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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe
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La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni pourront subventionner la R&D en microélectronique à hauteur de 1,75 milliard d’euros

19/12/2018 | VIPress.net  

Nano 2022 est officiellement sur les rails et l’industrie européenne des semi-conducteurs va pouvoir passer des fêtes paisible. Mardi 18 décembre, la Commission européenne a officiellement annoncé que le projet intégré notifié conjointement par la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni en faveur de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique est conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’État et contribue à la réalisation d’un intérêt européen commun.

Dans les prochaines années, les quatre États membres financeront jusqu’à hauteur de 1,75 milliard d’euros ce projet, qui vise à générer 6 milliards d’euros supplémentaires d’investissements privés. Le projet devrait être achevé d’ici à 2024 (avec des échéances différentes pour chaque sous-projet). La France a demandé l’autorisation pour fournir un financement allant jusqu’à 355 millions d’euros.

Le 30 novembre, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont notifié conjointement à la Commission un projet important d’intérêt européen commun («PIIEC») à l’appui de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique.

Le projet intégré de recherche et d’innovation fera intervenir 29 participants directs ayant leur siège dans l’Union européenne ou en dehors. Il s’agit, pour la plupart, d’acteurs industriels, mais aussi de deux organismes de recherche, réalisant 40 sous-projets étroitement interconnectés. 

Ces participants directs travailleront en collaboration avec un grand nombre de partenaires, notamment d’autres organismes de recherche ou des petites et moyennes entreprises (PME), également en dehors des quatre États membres.

L’objectif global du projet est de favoriser la recherche et de mettre au point des technologies et des composants innovants (circuits intégrés et capteurs) pouvant être intégrés dans une large gamme d’applications en aval. Il s’agit notamment d’appareils grand public, par exemple les appareils domestiques et les véhicules automatisés, et d’appareils commerciaux et industriels, par exemple les systèmes de gestion pour les batteries utilisées pour la mobilité électrique et le stockage de l’énergie.

En particulier, le projet devrait favoriser la recherche et l’innovation en aval, notamment en ce qui concerne le domaine de l’Internet des objets et des voitures connectées ou sans chauffeur.

Les participants au projet et leurs partenaires se concentreront sur leur travail dans cinq domaines technologiques différents :

1) les puces éco-énergétiques : développement de nouvelles solutions visant à améliorer l’efficacité énergétique des puces. Elles réduiront, par exemple, la consommation totale d’énergie des appareils électroniques, y compris ceux installés dans les voitures.

2) les semi-conducteurs de puissance : développement de nouvelles technologies de composants pour les appareils intelligents, ainsi que pour les véhicules électriques et hybrides.

3) les capteurs intelligents : développement de nouveaux capteurs optiques, de mouvement ou de champ magnétique plus performants et plus précis. Les capteurs intelligents contribueront à améliorer la sécurité des voitures en leur permettant de réagir de manière plus fiable et plus opportune pour changer de voie de circulation ou éviter un obstacle.

4) l’équipement optique avancé : développement de technologies plus efficaces pour les futures puces haut de gamme.

5) les matériaux pour semi-conducteurs composés : développement de nouveaux matériaux composés (au lieu du silicium) et d’appareils adaptés à des puces plus avancées.

Les cinq domaines technologiques sont complémentaires et interconnectés – les puces ne sont généralement pas vendues telles quelles, mais font souvent partie d’un système intégré. Ces systèmes requièrent une combinaison de processus et de technologies couverts par les différents domaines du projet. Pour cette raison, les participants au projet prendront part à plus de 100 collaborations dans les différents domaines couverts par les 40 sous-projets étroitement interconnectés.

Le PIIEC favorisera la recherche et le développement dans un secteur économique clé d’importance stratégique dans un certain nombre d’États membres et devrait permettre de mobiliser 6 milliards d’euros supplémentaires d’investissements privés dans le secteur microélectronique. Il s’agit du premier PIIEC intégré dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation autorisé par la Commission depuis son adoption  en 2014.

29 bénéficiaires directs issus quatre Etats membres

Le PIIEC en faveur de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique fait intervenir 29 participants directs issus des quatre États membres. Les participants directs pourraient obtenir de leurs administrations nationales respectives un montant total pouvant s’élever à environ 1,75 milliard d’euros de financement.

Plus particulièrement, la France a demandé l’autorisation pour fournir un financement allant jusqu’à 355 millions d’euros, l’Allemagne, un financement allant jusqu’à 820 millions d’euros, l’Italie, un financement allant jusqu’à 524 millions d’euros et le Royaume-Uni, un financement allant jusqu’à 48 millions d’euros.

 

 

Le parlement européen approuve l'accord de libre-échange historique entre l'UE et le Japon

 AFP / Le 12/12/18

Le Parlement européen a approuvé ce mercredi le plus important accord commercial bilatéral jamais négocié. Il prévoit notamment d'ouvrir le marché nippon aux produits agricoles de l'UE. L'industrie automobile japonaise aura libre accès à l'Europe au terme d'une période de sept ans.

Alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine sont au plus haut, le Parlement européen a approuvé un vaste accord commercial de libre-échange entre l'UE et le Japon. Il est le plus important de type bilatéral (entre l'Europe et un pays non-européen) jamais négocié.    

Ce texte, négocié depuis 2013, concerne plus de 630 millions de consommateurs et près d'un tiers du PIB mondial. Il couvrira dès son entrée en vigueur la quasi-totalité des échanges entre l'espace européen et Tokyo. L'accord profitera en particulier, selon la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, au secteur de l'agriculture de l'Europe.    

A terme, 85% des produits agroalimentaires de l'UE pourront entrer au Japon sans droits de douane, mais parfois à l'issue de périodes de transition. Tokyo s'engage aussi à reconnaître plus de 200 indications géographiques comme le Roquefort français, le Tiroler Speck autrichien, le Jambon d'Ardenne belge ou la Polska Wódka (vodka polonaise).

Le riz a été exclu de l'accord de libre-échange  

Le riz, un produit hautement symbolique pour les Japonais, est en revanche exclu de l'accord. Les négociations ont été particulièrement complexes sur les produits laitiers, mais l'accord supprimera les droits de douane très élevés sur plusieurs fromages, avec une période de transition pouvant atteindre quinze ans.

Les Japonais obtiennent de leur côté un libre accès au marché européen pour leur industrie automobile, mais seulement à l'issue d'une période transitoire de sept ans. Cet accord comprendra aussi un chapitre sur le développement durable et une référence explicite à l'accord de Paris de 2015 sur le climat.    

L'ensemble de ces dispositions n'ont pas suffi à convaincre les ONG, qui ne cessent de mettre en cause la politique commerciale de Bruxelles, avec en point d'orgue le traité conclu avec le Canada, le CETA, objet d'une vive contestation en 2016.

Les ONG affichent leur opposition à l'accord

"Négocié dans la plus grande opacité" et ratifié "dans l'indifférence générale", cet accord "menace les droits sociaux, l'agriculture, l'alimentation, l'environnement, le climat et même nos principes démocratiques", insistent dans un communiqué commun la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH, ex-Fondation Hulot), l'Institut Veblen et Foodwatch.    

Sur le plan environnemental, Ceciia Malmström, commissaire européenne, a promis que l'UE travaillerait avec le Japon "pour respecter les critères de l'accord de Paris et pour que les transports soient plus propres". "Au final, ce sont les consommateurs qui décident. Beaucoup d'entre eux, surtout les jeunes, préfèrent acheter des produits locaux. Mais en Europe, il y a des produits qu'on ne peut pas acheter", a-t-elle expliqué.

 

L’Europe intensifie son action à l’encontre des transferts de technologies forcés vers la Chine  

21/12/2018 | VIPress.net

L’Union européenne a contesté hier auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) les pratiques systématiques qui obligent des sociétés européennes à abandonner des technologies et des savoir-faire sensibles comme une condition préalable pour faire des affaires en Chine. Cette action en justice s’appuie sur une affaire lancée par l’UE en juin 2018.

À travers cette initiative, l’UE élargit la portée de son action dans le cadre de l’OMC à l’encontre des mesures chinoises relatives aux transferts de technologie forcés. Cette mesure est prise à la lumière de nouvelles conclusions concernant l’incompatibilité entre les mesures chinoises relatives à l’approbation des investissements, la protection des droits de propriété intellectuelle des entreprises étrangères et les règles multilatérales ayant été convenues.

La commissaire au commerce, Mme Cecilia Malmström, a déclaré à ce sujet: « Nous ne pouvons tolérer que des entreprises de l’UE soient tenues de céder leur précieuse technologie à titre de prix à payer pour investir en Chine. De telles pratiques vont clairement à l’encontre des règles que la Chine s’est engagée à respecter lorsqu’elle a adhéré à l’OMC.

Nous lançons aujourd’hui un recours juridique plus large et plus systémique contre cette pratique illégale, car nous estimons qu’il s’agit d’une question majeure ayant une incidence sur les entreprises de l’UE qui exercent des activités commerciales en Chine. Cette question peut et doit être résolue dans le cadre multilatéral et internationale ».

Les exigences dites de performance obligent ou incitent les entreprises européennes à transférer des technologies vers les projets menés en association avec leurs partenaires chinois, en échange des autorisations administratives requises par les autorités chinoises. Les entreprises étrangères sont également tenues de procéder à des activités de recherche et de développement en Chine.

Au moment de son adhésion à l’OMC, la Chine s’est engagée à ne pas imposer d’exigences de performance en échange d’autorisations d’investissement et à préserver la liberté contractuelle des entreprises en Chine, en particulier dans le contexte des investissements et du transfert de technologies. L’UE soutient donc que les mesures chinoises actuelles sont contraires aux engagements juridiques pris par la Chine.

La demande de consultations ouvre officiellement la procédure de règlement des différends de l’OMC. Si les consultations n’aboutissent pas à une solution satisfaisante dans les soixante jours, l’UE peut demander à l’OMC de constituer un groupe spécial pour statuer sur la compatibilité des mesures prises par la Chine avec les règles de l’OMC.

 

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Jean-David Chamboredon (France Digitale) : «La puissance technologique de l’Europe est un sujet politique majeur»

Interview de Jean-David Chamboredon, co-président de France Digitale

24/10/2018 / Frenchweb.fr

 

Six ans après avoir vu le jour sous l’impulsion d’une trentaine d’entrepreneurs et investisseurs du numérique français, l’heure n’est plus aux Pigeons mais à la conquête de l’Europe. Sur la cinquantaine de licornes européennes, la France n’en compte aujourd’hui que quatre : le géant du ciblage publicitaire Criteo, l’e-commerçant Vente-privée.com, le champion européen du cloud OVH et la plateforme de covoiturage BlaBlaCar. La pépite de Frédéric Mazzella est d’ailleurs la dernière entreprise française qui est parvenue à intégrer le cercle des licornes. C’était en septembre 2015 et la prochaine start-up dépassant le milliard de dollars de valorisation se fait toujours attendre dans l’Hexagone.

Dans ce contexte, le France Digitale Day, grande réunion de famille des entrepreneurs français et étrangers, s’est tenu au Musée des Arts Forains à Paris le 25 septembre dernier avec l’ambition d’être l’épicentre de la Tech européenne le temps d’une journée.

Alors que le Suédois Spotify est en pole position pour obtenir le statut de premier titan européen, c’est-à-dire une entreprise technologique valorisée plus de 50 milliards de dollars, France Digitale veut être le catalyseur de la French Tech pour faire émerger des champions européens.

Paris, capitale de la Tech européenne post-Brexit 

Plus d’un an après l’entrée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Jean-David Chamboredon, co-président de France Digitale, estime que l’écosystème va dans la bonne direction, avec «logique de très forte croissance, des plus gros tours de table et des champions intéressants».

Il faut dire que le climat est plutôt favorable avec les réformes de la fiscalité du capital et du droit du travail, qui replacent la France dans l’échiquier européen pour en faire un pays «normal», et la concrétisation du Brexit, prévu en mars 2019, qui pourrait permettre à Paris de prendre pour de bon le dessus sur Londres pour devenir la capitale européenne de la Tech.

Pour soutenir cette dynamique, France Digitale mise sur les élections européennes l’an prochain pour faire du numérique un sujet prioritaire sur la scène politique européenne. Si la détermination de Margrethe Vestager, la Commissaire danoise à la Concurrence qui a notamment infligé une amende de 4,3 milliards d’euros à Google, et l’application du RGPD ont montré la voie, encore faut-il trouver l’équilibre pour contrer la domination des GAFA tout en dopant la croissance des jeunes pousses européennes. Équation difficile à résoudre pour Bruxelles mais cruciale pour que la France et l’Europe tirent leur épingle du jeu face aux États-Unis et la Chine. 

https://www.frenchweb.fr/jean-david-chamboredon-france-digitale-la-puissance-technologique-de-leurope-est-un-sujet-politique-majeur/339036?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=a1853ccf64-EMAIL_CAMPAIGN_2018_10_24_AM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-a1853ccf64-106733281

 

L’Académie franco-allemande qui pense l’industrie du futur

04/07/2018 / Frenchweb.fr

Comment rester dans la course technologique et ne pas se faire distancer ? C’est notamment pour répondre à cette question et accompagner les entreprises, qu’a été lancée en 2015 par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, l’Académie franco-allemande pour l’Industrie du Futur. Celle-ci est chapeautée conjointement par l’Institut Mines-Telecom (IMT) et l’Université Technique de Munich (TUM).

« C’est une innovation assez importante dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche qui a pour vocation de construire les bases d’un nouveau genre d’université européenne, en commençant par un axe franco-allemand, déclare Christian Roux, directeur de la Recherche et de l’Innovation au sein de l’organisme.

Et elle a surtout pour objet d’être un accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale. Cela afin de les préparer à la fois aux nouvelles technologies et aux nouveaux métiers qui sont en train d’apparaître autour de l’industrie du futur ».

Cyber-sécurité, blockchain hybride industrielle, fabrication additive… les sujets sont vastes

L’AFA a identifié différentes thématiques sur lesquelles elle lance des projets de recherche bilatéraux: la cyber-sécurité, la blockchain hybride industrielle, la fabrication additive, la maintenance prédictive ou encore l’Intelligence artificielle.

Elle s’intéresse également aux sciences humaines en s’interrogeant par exemple sur ce qu’est une entreprise digitale ou encore sur la notion de travail.

Mais l’AFA souhaite aussi accompagner les entreprises de manière concrète. Pour aller plus loin sur ce point, elle a notamment lancer le Club des partenaires industriels pour soutenir ces sociétés, quel que soit leur taille.

Un des axes est que ces dernières puissent participer à la co-construction de l’Académie pour que les orientations prises soient cohérentes avec les besoins en matière de recherche, de formation ou encore d’innovation.

Des hackatons sont également organisés pour apporter une solution à un problème posé. Par exemple, l’un des sujets qui intéressent en ce moment l’Académie et pour lesquels deux événements vont être organisés concerne l’agriculture connectée.

https://www.frenchweb.fr/lacademie-franco-allemande-qui-pense-lindustrie-du-futur/330153?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=c27794da01-EMAIL_CAMPAIGN_2018_07_04_AM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-c27794da01-106733281

La banque de l'Union européenne prête 107 M€ à des bailleurs sociaux français

le 25/01/2019 / Batiactu.com

FINANCEMENT. Dans le cadre du plan Juncker, la Banque européenne d'investissement (BEI) et quatre offices publics de l'habitat ont signé un contrat de financement de 107 millions d'euros sur 5 ans afin de construire 1.300 logements neufs et à en réhabilités 4.200 autres. C'est la première fois que des bailleurs sociaux sollicitent la BEI en direct.

C'est la première que des bailleurs sociaux sollicitent en direct la Banque européenne d'investissement (BEI). Oise Habitat, l'Opac d'Amiens, l'Opal (Aisne) et Reims Habitat ont signé un contrat de financement à hauteur de 107 millions d'euros sur 5 ans avec la BEI.

Cette enveloppe permettra de financer la construction de 1.300 logements neufs et 4.200 réhabilitations, dont le montant d'investissement total est de 326 millions d'euros. Cette opération s'inscrit dans le cadre du plan Juncker, l'objectif de l'Union européenne est d'investir dans des territoires où réside "une population plus défavorisée". "

Ce financement va permettre aux offices de poursuivre leurs ambitions en matière de construction et de rénovation énergétique dans un contexte de restriction budgétaire", indique Bernard Domart, directeur général d'Oise Habitat et président du réseau Canopée, qui réunit les quatre bailleurs sociaux.

 

Pour le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, "le logement est un facteur essentiel pour favoriser le retour à l'emploi des populations les plus fragiles et en soutenant les offices publics HLM, l'Europe démontre très concrètement qu'elle s'attache à favoriser le développement économique de tous les territoires".

L'Union européenne précise que les prêts qu'elle propose viennent en complément des dispositifs de financements classiques, notamment ceux de la Banque des territoires, qui reste le financeur principal.

A ce jour, la BEI a accordé un total de 15 milliards d'euros pour 76 projets de rénovation et de construction dans douze pays (Autriche, Belgique, France, Allemagne, Irlande, Italie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Espagne et Royaume-Uni).

 

Avant les élections européennes, au tour des pays de l’UE d’être dotés des outils anti-ingérence de Facebook

Après une année tumultueuse, le réseau de Mark Zuckerberg veut montrer qu’il prend désormais la mesure de sa responsabilité dans la lutte contre les fake news et l’utilisation de sa plateforme comme outil de manipulation pendant les différentes échéances électorales.

Les élections européennes en mai font justement partie des prochaines échéances. Présent à Bruxelles ce lundi, l’ancien vice-Premier ministre britannique Nick Clegg, devenu directeur mondial des affaires publiques de Facebook, a annoncé le lancement « à la fin mars de nouveaux outils pour aider à prévenir l’ingérence dans les prochaines élections et pour rendre la publicité politique sur Facebook plus transparente».

Une déclaration aussitôt doublée de deux notes de blog (ici et ici). Si la communication est bien rodée, quels sont vraiment les outils que le géant américain compte mettre en place?

Facebook va étendre son système de transparence sur les publicités politiques, déjà présent dans certains pays comme les États-Unis, à l’Europe. Sur ce volet, cela signifie qu’à partir de fin mars, les annonceurs qui souhaiteraient en publier devront avoir été validés par le réseau social.

Ces publicités seront aussi accompagnées d’une mention « payé par ». Les utilisateurs auront également accès aux archives des publicités politiques et à celles autour de sujets de sociétés susceptibles d’influencer les élections pendant 7 ans.

Les archives incluront des informations comme l’éventail du budget des annonces ou encore des données démographiques sur les personnes touchées (âge, sexe, localisation…).

Inauguration d’une « war room » à Dublin

Il est aussi prévu qu’un nouveau centre des opérations, également surnommé «war room», dédié aux élections européennes soit créé au sein des bureaux de Facebook à Dublin. À noter que l’entreprise américaine prévoit également d’en inaugurer un à Singapour.

Pour rappel, un dispositif similaire avait été mis en place pour les Midterms aux États-Unis et l’élection présidentielle au Brésil. Au sein de cette cellule, une équipe est notamment dédiée à la suppression des fake news et autres faux comptes.

On ne sait pas pour l’instant de combien de personnes elle sera constituée. Le réseau social rappelle également comment il entend améliorer la qualité des News Feed en général à travers notamment ces deux actions: en supprimant les contenus qui enfreignent les règles de la plateforme, puis en réduisant la visibilité de ceux qui « portent atteinte à l’authenticité de la plateforme » comme les clickbait ou un les « contenus sensationnel ».

Il sera intéressant de voir si et quels impacts auront vraiment ces différentes mesures sur le fil d’actualités lors des prochaines élections européennes.

«Nous sommes confrontés à des adversaires déterminés qui tentent d’attaquer sur plusieurs fronts et nous reconnaissons notre rôle et notre responsabilité», conclut notamment le réseau social dans sa note de blog.

Pourtant, il a récemment lancé une fonction baptisée « Community Actions » qui permet aux utilisateurs américains de lancer et signer des pétitions en ligne sur la plateforme.

Alors que le réseau social tente de prouver sa valeur dans le combat contre les fausses informations, l’ajout d’une telle fonction, susceptible d’être détournée à grande échelle – comme le sont régulièrement les cagnottes Leetchi, par exemple – peut sembler risqué.

Pour l’instant, un déploiement plus global ou en France n’est pas à l’ordre du jour avait indiqué Facebook à FrenchWeb.

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Publié dans En bref

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