, avec des prises de participation comprises entre 10% et 25% du capital.

Au total, depuis décembre 2019, 293 entreprises ont déjà été sélectionnées dans le cadre de l’Accélérateur du CEI pour bénéficier d’un financement global en subventions de plus de 563 millions d’euros. Parmi celles-ci, 159 entreprises ont été retenues pour recevoir en outre les nouveaux investissements en fonds propres du Fonds du CEI. Les 42 entreprises annoncées aujourd’hui sont les premières de ce groupe à avoir réussi le processus d’évaluation. Les résultats de ce processus sont encore attendus pour les 117 autres entreprises, qui devraient elles aussi bénéficier de tels investissements.

Le Français CorWave : première entreprise de l’UE à signer un accord d’investissement avec le Fonds du CEI

https://vipress.net/wp-content/uploads/2021/01/Corwave.jpgCorWave, une société française, a été le tout premier bénéficiaire d’un investissement direct en fonds propres. CorWave s’est donné pour mission de faire bénéficier les patients atteints d’insuffisance cardiaque sévère d’une nouvelle norme de soins. L’investissement de 15 millions d’euros du Fonds du CEI a joué un rôle crucial en incitant d’autres investisseurs à épauler la PME française. Pour la quatrième phase du financement de démarrage de CorWave, 35 millions d’euros d’investissements ont ainsi été réunis.

Ce projet doit permettre à CorWave de mettre sur le marché et de développer sa solution médicale innovante, un «dispositif d’assistance ventriculaire gauche» (DAVG) qui améliorera considérablement la vie des personnes atteintes d’insuffisance cardiaque sévère, en réduisant de moitié les complications graves et la nécessité d’une réhospitalisation, tout en améliorant nettement leur qualité de vie. L’entreprise, située en Île-de-France, à Clichy, développe une pompe cardiaque (dispositif d’assistance circulatoire) basée sur une technologie de rupture, la pompe à membrane ondulante. Ces fonds permettront à CorWave de finaliser son dispositif, de produire des pompes cardiaques implantables chez l’homme et de démarrer ses essais cliniques.

Les accords d’investissement avec les autres entreprises concernées sont en cours de finalisation et seront bientôt annoncés. Voici quelques exemples d’entreprises ciblées par cette première vague d’investissements :

  • Hiber (Pays-Bas) : une entreprise internationale de satellites et de communications qui fournit une connectivité mondiale et abordable pour l’internet des objets
  • XSUN (France) : une entreprise d’aéronefs solaires qui conçoit des drones autonomes en énergie, pouvant fonctionner sans aucune intervention humaine

Créé en juin 2020, le Fonds du Conseil européen de l’innovation (CEI) est une initiative de la Commission qui vise à réaliser des investissements directs en fonds propres et quasi-fonds propres (entre 500 000 euros et 15 millions d’euros) dans le capital de start-up et de PME. Il s’agit de la première intervention de l’UE sous la forme d’investissements en fonds propres et assimilés. Dans la phase actuelle, l’UE effectue de tels investissements, en combinaison avec des subventions, dans le cadre d’un financement mixte au titre du projet pilote d’Accélérateur du CEI. Le financement maximal alloué (en subventions et fonds propres) peut atteindre 17,5 millions d’euros.

Le Fonds du CEI vise à répondre à un besoin critique de financement auquel sont confrontées les entreprises innovantes pour porter leurs technologies parvenues à maturité technologique jusqu’au stade de la commercialisation. Le Fonds contribuera à combler ce déficit de financement au stade du démarrage des entreprises, pour lequel le marché du capital-risque de l’UE reste moins performant que le marché mondial. Son principal objectif n’est pas de maximiser le rendement des investissements, mais bien leurs effets, en accompagnant dans leur croissance les entreprises qui développent des technologies de pointe et de rupture, par un apport de capital patient.

Possibilités d’investissement dans le cadre du Conseil européen de l’innovation : https://ec.europa.eu/research/eic/index.cfm?pg=investing

 

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Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes
Le rendez-vous de l'Europe : Des nouvelles importantes
Vus et lus dans Les Echos du 22/10/20
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L’Union européenne muscle son arsenal de défense commerciale

https://www.lemoci.com/actualites/pays-marches/lunion-europeenne-muscle-son-arsenal-de-defense-commerciale/#

Le 3 NOVEMBRE 2020

 

La Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus, mercredi 28 octobre, à un accord qui étend le champ d'application des mesures de rétorsion commerciale, jusqu’ici réservé au commerce des marchandises, aux services et à la propriété intellectuelle. L’objectif de cette décision est de renforcer l’arsenal européen de défense commerciale en élargissant l’éventail des domaines d’application en contournant le blocage actuel de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

« Cet accord envoie un signal politique fort montrant que l'Union européenne prendra des mesures pour défendre et protéger les entreprises, les travailleurs et les consommateurs chaque fois que ses partenaires ne respecteront pas les règles. Il s'agit d'un engagement clé du programme commercial européen, que nous sommes en train de concrétiser », a commenté Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission et commissaire au commerce.

Répondre au blocage de l’organe d’appel de l’OMC

Cet accord intervient en réponse au blocage du fonctionnement de l’organe d’appel de l’OMC. En effet, à l’heure actuelle, le règlement permettant d'adopter des contre-mesures commerciales dans le cadre de l'Union, prévoit que toutes les procédures de règlement des différends de l'OMC soient achevées, y compris la phase d'appel, avant que l'Union puisse réagir.

Or, tant que l'organe d'appel de l'OMC, toujours bloqué par les États-Unis qui empêchent le remplacement des juges depuis bientôt quatre ans, ne peut pas remplir ses fonctions, les membres de l'OMC ont la possibilité de se soustraire à leurs obligations et d'éviter une décision contraignante simplement en faisant appel du rapport d'un groupe spécial.

Pour débloquer cette situation, l’accord conclu fin octobre permettra également à l’UE, en cas de conflit commercial, de réagir même si l'OMC n'a pas statué définitivement en raison d’un appel auprès d’un organe qui n’est aujourd’hui pas opérationnel. « Si notre priorité absolue, pour remédier à ces problèmes, est de parvenir à une réglementation multilatérale révisée et opérationnelle, qui s'articule autour d'un système de règlement des différends en deux étapes, nous ne pouvons pas nous permettre d'être sans défense dans l'intervalle », a précisé Valdis Dombrovskis.

Un nouveau mécanisme pour contrer les sanctions des pays tiers attendu en 2021

Si cet accord doit encore être approuvé par le  Conseil des ministres européens du Commerce et le Parlement européen, ce qui devrait être chose faite au plus tard le 26 novembre, il a déjà accueilli positivement par Franck Riester, ministre français en charge du Commerce extérieur qui a salué l’initiative sur son compte Twitter : «  Sortir de la naïveté en matière commerciale, concrètement, c’est muscler notre arsenal juridique pour faire valoir nos droits dans le cadre défini par l’OMC lorsqu’ils sont menacés ».

Cette nouvelle législation s’inscrit dans une série de décisions visant à contrer (et à décourager) les mesures de rétorsion commerciale pratiquées par les pays tiers. En juillet de cette année, la Commission a ainsi nommé son premier « chef de l’application des règles commerciales », en la personne du Français Denis Redonnet, déjà membre de la direction générale du commerce dans l’exécutif européen. En outre, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen s’est engagée à présenter en 2021 un nouveau mécanisme de lutte contre la coercition commerciale.

 

 

 

Les représentants du Parlement européen (PE) et des États membres (le Conseil) sont parvenus à un accord, mardi 10 novembre, sur le budget pluriannuel de l’Union européenne (2021-2027) et le plan de relance de 750 milliards d’euros pour lutter contre la crise sanitaire, soit un montant total de 1800 milliards d’euros mobilisés pour les cinq prochaines années.

« Ce deal représente une victoire pour les chercheurs, les scientifiques et les citoyens européens », s’est félicité Christian Elher, eurodéputé allemand conservateur (PPE), et porte-parole pour son groupe sur le programme de recherche Horizon Europe. « La bataille a été rude », concède-t-il lorsqu’il décrit le bras de fer qui a opposé les deux organes de codécision communautaires pendant 10 longues semaines et au moins autant de sessions de négociation.

16 milliards supplémentaires obtenus par les eurodéputés

L’accord obtenu au forceps prévoit une augmentation de 16 milliards du budget pluriannuel de l’UE. Une rallonge conséquente, la plus importante jamais obtenue par le PE et qui doit permettre de rehausser les financements alloués à la recherche (+ 4 milliards), à Erasmus (+ 2,2 milliards), à la santé (+ 3,4 milliards) ou à la gestion des frontières (+1,5 milliard).

Cette somme viendra pour « deux tiers des amendes de concurrence », explique-t-on à Bruxelles, c’est à dire les pénalités imposées aux entreprises lorsqu’elles bafouent les sacro-saintes règles de la concurrence en vigueur au sein du marché unique. Généralement ces amendes étaient rendues au pays concerné mais le PE militait, depuis de nombreuses années déjà, pour qu’elles viennent plutôt alimenter le « pot commun ».

Une demande taboue au sein du Conseil et à chaque fois rejetée par les États membres. Jusqu’à cette semaine…

Refuser la baisse des dépenses

Le compromis scellé le 11 novembre est donc historique à plusieurs titres et met en lumière l’influence croissante du Parlement européen face aux États membres. Biens décidés à en découdre, les eurodéputés ont réussi à déjouer les pronostics en imposant plusieurs de leurs exigences aux négociateurs du Conseil.

En ligne de mire ? L’accord scellé en juillet par les Vingt-sept - au bout de quatre jours et quatre nuits d’âpres discussions. Saluant les efforts consentis pour adopter le plan de relance à 750 milliards d’euros, financé par un emprunt commun - une première dans l’histoire de l’UE -, une majorité d’élus a néanmoins fustigé le compromis trouvé sur le futur budget pluriannuel dont le montant avait été rabaissé à 1074 milliards d’euros.

« Largement insuffisant pour financer les grandes priorités de l’UE comme le climat, la santé, le social ! », dénonçait l’eurodéputé français Pierre Larrouturou (Renew) qui a entamé, le 28 octobre dernier, une grève de la faim dans le but, aussi, de sensibiliser l’opinion publique à ce dossier très technique et donc peu relayé par les médias.

Rapporteur sur le budget au PE, il souligne le large consensus au sein de l’hémicycle européen, autour de ce dossier : « mes collègues se sont ralliés derrière ma proposition visant à augmenter de 39 milliards le montant du budget ».

Les eurodéputés veulent développer des « ressources propres »

Du côté des États membres, les exigences du PE sont jugées plus qu’excessives. En additionnant les financements prévus par le plan de relance et le budget de l’UE, ce seront, au total, 1800 milliards d’euros mobilisés, rétorquent les représentants du Conseil, soucieux de ne pas toucher à un accord si difficilement négocié en juillet dernier.

Mais pour le PE, l’argument ne tient pas et constitue même un précédent dangereux. Certaines priorités politiques, financées dans ce plan de relance, ont en effet connu quelques coupes dans le budget traditionnel, réduit par ailleurs à la suite du départ des Britanniques de l’UE.

Or le plan de relance, qui vise d’abord à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 sur les économies des États membres, est programmé pour durer trois ans, alors que le budget reste l’outil conventionnel pour financer les priorités de l’UE à plus long terme.

Mais ce budget reste trop encore tributaire des contributions des États membres. D’où la seconde exigence du PE pour disposer à l’avenir de ressources propres qui viendront directement alimenter le budget pluriannuel de l’UE. Si les États membres s’étaient déjà mis d’accord en juillet sur le principe même de ressources propres, le PE a obtenu la définition d’un calendrier précis.

Un calendrier pour de nouvelles taxes

Outre la taxe sur le plastique non recyclé, déjà validée par les Vingt-sept, et qui entrera en vigueur en 2021 (6 milliards d’euros), la Commission s’est engagée à présenter, pour juin prochain, une proposition de taxe sur les géants du net (1,3 milliard attendu chaque année), une ressource basée sur les revenus du système européen d’échange de quotas d’émissions polluantes (entre 3 et dix milliards par an) ainsi qu’une taxe carbone aux frontières (entre cinq et 14 milliards par an).

Ces taxes supplémentaires visent bien sûr à soulager partiellement les États-membres, de plus en plus rétifs à augmenter leur contribution budget. Elles serviront aussi à rembourser le futur plan de relance à partir de 2028.

Une étape essentielle pour le plan de relance

L’accord conclu le 11 novembre représente d’ailleurs une étape essentielle dans la concrétisation de ce plan de relance de 750 milliards d’euros qui sera adossé au budget pluriannuel de l’UE.

« Alors que le continent affronte une deuxième vague dans la pandémie de coronavirus, nous devons mobiliser rapidement tous les moyens nécessaires. Et cet argument a certainement joué en notre faveur », estime un négociateur du PE.

Mais la bataille n’est pas terminée pour autant. L’accord conclu en trilogue doit maintenant être validé par les États membres et par l’ensemble des eurodéputés. Or la Hongrie de Victor Orban menace déjà d’enrayer le processus. En cause ? Le dispositif voulu par le PE, dans le futur budget, pour conditionner le versement des aides européennes au respect de l’État de droit.

Et s’il campe sur sa position, le Premier ministre hongrois pourra aussi bloquer le financement du plan de relance. En effet, afin d’être autorisée à relever son plafond d'endettement sur les marchés, la Commission doit recevoir le feu vert du Conseil, une décision qui ne peut être adopté sans le vote unanime des Vingt-sept…

Kattalin Landaburu, à Bruxelles 

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Le rendez-vous de l'Europe : Quelques informations

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Quelques informations
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Vus et lus dans Les Echos du 14 et du 15/09/20
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Europe : des clés pour la souveraineté

 le 21 août 2020 / Les Echos

 

L'Europe a fait le choix, historique, de la solidarité pour affronter la crise et financer la relance et la reconstruction. Alors que la pandémie a révélé nos dépendances en matière de produits, de matériaux critiques et dans certaines chaînes de valeurs, l'Europe doit désormais prendre en main ses intérêts stratégiques afin d'assurer une souveraineté, devenue nécessité commune. 

Dans un monde où les rapports de force entre blocs se durcissent, la course à l'autonomie et à la puissance bat son plein. Face à la « guerre technologique » à laquelle se livrent les Etats-Unis et la Chine, l'Europe se doit de jeter, dès maintenant, les bases de sa souveraineté pour les 20 prochaines années. Il ne s'agit pas de céder à la tentation de l'isolement ou du repli sur soi, contraire à nos intérêts, à nos valeurs et notre culture. Il s'agit d'assumer des choix qui seront déterminants pour le futur de nos concitoyens en développant les technologies et les alternatives européennes sans lesquelles il n'existe ni autonomie ni souveraineté. Mobilisée autour de grands projets développés en partenariat, l'Europe a démontré par le passé qu'elle avait la capacité de jouer les premiers rôles sur la scène mondiale. Le temps est venu de reprendre l'initiative commune.

Au premier rang des grands enjeux figure notre souveraineté numérique qui repose sur trois piliers indissociables : puissance de calcul, maîtrise de nos données, connectivité sécurisée

Au premier rang des grands enjeux figure notre souveraineté numérique qui repose sur trois piliers indissociables : puissance de calcul, maîtrise de nos données, connectivité sécurisée. Tout d'abord, il convient d'accroître sans plus tarder la capacité de l'Europe à développer et produire les processeurs - y compris quantiques - les plus performants au monde. Ces composants micro-électroniques sont à la base de la plupart des chaînes de valeur clés pour l'avenir : voitures et objets connectés, tablettes et smartphones, supercalculateurs et edge computers, intelligence artificielle et défense. Dans le même ordre d'idée, il devient impératif de se doter de clouds européens autonomes garantissant à nos entreprises que leurs données industrielles ne seront soumises à aucune loi d'un pays tiers et seront protégées contre toute interférence cyber extérieure. 

Enfin, en complément de nos réseaux haut débit et 5G, nous devons réfléchir à une constellation de satellites en orbite basse afin de fournir à tous les Européens, où qu'ils se trouvent sur le continent, une connectivité haut débit, d'en finir avec les zones blanches et de donner accès, en Europe, au niveau de sécurité offert par la cryptologique quantique spatiale. Une telle constellation compléterait utilement nos infrastructures souveraines Galileo pour la géolocalisation et Copernicus pour l'observation. De quoi renforcer l'Europe, deuxième puissance spatiale au monde.

L'Europe, via le Fonds européen de défense, vient d'accomplir un pas inédit et décisif

En matière de sécurité et de défense, renforcer l'autonomie technologique apparaît désormais incontournable. L'Europe, via le Fonds européen de défense, vient d'accomplir un pas inédit et décisif car il permettra d'organiser la coopération européenne dans des projets technologiques clés tels que les drones, l'avion de combat, le char européen, les capacités spatiales, la cybersécurité. La dernière proposition budgétaire nous permettra dans les sept ans à venir de générer entre 30 et 40 milliards d'euros d'investissements supplémentaires collectifs. Et de faire en sorte que chaque Etat membre se sente acteur des industries de défense et opère des choix cohérents d'équipements européens.

Faire de l'Europe l'épicentre de la « green tech »

Sur le marché intérieur, la souveraineté doit aussi se décliner sur le spectre des technologies vertes et faire de l'Europe l'épicentre de la « green tech ». Cela nécessite de renforcer nos chaînes de valeurs, de diversifier nos approvisionnements essentiels, voire de relocaliser certaines productions. Mais aussi d'accélérer le processus de décarbonation industrielle et de réduire nos dépendances énergétiques. Par exemple, en se donnant les moyens d'un leadership européen sur l'hydrogène propre. La production d'hydrogène par électrolyse est particulièrement consommatrice d'électricité. Elle s'appuiera sur nos énergies décarbonées (éoliennes, solaire) ou sur la disponibilité de notre parc d'énergie décarbonnée de transition (nucléaire, hydraulique).

L'Europe plus autonome, plus résiliente, porte une nouvelle ambition.

Avons-nous la volonté politique et les moyens de ces ambitions ? La réponse est oui ! Pour l'ensemble des programmes de souveraineté, c'est plus de 20 % d'augmentation par rapport au budget précédent et même 30 % après le départ du Royaume-Uni. Concernant la seule souveraineté numérique, le nouveau programme DigitalEurope permettra des investissements additionnels de plus de 20 milliards. Quant au programme CEF (Connecting Europe Facility), son volet numérique est pratiquement doublé. Outre que la Défense voit ses moyens décuplés, recherche et espace sont en légère augmentation. On pourrait toujours espérer plus. Le Parlement européen a du reste la possibilité d'en décider. Par ailleurs, les plans de relance nationaux pourront eux-mêmes accroître les moyens de financement de nos grands projets européens industriels et d'infrastructures. L'Europe solidaire et moins naïve est née de la crise. L'Europe plus autonome, plus résiliente, porte une nouvelle ambition. Nous y reviendrons.

Thierry Breton (Commissaire européen au Marché intérieur)

 

https://vipress.net/leurope-face-a-deux-defis-pour-simposer-dans-lembarque/

Vu et lu dans Les Echos du 18/09/20
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Le rendez-vous de l'Europe : Le vrai

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Le vrai
Le rendez-vous de l'Europe : Le vrai

Dette commune, conditions… Ce que contient le plan de relance « historique » signé par les 27 de l’UE

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/dette-commune-conditions%e2%80%a6-ce-que-contient-le-plan-de-relance-

www.nouvelobs.com / Le 21/07/20

 « Changement historique » et « étape majeure » pour Emmanuel Macron, « signal important » pour la chancelière allemande Angela Merkel, « vrai plan Marshall » pour le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, « acte de naissance d’une nouvelle Europe » pour le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire… Dans la nuit de lundi à mardi, les 27 ont signé l’accord sur un plan massif de 750 milliards d’euros pour relancer l’économie de l’UE après la crise du coronavirus. « L’Obs » fait le point sur ce qu’il contient.

Les 27 de l’UE arrachent un accord sur un plan de relance de 750 milliards, après 4 nuits de sommet

 

Un fonds de 750 milliards d’euros et une dette commune

Le plan pour relancer l’économie européenne prévoit un fonds de 750 milliards d’euros qui pourront être empruntés par la Commission sur les marchés, un dispositif inédit. Il se décompose en 390 milliards de subventions, qui seront allouées aux Etats les plus frappés par la pandémie. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27.

La France pourra disposer de 40 milliards d’euros de ces subventions « immédiatement disponibles », a indiqué le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, qui précise que cet argent contribuera à financer le plan de relance français de 100 milliards d’euros sur deux ans.

Outre ces subventions, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur.

 

Priorité au financement de réformes et d’investissements

Le cœur du fonds de relance sera consacré au financement des programmes de réformes et d’investissements préparés par les Etats membres (312,5 milliards de subventions).

70 % des subventions prévues pour ces programmes nationaux de relance seront alloués en 2021-2022, selon des critères de « résilience » (population, taux de chômage sur les 5 dernières années notamment).

Face à la crise sanitaire, le choix du sursaut européen

Les 30 % restant le seront en 2023, en prenant en compte la perte de PIB sur la période 2020-2021, conséquence directe de la crise du coronavirus.

Le reste du fonds de relance est dédié à divers programmes gérés par l’UE, comme la recherche (5 milliards), le développement rural (7,5 milliards) ou le Fonds de transition juste (10 milliards) consacré au soutien des régions les plus en retard dans la transition énergétique.

 

Une aide conditionnée

Les conclusions de l’accord soulignent « l’importance de la protection des intérêts financiers » de l’UE et du « respect de l’Etat de droit ». Sera donc introduit un « régime de conditionnalité ». « Dans ce contexte, la Commission proposera des mesures en cas de violations », qui seront adoptées à la majorité qualifiée.

« Ce qui se passe aujourd’hui en Europe déborde largement le seul aspect financier de la relance »

Hongrie et Pologne, dont les gouvernements sont dans le collimateur de Bruxelles pour leur attitude vis-à-vis de la liberté des médias ou de l’indépendance de la justice, ont bataillé dur pour édulcorer ces dispositions.

 

Un mécanisme de garantie

Les programmes nationaux de relance seront évalués par la Commission, puis validés à la majorité qualifiée des 27 (55 % des pays et 65 % de la population).

Un « frein d’urgence » a toutefois été introduit. Ce dispositif permet à un ou plusieurs Etats membres, qui considèrent que les objectifs fixés dans ces programmes de réformes ne sont pas atteints, de demander que le dossier soit étudié lors d’un sommet européen.

 

Des dépenses en ligne avec l’Accord de Paris

Les dépenses de l’UE devront être en ligne avec l’Accord de Paris sur le climat. Le bloc se fixe l’objectif de consacrer 30 % des dépenses à la lutte contre le changement climatique

Le budget pluriannuel, comme le fonds de relance, devront « se conformer » à l’objectif de neutralité climatique de 2050 et aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 2030.

 

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