Guerre commerciale : Et au final il restera seul ? Qu'en pensez-vous ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Guerre commerciale : Et au final il restera seul ? Qu'en pensez-vous ?
Guerre commerciale : Et au final il restera seul ? Qu'en pensez-vous ?
Publicité

Trump déclenche ses droits de douane réciproques, l'Europe taxée à 20 %

https://www.latribune.fr/economie/international/droits-de-douane-reciproques-trump-1022011.html

Publié le 02/04/25

 

« Rendre l'Amérique à nouveau riche » : c'est sous ce slogan, qui a le mérite de la clarté, que Donald Trump a dévoilé mercredi soir les contours exacts de son « Liberation Day ». Le renouveau de l'industrie américaine, décliné à l'envi par le président, passera désormais par la mise en œuvre des droits de douane réciproques au plan mondial, au nom « des taxes, des TVA et des normes que subissent les Etats-Unis ».

« Ce qu'ils nous font, nous leur ferons », a une nouvelle fois lancé Donald Trump, dans une logique d'œil pour œil, dent pour dent. « Depuis des décennies, notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis », a martelé le président des Etats-Unis, dans une posture aux allures volontairement guerrières.

Frappes ciblées

Pour rester dans l'esprit militaire, le plan d'attaque choisi par la Maison-Blanche combine l'arme de dissuasion massive, avec un droit de douane plancher de 10 % qui sera appliqué sur tous les produits entrant dans le pays. En complément, s'y ajoutent des frappes chirurgicales. Pour ces dernières, la mise en place des droits de douane réciproques se fera de façon différenciée, selon les évaluations de l'administration Trump en matière de taxes locales appliquées sur les exportations américaines. Avec un grand flou, savamment entretenu, sur la façon dont ces taxes réciproques s'appliquent ou se combinent.

Dans le détail, avec un tableau à l'appui dévoilé par Donald Trump et listant des pays ou zones économiques, l'Union européenne sera taxée à hauteur de 20 %, la Chine de 34 %, le Royaume-Uni de 10 %, l'Inde de 26 %, le Japon de 24 %, Israël de 17 %, la Suisse de 31 %, la Corée du Sud de 25 %. Parmi les pays les plus taxés figurent le Sri Lanka (44 %), le Vietnam (46 %) et le Cambodge (49 %). Petite curiosité, au regard des premières batailles douanières livrées par Donald Trump : ni le Canada, ni le Mexique ne sont mentionnés dans la liste présentée ce mercredi.

Quant au calendrier des hostilités, il est connu, et se fera en deux étapes. Tout d'abord  le 5 avril à 4H01 GMT, pour les droits de douane de 10 % sur tous les produits entrant aux Etats-Unis. Puis le 9 avril à 04H01 GMT, pour les droits de douane majorés visant notamment la Chine et l'Union européenne.

Bras de fer

L'Union européenne, justement, ripostera à ces nouveaux droits de douane « avant la fin du mois d'avril », a indiqué ce mercredi la porte-parole du gouvernement français Sophie Primas. « Il y aura deux ripostes. La première, qui aura lieu mi-avril, est une riposte aux droits de douane déjà décidés sur l'acier et l'aluminium (...) Ensuite, il va y avoir une étude précise, secteur d'activité par secteur d'activité, et une décision européenne devrait être annoncée avant la fin du mois d'avril, de façon concordante, unie et forte par l'Union européenne », a-t-elle déclaré à l'issue du Conseil des ministres.

Un usage extensif des droits de douane

Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a fait un usage extensif des droits de douane durant les deux premiers mois de sa présidence. Pour rappel, la première annonce du président américain a concerné une taxation à 25 % de l'ensemble des produits canadiens et mexicains entrant aux Etats-Unis. Tous les produits chinois ont eux subi 20% de droits de douane additionnels.

La Maison Blanche l'a justifié en affirmant que les trois pays n'en faisaient pas assez contre le trafic de fentanyl, puissant opioïde responsable d'une grave crise sanitaire aux Etats-Unis. Donald Trump a cependant rapidement exclu des 25 % les produits canadiens et mexicains entrant aux Etats-Unis dans le cadre de l'accord de libre-échange Canada-Etats-Unis-Mexique, qu'il avait signé durant son premier mandat.

Aucune suspension en revanche concernant les droits de douane supplémentaires appliqués aux produits chinois. Autre mesure phare : depuis le 12 mars, l'acier et l'aluminium importés aux Etats-Unis sont taxés à hauteur de 25 %, quelle que soit leur provenance. Il s'agit cette fois d'une mesure protectionniste afin de défendre l'industrie américaine dans ce secteur considéré comme stratégique.

https://www.latribune.fr/economie/international/document-le-tableau-des-droits-de-douane-reciproques-presentes-par-tump-1022022.html?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20250403&M_BT=6363555962

 

Vu et  lu dans La Tribune Dimanche du 30/03/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 30/03/25

États-Unis : La guerre commerciale de Trump pèse sur l’économie américaine

https://www.lemoci.com/etats-unis-la-guerre-commerciale-de-trump-pese-sur-leconomie-americaine/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

 

Les nuages s’accumulent sur l’économie américaine, deux mois après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Ses décrets déroutent non seulement « Wall Street » et les principaux partenaires commerciaux du pays, mais commencent aussi à heurter « Main street ». Le point dans cet article proposé par notre partenaire La newsletter BLOCS.

Investi le 20 janvier dernier à la Maison Blanche, Donald Trump avait hérité de son prédécesseur une économie des plus vigoureuses : un taux de chômage très bas, une forte croissance et une inflation qui, après avoir flambé depuis 2022, était en passe d’être complètement maîtrisée.

Il n’a ainsi fallu que deux mois pour que le 47ème président des États-Unis fasse vaciller les certitudes de l’appareil productif américain, et réapparaître les spectres de l’inflation et de la récession.

La soudaine poussée de défiance qui gagne la première économie mondiale, illustrée par la chute de la la Bourse de New York, a ceci de particulier qu’elle n’est pas due à un choc externe (prix de l’énergie, faillite bancaire, pandémie, guerre …), mais bien aux seuls actes de Donald Trump et de son administration.

Ce sont avant tout les droits de douane imposés aux frontières qui ont cueilli Wall Street à froid. Si ces mesures tarifaires avaient été largement annoncées par M.Trump lors de sa campagne, les investisseurs et autres analystes n’avaient pas anticipé que la politique protectionniste interviendrait de manière si rapide, et si massive.

Le choc des tarifs douaniers

En additionnant les tarifs actuels visant notamment tous les produits chinois importés (à hauteur de 20 %, depuis un décret du 4 mars) et ceux de 25 % s’appliquant depuis le 12 mars à toutes les importations d’acier et d’aluminium, ces mesures touchent jusqu’ici des importations d’une valeur totale d’un millier de milliards de dollarsselon le think tank Tax Foundation.

Le chiffre monte à 1,4 millier de milliards de dollars en supposant que les droits contre la quasi-totalité des produits canadiens et mexicains, suspendus jusqu’au 2 avril, seront réintroduis. A titre de comparaison, lors de sa première offensive protectionniste entre 2018 et 2020, le sulfureux président avait frappé 380 milliards de dollars de biens.

Conséquence automatique de ce brutal renchérissement des échanges, auquel s’ajoutent les contre-mesures mises en œuvre par des partenaires, dont la Chine, le Canada et l’Union européenne (UE), l’inflation fait son retour. En mars, les perspectives d’inflation sur un an ont grimpé à 4,9 %, en hausse de 0,6 point de pourcentage par rapport à février, atteignant leur niveau le plus élevé depuis novembre 2022.

Les premières victimes sont naturellement les consommateurs américains, lesquels constituent l’un des principaux moteurs de l’économie outre-Atlantique. L’indice du moral des ménages calculé par l’Université du Michigan s’est dégradé en mars, à 57,9, soit une chute de 11% par rapport à février, bien plus que ce que pensaient les économistes. Un bien mauvais présage.

Outre les consommateurs, les PME, a fortiori celles qui dépendent le plus de l’importation de biens intermédiaires dont les coûts augmentent du fait des droits de douane, sont dans l’œil du cyclone. Si les grosses valeurs pâtissent en bourse, les plus petites entreprises, moins à même d’absorber les chocs, souffrent encore davantage : l’indice boursier Russell 2000 des petites capitalisations, a perdu près de 19 % en un mois.

Perspectives économiques sombres

Résultat : les perspectives de croissance s’assombrissent, selon des prévisions publiées ce lundi par l’OCDE : la progression du PIB aux États-Unis devrait ralentir cette année à 2,2 % avant de perdre encore plus de vigueur en 2026 pour atteindre seulement 1,6 %, contre 2,4 % et 2,1 % anticipés précédemment. L’organisation intergouvernementale fait l’hypothèse que les tarifs douaniers augmenteront de 25 points de pourcentage supplémentaires sur presque toutes les importations de biens à partir d’avril.

Certains éminents prévisionnistes vont jusqu’à évoquer un risque de récession imminente, en fonction des futures décisions douanières de la Maison Blanche.

La date du 2 avril prochain s’annonce clé : M.Trump est non seulement censé réintroduire ses droits contre le Mexique et le Canada, mais aussi appliquer ses nouveaux tarifs « réciproques », taxant les produits mondiaux sur la même base que les droits de douane que leur pays d’origine appliquent aux produits américains, en violation des règles de l’OMC.

Le flou demeure toutefois sur la forme et l’ampleur que prendront ces droits de douane réciproques. Au-delà des effets des mesures protectionnistes en elles-mêmes, c’est ainsi l’incertitude extrême instaurée par M.Trump qui déstabilise les acteurs économiques.

L’exemple le plus parlant étant les tarifs contre le Canada et le Mexique, annoncés, reportés une première fois, puis mis en œuvre, avant d’être de nouveau reportés. Un climat qui empêche les entreprises de déployer des stratégies pour s’adapter, et conduit les investisseurs à geler leurs projets.

Incertitudes persistantes

L’indice d’incertitude de la NFIB (National Federation of Independent Business), une association représentant les petites entreprises aux États-Unis, calculé depuis les années 1970, frôle ainsi aujourd’hui son plus haut historique.

Le flou concerne aussi l’objectif des droits de douanes : doivent-ils servir à rapatrier des productions sur le sol américain et à générer des recettes fiscales, comme M.Trump l’affirme parfois, ou bien à convaincre les voisins nords-américains des États-Unis de lutter contre l’immigration irrégulière et le trafic de drogue ?

Pour ce qui est de l’Europe, l’idée est-elle de réduire le déficit commercial américain sur les biens, ou bien de sanctionner les régulations de l’UE contre les géants du numérique ?

Plusieurs lignes co-existent au sein de l’administration américaine, et le discours de Donald Trump fluctue, si bien que les partenaires commerciaux – et donc les acteurs économiques – peinent à déterminer si un compromis est envisageable, ou si ces mesures sont là pour durer.

En dépit des multiples signaux d’alerte, on ne voit à ce stade pas poindre d’inflexion majeure de la doctrine économique trumpienne.

Si l’angoisse de Wall Street n’amène pas, pour l’heure, le président américain à se remettre en question, la résurgence de l’inflation, à laquelle son électorat est très sensible, est à terme susceptible de ramener M.Trump à la raison, estimait vendredi dernier [14 mars] l’ancien commissaire européen au Commerce Pascal Lamy sur le plateau de C à vous.

Quel impact pour l’Europe ?

Outre-Atlantique, l’impact économique de la politique de Donald Trump sur l’Europe demeure incertain. Le recul de l’attractivité des États-Unis pourrait rediriger certains investisseurs vers le Vieux Continent, perçu comme plus stable. Pourtant, les guerres commerciales fragilisent l’ensemble des économies impliquées, limitant tout bénéfice réel.

Les États-Unis – et le dollar – occupent de surcroît une place bien trop centrale dans l’économie mondiale pour que la politique chaotique de Trump puisse constituer une bonne nouvelle. L’OCDE a ainsi réduit ses prévisions de croissance non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour la planète, en premier lieu pour le Mexique et le Canada, et dans une moindre mesure pour la Chine et pour l’Europe.

En matière de sécurité, le désengagement américain d’Europe prive d’ailleurs les Européens des « dividendes de la paix », en les forçant à investir dans leur industrie de défense. Face à la nouvelle donne géopolitique, le Canada remet en question l’intérêt de ses contrats d’achat d’avions de combat américains F-35 conclus avec le fabricant américain Lockheed Martin. D’autres pays européens, tels que le Portugal, l’Allemagne ou encore la Suisse ouvrent aussi le débat. Une dynamique qui pourrait profiter aux constructeurs européens, notamment au suédois Saab, à l’anglais Eurofighter et au français Dassault Aviation.

 

Donald Trump : pourquoi sa lune de miel avec les Américains est terminée

https://journalducoin.com/economie/guerre-commerciale-etats-unis-chances-subir-recession-2025/

https://www.publicsenat.fr/emission/sens-public/guerre-commerciale-trump-pris-a-son-propre-piege-e0

 

https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/economie/les-guerres-commerciales-sont-elles-benefiques-et-faciles-a-gagner/#:~:text=Quelques%20cas%20de%20guerres%20commerciales,la%20Russie%20en%201893%E2%80%931894.

https://www.lepoint.fr/monde/ces-7-guerres-commerciales-entre-l-ue-et-les-usa-depuis-1963--22-01-2025-2580598_24.php

http://www.constructif.fr/bibliotheque/2014-7/guerre-economique-une-tres-vieille-histoire.html?item_id=3418

https://www.francetvinfo.fr/monde/chine/l-article-a-lire-pour-comprendre-la-guerre-commerciale-entre-la-chine-et-les-etats-unis_3567797.html

---------------------------------------------------------------------------------

Publicité

Guerre commerciale : "C'est le début d'une marche vers l'indépendance" de l'Europe, estime Christine Lagarde

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/guerre-commerciale-c-est-le-debut-d-une-marche-vers-l-independance-de-l-europe-estime-christine-lagarde_7162308.html

Publié le 31/03/2025

 

La présidente de la Banque centrale européenne appelle à "prendre mieux notre destin en main".

La situation géopolitique et économique actuelle, avec notamment l'augmentation des droits de douane décidée par Donald Trump, "est le début d'une marche vers l'indépendance" de l'Europe, indique lundi 31 mars sur France Inter Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne. "Je considère que c'est un moment où nous devons ensemble décider de prendre mieux notre destin en main et je pense que c'est une marche vers l'indépendance."

"Nous sommes dans un moment existentiel pour l'Europe", ajoute Christine Lagarde, appelant à être capable "d'entamer ensemble cette marche vers l'indépendance à la fois sur le plan de la défense, de l'indépendance énergétique et sur le plan financier et numérique""Nous devons prendre les rênes en main, maintenant", insiste-t-elle.

"Toute guerre commerciale fait des perdants"

Dans ce contexte particulièrement incertain, "l'inflation est un combat de tous les jours", souligne la présidente de la BCE. Avec une prévision de 2,3% en Europe cette année, "on est presque dans tous les clous, mais il faut y rester". "Notre impératif absolu est de maintenir la stabilité des prix", rappelle-t-elle. "On est tous déterminés à arriver à cette cible de 2%. Pour y parvenir, certains veulent galoper, aller très vite. D'autres se disent 'allons à petit trot, voyons quels sont les obstacles sur la route'", souligne-t-elle, appelant à ne pas "anticiper" mais à "enregistrer toutes les données" et à avoir "une analyse sérieuse de la perspective de la stabilité des prix".

Ainsi, "dire que c'est terminé, c'est derrière nous, non, car malheureusement, nous sommes soumis à des tas d'incertitudes", souligne-t-elle. Christine Lagarde cite notamment les décisions de Donald Trump sur les droits de douane. Le début d'une guerre commerciale qui "entraînerait une baisse de la croissance de la zone euro de -0,3%", et de "-0,5%" si l'Europe applique une politique de réciprocité. "Toute guerre commerciale fait des perdants. Personne ne gagne", souligne-t-elle.

Questionner l'épargne européenne

La présidente de la BCE appelle dans ce contexte à s'interroger sur les placements de l'épargne des Européens. "Aujourd'hui, les Européens économisent considérablement plus que les Américains. Cette épargne va pour l'essentiel sur des comptes de dépôt, qui ne rapportent pas beaucoup, et cet argent est placé largement en bons du trésor américain. Donc notre épargne européenne finance l'économie américaine", indique Christine Lagarde. "On a peut-être besoin de s'interroger sur les financements qui sont nécessaires ici en Europe et sur la manière dont on peut les organiser."

Concernant les placements sur les politiques de réarmement, elle indique que "la sécurité n'est jamais risquée, c'est un impératif". "Il faut que des produits d'épargne soient conçus" pour "financer des dépenses en matière de défense", demande-t-elle, appelant aussi à "simplifier" la circulation de l'argent en Europe. Interrogée enfin sur le déficit de la France, Christine Lagarde rappelle qu'il est "impératif de rétablir la stabilité des finances publiques et d'avoir une dette soutenable sur le moyen et long termes". Elle appelle à une "reprioritisation des dépenses publiques". "Si on veut financer un effort de défense, il faut impérativement reprioritiser. Des dépenses devront être réduites", indique la présidente de la BCE.

https://www.europarl.europa.eu/topics/fr/article/20180308STO99328/conflits-commerciaux-les-instruments-de-defense-commerciale-de-l-ue#:~:text=Il%20existe%20%C3%A9galement%20un%20risque,plus%20compliqu%C3%A9es%20pour%20les%20entreprises

https://www.europarl.europa.eu/topics/fr/topic/international-trade

 

https://www.ouest-france.fr/monde/chine/guerre-commerciale-tokyo-seoul-et-pekin-sunissent-face-aux-taxes-americaines-7cadeea6-0d0f-11f0-ab9e-ddf89dc6d8e3

https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/guerre-commerciale-et-fragmentation-geopolitique

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Guerre commerciale : Et au final il restera seul ? Qu'en pensez-vous ?
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article