La filière hydrogène française (suite)
Le premier site d’essais d’ampleur dédié au stockage de l’hydrogène en Europe est lancé
Le 2 février 2024 / Contrôle Essais Mesures
La sécurité du stockage de l’hydrogène – carburant clé pour la mobilité et l’industrie durable – se pose aujourd’hui comme un enjeu de premier plan. L’une des exigences pour assurer l’utilisation de l’hydrogène est la mise en place de tests afin de limiter les risques.
Isthy sera, sans équivalent en France, le centre d’essais, de tests et de certifications des systèmes de stockage hydrogène. Mardi 30 janvier 2024 sur le salon Hyvolution, à Paris, Bureau Veritas, Inthy (producteur d’énergies renouvelables et d’hydrogène et fournisseur de solutions de mobilité décarbonée), et la région Bourgogne-Franche-Comté ont signé un accord de partenariat visant à lancer le site.
Lancé en 2018 par l’entreprise Rougeot Énergie (rachetée par Inthy) en Bourgogne-Franche-Comté, ce projet de site d’essais et de certification de réservoirs d’hydrogène va désormais pouvoir se concrétiser. À terme, il constituera le premier site d’essais dédiés aux technologies de stockage de l’hydrogène en Europe.
Isthy fait partie du programme d’investissements d’avenir (PIA) mis en place par l’État pour co-financer les projets innovants. Le centre Isthy réalisera ses essais sur le territoire du Grand Belfort. Il permettra de réaliser les essais de développement, de fabrication et assurer la certification des réservoirs de grande quantité, jusqu’à 1 400 litres destinées aux mobilités.
« Nous nous réjouissons de ce partenariat. Le projet est unique en Europe par son ampleur. Grâce à lui, Bureau Veritas participe activement à l’essor de l’hydrogène en Europe. Membre de l’Hydrogen Council, Bureau Veritas vient de créer un Centre d’Excellence dédié à l’Hydrogène et aux Dérivés. Cette initiative supplémentaire témoigne de notre engagement à soutenir le progrès responsable de nos clients et à bâtir un monde de confiance », a déclaré David Carle, directeur général de Bureau Veritas Exploitation.
« Le protocole concernant la construction et l’opération du centre d’essais d’Isthy que nous avons signé avec Bureau Veritas confirme notre engagement à développer le projet depuis plusieurs années avec le soutien de la Région et du Fonds de revitalisation industrielle et au delà de la maturation de la mobilité hydrogène en France, en Europe et plus généralement dans le monde. Notre association permettra à la France de se doter d’un outil unique d’essai et de certification qui est clé pour l’industrie des mobilités routière, maritime et ferroviaire utilisant l’hydrogène », a expliqué Dominique Darne, président d’Inthy.
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Atawey devient le numéro un européen des stations hydrogène
LE 17/07/2024
Avec le rachat de l’activité stations de recharge de McPhy, la société savoyarde Atawey renforce son outil industriel et ses équipes. Elle devient le leader européen des stations hydrogène.
Les négociations engagées en décembre 2023 viennent d’aboutir au rachat de l’activité stations de recharge de McPhy par Atawey. L’opération réalisée pour une part fixe de 12 millions d'euros consolide le positionnement de la société savoyarde (8,5 M€ de CA en 2023) qui devient numéro un européen avec désormais un parc de 70 stations.
Atawey dont les effectifs sont portés à 145 personnes va s’attacher à croiser les retours d’expérience, mutualiser les compétences et consolider les expertises, chaque équipe, notamment R&D, bénéficiant de plus de dix ans d’expérience sur le secteur de la fabrication de stations de recharge. Adossé à un portefeuille d’une dizaine de brevets et autres droits de propriété intellectuelle, cet enrichissement des savoir-faire constituera un fort levier de croissance.
Des capacités accrues
Atawey se voit aussi doté d’un outil industriel pleinement opérationnel regroupant à Grenoble une zone de production supplémentaire de plus de 2.400 m² et de quatre zones de tests. Elle pourra ainsi répondre plus rapidement à son carnet de commandes (près de 25 M€), à ses projections de très forte croissance pour les prochaines années, et atteindre la rentabilité au prochain exercice.
Grâce à cette acquisition, la société savoyarde enrichit également sa gamme de stations de recharge et services associés, pour répondre à l’ensemble des demandes du marché, et notamment à l’international, l’un de ses axes stratégiques de croissance. Il y a quelques jours, elle annonçait l'ouverture d'une filiale en Italie d'ici la fin de l'année.
Afin de satisfaire les clients et de répondre à leurs besoins, Atawey et McPhy collaboreront pour l’exécution de l’ensemble des projets en cours et la continuité de services associés aux stations déjà installées avant la reprise (40 stations).
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Hydrogène : l’Europe valide un régime d’aides français d’un montant de 900 millions d’euros
La Commission européenne vient de donner son feu vert à un programme de la France visant à soutenir la production d’énergie et de combustibles à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Doté d’une enveloppe de 900 millions d’euros, il participe au fléchage vers un avenir à zéro émission.
Le 27 mars 2024, la Commission européenne a donc validé un régime d’aides français d’un montant de 900 millions d’euros portant sur la production d’énergie et de combustibles à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Ce programme se traduira par des subventions directes, afin de stimuler efficacement les investissements. Il s’inscrit dans le Plan industriel du pacte vert qui promet de favoriser la transition vers une économie à zéro émission nette.
« Le régime a été autorisé au titre de l’encadrement temporaire de crise et de transition en matière d’aides d’État, adopté par la Commission le 9 mars 2023 et modifié le 20 novembre 2023 afin de soutenir des mesures dans des secteurs essentiels pour accélérer la transition écologique et réduire la dépendance à l’égard des combustibles », précise encore un porte-parole de la Commission européenne.
L’Europe veut réduire sa dépendance aux combustibles fossiles importés
La Commission considère que le régime français est nécessaire, approprié et proportionné pour accélérer la transition écologique et faciliter le développement de certaines activités économiques qui sont importantes pour la mise en œuvre du plan REPowerEU et du Plan industriel du pacte vert.
« Ce régime d’aides d’un montant de 900 millions d’euros aidera les entreprises à accroître l’utilisation d’énergie et de combustibles produits à partir de la biomasse et de l’hydrogène renouvelable. Il contribuera à la réalisation des objectifs de l’UE en réduisant la dépendance à l’égard des combustibles fossiles importés. Cette mesure est une étape importante de la transition vers une économie à zéro émission nette, tout en protégeant des conditions de concurrence équitables au sein du marché unique », commente ainsi Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence.
Les réservoirs à hydrogène, nouveau pré carré des matériaux composites
Ces aides débloquées par la France ont pour ambition d’accélérer le développement de certains projets, notamment dans le périmètre de l’hydrogène vert. Ainsi, les projets devront être achevés et mis en œuvre dans un délai de 36 mois à compter de l’octroi de l’aide, sachant que la date limite est fixée au plus tard le 31 décembre 2025.
Ce nouveau soutien à l’hydrogène de l’Etat français, en plus du Plan hydrogène inclus dans France 2030, sera notamment bénéfique pour les acteurs de la production d’hydrogène vert et pour les acteurs des transports. En effet, pour les mobilités, les projets liés à l’hydrogène se multiplient, au niveau des piles à combustible ou des réservoirs, par exemple. Les réservoirs, qui ont un intense recours aux matériaux composites, font même l’objet d’une concurrence déjà féroce, comme nous avons pu le vérifier lors de JEC World 2024.
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Entreprises : Lhyfe, une stratégie internationale ambitieuse dans le marché émergeant de l’hydrogène vert
Le 04/04/24
Société nantaise pionnière de la production d’hydrogène vert, lauréate du palmarès 2023 du Moci dans la catégorie startup, Lhyfe est embarquée dans une course contre la montre pour installer des sites de production et signer des contrats commerciaux dans les marchés les plus prometteurs d’Europe. Objectif : être prête à livrer lorsque la vague commencera vraiment à déferler. La stratégie est méthodique, la vision est à long terme, et évidemment internationale.
« Actuellement, nous n’avons plus un seul gramme d’hydrogène à vendre » reconnaît Tana Kronborg, Chief Business Officer de Lhyfe. Pas de stock chez ce producteur émergent d’hydrogène vert, déjà implanté dans 11 pays européens. Car il n’investit pas dans des sites de production avant d’avoir sécuriser ses futurs clients mais aussi les sources d’électricité renouvelable nécessaire à l’hydrolyse. Autrement dit, son portefeuille commercial suit le déploiement de ses projets de production. Et cela va vite depuis le lancement de son premier site industriel relié à un parc éolien en 2021. Impossible de faire le compte ici de tous les accords et projets engrangés depuis, mais les grands axes stratégiques sont bien clairs.
Tana Kronborg développe. Côté débouché, c’est naturellement la vague montante des usages de l’hydrogène vert, c’est-à-dire produit grâce à des sources d’énergie renouvelable (ENR). A grands traits, elle concerne la mobilité et l’industrie, avec des segments de marchés qui démarrent vite, d’autres qui iront plus progressivement.
Dans la mobilité, le marché en phase « d’amorçage »
Dans la mobilité, où sont concernés les véhicules privés, utilitaires et les bus, le marché est en phase « d’amorçage », encore balbutiant et éparpillé. C’est une enseigne de la grande distribution qui s’équipe en chariots élévateurs à hydrogène, ou des sociétés de taxis comme Hype, qui ont noué un partenariat avec Stellantis pour s’équiper en véhicules à hydrogène. Mais le plus important reste à venir.
« Ce qui va vraiment tirer le marché, ce sont les camions lourds qui vont arriver vers 2027 », explique la CBO. Parmi les solutions pour décarboner le transport lourd, l’Union européenne mise en effet sur ce carburant vert et elle a imposé par voie législative que des stations à hydrogène vert soient installées sur les grands axes routiers européens tous les 150 km d’ici 2030. Autrement dit, pour un producteur indépendant comme Lhyfe, il faudra se tenir prêt à fournir dès que ce réseau de distribution sera en place.
Dans l’industrie, des débouchés segmentés entre différents secteurs
Dans l’industrie, là encore les débouchés sont en croissance, mais segmentés entre les acteurs qui ont besoin de petites quantités, par exemple dans la chimie, et ceux qui ont des besoins beaucoup plus massifs comme les industriels de l’ammoniac ou les producteurs d’acier vert. Des projets plus conséquents commencent à émerger pour créer des infrastructures de production et de distribution d’hydrogène vert dans des bassins industriels, bénéficiant d’un soutien appuyé des autorités françaises et européennes.
Un exemple parmi d’autres, Lhyfe a annoncé le 18 mars avoir décroché un soutien financier de l’État français (subvention pouvant aller jusqu’à 149 millions d’euros), pour la construction d’une usine de production d’hydrogène vert d’une capacité d’électrolyse installée de 100 MW près du Havre. Le fruit de deux ans de travail. L’usine, qui a été reconnue par la Commission européenne comme PIIEC (Projet important d’intérêt européen commun), pourra produire jusqu’à 34 tonnes (t) d’hydrogène vert/jour à proximité du Grand Canal du Havre, l’une des plus grandes zones industrialo-portuaires d’Europe. L’un de ses futurs clients pourrait d’ailleurs être l’usine havraise du groupe chimique Yara, qui veut être neutre en carbone en 2050.
Sécuriser ses sources d’approvisionnement en ENR
Les choses vont donc vite pour la jeune pousse de 200 salariés aujourd’hui, qui a déjà mené avec succès, depuis sa création en 2019, plusieurs levées de fonds pour investir et mener à bien ses projets : 189 millions d’euros au total. Lhyfe est entrée en bourse en mai 2022, levant 118 millions d’euros. Ses premiers revenus commencent à tomber : 1,3 million d’euros de chiffre d’affaires en 2023, le double de l’année précédente. Mais elle vise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé et un EBITDA neutre fin 2026.
En termes de production, son ambition est de produire jusqu’à 22 t/jour d’hydrogène vert fin 2024, et jusqu’à 80 t/jour en 2026. Ce qui nécessite de disposer de capacités installées de 55 MW d’ici la fin de cette année, puis 200 MW en 2026 et plus de 3 GW d’ici 2030.
Dès sa création, Lhyfe ne se voyait pas d’autre avenir qu’au minimum européen. Déjà leader en France, où elle multiplie les projets sur tout le territoire, la jeune pousse a mené en parallèle, sans attendre, son déploiement à l’échelle européenne, via des marchés d’appel d’offre et des partenariats, avec une stratégie bien arrêtée : viser prioritairement les marchés disposant de sources d’ENR abondante pour alimenter ses sites, et bien évidemment de débouchés réels pour sa production.
« Nous ne nous attaquons pas à des pays ne disposant pas de sources d’ENR suffisantes » résume Tana Kronborg. Au sein de Lhyfe, une équipe est d’ailleurs dédiée spécifiquement au sourcing et aux achats d’électricité d’origine renouvelable pour alimenter ses usines, avec des partenariats et des contrats à long termes noués avec certains producteurs, comme récemment avec le portugais EDPR, avec le quel elle a signé un accord de portée mondiale.
L’Allemagne, « c’est la locomotive de l’Europe »
Après la France, l’Allemagne a été mis en tête des priorités. « C’est la locomotive de l’Europe, elle a annoncé un soutien massif à l’hydrogène vert » rappelle Tana Kronborg. C’est aujourd’hui son deuxième marché derrière la France. Dans l’Hexagone, elle compte un site en production et deux autres qui vont bientôt l’être. En Allemagne, trois sites de production sont en construction. En octobre dernier, elle a notamment posé la première pierre du chantier de son futur plus grand site de production hors de France, à Schwäbisch Gmünd, dans le Bade-Wurtemberg (4t/jour, soit 1 000 t/an, sur la base d’une capacité installée de 10 MW). La première d’une série d’usines que la startup entend déployer outre-Rhin dans les prochaines années.
A court terme, d’ici 2025, Lhyfe veut devenir, en France et en Allemagne, un acteur majeur de la distribution de gros d’hydrogène vert.
Puis la startup s’est attaquée aux pays nordiques, plus particulièrement le Danemark et la Suède, riches en énergies éolienne. En Finlande, elle a pris une participation minoritaire dans Flexen, un développeur de projets d’hydrogène renouvelable. Ensuite direction le Royaume-Uni, où elle vient notamment de signer un partenariat avec le développeur britannique d’ENR Source Galileo, puis l’Espagne, où elle est entrée dans le projet d’hydrogène vert Tarragona. Des projets sont également en cours en Italie et au Portugal avec des partenaires.
Les implantations de Lhyfe à l’international
–Filiales : Allemagne (2020) ; Danemark, Pays-Bas, Suède (2021) ; Espagne, Royaume-Uni, Canada (2022).
–Bureaux : Belgique, Finlande, Norvège, Portugal (2022).
Des partenariats technologiques et commerciaux avec des industriels
Afin de contribuer à l’accélération du marché, Lhyfe a, en parallèle, noué des partenariats technologiques et commerciaux avec des fabricants d’équipements industriels dans l’objectif de construire des solutions nouvelles de conversion à l’hydrogène vert.
« Notre métier, c’est de produire de l’hydrogène vert, en revanche, nous cherchons des partenariats industriels et technologiques dans plein de domaines spécifiques relevant des usages dont nous ne maîtrisons pas les savoir-faire ; convertir un brûleur au gaz en brûleur à hydrogène, par exemple », explique Tana Kronborg. « Or, les industriels qui veulent avancer dans leur transition énergétique ont pour réflexe de s’adresser en premier à leur partenaire technologique habituel ».
De tels partenariats ont par exemple été signés avec le constructeur d’engins Gaussin, Stellantis, les Chantiers de l’Atlantique, l’équipementier automobile Schaeffler ou encore ABB. Le dernier partenariat en date significatif a été celui noué en septembre dernier avec l’Italien Exogen Hydrogen Solutions (Exogen), une société d’ingénierie et de conseil spécialisée dans les solutions hydrogène pour le bâtiment. Exogen vient de mettre au point une centrale à vapeur innovante et pionnière sur le marché, baptisée HSP 3000, utilisant une nouvelle technologie de chaudière mise au point par Jericho Energy Ventures. Dans le cadre de cet accord, Exogen, Jericho et Lhyfe proposeront au marché une solution d’équipement complète et clés en main.
Le grand export « c’est à long terme »
Lhyfe prépare déjà une nouvelle vague d’implantation, mais toujours en Europe. Bien que l’entreprise ait déjà ouvert une filiale au Canada, le grand export est envisagé dans un avenir lointain. « Une société comme la nôtre ne peut pas tout faire au même moment, explique la CBO. Nous avons quelques projets au Québec et nous voyons le Canada comme un tremplin pour les États-Unis. Mais c’est à long terme. »
A court terme, la priorité de Lhyfe est de consolider ce qu’elle a déjà accompli en Europe. « Notre but premier était de construire un réseau de sites de production en France et en Allemagne pour devenir leader européen de l’hydrogène vert, conclut Tana Kronborg. Mais nous avons posé des jalons dans les marchés les plus prometteurs ».
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Lhyfe, OX2 et Velarion créent un grand pôle industriel autour de l’hydrogène vert en Suède
le 28 août 2024
Le producteur d’hydrogène vert nantais, Lhyfe, collabore avec OX2, l’un des plus grands développeurs européens d’éoliennes terrestres, et Velarion, une entreprise innovante du secteur des engrais verts fondée à Ånge (Suède).
Ensemble les trois entités souhaitent créer un pôle industriel basé sur l’hydrogène dans la municipalité d’Ånge. Ce projet associera l’énergie éolienne à la production d’hydrogène vert à grande échelle pour générer des produits moins carbonés. OX2 développe un parc éolien d’une capacité de production annuelle prévue de 1,4 TWh.
Cette électricité verte devrait alimenter l’unité que Lhyfe prévoit d’installer, avec une capacité pouvant aller jusqu’à 100 tonnes d’hydrogène vert par jour. "En raison de l’importante capacité de production potentielle de ce projet, nous sommes en contact avec plusieurs entreprises souhaitant utiliser l’hydrogène et ses sous-produits.
Ces collaborations permettront de construire un écosystème local qui contribuera à l’économie de la région et à la création d’emplois", a déclaré Sara Wihlborg, country manager Suède de Lhyfe.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html
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