VivaTech 2024, cela commence aujourd'hui
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Le Japon comme pays invité à la grand-messe du numérique, VIVATECH, du 22 au 25 mai à Paris, Porte de Versailles. Le pavillon du pays du soleil levant présentera une imposante délégation de startups locales et de grandes entreprises nipponnes. Dans ce cadre sera présenté le programme gouvernemental japonais « Society 5.0 » dont l’objectif principal est d’aborder et de surmonter les défis sociaux en incorporant les innovations (telles que l’IA) dans les industries ainsi que dans la vie sociale, rendant le quotidien des populations plus facile et plus durable.
IA, Japon, Tesla… : ce qu’il faut savoir avant l’édition 2024 de VivaTech
Du 22 au 25 mai, VivaTech, événement phare de la tech française et européenne, reviendra Porte de Versailles, à Paris. A quelques semaines du salon, les organisateurs ont levé le voile sur les spécificités de l'édition à venir. Mais ils promettent quelques surprises...
«Paris sera la capitale de l’innovation, des startups et du monde de la tech, c’est l’endroit où il faudra être !» A moins de 50 jours du coup d’envoi de VivaTech, Maurice Lévy, président du conseil de surveillance de Publicis Groupe, qui organise le salon avec le groupe Les Échos - Le Parisien, ne cache pas son enthousiasme pour la 8e édition qui s’annonce. Il faut dire que l’événement se porte bien après avoir accueilli l’an passé 150 000 visiteurs, 11 400 startups et 2 600 investisseurs. L’édition 2023 avait notamment été marquée par la venue d’Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX qui fascine autant qu’il inquiète.
En 2024, les organisateurs espèrent faire encore mieux malgré les turbulences qui secouent l’écosystème technologique depuis près de deux ans. «Ce sont des chiffres à battre, nous devons faire mieux», assure Maurice Lévy. «Nous sommes dans un domaine où les vents restent très porteurs», se réjouit de son côté Pierre Louette, PDG du groupe Les Échos - Le Parisien. Dans ce contexte, les organisateurs veulent en profiter pour favoriser davantage les rencontres d’affaires sur les quatre jours du salon. «VivaTech 2024, ce sera la première plateforme business pour la tech. Il y aura plus de 2 000 investisseurs présents, comme Accel, KKR, Lightspeed et Northzone, pour repérer les scaleups de demain», indique François Bitouzet, directeur général de VivaTech.
Mistral AI et OpenAI, stars de l’IA attendues Porte de Versailles
Sans surprise, l’intelligence artificielle sera la grande star de cette édition après avoir déjà alimenté les discussions sur les scènes et les allées du salon en 2023. Les principaux acteurs du secteur, à l’image de Microsoft, Google, Meta, Amazon ou encore Nvidia, ainsi que les startups clés de l’IA générative, comme OpenAI et la pépite française Mistral AI, qui a levé près d’un demi-milliard d’euros l’an passé, seront ainsi présents Porte de Versailles du 22 au 25 mai. On notera également que Yann Le Cun, le directeur scientifique de la recherche pour l’IA chez Meta, et Arthur Mensch, le patron de Mistral AI, prendront la parole sur scène durant le salon.
Outre l’IA, les thématiques clés de cette édition seront la tech durable, la santé et la mobilité. Sur cette dernière verticale, il faut souligner que Tesla fera le déplacement pour la première fois, un an après le show d’Elon Musk à VivaTech, tandis que Software République, collectif d’innovation qui réunit des grands groupes comme Renault, Thales, Orange et Dassault Systèmes, présentera un tout nouveau concept-car aux visiteurs. Le groupe ADP sera également de la partie avec la startup Volocopter pour présenter les taxis volants destinés à transporter des passagers durant les Jeux Olympiques de cet été à Paris.
Le Japon à l’honneur, la Chine de retour
Cette année, les organisateurs auront aussi à cœur de faire prendre une dimension encore plus internationale à l’événement pour mieux concurrencer le CES de Las Vegas. Ainsi, il y aura 120 pays représentés cette année, avec 30 % de pays européens supplémentaires, à l’image du Royaume-Uni, et une quarantaine de pavillons nationaux.
On notera également le retour de la Chine après s’être faite discrète en Occident depuis qu’elle s’est retrouvée dans le viseur de la Maison-Blanche durant le mandat de Donald Trump. Toujours en Asie, le Japon sera le pays mis à l’honneur lors de cette édition 2024, après la Corée du Sud l’an passé. Dans ce cadre, 40 représentants de l’écosystème nippon seront présents, comme Mitsubishi, Fujitsu et Hitachi.
Les patrons de X, Orange, LVMH et Tinder présents
Après avoir attiré des dirigeants emblématiques de la tech mondiale lors des éditions précédentes, comme Mark Zuckerberg et Jack Ma, Maurice Lévy a levé le voile sur quelques «grands ténors» attendus à VivaTech au mois de mai. Outre Bernard Arnault, le patron de LVMH, et Christel Heydemann, la directrice générale d’Orange, qui reviendront cette année, Linda Yaccarino, la CEO de X (ex-Twitter), Eric Schmidt, ancien patron de Google, Faye Iosotaluno, la dirigeante à la tête de Tinder, ou encore Kathleen Breitman, la co-fondatrice de la blockchain Tezos, seront également de la partie.
Quelques figures politiques seront aussi présentes, à l’image de Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, Charles Michel, président du Conseil européen, Marina Ferrari, la secrétaire d’État française en charge du Numérique, et John Kerry, émissaire pour le climat de Joe Biden et ancien secrétaire d’État américain durant la présidence de Barack Obama, pour des discussions autour des régulations et de l'impact des technologies comme l'IA. Si ce casting est déjà attrayant, Maurice Lévy n’exclut pas de révéler quelques grands noms à l’approche de VivaTech. «Il y aura peut-être quelques autres personnalités, on va élargir le spectre des stars», assure-t-il. Réponse en mai pour les découvrir.
Qui sont les 21 startups françaises qui vont devenir des licornes selon VivaTech ?
Chaque année, les organisateurs de VivaTech tentent d'identifier les futures licornes françaises et européennes. Voici la sélection retenue en marge de l'édition 2024 du salon parisien.
Officiellement, la French Tech compte 29 licornes à l’heure actuelle. En réalité, il y en a probablement un peu moins alors que les valorisations dans la sphère technologique sont en chute libre depuis près de deux ans. Dans un écosystème qui revient à des bases plus saines, moins fantaisistes, les valorisations dans les tours de table actuels, à l’exception peut-être dans l’IA, sont davantage le reflet du potentiel entrevu par les investisseurs dans les sociétés sur lesquelles ils misent.
Dans ce contexte, Viva Technology, en partenariat avec GP Bullhound et avec l’appui des fonds Accel, Eurazeo, NorthZone et Partech, s’essaie chaque année à repérer les startups européennes qui sont les plus susceptibles de rejoindre le cercle des licornes dans les prochains mois, avec plus ou moins de succès. A noter que la croissance réelle et potentielle, le total des fonds collectés, la croissance des effectifs, la distribution géographique et l’impact positif sur la société sont les principaux critères retenus pour constituer le «Top 100 Next Unicorns», la liste des 100 jeunes pousses technologiques les plus prometteuses en Europe.
Fortunes diverses pour les entreprises sélectionnées
En 2023 par exemple, les organisateurs du salon parisien avaient notamment placé Pennylane et Luko dans leur sélection. En plein dans le mille pour Pennylane, qui est devenue une licorne après une levée de 40 millions d’euros il y a un mois. En revanche, Luko a vécu un véritable calvaire et évité la liquidation judiciaire de justesse avec la reprise du spécialiste de l’assurance habitation en ligne par Allianz en janvier dernier. De quoi mettre en perspective les réussites et les échecs des entreprises identifiées d’une année sur l’autre.
Dans l’ensemble, près d’un tiers des entreprises ayant figuré dans cette sélection entre 2019 et 2023 sont devenues des licornes, observent Viva Technology et GP Bullhound. Les sociétés Alan, Content Square, PayFit, Shift Technology, ManoMano ou encore Voodoo avaient ainsi été répertoriées dans les éditions précédentes du « Top 100 Next Unicorns ».
Plusieurs startups françaises déjà identifiées en 2023
L’exercice n’est pas facile, surtout dans le contexte actuel, mais il permet de déceler les tendances qui portent la tech actuelle en ce moment. « Cette année encore, le top 100 révèle une structuration croissante de l'écosystème technologique européen, avec une dynamique remarquable dans des secteurs clés tels que les SaaS, mais aussi l'IA qui fait une entrée fracassante dans le classement », souligne ainsi François Bitouzet, directeur général de Viva Technology.
Dans cette édition 2024, on retrouve le Royaume-Uni en tête, avec 22 licornes potentielles, devant la France (21) et l’Allemagne (14). Quant aux secteurs les plus représentés, il s’agit du SaaS (43 startups), du digital média (16) et de l’intelligence artificielle/big data (16). Au total, les 100 entreprises retenues ont levé 16 milliards d’euros, soit en moyenne 170 millions levés par chacune d’entre elles (contre 166 un an plus tôt).
Parmi les startups françaises retenues, on en retrouve plusieurs qui figuraient déjà dans la sélection de l’an passé, à l’image de Cubyn, Dashlane, Deepki, iAdvize, LumApps, Malt, Pigment ou encore Sweep. Il sera ainsi intéressant de voir si elles arrivent à transformer l’essai dans les prochains mois, ce qui n’est pas une mince affaire au vu de la frilosité actuelle des investisseurs.
Voici la liste des 21 startups françaises retenues dans le « Top 100 Next Unicorns 2024 » :
- Agicap (solution de gestion de la trésorerie)
- Akeneo (plateforme de gestion de l’expérience produit)
- Alma (spécialiste du paiement fractionné)
- Brevo (logiciel de gestion de la relation client)
- Cubyn (spécialiste de la logistique à la demande)
- Dashlane (gestionnaire de mots de passe)
- DataDome (spécialiste de la lutte contre la fraude et les bots malveillants)
- Deepki (plateforme pour améliorer l’efficacité énergétique des parcs immobiliers)
- Descartes Underwriting (assurtech spécialisée dans le risque climatique)
- Homa Games (éditeur de jeux mobiles)
- iAdvize (outil d’aide à la vente pour le commerce en ligne)
- InterCloud (infrastructure de connectivité au cloud)
- Lifen (solution pour faciliter l’échange de documents médicaux)
- LumApps (solution d’intranet pour les grands groupes)
- Malt (plateforme qui met en relation les indépendants et les entreprises)
- Pigment (startup de planification financière qui ambitionne de bousculer Excel)
- Shippeo (solution de suivi du transport de marchandises en temps réel)
- Swan (plateforme de Banking-as-a-Service)
- Sweep (outil pour réduire les émissions carbones des entreprises)
- 360Learning (plateforme d’apprentissage collaboratif)
- Pasqal (startup qui développe un ordinateur quantique)
Le Japon (suite)
J'y étais l'an dernier, je devrais en être également cette année
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