Le CAC 40 (suite & infos)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le CAC 40 (suite & infos)
Le CAC 40 (suite & infos)
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Le CAC 40 bat son record historique à 7.390 points

https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/le-cac-40-bat-son-record-historique-a-plus-de-7390-points-1933909?xtor=CS4-6240

Par Sophie Rolland / Publié le 11 avr. 2023

 

Le CAC 40 atteint mardi son plus haut niveau à la clôture, à 7.390,28 points. Une performance favorisée par son profil diversifié et par le poids de ses géants du luxe, qui peuvent imposer leurs prix dans un environnement inflationniste.

Après quatre jours d'interruption liés au week-end de Pâques, les indices boursiers ont repris leur marche vers le haut. Les traces des turbulences de la crise bancaire du mois dernier sont effacées. L'inflation et son corollaire, le resserrement des politiques monétaires, déjà oubliés. Quant à la récession, de plus en plus probable aux Etats-Unis, elle est superbement ignorée.

A Paris, le CAC 40 a ainsi battu son record historique de 7.376 points, atteint le 5 janvier 2022 en clôture. Il a dépassé les 7.403 points en séance, un record absolu, avant de terminer à 7.390,28 points. Il lui aura fallu cinq tentatives . Lors de l'une d'entre elles, le 6 mars dernier, par exemple, l'indice parisien avait atteint les 7.401 points en séance. Mais le lendemain, les difficultés des banques régionales américaines entraînaient la planète finance dans la pire panique bancaire depuis la crise de 2008 .

Le CAC 40 est, il est vrai, avantagé par son profil diversifié et par le poids de ses géants du luxe, qui peuvent imposer leurs prix, dans un environnement inflationniste. Et TotalEnergies, la major pétrolière française, profite pleinement du regain de vigueur des cours de l'or noir. La performance boursière du groupe contribue très largement au retour de l'indice parisien à ses sommets historiques.

Fin du cycle de resserrement monétaire

Mais surtout, les investisseurs saluent déjà la fin du cycle de resserrement monétaire le plus violent de ces quarante dernières années. Peut-être un peu vite, selon certains. Dans l'environnement actuel, toute pause dans la remontée de ses taux par une banque centrale de la planète est interprétée comme un signal avancé. Il est vrai que le ton des instituts monétaires s'adoucit. Mardi, la banque centrale de Corée du Sud a maintenu son taux directeur à 3,5 % après avoir déjà opté pour un statu quo en février.

La hausse de 25 points de base des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) attendue en mai sera-t-elle la dernière ? Peut-être. En revanche, bon nombre d'économistes doutent que les anticipations de baisse de taux pour la deuxième partie d'année se réalisent. Quant à la BCE, elle ne devrait pas abandonner la partie si facilement . La publication de l'évolution des prix à la consommation et à la production aux Etats-Unis, mercredi et jeudi, ainsi que de l'inflation allemande pour le mois de mars, jeudi, permettra peut-être d'y voir plus clair sur la suite.

Equilibre instable

En attendant, comme l'indique Axel Botte dans une note d'Ostrum, « l'équilibre des marchés financiers est intrinsèquement instable car il repose sur une hypothèse de baisse des taux de la Fed de quelque 100 points de base dès cette année. » Autrement dit, sur des hypothèses exclues par les banquiers centraux eux-mêmes.

Aux Etats-Unis, où l'indice des 500 plus grandes capitalisations américaines - le S&P 500 - est en hausse de plus de 7 % depuis le début de l'année, les nuages s'amoncellent. « La récession économique n'est pas encore là, mais celle des profits est déjà présente comme devraient le montrer les résultats du premier trimestre », indique Christophe Foliot, gérant actions américaines chez Edmond de Rothschild AM. La saison des publications qui s'ouvre cette semaine pourrait aider les investisseurs à revenir sur terre.

Baisse des bénéfices

Les bénéfices du premier trimestre 2023 des sociétés du S&P 500 devraient enregistrer un recul de 6,6 % par rapport à la même période de l'année dernière, selon le consensus des analystes. Si ces anticipations se réalisent, il s'agira de la plus forte baisse des bénéfices depuis le deuxième trimestre 2020 (-31,8 %), c'est-à-dire depuis le coup d'arrêt lié au Covid.

« Même si les entreprises publient la plupart du temps des résultats « supérieurs aux attentes », les profits devraient, cette fois, pour la première fois depuis longtemps ressortir en baisse », poursuit Christophe Foliot. Avec des mauvaises surprises à craindre du côté de secteurs jusque-là épargnés, comme la tech par exemple. Déjà, les ventes de PC ont reculé de 30 % au premier trimestre. Depuis le début de l'année, 90 % des gains du S&P 500 sont imputables à une vingtaine de valeurs.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/01/cac-40-le-meilleur-est-a-venir.html

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CAC40 : le véritable bilan annuel, édition 2022

https://multinationales.org/fr/enquetes/cac40-le-veritable-bilan-annuel-2022/

Publié le 14 novembre 2022

 

Superprofits, climat, fiscalité, dividendes, emploi, salaires, enjeux sociétaux, relations avec les dirigeants politiques : l’édition 2022 de « CAC40 : le véritable bilan annuel », qui paraît ce lundi 14 novembre, propose une radiographie, chiffres à l’appui, des grandes entreprises françaises et de leur rôle dans la France et le monde d’aujourd’hui.

 

TÉLÉCHARGEZ LA PUBLICATION

Radiographie des grandes entreprises françaises et de leur rôle dans la France et le monde d’aujourd’hui

 Téléchargez le PDF (16 Mo)

https://multinationales.org/IMG/pdf/bilan_cac_2022.pdf

 

L’édition 2022 de CAC40 : le véritable bilan annuel, publiée ce lundi 14 novembre, compile et analyse les données publiquement disponibles sur le comportement des grands entreprises françaises en matière financière, fiscale, écologique, sociale et politique.

Cette édition contient aussi une enquête inédite sur la composition des conseils d’administration du CAC40. Cette analyse permet de prendre la mesure des liens étroits entre les grandes entreprises françaises, qui explique leur forte solidarité ainsi que leur alignement sur les mêmes pratiques en matière de dividendes, de rémunérations patronales, de fiscalité ou de climat.

Au final, l’édition 2022 de CAC40 : le véritable bilan annuel interroge les liens de plus en plus ambivalents ou conflictuels entre « le CAC40 » et « la France ».

 

Les principaux chiffres à retenir

 

  • Le CAC40 a battu des records de profits en 2021 (157 milliards €) et au premier semestre 2022 (72,8 milliards), du fait d’une augmentation de l’activité mais surtout de leur profitabilité.

  • Le CAC40 a versé des dividendes record sur les profits 2021 (57,5 milliards) et battu en 2021 un record de rachats d’actions (22,4 milliards €). Les principaux bénéficiaires sont comme d’habitude le groupe Arnault (2,4 milliards d’euros de dividendes sur les profits 2021) et BlackRock (plus de 2 milliards d’euros). Les rachats d’actions et les dividendes sont partis sur la même lancée en 2022.
  • Le taux effectif d’imposition du CAC40 a nettement diminué entre 2020 et 2021, passant de 37,6 à 25,4 %. 14,3% en moyenne de filiales du CAC40 sont localisées dans des pays considérés comme des paradis fiscaux. Certains des groupes du CAC40 qui réalisent les plus gros profits (ArcelorMittal, Stellantis, ST Micro) sont basés dans des pays réputés pour leurs avantages fiscaux pour les multinationales.
  • Avec 6,6 millions de rémunération moyenne en 2021, les patrons du CAC40 ont bénéficié d’une augmentation de 52% par rapport à 2020 et de 26% par rapport à 2019. Un nombre petit mais croissant de patrons du CAC affichent désormais des rémunérations dépassant allègrement les 10 millions d’euros.
  • Comme les salaires ne suivent pas, les groupes du CAC40 sont de plus en plus inégalitaires. Le ratio entre rémunération patronale moyenne et dépenses moyennes par salarié était de 108 en 2018, de 117 en 2019, de 115 en 2020. En 2021, il est de 139. La palme dans ce domaine revient au groupe Teleperformance où ce ratio est de 1706.
  • Les émissions de CO2 du CAC40 augmentent légèrement en 2021 par rapport à 2020, après une chute entre 2020 et 2019 en raison de la pandémie. Cette chute met en lumière l’importance des émissions du secteur aérien. Plusieurs groupes parmi les plus gros pollueurs du CAC40 ont cependant continué à augmenter leurs émissions malgré le Covid. Beaucoup de groupes de CAC40 ne sont toujours pas transparents sur l’ensemble de leurs émissions, notamment dans le secteur bancaire.
  • Le CAC40 employait environ 5 millions de salariés et de salariées directs fin 2021, porté par l’explosion des effectifs de groupes de services fortement délocalisés comme Teleperformance et Capgemini. Les piliers du CAC40 continuent à réduire leurs effectifs, notamment en France : Carrefour, Sanofi, Orange, Renault, BNP Paribas, Société générale, etc.
  • La place des femmes dans les instances dirigeantes du CAC40 progresse très lentement. Début 2022, il y avait 3 femmes sur les 68 DG, PDG et présidents de conseil d’administration. Elles sont aujourd’hui 5. Les femmes représentent aujourd’hui le quart des comités de direction, deux fois plus qu’en 2018 - mais de manière disproportionnée en charge de sujets comme la communication, les RH ou la RSE.
  • - Directement ou indirectement, les pouvoirs publics français sont présents au capital de près de la moitié du CAC40, mais la différence entre actionnariat public et actionnariat privé apparaît de moins en moins évidente.
  • À quelques exceptions près (les nouveaux venus Teleperformance et Eurofins), la plupart des groupes du CAC40 ont de nombreuses connexions entre eux à travers leurs administrateurs et dirigeants, jusqu’à 19 liens pour Danone et 18 pour TotalEnergies et Orange.
  • Les trois premières capitalisations du CAC40 sont désormais des groupes liés au secteur du luxe : LVMH, L’Oréal et Hermès. Ils sont suivis par TotalEnergies et Sanofi. Ces 5 groupes représentent près de la moitié de la capitalisation du CAC40 dans son ensemble.

 

 

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