Airbus, ArianeGroup, Dassault (suite)
Dassault Aviation et Airbus signent le contrat d’étude de concept du Système de combat aérien futur
08/02/2019 / VIPress.net
La ministre des Armées, Florence Parly, et la ministre de la défense de la République fédérale d’Allemagne, Ursula von der Leyen, se sont rendues le 6 février 2019 à Gennevilliers sur le site de Safran pour donner le coup d’envoi industriel du système de combat aérien du futur (SCAF).
Le SCAF est une coopération franco-allemande qui doit fournir aux deux pays les successeurs de leurs avions de chasse respectifs mais également des drones et missiles, l’ensemble formant un système intégré.
Les deux ministres ont annoncé deux jalons essentiels du développement de ce projet : la notification du contrat de concepts et d’architecture du SCAF à Dassault et Airbus ; un accord industriel entre les deux motoristes français et allemand Safran et MTU.
La France et l’Allemagne ont ainsi notifié le tout premier contrat – une Étude de concept commune (JCS) – à Dassault Aviation et Airbus au profit du programme de Système de combat aérien futur (SCAF). Ce contrat permet aux industriels de définir les grandes lignes du SCAF et de chacune de ses composantes. 65 millions d’euros sont consacrés à ce contrat.
L’Étude de concept commune (JCS) identifiera des concepts de base préférentiels pour ses principales composantes que seront l’avion de combat de prochaine génération, les drones, un système de systèmes et les services associés de prochaine génération, évaluera la viabilité opérationnelle et technique, ainsi que la faisabilité programmatique des concepts de base et enfin, identifiera les besoins technologiques et de démonstrateurs communs.
Cette décision conjointe des deux pays représente un important pas en avant pour assurer la souveraineté européenne et son avance technologique dans le secteur de l’aviation militaire au cours des prochaines décennies. La date de démarrage de cette étude de deux ans est fixée au 20 février 2019.
Le système d’armes prévu se composera d’un avion de combat de prochaine génération collaborant avec un ensemble d’armements à la fois nouveaux et revalorisés, et d’un essaim de systèmes sans pilote (drones) interconnectés par un Cloud de Combat et un écosystème intégré dans une architecture dédiée de type systèmes de systèmes.
La JCS repose sur le document HL CORD (High Level Common Operational Requirements Document) cosigné par les ministres de la Défense des deux pays lors du Salon aéronautique ILA de Berlin en avril 2018, ainsi que sur les études de concept nationales respectives.
Cette étude commune vise à conceptualiser les différentes capacités du SCAF et à jeter les bases de leur définition et industrialisation future, en vue d’une capacité opérationnelle complète à l’horizon 2040. Dans cette optique, des programmes de démonstrateurs seront préparés et lancés à l’occasion du Salon aéronautique du Bourget en juin 2019.
Parallèlement, Safran et MTU ont signé lors de la visite des ministres un accord de coopération industrielle pour la motorisation de l’avion de combat du futur. Cet accord sera suivi à la mi-année 2019 de la signature d’un contrat avec la France et l’Allemagne pour le démonstrateur du moteur de cet avion de combat de nouvelle génération.
Dans le cadre de ce partenariat, Safran Aircraft Engines aura la responsabilité d’ensemble de la conception et de l’intégration du moteur et MTU Aero Engines sera leader pour les services. MTU Aero Engines sera responsable des compresseurs basse et haute pression et de la turbine basse pression, tandis que Safran sera responsable de la chambre de combustion, de la turbine haute pression et de la post-combustion.
De son côté, la société commune Aerospace Embedded Solutions (AES) développera le calculateur et des logiciels de contrôle des moteurs, sous la responsabilité de l’intégrateur moteur Safran Aircraft Engines. Cette répartition industrielle est basée sur un équilibre des financements entre la France et l’Allemagne. Aerospace Embedded Solutions GmbH (AES) est une société commune entre Safran Electronics and Defense and MTU Aero Engines.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 03 juin 2013, intitulé : Airbus, de l'A300 à l'A350.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 19 juin 2017, intitulé : Dassault, cent et, un ans d'innovations.
Arianegroup va construire le premier démonstrateur de planeur hypersonique français
le 28/01/2019 / L’usine Nouvelle
Après la Russie et la Chine, la France aussi veut se doter d'armements hypersoniques. Le 21 janvier, la ministre des Armées a annoncé la notification d'un contrat à Arianegroup pour un démonstrateur de planeur hypersonique. Un premier essai en vol est prévu pour 2021.
Lundi 21 janvier, à l’occasion de ses voeux, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé le lancement d’un programme pour le développement d’armements hypersoniques. La France rejoint ainsi une course dans laquelle plusieurs pays du Conseil de sécurité de l’ONU sont déjà engagés : la Chine, les États-Unis et la Russie. Baptisé V-max (pour Véhicule Manoeuvrant eXpérimental) , ce projet doit donner lieu à un premier essai en vol pour la fin de l’année 2021. Arianegroup doit être le maître d’oeuvre industriel du projet, révèle L’Opinion.
"Nous avons décidé de notifier un contrat pour un démonstrateur de planeur hypersonique", Beaucoup de nations s’en dotent, nous disposons de toutes les compétences pour le réaliser : Nous ne pouvions plus attendre”, a déclaré Florence Parly en parlant d’un “saut technologique
Contourner les défenses antimissiles et dissuader
Le démonstrateur de planeur hypersonique devrait être capable de se déplacer à une vitesse dépassant Mach 5, soit plus de 6 100 km/h. L’intérêt d’armements si rapides est de contourner les défenses antimissiles. Autre avantage : faire peser la menace d’une frappe conventionnelle ou nucléaire en des temps records dans une perspective de dissuasion.
Des recherches sur la propulsion hypersonique sont déjà menées par les armées françaises. Le futur missile nucléaire ASN4G, successeur de l’ASMP, devrait ainsi intégrer cette capacité. Mais le “planeur” annoncé par Florence Parly aurait en plus l’avantage d’être manoeuvrable à très haute vitesse et donc d’être encore plus difficile à intercepter.
Des tests menés avec succès en Russie et en Chine
À l’étranger, certains pays ont déjà mené des tests concluants sur les armements hypersoniques. En décembre 2018, le Kremlin a annoncé le succès du test de son planeur hypersonique “Avangard” qui aurait atteint une cible à 4 000 kilomètres de distance en voyageant à plus de 24 000 km/h. De la même manière, la Chine aurait testé avec succès un planeur d’une vitesse de Mach 6. Afin d’anéantir de tels armements, les États-Unis projettent de développer des systèmes de défense antimissile spatiaux.
. Pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 21 février 2014, intitulé : Arianespace, à la croisée des chemins.




