Le domaine skiable, Poma (suites)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le domaine skiable, Poma (suites)
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Hiver 2022-2023 : les stations de montagne face aux enjeux énergétiques

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Après 1,3 Md€ de recettes générées en 2021-2022, comment la montagne prépare-t-elle une saison marquée par la flambée des prix de l’énergie ? Quelles sont les investissements ou mutations préparant la future attractivité des massifs isérois ? Comment s’adaptent-ils aux mutations des attentes et de la fréquentation des touristes ? Comment ces initiatives préparent-elles plus largement les réflexions autour de l’avenir de la montagne, et l’accueil des clientèles tout au long de l’année ? Tour d'horizon sur les grands massifs de l'Isère.

Après la saison « blanche » 2020-2021, sans remontées mécaniques ouvertes, l’hiver dernier a été celui de tous les records dans les stations iséroises.

D’après Domaines skiables de France, leur fréquentation en journées-skieurs a augmenté de 20 % par rapport à la moyenne des quatre derniers hivers hors Covid, contre 4 % pour l’ensemble de la France. Un effet sortie de crise, « qui a redonné à la montagne sa part de marché de l’hiver », constate l’enquête de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), publiée fin avril.

À Villard-de-Lans, le chiffre d’affaires des remontées mécaniques (11,5 M€) a ainsi augmenté de 30 % lors de la dernière saison par rapport à l’avant-crise. À l’Alpe-d’Huez ou à Lans-en-Vercors, il a également affiché + 15 % par rapport à la meilleure année connue jusqu’alors.

L’hôtellerie peut elle aussi se targuer de bons résultats, selon l’Observatoire national des stations de montagne, avec un taux d’occupation des lits se situant à 69 %. Soit presque celui atteint lors de la saison 2019-2020, avant le premier confinement.

Mais comme la météo en montagne, le contexte économique des stations est très fluctuant. La saison 2022-2023 s’annonce, à l’image des précédentes, pleine d’incertitudes. Au premier rang des préoccupations, la crise énergétique, qui affecte particulièrement les stations de ski, 70 % d’entre elles devant renégocier cet automne des accords triennaux avec leur fournisseur d’énergie.

F. Baert
 

Vu et lu dans Challenges du 17/11/22
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Vu et lu dans Télérama n° 3764 du 02/03/22

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Fabien Felli (Poma) : « Continuer à nous battre pour un transport bas carbone »

https://www.brefeco.com/expertises/fabien-felli-poma-continuer-nous-battre-pour-un-transport-bas-carbone

PUBLIÉ LE 29/11/2022

 

 

Edyta Tolwinska

Entré il y a une dizaine d’années dans le groupe Poma, Fabien Felli en a grimpé les échelons pour en devenir président à l’été 2022. Il a pris la succession de Jean Souchal qui continuera à accompagner Poma en tant que président du conseil de surveillance. Une nouvelle page dans l’histoire du pionnier français du transport par câble. Mais des valeurs qui restent.

Fabien Felli a la fibre internationale. Avant d’arriver chez Poma en 2011, il avait déjà beaucoup voyagé quand il opérait chez Matra, Thales ou encore Airbus. Il avait même vécu quelques années à Pékin. Entré chez Poma comme directeur export, il en est devenu directeur international puis directeur commercial, avant d’en être nommé vice-président du directoire en 2019. Autant dire qu’il connaît bien la maison et, si son style sera inévitablement différent de celui de Jean Souchal, il ne faut pas s’attendre à une secousse majeure dans ce groupe industriel qui a fait - et fait encore - l’histoire des sports d’hiver. Et, d’une façon plus large, l’histoire des transports par câble.

La montagne, mais pas que !

Poma est un géant mondial des télésièges, télécabines et autres téléphériques. Après 85 ans d’existence, il compte plus de 8.000 installations au compteur, dans 90 pays. Ses divers appareils transportent près de 6,5 millions de personnes par heure. Et pas seulement en montagne. Car si Poma est une marque bien connue des skieurs alpins, il ne faut pas oublier que le groupe isérois a su s’imposer aussi dans un environnement tout autre : la ville. Après avoir pris largement sa part dans l’équipement des stations de ski françaises au cours des décennies 1950-2010, et alors que les besoins en remontées mécaniques ralentissaient, il a su se tourner d’une part vers des pays qui commençaient à s’intéresser aux sports d’hiver (Chine et Russie en particulier, en stand-by total depuis la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine), et d’autre part vers de nouveaux débouchés. C’est le cas des télécabines urbaines qui peuvent constituer un moyen très complémentaire aux autres transports collectifs. Elles sont aussi, parfois, le mode de transport le plus pratique pour passer d’un quartier à l’autre.

Il n’est qu’à faire une petite liste de quelques réalisations de Poma pour se rendre compte de la dimension prise par le transport urbain par câble dans la mobilité propre. Dans le désordre : le téléphérique de New York reliant Manhattan à Roosevelt Island (2010), les télécabines de Nini Novgorod en Russie qui enjambe la Volga sur 3,6 kilomètres (2012), de Medellin (Colombie, 2004 puis 2021), de Guayaquil (2020), de Saint-Domingue (République dominicaine, 2022) ou encore le téléphérique d’Antananarivo (Madagascar, en cours).

Et, alors que la France s’est longtemps détournée de ce moyen de transport urbain, la voilà qui s’y met. Poma a déjà marqué quelques points avec le téléphérique de Toulouse, la télécabine de Saint-Denis-de-la-Réunion et la future liaison aérienne par câble de Grenoble (entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux).

Nous voulons abaisser notre empreinte globale, produire avec un plus faible impact, avec moins de matières premières par exemple

L’un des enjeux d’avenir auquel doit aujourd’hui faire face Fabien Felli est celui de l’environnement et de la diminution de l’impact carbone. Le nouveau président en fait une priorité : « Nous déployons un ensemble d’innovations dans le cadre de notre projet dénommé LIFE (Low Impact For Environnement) qui vise l’ensemble des composants de nos produits et de nos process : il s’agit d’abaisser notre empreinte globale, produire avec un plus faible impact, avec moins de matières premières par exemple. Entamée il y a plusieurs années, cette démarche peut s’appuyer aujourd’hui sur le bilan carbone que nous avons effectué en 2021 ».

L'INFO EN + EN 2000, POMA A LIVRÉ LA PLUS GRANDE ROUE DU MONDE À LONDRES, LA LONDON EYE.

Poma en chiffres :

CA 2021 : 332 millions d’euros dont 50 % à l’export

Effectif : 1 300 personnes dont 820 en France sur cinq sites en Auvergne-Rhône-Alpes

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/03/poma-de-la-montagne-a-la-ville.html

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