De l’importance de l’Europe, et bien d’autres choses

Publié le par Jacques SAMELA.

De l’importance de l’Europe, et bien d’autres choses
De l’importance de l’Europe, et bien d’autres choses

Vous qui me suivez, pour certains depuis le début, pour d’autres depuis moins longtemps, vous devez donc savoir que je suis plutôt pro-européen, mes écrits de l’année dernière, élections obligent, l’attestent, eh bien je me demande si ce n’est pas durant des moments aussi difficile que celui que nous vivons aujourd’hui, que l’Union européenne devrait justement être à l’origine de réponses attendus par l’ensemble de la population européenne.

Alors il est vrai que la crise inhérente au Covid-19 est mondiale, mais il vrai aussi que l’Europe et notamment l’Italie, l’Espagne, la France y payent un lourd tribut.

Mais que dire des crises précédentes, celle financière en 2008, celle des réfugiés, qui comme nous le savons tous, est loin d’être terminée, le terrorisme dans bon nombres de pays européen, loin d’être terminé également, les incendies de forêt récurrents au Portugal chaque été, ceux de l’année dernière en Suède, une première, le Brexit, actée en début d’année, et peut être encore repoussé, eu égard à la situation actuelle, sans oublier également l’émergence d’un monde politique, économique et militaire plus acerbe que jamais, avec notamment des changements flagrants dans certaines alliances anciennes, une concurrence économique privilégiant le rapport de force au détriment d’ententes commerciales en œuvre depuis de nombreuses années, et également des menaces nouvelles, plus militaires cette fois-ci, aux portes de l’Union, obligeant en cela les 27 à réfléchir vraiment à ce qu’ils veulent pour leur défense commune, sachant par exemple que le dit parapluie américain, ouvert depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, a plutôt tendance aujourd’hui, à se rétracter.

Alors, que faire, attendre sagement la prochaine, après avoir bien évidemment réglée celle d’aujourd’hui, l’urgence étant effectivement de traiter les conséquences directes du Covid19, c’est-à-dire de gérer l’afflux des malades dans de bonnes conditions, afin de limiter bien évidemment au maximum les décès ?

Avec une question quand même, comment se fait-il que les dernières épidémies comme le H1N1, le SRAS, mais aussi les récurrentes grippes aviaires et porcines, viennent essentiellement d’Asie, et notamment de Chine ?  Pour un pays qui ne cache pas son désir de devenir le leader du monde, ce qu’il n’est pas encore, risquant même avec cette crise de perdre du terrain à l’échelle économique, même si actuellement il en « profite » quelque peu en nous vendant des millions de masques, il devrait avant tout en suivre les règles, sanitaires déjà, c’est ce qui nous préoccupe aujourd’hui, mais aussi économiques, démocratiques et politiques, ce qui est loin d’être le cas, car par exemple, en nombre de décès dus au Covid19, il ne dépasse toujours pas les 4 000 (chiffre officiel), alors que d’autres sources, non gouvernementales bien sûr, mais se référant à la remise des urnes aux familles des défunts, il s’avère que l’on serait plus proche de 40 000, voire de 60 000 décès, d’après d’autres. Quand on voit les chiffres en Europe, effectivement, il y a anguille sous roche.

Donc, clairement, et on ne remerciera pas assez ces femmes et ces hommes, en première ligne, au détriment parfois, souvent, de leur santé, mais heureusement accompagnés, soutenus même chaque soir par une bonne partie de la population, je pense qu’ils mériteraient amplement d’être remerciés durant la fête nationale, défilant au-devant de ceux qui habituellement sont dédiés à la défense de notre pays, également en soutien, par l’apport de moyens militaires aériens, terrestres, maritimes, et bien évidemment de santé.

Sans oublier également tous ceux qui font que l’on continue à vivre presque normalement, soit les livreurs, les facteurs, les éboueurs, les caissières et l’ensemble des salariés des commerces dits de nécessités, les forces de l’ordres, les équipes de nettoyage, notamment dans les hôpitaux, mais aussi ailleurs, les routiers, fondamentaux pour l’approvisionnement, les entreprises qui changent leurs productions pour fabriquer des masques, des blouses, du gel, et j’en oublie certainement. Bravo à eux Tous.

Mais pour revenir au sujet du jour, j’ose espérer que cette crise sanitaire engagera les pays européens à réfléchir à comment ensemble ils doivent désormais préparer celles qui arrivent, car nous ne sommes plus à l’abri d’autres du même genre, voire de nouvelles, dont celle qui pour moi pourrait, et d’autres, des spécialistes, plus à même que moi le disent depuis longtemps, déclencher des dégâts exceptionnels sur nos sociétés, et donc sur nos vies, j’entends des cyber-attaques généralisées (revoir le film « Die Hard 4 avec Bruce Willis), de la part de cyber-terroristes ayant des moyens suffisants, ou alors secondés par des états malveillants, souhaitant mettre à genoux nos pays, car représentant pour eux un monde honni, loin de leurs critères de fonctionnement.

Donc, que ce soient l’une ou l’autre de ces crises, je pense qu’il serait judicieux de créer des sortes de Task Force sur chaque sujet défini, avec une concertation hors normes pour préparer l’impensable.

Par exemple, dans le cadre de feux de forêt comme ceux du Portugal, pourquoi ne pas mettre en commun une force d’intervention spéciale, avec hommes et moyens conséquents, mise en réserve dans plusieurs lieux stratégiques, prête à l’emploi à tous moments, afin d’éviter comme presque à chaque fois des dégâts considérables et des morts ?

Et dans le cadre d’une crise sanitaire comme celle que nous vivons aujourd’hui, pourquoi ne pas créer des réserves plus que suffisantes dans l’ensemble des pays européens, afin de pallier rapidement aux réponses à donner pour juguler ce genre de situation, avant une intervention plus générale ?

Bien évidemment, tout cela serait financé par les instances européennes, avec pour chaque pays, des moyens donnés après évaluation, en fonction de sa taille, de sa population, de ses besoins concrets, etc….

Et pour se faire, l’idée serait donc de réfléchir en amont des dangers possibles, probables, même peu réalisables, afin justement d’éviter de réagir chacun de son côté, et donc de se retrouver seul, en tous les cas au début, face à des situations exceptionnelles comme celle d’aujourd’hui.

Mais malheureusement, ce n’est pas encore gagné, car malgré la situation, les discussions pour l’après, notamment en termes économiques, sont de nouveau l’occasion de voir revenir ce fossé séparant les pays européens dits du sud, dont la France, à ceux du nord, comme les Pays Bas, voire l’Allemagne, soucieux de leurs équilibres budgétaires, et peu enclins à déroger à leurs règles établies, soit de ne pas dépenser à tout va, ce qu’ils reprochent de temps en temps aux autres pays. Mais, attention, car manifestement, d’autres voies se font entendre dans ces pays pour changer cela, en poussant les plus récalcitrants à envisager une autre voie, qui est celle notamment d’émettre ce que l’on appelle déjà des « coronabonds* ».

Car cette fois-ci, c’est tout le monde qui va souffrir, et c’est donc ensemble que l’Union européenne se devra de répondre aux suites de cette crise. Et heureusement que les différentes instances européennes ont clairement annoncées que des mesures extraordinaires seront prises, comme par exemple par la BCE (Banque centrale européenne), souhaitant mettre en place un plan de 750 milliards d’Euros pour le rachat de dettes privées et publiques, en attendant d’autres actions pour accompagner le retour à une normalité qui mettra du temps à se concrétiser, voire à faire que l’Union européenne devienne enfin cet espace économique, démocratique, politique, exceptionnel dans l’histoire, que les pères fondateurs ont souhaités créer, mais par étapes comme ils disaient. Cette crise en est donc une nouvelle.

Et pour finir, un coup de gueule, et un message adressé à tous ceux qui selon eux, auraient mieux fait que les autres, avant, pendant, et même certainement après cette crise sanitaire, ils ne se gêneront pas vous verrez, taisez-vous, car c’est toujours plus facile de le dire que de le faire. Ce n’est certainement pas Roselyne Bachelot qui dira le contraire, elle qui devant l’imminence de l’arrivée de la grippe H1N1 en 2009, avec de la pression, déjà, décida de commander des millions de vaccins pour répondre à ce virus.

Heureusement, cette fois-ci, le risque disparu assez rapidement, ne faisant finalement « que » 349 morts, sans empêcher pour autant que beaucoup se ruèrent sur la ministre, en disant que l’argent dépassé n’en valait pas la peine. Et aujourd’hui, certains de ceux-ci ont le culot de dire que finalement elle avait eu raison. Gonflé quand même.

A bon entendeur salut, et surtout, RESTEZ CHEZ VOUS.

*Les coronabonds sont la contraction des mots coronavirus et eurobonds, le mot anglais pour euro-obligations. Les euro-obligations sont des emprunts émis en commun par les pays de la zone euro sur les marchés financiers. Concrètement, les eurobonds consistent à mutualiser, à l’échelle européenne, la dette des pays de la zone euro. Les pays émettent ensemble des obligations sur les marchés financiers. Ceux qui versent habituellement les taux d'intérêt les plus élevés peuvent ainsi bénéficier des taux plus bas des pays plus solides.

Jacques Samela

 

A lire :

. https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/les-coronabonds-en-sept-questions-843086.html

. https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/bouclier-reconstruction-collective-croissance-verte-christine-lagarde-donne-ses-remedes-anti-crise-844769.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200409&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

.https://rep.repubblica.it/pwa/commento/2020/04/01/news/europa_ursula_von_der_leyen_bruxelles_scusateci_ora_la_ue_e_con_voi-252912437/?ref=RHPPTP-BH-I252740655-C12-P4-S1.8-T1

. https://www.batiactu.com/edito/face-au-coronavirus-europe-debloque-8-milliards-euros-59260.php?MD5email=8843226679e17408c0597aaee1b4b186&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article

 

 

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