Les 25 + 1 (Rappel)
Alors que dans quelques jours, nous allons pouvoir, vouloir, devoir voter, et choisir donc le 26ème président de notre République, qui je le rappelle a été instaurée en 1792 (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/02/la-republique-une-et-indivisible.html), voici une petite présentation de ceux qui l’ont précédé depuis 1848, avec pour les plus récents, et toujours en vie, une assez bonne idée de leurs actions, par-contre, pour les plus anciens, c’est une autre paire de manches, car l’air de rien cela commence quand même, avec l’élection au suffrage universel masculin (eh oui) de Louis-Napoléon Bonaparte (1848-1852), neveu de l’empereur Napoléon, ralliant pour le coup près de 75 % des voix.
Donc, premier président de la république en exercice, mais, suivi d’un passage en force trois ans plus tard, considéré comme un coup d’état, afin de se proclamer empereur comme son oncle, sous le nom de Napoléon III, et mettant du coup fin à la IIème République. Il abdiquera en 1870, après la défaite de Sedan face à la Prusse.
Après donc la chute du Second Empire, c’est Adolphe Thiers (1871-1873) qui le remplacera en 1871, mais tout d’abord comme chef de l’Etat et du gouvernement, et ensuite six mois après la fonction de président de la République.
Son mandat ne durera que deux ans, car mis en minorité par les monarchistes à l’Assemblée nationale en raison de son ralliement à une République dite conservatrice, il sera poussé à la démission. On retiendra de son action la paix avec la Prusse, la perte de l’Alsace-Lorraine, et la sévère répression de la Commune de Paris (https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/la_Commune/114248).
Et c’est donc une majorité royaliste qui fera élire Patrice de Mac Mahon (1873-1879), comte de son état, 1er duc de Magenta, militaire de carrière, et maréchal de France.
Cependant, malgré ses soutiens, il échouera à restaurer la monarchie, et sera contraint de démissionner en 1879. L’un de ses principaux faits, la mise en place du septennat présidentiel.
Elu quelques heures après la démission du précédent président, Jules Grévy (1879-1887) aura lui dans le cadre de son premier mandat l’occasion d’installer officiellement le domicile du chef de l’Etat au Palais de l’Elysée.
Et après sa réélection en 1885, il devra démissionner deux ans plus tard de son second mandat, en raison d’un scandale de trafic de décorations.
Son successeur quant à lui, Marie-François Sadi Carnot (1887-1894), remporta la présidence face à Jules Ferry, et fût assassiné six ans plus tard lors d’un déplacement en province.
Durant son mandat écourté, il aura l’occasion de fêter le centenaire de la révolution française, et d’inaugurer la Tour Eiffel.
Donc, après cette fin tragique, c’est au tour de Jean Casimir-Perrier (1894-1895) d’être élu à l’âge de 46 ans.
Originaire d’une famille de banquiers et d’industriels, dont certains eurent également l’occasion d’exercer des responsabilités politiques à l’échelle nationale, sa mandature ne durera finalement que six mois et 16 jours, détenant à ce jour le record de brièveté dans la fonction de président.
Le suivant, Felix Faure (1895-1899), ayant lui fait fortune dans le commerce, il mettra en œuvre le renforcement de l’alliance avec la Russie tsariste, et sera pleinement interpellé par Emile Zola dans le cadre de l’affaire Dreyfus, recevant indirectement par l’entremise du journal l’Aurore, la célèbre lettre intitulé « J’accuse ».
Par-contre, il sera le premier président à décéder dans le cadre de ses fonctions, d’une hémorragie cérébrale semble-t-il, dans les bras de sa maîtresse pour certains journalistes de l’époque.
Quant à celui qui suit, Emile Loubet (1899-1906), il sera le 1er président à effectuer un mandat complet (7 ans rappelez-vous).
Mandat où la grâce fût accordée au capitaine Dreyfus, et où furent promulguées les lois relatives à la séparation de l’église et de l’Etat, et au statut des associations (1901).
Septennat également pour Armand Fallières (1906-1913), marqué par une forte agitation sociale, et l’impossibilité pour lui de faire abolir la peine de mort.
Et malgré sa popularité, il renoncera à effectuer un second mandat estimant ironiquement qu’avec cette fonction, il n’obtiendrait pas d’avancement significatif.
Arrivé quant à lui avant la 1ère guerre mondiale, Raymond Poincaré (1913-1920), aura la lourde tâche de guider la France durant celle-ci, optant pour l’union sacrée, au-delà des sensibilités politiques.
Un mois avant la fin de ses fonctions, il se fera élire sénateur, et reviendra à deux reprises, en 1922 et en 1926, aux plus hautes fonctions gouvernementales comme président du conseil, ministre des Affaires étrangères et des finances.
Fonctions que Paul Deschanel (1920-1920) son successeur quittera lui sept mois après son élection, pour raisons de santé, s’étant même retrouvé ensanglanté chez un garde barrière, après une chute d’un train en pleine nuit.
Rétabli rapidement, il retrouvera également rapidement des fonctions politiques comme sénateur.
Son remplaçant, président du Conseil en exercice, Alexandre Millerand (1920-1924), aura lui pour missions personnelles de s’opposer à la détente avec l’Allemagne, et de vouloir réduire le rôle du parlement.
Il sera contraint à la démission après la victoire de la gauche aux législatives de 1924.
Et c’est un vieux routier de la politique qui le remplacera, Gaston Doumergue (1924-1931), plusieurs fois ministre, président du Conseil, puis du Sénat.
Sa présidence bénéficiera de la prospérité de l’entre-deux-guerres et des années folles, mais subira également une forte instabilité ministérielle, avec onze gouvernements, et la chute du Franc. Il sera aussi le 1er président à se marier durant son mandat.
Le suivant, Paul Doumer (1931-1932), exemple typique de l’ascension sociale par l’école, devenant bachelier grâce aux cours du soir, avant de faire des études supérieures, il commencera sa vie professionnelle comme coursier à l’âge de 12 ans, puis ouvrier.
Battu 25 années plus tôt par Armand Fallières (voir plus haut), de par son action, considérée plus morale que politique, sortira l’expression « inaugurer les chrysanthèmes », il sera assassiné moins d’un an après son élection par un émigré russe.
Et après, c’est un ingénieur de formation, major de Polytechnique et des Mines qui prendra les rênes du pays, en la personne de Albert Lebrun (1932-1940), qui durant son 1er septennat verra se succéder 15 présidents du Conseil, dont son principal concurrent, Léon Blum, en 1936.
Quant à son second mandat, il prendra fin avec la 2ème guerre mondiale, en juillet 1940, laissant le pouvoir à Philippe Pétain, avant de se retrouver en résidence surveillée, enlevé par la Gestapo, et déporté en Autriche.
Ensuite, après la période du régime collaborationniste de Vichy, et les gouvernements provisoires, dont la période ira de juin 1944 à novembre 1946, Vincent Auriol (1947-1954) deviendra le 1er président de la IVème République.
Avocat de formation, plusieurs fois ministre, ancien résistant et président de l’Assemblée, il quittera l’Elysée sans solliciter un nouveau mandat.
Et c’est René Coty (1954-1959) qui le remplacera, après la 13ème tour de scrutin.
En pleine guerre d’Algérie, craignant un coup d’Etat militaire, il chargera le général de Gaulle de former un gouvernement, qui quelque mois plus tard, promulguera la loi instituant la nouvelle Constitution de la Vème République, l’obligeant à abdiquer au profit de celui qu’il nomme comme « le plus illustre des français ».
Et c’est donc un retour du libérateur de la France en politique, avec une désignation comme président par un collège de 80 000 grands électeurs.
Il sera réélu six ans plus tard, via le suffrage universel direct cette fois-ci, mais devra quitter le pouvoir, après l’échec du référendum sur un projet de révision institutionnelle.
Celui qui le remplacera, Georges Pompidou (1969-1974), il fut pendant quelques années son premier ministre.
Profitant d’une belle embellie de l’économie française, il lancera de grands projets industriels comme le TGV, la téléphonie, ou encore la création de nouvelles autoroutes, mais sera arrêté dans son élan avec son décès en avril 1974, succombant à une leucémie.
Donc une nouvelle présidentielle anticipée, remportée cette fois-ci par Valery Giscard d’Estaing (1974-1981), l’emportant de justesse (50,8 %) devant François Mitterrand (2ème défaite).
Il laissera dans le cadre de son seul septennat, des mesures fortes comme l’abaissement de l’âge légal à 18 ans, un renforcement de la construction européenne, et surtout, la dépénalisation de l’avortement, porté par Simone Veil. Non réélu, il retrouvera par la suite plusieurs mandats électoraux.
Et c’est donc au bout de la 3ème tentative que François Mitterrand (1981-1995) deviendra le 1er président socialiste de la Vème République.
Détenant le record de longévité à l’Elysée, il fera abolir la peine de mort, voter plusieurs lois sociales comme la retraite à 60 ans, et la 5ème semaine de congés payés, et il sera le 1er président à nommer une femme Premier ministre, Edith Cresson.
C’est donc avec un esprit revanchard que la droite gaulliste fera élire son poulain, Jacques Chirac (1995-2007), retrouvant après 20 ans d’absence les commandes du pays.
Effectuant un premier mandat complet, il sera réélu avec plus de 82 % des voix face à Jean-Marie Le Pen, mais cette fois-ci seulement pendant cinq ans, le mandat du chef de l’Etat passant à 5 ans, avec à la clé, un calendrier électoral inversé.
Toujours à droite, la France sera gouvernée par Nicolas Sarkozy (2007-2012), l’emportant sur Ségolène Royal, première femme accédant au second tour des élections.
Marqué par une rupture de style par rapport à ses prédécesseurs, il fera entrer la Vème République dans un régime quasi présidentiel. Il sera battu en 2012, permettant à la gauche de revenir au pouvoir.
En effet, avec l’élection de François Hollande (2012-2017), qu’il remporta avec 51,6 % des voix, c’est donc un retour du parti socialiste à la tête de l’Etat.
Marquée par le vote sur le mariage homosexuel, la tenue à paris de la Cop 21, et surtout par l’instauration de l’état d’urgence suite aux attaques terroristes sur le sol français, sa mandature se terminera par une popularité en berne, le poussant à renoncer à briguer un second mandat, une première sous la Vème République.
Et c’est donc Emmanuel Macron (2017- ?) qui le remplacera, après avoir été son ministre de l’économie durant 2 ans.
Ayant moins de 40 ans à son arrivé à l’Elysée, il engage rapidement de nombreuses réformes, contrecarrées par une série de crises, celle des gilets jaunes, celle du Covid, et désormais celle de l’Ukraine. Ce qui fait dire à certains, de tout bord politique, qu’il fait désormais président.
Ce qui m’amène donc, en finissant cette présentation, qui je l’espère vous a donné une petite idée de nos présidents, à dire que pour moi, et ce sans faire de prosélytisme politique, ce n’est pas le propos, même si, ceux qui me suivent depuis pas mal de temps, doivent malgré tout se douter, il fait effectivement Président, à même de réagir à toutes situations exceptionnelles, et elles devraient le demeurer encore quelques temps, avec comme idée de se dire et de savoir ce que nous voulons pour les cinq prochaines années, et avec qui nous le voulons, soit une place de plus en plus forte de la France (à la différence des déclinistes) dans le monde qui vient, ne devant rien à personne, notamment financièrement (renseignez-vous, si vous ne le savez déjà), au sein d’une Europe également de plus en plus forte, et elle le prouve aujourd’hui, à même de se faire respecter par ceux qui souhaiteraient la voir disparaître, et qu’elle tombe dans les oubliettes de l’histoire, ce que la Grande-Bretagne, après le Brexit, découvre aujourd’hui, seule face à des nations représentant plusieurs fois sa démographie.
Donc choisissez, en votre âme et conscience, mais choisissez, car il s’agit de votre avenir, du notre, et qu’après, c’est souvent trop tard.
Ne pensons jamais que cela ne peut pas nous arriver.
Jacques Samela
Sources :
Rappels :
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/02/la-republique-une-et-indivisible.html
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/12/atouts.html
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/12/record-du-monde.html
. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/la-france-attractive.html
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