InCyber Europe & autres
Forum InCyber Europe
https://www.minalogic.com/evenements/forum-incyber-europe/
Du 26/03/2024 au 28/03/2024
Le Forum InCyber est le principal événement européen sur les questions de la sécurité et de confiance numérique.
Sa singularité est de rassembler tout l’écosystème de la cybersécurité et du « numérique de confiance » : clients finaux, offreurs de services, éditeurs de solutions, consultants, forces de l’ordre et agences étatiques, écoles et universités…
Sa mission est de répondre à une double urgence :
📌 Faire face aux défis opérationnels de la cybersécurité
📌 Contribuer à la construction d’un futur numérique conforme aux valeurs et aux intérêts européens
LeForum InCyber, c’est à la fois :
📌 Un salon pour trouver des réponses opérationnelles à vos besoins
📌 Un forum dédié au partage d’expériences et à la réflexion collective
📌 Un sommet pour contribuer à la construction d’un espace numérique plus sûr
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I-Soon : une société chinoise accusée de piratage massif
Le 22 février 2024
Une onde de choc secoue la communauté internationale alors qu’une entreprise informatique chinoise, I-Soon, est au centre d’accusations de piratage à grande échelle.
Les allégations sont graves : infiltration de l’Otan, de gouvernements étrangers, de comptes de réseaux sociaux et d’ordinateurs personnels. Les révélations, issues d’une fuite de données majeure, soulèvent alors des questions sur la sécurité numérique à l’ère moderne.
Selon des analystes de SentinelLabs et Malwarebytes, des sociétés américaines de cybersécurité, I-Soon aurait réussi à pénétrer les systèmes de gouvernements et d’organisations à Hong Kong. Ces intrusions auraient également touché des ministères en Inde, en Thaïlande, au Vietnam et en Corée du Sud, jetant ainsi une ombre sur la stabilité et la sécurité des institutions gouvernementales à travers le monde.
Les données divulguées, rendues publiques le 16 février sur le site de partage GitHub, offrent un aperçu rare et troublant des activités d’espionnage présumées de la Chine. Des fichiers de conversation, des présentations et des listes de cibles font partie du contenu analysé par les experts, mettant en lumière la sophistication des opérations clandestines de I-Soon.
Un piratage commercial et politique
Un peu de contexte pour démarrer, I-Soon se présente comme une entreprise spécialisée dans la sécurité informatique et a notamment candidaté à de nombreux appels d’offres du gouvernement chinois. Si son site Internet n’est plus accessible, des archives en ligne qui datent de mardi dernier, indiquent quant à elles, que l’entreprise est basée à Shanghai avec des bureaux à Pékin et au sein de plusieurs autres provinces chinoises, notamment au Sichuan (sud-ouest).
Bien qu’ayant l’air d’une société parfaitement anodine, les révélations sont inouïes. En effet, c’est à travers plus de 570 fichiers et images, que l’on apprend comment le prestataire informatique chinois a infiltré des pouvoirs étrangers, des comptes de réseaux sociaux et des ordinateurs personnels. Outre les intrusions gouvernementales, les documents divulgués révèlent eux aussi des détails troublants sur les pratiques commerciales de I-Soon. Et pour cause, des primes lucratives étaient offertes aux pirates informatiques pour des intrusions réussies à des fins politiques ou commerciales.
De plus, une analyse minutieuse des documents insiste sur des tentatives de piratage de comptes sociaux, des ordinateurs personnels et même des systèmes d’exploitation de téléphones, y compris l’iPhone d’Apple. Ce qui soulève des préoccupations majeures quant à la sécurité des données personnelles des utilisateurs et à la protection de la vie privée dans un monde pourtant de plus en plus connecté. Enfin, I-Soon aurait également tenté de répondre à des appels d’offres pour des opérations de piratage dans la région du Xinjiang, en Chine. Une région qui est depuis longtemps le théâtre de tensions ethniques et politiques, dont la répression contre les Ouïghours, une minorité ethnique musulmane.
Le silence reste de mise
De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères a rapidement nié toute implication dans cette affaire lors d’une conférence de presse. Mao Ning, porte-parole du ministère, a quant à lui déclaré que la Chine « s’oppose résolument à toute forme de cyberattaques ». Cependant, les preuves s’accumulent et se font surtout nombreuses contre I-Soon, remettant fortement en doute les dénégations officielles.
Face à ces accusations, I-Soon n’a pas encore répondu publiquement. Cependant, la société fait face à une pression croissante pour répondre aux allégations de piratage massif et d’espionnage international qui la visent. Les autorités gouvernementales et les experts en cybersécurité appellent d’ores et déjà à une enquête approfondie pour déterminer l’étendue réelle des activités de I-Soon. La priorité actuelle reste tout de même de prendre des mesures appropriées pour protéger la sécurité nationale et la vie privée des individus. En somme, cette affaire souligne l’urgence de renforcer la sécurité numérique à l’échelle mondiale.
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Marseille future capitale de la cyber sécurité : Unitel Group rassemble un consortium d’industriels
Le 04/09/2023
Unitel Group a réuni un consortium d’acteurs industriels pour inaugurer le projet Campus Cyber à Marseille, un investissement majeur dans le domaine de l’innovation et de la réindustrialisation. Cette initiative ambitieuse a pour objectif de créer un campus de pointe entièrement dédié à la cybersécurité et aux technologies connexes, en réponse aux attaques de plus en plus fréquentes touchant l’ensemble des acteurs économiques français dans notre monde de plus en plus connecté.
La ville de Marseille, déjà renommée pour ses datacenters et sa septième place mondiale en tant que hub de télécommunications, accueille désormais son propre Campus Cyber. Stratégiquement situé au cœur d’Euroméditerranée, ce site deviendra un centre de recherche, d’innovation et de formation destiné aux professionnels de la cybersécurité ainsi qu’aux futurs talents du secteur. Il abritera des laboratoires de recherche, des centres de formation, des entreprises technologiques et des partenaires industriels, créant ainsi un écosystème dynamique propice à la collaboration et au développement de projets novateurs.
Le projet Campus Cyber se positionne comme une réponse aux défis posés par la transformation numérique. Il s’agit de protéger les infrastructures critiques, les données sensibles et les systèmes de communication contre des cyberattaques dont la gravité augmente de façon constante. Le niveau de menace reste « très élevé », ce qui renforce la nécessité de renforcer la sécurité numérique. De plus, ce projet contribuera à la réindustrialisation de la France en stimulant la croissance de l’industrie de la cybersécurité et en favorisant l’innovation dans d’autres secteurs clés.
Les attaques par déni de service ou par ransomwares peuvent paralyser des entreprises ou des collectivités pendant des semaines, avec des conséquences imprévisibles. Le Campus Cyber s’engage à jouer un rôle crucial dans la sensibilisation et la prévention des menaces, avec pour objectif d’apporter une contribution majeure à la croissance économique et à la souveraineté nationale. Le Président d’Unitel Group, Kevin Polizzi, souligne l’importance de la cybersécurité en tant que domaine stratégique pour le futur, capable de renforcer l’attractivité et la compétitivité du territoire.
Le projet Campus Cyber bénéficiera d’un financement initial de 3,6 millions d’euros provenant d’entreprises partenaires, ainsi que du soutien de partenaires technologiques de renom. Les équipes seront hébergées dans la tour Mirabeau, dont la finalisation des travaux est prévue à la fin de l’année. Cette localisation est idéale car le quartier est un pôle d’infrastructures numériques et de start-ups en plein essor. Le Campus Cyber offrira ses espaces collaboratifs 24h/24 aux entreprises de toutes tailles et aux collectivités locales.
La réalisation du Campus Cyber débutera dans les semaines à venir, avec une ouverture opérationnelle prévue pour janvier 2024. Ce projet audacieux témoigne de la volonté des entreprises de jouer un rôle de premier plan dans le développement et l’innovation, et de se positionner comme des acteurs clés de la cybersécurité à l’échelle mondiale.
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Les chiffres du Campus Cyber à Paris La Défense
Frenchweb du 26/01/24
Bateau amiral de l’écosystème cybersécurité Cyber en France, le CAMPUS CYBER a 2 ans et demi d’existence et compte 140 entreprises du secteur (grands comptes, start ups, organismes de recherches…) et des services de l’État répartis sur 13 étages et 26 000 m2 dans un bâtiment ultrasécurisé. Le lieu totem de la cyber met en place des actions visant à fédérer la communauté de la cybersécurité et à développer des synergies entre ces différents acteurs.
Plus de 1000 personnes y travaillent au quotidien avec un taux d’occupation de quasiment 100 %. Tarif de la location au m2 : plus de 750 EUR. Signe de succès : les sociétés qui veulent s’y installer doivent aujourd’hui s’inscrire sur liste d’attente. Le campus est l’équivalent cyber du Beer-Sheva en Israël ou du Global Cyber Center à New York City.
La société Campus Cyber qui organise le lieu est détenue par 61 % par le privé, à 39 % par l’État et est présidé par Michel Van Den Berghe. En 2023, le campus est déjà bénéficiaire avec 22 millions d’EUR de chiffre d’affaires et un résultat net de 627 000 EUR contre 19,5 millions d’EUR de CA et un résultat net de 516 000 EUR en 2022.
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Startups cyber en France : hausse de 35 % des montants levés en 2023
LA MINUTE CYBER AVEC CLARANET (www.claranet.com)
Malgré un contexte global de ralentissement dans le financement du secteur de la cybersécurité, la France démontre une résilience et un dynamisme exceptionnels, enregistrant une augmentation notable de 35 % des montants levés en 2023, par rapport à l’année précédente. C’est le principal enseignement du 5e baromètre de l’investissement européen en cybersécurité, publié par le fonds TIKEHAU CAPITAL avec le forum InCyber (ex-Forum international de la cybersécurité).
Cette performance place la France presque au même niveau que le Royaume-Uni, avec 455 millions d’EUR collectés contre 465 millions pour ce dernier, faisant de l’Hexagone l’un des leaders européens dans le domaine. Alors que l’Europe dans son ensemble a connu une baisse de 42 % des montants levés, la France, grâce à des initiatives comme le « Cyber Booster » et un écosystème de financement solide, continue de montrer son potentiel en cybersécurité.
Avec 40 opérations recensées en 2023, la France se distingue non seulement par le volume, mais aussi par la qualité des investissements, renforçant sa position sur la scène internationale face à la domination des États-Unis. La plus grosse levée cyber en France en 2023 revient à Ledger (portefeuille sécurisé de crypto-actifs) avec 100 millions d’EUR devant Chapsvision (éditeur français de logiciels d’analyses de données) avec 90 millions d’EUR.
L’UE lance son « bouclier cyber »
Dans un contexte de cybermenaces croissantes, notamment depuis le début du conflit en Ukraine, l’Union européenne a annoncé la mise en place de son premier grand BOUCLIER CYBER. Ce système d’alerte européen, soutenu par un réseau de « cyber hubs » équipés de supercalculateurs et d’IA, vise à améliorer la détection rapide des cyberattaques. Avec un investissement de plus de 1 milliard d’EUR, principalement financé par l’UE, cette initiative entend réduire considérablement le délai de détection des malwares.
Par ailleurs, l’UE prévoit la création d’une « réserve cyber » de volontaires pour renforcer sa défense en cas d’attaques majeures, illustrant un pas significatif vers une stratégie de défense européenne plus autonome et moins dépendante des États-Unis.
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RAPPEL
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