Le NewSpace vous invite demain à.....

Publié le par Jacques SAMELA.

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Minalogic Connect Annecy

https://www.minalogic.com/evenements/minalogic-connect-annecy/

Le 10/04/2025

 

Une matinée placée sous le signe du NewSpace !

Démarrez votre journée sur une note dynamique et inspirante avec le Minalogic Connect du 10 avril à Annecy ! Dans un cadre convivial, venez échanger autour d’un café et d’un croissant tout en découvrant les dernières tendances du secteur spatial.

Pourquoi participer ?

  • Un thème d’actualité : Le NewSpace bouleverse les usages et ouvre de nouvelles opportunités dans l’exploration spatiale, les télécommunications ou encore l’imagerie satellite. Venez découvrir comment votre entreprise peut tirer parti de cette révolution.
  • Des rencontres enrichissantes : Que vous soyez adhérent ou pas encore 😉, que vous soyez start-up, PME ou grand groupe, cet événement est une occasion d’élargir votre réseau et d’explorer des synergies avec d’autres acteurs de l’innovation.
  • Un moment convivial : Profitez d’un petit-déjeuner pour commencer votre journée sous les meilleurs auspices, tout en discutant avec l’équipe Minalogic et les autres participants.

Infos pratiques :

📅 Date : Jeudi 10 avril 2025
📍 Lieu : Galiléo - 178 Route de Cran-Gevrier - 74650 Chavanod
🎯 Thématique : NewSpace
💰 Gratuit et ouvert à tous

Ne manquez pas cette opportunité de plonger au cœur des innovations du NewSpace et d’intégrer un réseau dynamique d’acteurs technologiques.

 

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/06/le-nouvel-espace-a-la-francaise.html

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OPINION. Souveraineté stratégique : l'espace a besoin de l'Europe

https://www.latribune.fr/idees/tribunes/souverainete-strategique-l-espace-a-besoin-de-l-europe-1021847.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1743488969

Publié le 01/04/25

Le spatial est un domaine complexe. Si la France a acquis au sein de l'Europe une qualification spatiale enviée après plus de 50 ans d'expérimentations, la technologie ne s'offre pas pour autant aisément aux nouveaux acteurs du Newspace. Depuis cinq ans plusieurs petits lanceurs spatiaux persévèrent dans la mise au point de leur technologie : échec du lancement de Miura de PLD Space en Espagne en octobre 2023 ; tentative avortée du lanceur RFA One en Écosse en octobre 2024 ; et crash en mer de Norvège de Spectrum d'Isar Aerospace le 30 mars 2025.

Du côté des lanceurs lourds de 2003 à 2025, huit vols de Starship de SpaceX ont été qualifiés de vol d'essai sans le succès escompté. La fusée soviétique N-1 Herculès a connu quatre échecs pour quatre vols, seule Saturne 5 a effectué 13 vols sans échec aux États-Unis entre 1967 et 1973.

Le NewSpace persévère

« Changer d'époque » ne signifie pas simplement changer de mode opératoire ou d'industriel mais également faire évoluer les technologies dans un secteur à caractère monopolistique ou les barrières à l'entrée sont trop élevés pour de nouveaux entrants. Mais les acteurs du Newspace en Europe ne renoncent pas et commencent à s'imposer. De nouveaux lanceurs en France feront à leur tour leur vol inaugural début 2026 avec MaiaSpace et Latitude. Ces jeunes entreprises ont massivement recruté ces trois dernières années notamment chez les acteurs historiques pour être en capacité de disposer des meilleures technologies et de leurs évolutions.

En France, 70 startup ont ainsi bénéficier du volet spatial du plan France 2030 doté de 1,5 milliard d'euros dopant ainsi nos capacités en recherche et technologie. En Espagne, en Royaume Uni, en Italie, en Allemagne 650 millions ont ainsi été levés depuis cinq ans pour soutenir les budgets publics et monter en puissance.

Accès à l'espace : un programme majeur

Après Copernicus (1998), services autonomes d'observation de la terre, Galileo (2011), système civil de navigation et de positionnement par satellite, Iris² (2023), constellation satellitaire de connectivité sécurisée, l'Europe doit se doter de nouvelles infrastructures de lancement et d'accès à l'espace pour faire face à la concurrence accrue avec les lanceurs américains et chinois. En 2025, plus de 250 lancements sont planifiés dans le monde, dont 170 pour SpaceX, le Starship à lui seul devrait réaliser jusqu'à 25 vols, la Chine a prévu une soixantaine de lancements pour déployer ses mégaconstellations de satellites de télécommunications en orbite basse.

En Europe, Ariane 6, après avoir réussi le lancement de CSO-3 a également prévu, à l'automne le lancement du satellite européen de météorologie et plusieurs satellites de première génération Galileo. Plusieurs lancements Vega sont également planifiés pour la mise sur orbite des satellites d'observation de la terre européen ainsi que pour le Space rider. Mais ces lancements restent insuffisants pour répondre à la nouvelle donne géopolitique et aux besoins de sécurisation des infrastructures spatiales européennes. Le ministère des armées français évoque même le besoin d'un second lanceur lourd européen pour « Faire Face » au niveau européen.

La Commission européenne demande régulièrement de réduire les coûts des lanceurs et particulièrement celui d'Ariane 6 pour multiplier les lancements et augmenter les capacités européennes. A titre d'exemple les retards pris par Ariane 6 sur CSO-3 ont couté environ 30 millions d'euros aux armées françaises auxquels s'ajoutent les prix du lancement. L'opérateur de satellites météo européen Eumetsat avait annulé le lancement de son satellite MTG-S1 par Ariane 6 au profit de SpaceX pour des causes Identique.

L'indisponibilité du lanceur européen, qui n'est pas réglée, constitue de facto une rente de situation pour SpaceX devenu incontournable pour longtemps. Du point de vue de la Commission européenne, investir dans les lanceurs en Europe, c'est mécaniquement et financièrement réduire la rente de la firme américaine, ainsi que son exposition au risque stratégique de perte de souveraineté. La question de l'autonomie stratégique de l'Europe devient dans ces conditions une priorité absolue et le prochain MFF (multi-annual financial framework) devrait durant les sept prochaines années prévoir des capacités de financement élargies pour ce faire.

European Launcher Challenge

En 2024, l'US Space force à investi 29 milliards dans le spatial, soit 3,5% du budget du département américain de la défense. Pour la Chine, les investissements se montent à 19 milliards. Le programme spatial européen entre 2021 et 2027 a été provisionné à hauteur de 14,9 milliards. Concevoir un budget spatial à hauteur de 3,5% sur la nouvelle base de 800 milliards d'euros représenterait un doublement du précédent budget consacré à l'espace pour un montant de 28 milliards sur six ans : 8 milliards seraient consacrés à l'accès à l'espace souverain et environ huit milliards pour le vol habité en plus des expérimentations scientifiques. Le programme Iris² sera révisé à hauteur de huit milliards d'euros.

De son côté, l'ESA a lancé une première compétition ce 24 mars, l'European Launcher Challenge (ELC). Après avoir investi pendant 50 ans dans le développement des familles de lanceurs Ariane et Vega, l'ESA va soutenir des initiatives privées dans l'espoir d'attirer de nouveaux investisseurs dans le secteur pour renforcer l'écosystème spatial européen. Il s'agit d'encourager les consolidations dans le secteur des lanceurs en proposant une compétition, qui serait la première étape du plan financier piloté par la commission et constitutif de ce quatrième grand programme spatial européen d'accès à l'espace lequel a déjà démarré dans les faits en 2025.

Ce plan devrait permettre la montée en puissance des capacités de lancement européennes dans laquelle les entreprises françaises bénéficient de grands savoir-faire en matière de construction de lanceurs mais également de vaisseaux cargos spatiaux et de lancement, dit réactif.

Explore 2040 : une vision spatiale à soutenir et partager

Alors que la NASA se retire progressivement de l'ISS, dont la fin est programmée en 2030, l'Europe doit construire une alternative autonome pour garantir une présence humaine en LEO, vitale pour les expérimentations scientifiques et les préparatifs de nouvelles missions plus lointaines. Il s'agit de définir une stratégie vers une présence européenne en orbite basse accompagnée par l'agence spatiale nationale, le CNES. Cette présence européenne se traduira par un programme de fret en LEO capable de transporter des équipements et à terme de développer des missions de vol habités européens. Il s'agit en d'autres termes de démontrer des capacités de transport aller-retour de matériel en complément des systèmes américains et chinois en cours de développement. Les coûts d'infrastructures spatiales en LEO sont en estimation basse établis à un milliard d'euros par an pour le développement et l'entretien de ces missions.

Seconde initiative d'importance, le projet Argonaut qui illustre l'ambition européenne lunaire pour poser un pied sur la lune : l'ESA a développé un atterrisseur lunaire en collaboration avec Airbus capable de transporter jusqu'à 1,7 tonne de matériel sur la surface lunaire. Ce module logistique permettrait de déposer des charges utiles essentielles pour des missions internationales assurant ainsi l'autonomie européenne sur la lune. Ces missions logistiques en orbite lunaire sont stratégiques pour l'ESA car elles posent les bases d'une collaboration internationale élargie tout en renforçant la capacité d'intervention de l'Europe sur le plan spatial.

Troisième programme à noter Moonlight, infrastructure de communications pour des opérations lunaires durables. L'initiative Moonlight vise à établir un réseau de navigation et de communications autour de la lune essentiel pour coordonner les missions lunaires et fournir une communication ininterrompue aux astronautes. Ce réseau réduira la complexité des communications directes et augmentera la précision de la navigation. Ce est un atout pour la logistique lunaire. Ces infrastructures permettront de soutenir des activités scientifiques sur la lune tout en facilitant l'installation éventuelle de bases lunaires, un objectif partagé par plusieurs agences spatiales dans le monde.

Le programme Explore 2040 reflète l'ambition de l'Europe d'établir une présence spatiale durable et autonome en développant des infrastructures en orbite terrestre avec des projets majeurs. Aligner les programmes nationaux sur les programmes européens est non seulement logique mais gage d'une efficacité programmée.

Des Chinois prochainement sur la Lune

Les Chinois vont très probablement atterrir sur la Lune avant la fin de la décennie 2029. Ils disposent déjà autour de la terre d'une station spatiale avec astronautes à bord et ils vont ouvrir très bientôt une collaboration internationale sur l'exploration au-delà de la lune. Ni l'Europe, ni la France ne disposent à ce jour de station spatiale mais simplement d'un accès à l'ISS en échange de matériels que nous fournissons aux Etats-Unis comme par exemple le module de service qui permet à Orion d'aller autour de la lune et de revenir et en échange de quoi nous pouvons envoyer nos astronautes dans la station. Actuellement cette contribution représente 1,2 euros par an et par citoyen européen le prix de l'accès à l'espace.

Maitriser le spectre des activités spatiales ici décrites donnent à l'Europe et à la France un poids politique et scientifique certain et nécessaire dans tous les cas pour s'imposer et discuter avec les grandes puissances spatiales de demain, USA et Chine et préparer l'avenir de l'espace et donc de la terre. 2025 est une année clé pour confirmer ces choix. L'espace a définitivement besoin de l'Europe.

 

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Publié dans Agenda

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