COMPETITIVITE IN FRANCE

Publié le par Jacques SAMELA.

COMPETITIVITE IN FRANCE
COMPETITIVITE IN FRANCE

Comme vous le savez, c’est le nom de mon blog, créé il y a déjà de cela plusieurs années, en réponse à des lectures d’articles, souvent négatifs, sur l’état de l’économie française, voire de la France tout court, avec des discours du genre, le déclin avéré de notre pays, sa perte d’influence, etc...

L’exemple déclencheur de cette aventure survint donc à la lecture d’un quotidien économique avant les élections présidentielles de 2012, où en première page, et en gros titre, ce à quoi devait s’attendre le futur président, avec des plans sociaux et faillites pressenties, alors qu’à la dixième page, seulement, le recrutement sur l’année en cours par le groupe Airbus de près de 10 000 salariés. Un peu énervé, j’envoyais un mail afin de savoir pourquoi ce choix, je ne reçus jamais de réponse.

D’où cet envi empressé de prouver le contraire, et de trouver une autre information, voire de la créer, pas de l’inventer, avec depuis, l’ensemble de mes sujets, qui je l’espère auront réussis à vous démontrer que tout n’allait pas si mal dans l’hexagone, qu’il y avait matière à espérer, même si effectivement tout est loin d’être parfait, je le consens. Je ne suis pas aveugle non plus.

Alors, pour rentrer dans le vif de mon sujet, depuis quelques années, cela commençait à changer, avec un regain de l’industrie française, portée notamment par ses filières championnes relatées depuis pour la plupart au sein de mon blog, et avec à la clé,  une croissance positive, récurrente même.

Sans oublier également la dite nouvelle économie, celle des start-up*, des licornes, de plus en plus reconnues, notamment sur des événements internationaux comme le CES de Las Vegas, démontrant en passant d’un avenir probable de start-up nation pour notre pays, retrouvant lui pour le coup une attractivité de nouveau reconnue à l’étranger, faisant même désormais fi d’un french bashing longtemps d’actualité et puissamment relayé chez nous par ceux qui se complaisent dans le dénigrement perpétuel.

Même le chômage commençait sa décrue, lente, mais surement, tellement même qu’il commençait à manquer à certains secteurs en pleine croissance un manque évident de bras, non par manque de forces vives justement, mais plutôt par manques de compétences, de formations assurées, pas encore totalement finalisées après la mise en œuvre de nouvelles règles permettant par exemple aux entreprises de créer elles-mêmes leurs propres centres de formations, à même de répondre à leurs nombreux et futurs besoins. C’était également en bonne voie.

Et puis est arrivé ce virus, de loin, tellement loin que nous pensions, tous, presque tous, même les plus avertis, qu’il n’arriverait pas jusque chez nous, ou si peu,  et pourtant, il est bien là, mettant à mal nos sociétés, le monde entier, en raison bien évidemment de ce confinement finalement obligé, et semble-t-il salutaire, même si certains en doutent encore, l’économie mondiale, et donc l’économie française, qui d’après les chiffres qui sortent chaque jours, vivrait une situation rarement vu auparavant, certains, comme le ministre de l’économie, Bruno Lemaire, la comparant même à la situation de l’après deuxième guerre mondiale. Et pourtant, cette crise ne dure pas depuis cinq ans. C’est dire des dégâts en si peu de temps finalement. Mais au final, comment comparer l’incomparable, cette crise n’est-elle pas exceptionnelle par son ampleur, et n’est-elle pas aussi inattendue, alors que certains spécialistes attendaient plutôt une nouvelle crise financière ?

Mais il est vrai que c’est un peu une manie en fait de se référer souvent à des situations somme toutes totalement différentes, à des époques différentes. Rappelons-nous la crise de 2008, comparée très rapidement à celle de 1929, avec comme conséquence désastreuse que fut la déflagration mondiale que nous appelons la 2ème guerre mondiale. Pour ma part, je ne suis pas un de ceux qui pensent que tout recommence, même si le passé n’est pas à négliger et encore moins à oublier, afin justement d’éviter les erreurs commises auparavant.

Alors, que faire ? Attendre que le virus disparaisse totalement de la circulation avant de redémarrer l’économie ? Même pas sûr que cela soit réalisable ? Même les spécialistes ne savent le dire.

En tout cas, la Chine elle, n’a pas attendue pour recommencer à produire et reprendre ses exportations, aidée en cela par la crise sanitaire que nous subissons en Europe et ailleurs, en vendant notamment en nombre les masques et autres matériels manquants. Cela doit se chiffrer en millions, voire en milliards (plus d’un milliard de masques vendus à 74 pays la seule journée du 24 avril 2020 (Les Echos du 05/05/20)), car c’est bien le monde entier qui s’y approvisionne. On dit souvent que dans chaque crise il y a des vainqueurs et des vaincus, eh bien faisons tout pour que nous ne soyons pas les vaincus de cette histoire, même si parfois ils finissent par en être les vainqueurs, comme le Japon et l’Allemagne au sortir de la seconde guerre mondiale, par exemple. Il y a certainement de quoi s’inspirer pour la suite.

Donc, la suite, qui selon moi devra tout d’abord permettre que l’ensemble des acteurs de l’économie française puissent reprendre petit à petit leur activité, et notamment que les leaders ou champions retrouvent enfin leurs cadences habituelles, afin de reprendre avec hâte  leurs exportations et rattraper le temps perdu.

Et ces leaders ou champions qui sont-ils ?

Tout d’abord et certainement les plus impactés que sont l’aéronautique civil et l’automobile, suivis par l’agroalimentaire dans son ensemble, ayant largement prouvé de son importance à l’échelle du pays, sans pour autant y perdre complètement à l’export, le luxe, en attente de la réouverture des marchés asiatiques, considérés comme les plus prometteurs il y a de cela encore quelques mois.

Sans oublier bien sur le tourisme, rappelez-vous, près de 80 millions de visiteurs étrangers en France chaque année, mais qui cette année risque malgré tout de se redécouvrir franco-français, avec j’imagine et j’espère un désir fort de se changer les idées après ces jours de confinement.

Et puis peut-être le retour sur le devant de la scène de certains anciens (champions), comme le textile par exemple, symbole fort de cette crise, et de cette perte de ce que certains appellent souveraineté, notamment sur des produits dits primordiaux, en tout cas durant cette crise, comme les masques (manquants également à l’appel en Chine début février, avec seulement une production de 15 millions par jour, comme quoi, il n’y a pas que chez nous), les blouses, les gants, mais également les médicaments, dont beaucoup sont élaborés en Chine ou en Inde. Il y aura certainement d’ici ces prochaines années des changements radicaux quant à la fabrication tout azimut hors de nos frontières, quelles soit nationale et européennes.

Mais peut-on faire plus, nous simples citoyens ? Voici quelques idées de mon cru.

Proposer aux français d’investir une partie de leur épargne sur l’industrie française, quand on sait que sur cette période qui est la nôtre aujourd’hui, après des collectes exceptionnelles, dort sur les deux livrets phares que sont le Livret A et le Livret de développement durable solidaire (LDDS) près de 421 milliards d’Euros d’encours (près de quatre fois le futur déficit de la France) ?

Sous forme d’emprunt, élaboré sous l’égide de l’état français, et encadré par la Banque de France par exemple, il pourrait  financer sur une durée limitée à déterminer, les besoins énormes pour une relance nécessaire et rapide de l’économie française, afin qu’elle renoue à nouveau à cette compétitivité qu’elle semblait avoir retrouvée, tout en permettant aux français de se réapproprier un sujet plus que délaissé durant de nombreuses décennies, et leur donner l’occasion de s’engager fortement pour leur pays.

Ou alors, organiser une action similaire à celle lancée en 2018, connue sous l’appellation « Super Loto Mission Patrimoine », dont le but est justement de récolter de l’argent pour aider à l’entretien de monuments considérés en péril. Cette fois-ci elle serait entièrement dédiée à des entreprises ou des secteurs précis en difficultés.

Et puis, pour ceux qui souhaiteraient investir dans le monde de demain, je vous engage à vous informer quant aux possibilités d’investir dans de jeunes entreprises, souvent appelées start-up, mais pas seulement (JEI, TPE), présentes notamment dans des secteurs comme la transition énergétique, l’IA, les FinTech, l’économie circulaire, les Biotech, la Silver Economy, et j’en passe, et dont la recherche de fonds n’occasionnent pas des sommes phénoménales, connues surtout dans le cadre du CAC 40.

Quant à ceux qui ne se sentiraient pas l’âme d’investisseurs, ils pourraient tout simplement et très rapidement, dans le cadre de leur consommation journalière ou pas, privilégier le « Fabriqué en France », synonyme de savoir-faire, de qualité, d’emplois, et aujourd’hui et dans les semaines à venir, de reprise économique généralisée.

A nous donc de tout faire pour que cela soit une réalité, il y a urgence.

*https://www.latribune.fr/technos-medias/innovation-et-start-up/meero-doctolib-blablacar-deezer-toutes-les-mega-levees-de-fonds-des-startups-francaises-821206.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-

Jacques Samela

 

A lire :

. http://www.jeccomposites.com/knowledge/french-composites-news/d%c3%a9confinement-comment-lindustrie-fran%c3%a7aise-pr%c3%a9pare-la-reprise?utm_source=SalesForceMarketingCloud&utm_medium=email&utm_campaign=JEC+Composites+Informations+N.+355

. https://www.manufacturing.fr/pour-la-renaissance-industrielle-francaise/

. https://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/opinion/2020-04-30/relance-economique-post-covid-19-une-micro-taxe-pour-un-maxi-effet-846494.html

. https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/retrouver-notre-souverainet%c3%a9-industrielle/ar-BB13BI4I?li=BBkG5mY

. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce-exterieur/valoriser-l-attractivite-de-la-france/

. https://www.lepoint.fr/economie/coronavirus-le-gouvernement-muscle-encore-sa-reponse-economique-15-04-2020-2371585_28.php

. https://www.lafrenchfab.fr/2020/04/22/deconfinement-comment-lindustrie-francaise-prepare-la-reprise/

. https://www.pacte-epee.fr/

. https://www.presences-grenoble.fr/actualites-experts-grenoble/l-economie-sa-juste-place.htm

. https://www.latribune.fr/opinions/souverainete-et-si-la-france-se-dotait-enfin-d-une-strategie-industrielle-5-10-847371.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20200511&_ope=eyJndWlkIjoiODg0MzIyNjY3OWUxNzQwOGMwNTk3YWFlZTFiNGIxODYifQ%3D%3D

. https://www.latribune.fr/economie/france/le-confinement-a-coute-pres-de-six-points-de-croissance-a-la-france-847504.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1589275202

 

 

 

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