Le Sommet pour l'Action sur l'IA, du 06 au 11 février 2025

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Sommet pour l'Action sur l'IA, du 06 au 11 février 2025
Le Sommet pour l'Action sur l'IA, du 06 au 11 février 2025
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Sommet pour l’Action sur l’intelligence artificielle : un sommet international pour une IA éthique, durable et inclusive

https://www.campusfrance.org/fr/sommet-pour-l-action-sur-l-intelligence-artificielle-un-sommet-international-pour-une-ia-ethique

Parmi les grands rendez-vous internationaux de 2025, la France s’apprête à accueillir, les 10 et 11 février prochains, le Sommet pour l’Action sur l’intelligence artificielle, réunissant à Paris chefs d’Etat et de gouvernements, organisations internationales, entreprises, chercheurs et universitaires, artistes… L’objectif : déboucher sur des actions concrètes pour un développement raisonné de l’IA, garantissant le progrès économique, l’impact environnemental et l’intérêt général.

« La révolution de l'IA s’apprête à transformer les emplois, l'éducation, la culture, les économies à travers le monde ». C’est en ces termes que le site d’information présidentiel évoque le contexte de ce nouveau Sommet international qui fait suite aux Sommets de Bletchley Park (novembre 2023) et de Séoul (mai 2024), mais qui s’inscrit dans une perspective plus large puisque « un grand nombre de pays et de secteurs seront représentés afin de rendre ce sommet aussi inclusif que possible ». 

 Cinq axes majeurs pour servir l’intérêt général

Le Sommet de Paris, qui milite pour une « IA éthique, durable et inclusive », s’articulera ainsi autour de cinq « axes majeurs » qui ont constitué la base du travail préparatoire. 

Le premier de ceux-ci, « l’IA au service de l'intérêt général » ou de « l’intérêt public ».  L’IA devrait en effet, selon les organisateurs du Sommet, être considérée comme « une technologie politique à orienter vers le progrès économique, social et environnemental ». Le Sommet aura donc pour objectifs : 

  • d’encourager le « développement de modèles moins coûteux » pour servir cet intérêt général ;
  • de favoriser l'accès à des « données structurées et respectueuses des libertés individuelles » pour permettre des avancées concrètes notamment dans les domaines de la santé et de l'environnement ;
  • de développer une plus grande distribution de l'accès à la puissance de calcul ;
  • de former les futurs talents au niveau mondial.

Deuxième axe majeur, « l’avenir du travail » qui part du principe que « l’intégration de l’intelligence artificielle transforme les marchés du travail, le contenu des emplois, des tâches et manières de travailler ». Dans ce contexte, le Sommet pour l’Action sur l’IA a pour ambition de faciliter « des échanges internationaux sur l’avenir du travail et de s’appuyer sur des initiatives existantes », dans le but notamment : 

  • d’améliorer « notre compréhension des systèmes d’IA et de leurs usages » pour mieux anticiper leurs conséquences sur le monde du travail, la formation et l’éducation ;
  • de promouvoir des déploiements de l’IA « au service de la productivité du développement des compétences, et du bien-être au travail ».

Troisième axe, « l’innovation et la culture ». Il s’agit ci de « stimuler l’excellence technologique au service de l’innovation et de la création artistique ». Toutefois, souligne le site d’information, « si l’IA a déjà permis d’accélérer la création et la diffusion de biens culturels, elle remet parfois en cause le modèle économique de la création et la rémunération de la propriété intellectuelle ». 

Dans ce cadre, le Sommet permettra de :

  • débattre du partage « de la valeur et des mécanismes susceptibles de faciliter l’accès aux ressources essentielles pour le développement de l’IA » ;
  • d’accorder une importance particulière, dans la continuité du Sommet de la Francophonie, à la « diversité culturelle et linguistique ». Une « approche partagée des détenteurs de données culturelles libres de droits pourrait jouer un rôle crucial sur ces sujets », ajoute le site.

Une nécessaire collaboration internationale

Quatrième axe de travail, « l’intelligence artificielle de confiance ». Notant que le développement rapide de l’IA est une « source de transformations profondes qui génèrent de nombreuses opportunités positives », le Sommet devrait également envisager les « risques considérables pour la continuité de nos modèles sociaux et économiques ». Ainsi, dans la lignée des sommets précédents, le Sommet pour l’Action sur l’IA aura pour but de « présenter de manière globale, ouverte et positive la détermination de la communauté internationale à développer la confiance dans l’IA ». A cet effet, l’action portera sur :

  • la lutte contre la « manipulation de l’information », notamment sur les réseaux sociaux ;
  • l’impact de l’IA sur la cybersécurité, et inversement ;
  • l’identification et la maîtrise des risques élevés que pourraient engendrer un usage incontrôlé de l’IA ;
  • la définition de standards de mesure de ces risques qui « pourraient être un point de convergence international ».

Enfin, dernier point qui découle des quatre axes précédents, la « gouvernance mondiale de l’IA ». Le Sommet de Paris, qui craint un « risque majeur de fragmentation » en matière d’intelligence artificielle, a en effet pour ambition de définir « un socle commun de gouvernance internationale de l’IA ». Cette nouvelle « architecture mondiale, définie collectivement », prendra en compte les initiatives existantes afin de promouvoir d’autres actions à l’échelle internationale, telles que :

  • la recherche permanente d’un « consensus scientifique robuste sur le développement des technologies d’IA, ses usages et ses conséquences sur nos sociétés » ;
  • la définition d’un cadre permettant la création de « solutions ouvertes et de normes techniques et d’audit interopérables » ;
  • la convergence de « standards et de politiques publiques propres à l’IA ». 

https://www.economie.gouv.fr/actualites/semaine-pour-laction-sur-lia-une-journee-dediee-aux-acteurs-economiques-le-11-fevrier

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/01/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 26/01/25

 

Le Gouvernement annonce la création de l’Institut national pour l’évaluation et la sécurité de l’intelligence artificielle (INESIA)

https://www.entreprises.gouv.fr/espace-presse/le-gouvernement-annonce-la-creation-de-linstitut-national-pour-levaluation-et-la

Publié le 31 janvier 2025

 

Conformément aux priorités établies en mai 2024 par la Déclaration de Séoul pour une IA sûre, novatrice et inclusive adoptée par l’Australie, le Canada, l’Union européenne, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, la République de Corée, la République de Singapour, le Royaume-Uni et les États‑Unis d’Amérique, Mme Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, annonce le lancement d’un institut national consacré à l’évaluation et la sécurité de l’IA, garantissant ainsi la sécurité nationale dans ce domaine. 

Piloté par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) au nom du Premier ministre et par la Direction générale des Entreprises (DGE) du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, cet institut permettra de fédérer un écosystème d’acteurs nationaux de premier rang.

L’État, dans sa volonté de soutenir le développement de l’intelligence artificielle et d’accompagner la transformation de l’économie qu’elle induit, contribue à étudier scientifiquement l’ensemble des effets de cette technologie, y compris en termes de sécurité.

La confiance est le fondement de la diffusion de l’IA dans l’ensemble de la société. Il est donc nécessaire de développer des outils qui en garantissent la sécurité, afin de soutenir son développement et d’encadrer son utilisation dans des secteurs sensibles tels que la médecine, l’éducation, l’industrie ou l’information. Le soutien à l'innovation dans le champ de l’intelligence artificielle doit ainsi aller de pair avec l’anticipation des possibles risques inhérents à cette nouvelle technologie ou qui pourraient l’affecter. De surcroît, la diffusion de bonnes pratiques est nécessaire.

Avec la création d’un Institut national pour l’évaluation et la sécurité de l’intelligence artificielle (INESIA), l’État matérialise son engagement en faveur d’un développement maîtrisé de l’IA dans un cadre de confiance et de sécurité.

Cet institut a pour mission de fédérer, sans création de nouvelle structure juridique, les acteurs nationaux de l’évaluation et de la sécurité, au premier rang desquels l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE) et le Pôle d’expertise de la régulation numérique (PEReN).

Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale et la Direction générale des Entreprises (DGE) travailleront à structurer les travaux menés par cet Institut et à fédérer un écosystème dynamique de chercheurs et d’ingénieurs issus de l’ANSSI, d’Inria, du LNE et du PEReN. Leur travail portera sur l'analyse des risques systémiques dans le champ de la sécurité nationale, le soutien à la mise en œuvre de la régulation de l'IA, et l'évaluation de la performance et de la fiabilité des modèles d'IA.

Cet institut permettra à la France de jouer pleinement son rôle au sein du réseau international des AI Safety Institutes. Aux côtés du Canada, de la Corée du Sud, des Etats-Unis d’Amérique, du Japon, du Kenya, de Singapour, du Royaume-Uni ou encore l’AI Office de la Commission européenne, l’INESIA travaillera à promouvoir la sécurité, l’inclusivité et la confiance dans l’IA.

En structurant la recherche française en matière d'évaluation, dans un esprit de coopération et de soutien à l'innovation, au profit de l'écosystème et des citoyens, la création de l’INESIA constitue une étape décisive pour placer la France parmi les leaders mondiaux de l’IA.

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Le Sommet pour l'Action sur l'IA, du 06 au 11 février 2025

Publié dans Agenda

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