Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)

Publié le par Jacques SAMELA.

Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)
Ynsect (suite) & M2I Life Sciences (rappel en passant)
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Ynsect autorisé à poursuivre son activité jusqu’en septembre

https://www.maddyness.com/2025/07/02/ynsect-autorise-a-poursuivre-son-activite-jusquen-septembre/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=89bb2a787b-EMAIL_CAMPAIGN_2025_07_07_11_47&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-89bb2a787b-72370078

Le 07/07/25

Le tribunal de commerce d’Évry vient de prolonger la période d’observation d’Ynsect, qui produit des protéines à base d’insectes. La startup industrielle peut continuer à exercer son activité jusqu’au 25 septembre.

Un peu de répit pour Ynsect ? Le tribunal de commerce d’Évry vient d’autoriser le spécialiste français de la production de protéines à base d’insectes à poursuivre son activité. L’entreprise va pouvoir continuer à exercer jusqu’au 25 septembre. Une nouvelle audience se tiendra à nouveau à cette date pour décider de la poursuite de l’activité ou au contraire, statuer sur le passage à une éventuelle liquidation judiciaire.

Ynsect est officiellement en redressement judiciaire depuis mars dernier. Afin de tenter de se sauver, elle a entamé plusieurs démarches. Tout d’abord, elle a annoncé le mois dernier un plan social visant le licenciement de 111 emplois, sur les 214 que comptait la société en fin d’année dernière. L’entreprise dispose de deux sites industriels à Poulainville, près d’Amiens, une ferme verticale de 48 000 mètres carrés, et à Damparis, dans le Jura. Ce dernier va être repris par Antoine Hubert, cofondateur de l’entreprise, via sa nouvelle startup Keprea, révélée par Maddyness.

Ynsect a aussi nommé en avril dernier un nouveau dirigeant en la personne d’Emmanuel Pinto. Ce dernier est associé depuis 2022 de Dirigeants & Investisseurs, une entreprise spécialisée dans l’accompagnement des sociétés en difficulté. Il a suppléé Shankar Krishnamoorthy, qui dirigeait la startup depuis deux ans. Antoine Hubert reste toutefois administrateur et directeur de la stratégie de l’entreprise. Il y a quelques semaines, la scale-up industrielle a aussi vu ses investisseurs historiques remettre au pot. Ceux-ci ont investi 10 millions d’euros pour lui permettre de survivre. Un montant qui peut paraitre dérisoire dérisoire comparé à l'ensemble des montants levés par la société : plus d'un demi-milliard d’euros.

Un nouveau financement et des tests pour un nouveau mode d’élevage

En lien avec cette annonce du tribunal de commerce d’Évry, Ynsect annonce que les actionnaires actuels s'engagent à apporter 8,6 millions d'euros pour financer l'activité jusqu'à la fin de l'année 2025. Selon le communiqué de presse, cette somme doit permettre de « valider la performance économique du nouveau modèle d’élevage qui sera développé dans l’usine d’Amiens, convaincre de grands acteurs de l’alimentation animale de s’engager avec Ynsect et rechercher des investisseurs pour financer un plan de redressement qui nécessitera de renégocier le passif avec ses créanciers ».

Ynsect est en effet en train de réaliser des tests opérationnels sur le site d’Amiens pour trouver un « nouveau mode d’élevage d’insectes plus proche des techniques d’élevage traditionnelles ». Cela signifie qu’elle souhaite adopter un mode d’élevage moins automatisé, moins industriel, et donc moins coûteux qu’un mode d’élevage classique.

Afin de procéder à ces tests, l’entreprise annonce aussi que l’activité industrielle du site d’Amiens est désormais suspendue, sur la partie production d’insectes. La partie transformation demeure elle active. Ynsect déclare enfin qu’elle a reçu à nouveau de la part de ses clients ou prospect des « marques d’intérêt sérieuses ». Nestlé et Mars, géants de l’agroalimentaire, et qui disposent de filalies dédiées à la nourriture animale, sont des clients historiques de l’entreprise. Ils pourraient avoir renouvelé leur confiance auprès de la scale-up, pour continuer à travailler avec elle.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html

 

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M2i Life Sciences accélère le déploiement international de ses produits de biocontrôle grâce à la diplomatie économique

Le Moci

 

L'essentiel

Ses racines historiques sont à Lacq, dans le Sud-Ouest de la France, mais ses ailes la tirent partout dans le monde où producteurs et jardiniers amateurs recherchent des alternatives aux pesticides.  

En une douzaine d’années, les produits de biocontrôle à base de phéromones de M2i Life Sciences se sont imposés dans de nombreux marchés, répondant aux besoins d’un nombre croissant de cultures végétales. Elle n’aurait pas été si vite sans une stratégie d’homologation résolument mondiale et le précieux levier de la…diplomatie économique.

Les clés du succès

Un produit innovant qui coche toutes les cases des très strictes réglementations sanitaires et phytosanitaires européennes.

Une R&D haletante capable de mettre au point des solutions adaptées aux usages de chaque marché.

Un art d'utiliser le réseau méconnu de la diplomatie économique, pourtant au service de toutes les entreprises.

L'histoire

01. Du charançon de la banane au collier anti-loup

Depuis quelques semaines, dans les alpages des Pyrénées et des Alpes, beaucoup d’éleveurs espèrent : un collier anti-loup, pour protéger les troupeaux des attaques des canidés, est testé à grande échelle. Imbibé de phéromones extraites d’excréments de loups et passé au cou des moutons, brebis et autres mammifères ruminants, il éloigne les prédateurs en leur faisant croire par la voie olfactive qu’un de leurs congénères est déjà dans la place.

Une solution pacifique et naturelle pour mettre fin au conflit permanent entre éleveurs et protecteurs des loups ?

C’est en tout cas l’une des dernières nées des innovations mises au point par la R&D de M2i Life Sciences, société française plus connue pour s’être propulsée, depuis sa création en 2012, comme un leader mondial des produits à base de phéromones destinés à la protection naturelle de toutes sortes de cultures, des céréales aux fruits en passant par les légumes et les fleurs, contre leurs ravageurs. Une alternative crédible et « bio » aux pesticides et, pour ce qui concerne les loups, peut-être aux coups de fusils et autres pièges létaux !

« Nous avons beaucoup évolué ces dernières années, notamment parce que nous avons obtenu de très nombreuses autorisations de mise sur le marché, souligne Christian Le Roux, secrétaire général de M2i LifeNous détenons aujourd’hui de très nombreuses homologations, 120 sur toute la planète ».

En quelques années, cette ancienne jeune pousse française de la « Biotech » multi-primée est devenu un petit groupe de 200 personnes disposant d’un siège à Paris et de 3 autres sites opérationnels dans l’Hexagone, dont son principal site de production à Arles, son centre de R&D historique à Lacq et un centre logistique à Cahors.

Son portefeuille ne compte pas moins de 70 produits de biocontrôle, répondant aux besoins d’agriculteurs et d’éleveurs, mais aussi des jardiniers amateurs. Que de chemin parcouru depuis les premiers développements à partir de recherches menées sur les phéromones efficaces sur le charançon de la banane par une petit laboratoire racheté en 2012 par les cofondateurs, Philippe Guerret, Bruno Gény et Olivier Guerret, toujours aux manettes aujourd’hui.

Les activités de la R&D, dont les effectifs représentent 40 % des 200 salariés de l’entreprise, se poursuivent à plein régime : bananier, vigne, la betterave, maïs, riz, tomate, manguiers… Les possibilités sont aussi variées que le sont les cultures et leurs coléoptères nuisibles. Les phéromones extraits de ces derniers, capables de les perturber ou de les éloigner, sont synthétisées, puis produites industriellement pour ensuite permettre de les appliquer sur plantations à protéger de leur appétit. Le trésor de l’entreprises ? 35 familles de brevets, regroupant près de 400 brevets. Et de nouveaux produits sont encore dans les tuyaux.

02. Le levier d'une garantie Made In France

Depuis la fin de la crise sanitaire, l’expansion à l’international se fait au rythme des homologations obtenues. M2i Life Sciences, qui a réussi une levée de fonds de 60 millions d’euros en 2019 (Eurazeo Growth, ADM Capital, Téthys Invest, Creadev et France 2i) pour élargir son portefeuille de produits homologués dans le monde, est aujourd’hui présente dans une soixantaine de pays à travers des filiales, des distributeurs et des partenaires. Son chiffre d’affaires -dont le montant reste confidentiel- est réalisé à 70 % à l’international. 

Obtenir une homologation locale, indispensable sésame pour pouvoir commercialiser un produit relevant des domaines sanitaire et phytosanitaire, n’est pas chose aisée, surtout lorsqu’on arrive avec un produit innovant bousculant les acteurs déjà installés sur le marché. « La chance que l’on a, c’est d’être français », assure Christian Le Roux sans hésiter.

« En France une fois qu’on obtient une homologation de l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] pour un produit, derrière on peut obtenir des reconnaissances mutuelles de tous les pays membres de l’Union européenne, glisse le secrétaire général de M2i LifeEn outre, le fait de travailler avec une agence aussi rigoureuse, parfois compliquée, qu’est l’Anses, nous oblige à monter des dossiers de demande très complets sur des aspects comme la toxicité, l’écotoxicité, l’absence de résidus ou d’impact sur le sol, le sous-sol et les eaux. Mais ça nous aide pour les procédures d’homologation hors de l’UE : on a déjà tout lorsque l’on constitue un dossier de demande. » 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/02/m2i-life-osmobio-reponses-francaises-aux-pesticides.html

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