Le Rendez-Vous de l'Europe : Partenariats, Réarmement, Accord gagnant ?
La Corée rejoint le programme européen de R&D Horizon
Le 20 juillet 2025
La République de Corée du sud est le premier pays asiatique à adhérer au programme de recherche et d’innovation Horizon Europe et à contribuer à son financement.
Après une période d’essai qui a débuté en janvier 2025, les chercheurs et les entreprises coréens peuvent désormais participer à plusieurs domaines du programme sur un pied d’égalité avec les États membres de l’UE.
Ils pourront rejoindre et diriger des consortiums de recherche internationaux, accéder à des financements et collaborer avec des institutions de recherche de premier plan dans toute l’Europe. Le gouvernement coréen contribuera également au budget du programme.
Cela offrira de plus grandes possibilités d’approfondir la recherche commune entre les continents dans de nombreux domaines, tels que la transition numérique, la santé et les technologies propres. Horizon Europe est actuellement ouvert à 19 pays extérieurs à l’Union européenne, dont le Royaume-Uni, Israël, la Nouvelle-Zélande, la Turquie et l’Ukraine.
Le programme est doté d’un budget de 93,5 milliards d’euros pour la période 2021-27. Le pilier II du programme, la partie collaborative la plus importante avec un budget de 52,4 milliards d’euros, auquel les chercheurs coréens ont désormais accès sur un pied d’égalité, se concentre sur des défis mondiaux communs tels que le climat, l’énergie, l’économie numérique et la santé.
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UE-Japon : Bruxelles et Tokyo renforcent leur partenariat
Le 23/07/25
Lors du 30ème sommet UE-Japon le 23 juillet à Tokyo, à la veille d’un sommet UE-Chine annoncé comme sans ambition, les deux blocs ont scellé un renforcement de leur partenariat dans les domaines de la compétitivité, de la sécurité économique, et de la sécurité et de la défense.
Le contraste est saisissant entre l’atmosphère qui a entouré le sommet entre l’Union européenne (UE) et le Japon, le 23 juillet à Tokyo, marqué par une volonté affichée de part et d’autre de renforcer les liens existants et déjà dynamiques, et celle, froide et sans annonce, qui règne sur celui de Pékin entre l’UE et la Chine, prévu le lendemain.
Le 23 juillet, lors du sommet UE-Japon de Tokyo, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen, António Costa, et le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, ont ainsi lancé plusieurs nouvelles initiatives visant à renforcer le partenariat entre les deux blocs.
Une nouvelle « Alliance UE-Japon pour la compétitivité » a ainsi été annoncée, s’appuyant sur trois piliers, d’après les précisions apportées par la Commission européenne :
-accroître le commerce bilatéral « en libérant tout le potentiel » de l’accord de partenariat stratégique bilatéral en vigueur depuis début 2025, qui complète l’accord de libre-échange de 2018, le JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement) ;
-renforcer la sécurité économique en améliorant le dialogue de haut niveau entre les deux blocs, y compris la coopération sur les chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques, les semi-conducteurs et les batteries ;
-coopérer davantage en matière d’innovation et de transitions verte et numérique, dans le cadre de l’ Alliance verte et partenariat numérique UE-Japon.
Autre initiative annoncée, cette fois-ci dans le cadre du partenariat UE-Japon en matière de sécurité et de défense, le lancement d’un dialogue industriel UE-Japon dans le domaine de la défense.
De quoi donner une nouvelle impulsion à des relations UE-Japon déjà d’excellente qualité.
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La France se positionne comme « moteur » du réarmement européen
Le 14 juillet 2025
Lundi 14 juillet, l’Élysée a publié sa revue nationale stratégique pour 2025, qui présente les priorités du pays jusqu’en 2030 en réponse à « l'évolution du contexte stratégique ».
Selon ce document, la France entend renforcer le rôle de l’Europe au sein de l’OTAN, historiquement mené par les États-Unis, tout en faisant progresser l’autonomie stratégique du continent dans un contexte de désengagement progressif de Washington.
« Le rôle de la France, seul État membre de l’Union européenne doté de l’arme nucléaire et contributeur majeur à la sécurité de l’Europe, est d’être moteur du réarmement stratégique européen », peut-on lire dans le document de 100 pages.
Paris estime que le meilleur moyen d’y parvenir est de renforcer le « rôle primordial » du partenariat franco-allemand.
« La France et l’Allemagne contribueront conjointement au renforcement de l’intégration et de la capacité d’action de l’Europe et de sa capacité de défense », précise la stratégie.
Parmi les autres partenariats bilatéraux clés cités figurent le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne. La Pologne, premier contributeur européen à l’OTAN, n’occupe que la cinquième place en termes d’importance.
Davantage de financement
Emmanuel Macron a annoncé dimanche 13 juillet que le budget de la défense de la France serait augmenté de 3,5 milliards d’euros en 2026, puis de 3 milliards supplémentaires en 2027, en plus du projet de loi de programmation militaire visant déjà à renforcer les dépenses de défense jusqu’en 2030.
Le président de la République a indiqué que cette augmentation devait être financée par plus d’activité et plus de production, et non par un accroissement de la dette. Toutefois, la provenance de ces fonds supplémentaires reste incertaine.
Le Premier ministre François Bayrou devrait présenter mardi 15 juillet le projet de loi de finances pour 2026, qui devrait préciser le financement des dépenses supplémentaires en matière de défense.
Cette proposition devrait toutefois être rejetée par tous les partis d’opposition, et les médias estiment que le débat parlementaire qui s’ensuivra pourrait menacer la position de François Bayrou à l’automne.
La France affiche actuellement un déficit budgétaire de 5,4 % du PIB, soit plus de 2 % au-dessus de la limite de 3 % fixée par les règles de l’UE. À ce jour, 16 États membres de l’Union ont demandé à activer la clause dérogatoire qui leur permet de dépasser le plafond de déficit et d’emprunter jusqu’à 1,5 % supplémentaire du PIB annuel pour la défense au cours des quatre prochaines années.
Interrogé par Euractiv sur la position de la Commission européenne concernant les dépenses de défense proposées par la France, un porte-parole a déclaré que ces augmentations « devraient être réalisées sans compromettre la discipline budgétaire ».
Outils de financement européens
En ce qui concerne les initiatives de l’UE, le document français exprime son soutien à de nouvelles options de financement européen, citant le Livre blanc sur la défense de la Commission européenne, qui prévoit une enveloppe de 150 milliards d’euros pour les achats groupés — baptisée SAFE (Security Action for Europe) — approuvée par les États membres en mai.
À l’heure actuelle, la France n’a toujours pas précisé si elle participerait au programme SAFE.
Les Vingt-Sept ont jusqu’au mois de décembre pour soumettre des projets communs à la Commission dans le cadre de ce programme, qui accordera des emprunts afin de commander avec au moins un autre État partenaire des équipements.
La France pourrait participer à des projets dans les domaines des communications spatiales, de la défense sol-air et du transport aérien tactique et stratégique, indique la revue stratégique.
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Accord commercial États-Unis/UE : la réponse ferme de la France qui ne veut pas être « le dindon de la farce »
Le 28/07/25
INTERNATIONAL - C’est mieux que rien, mais il n’y a pas non plus lieu de se réjouir, selon le gouvernement français. L’accord commercial entre les États-Unis et l’UE établissant à 15 % les droits de douane américains sur les produits européens apporte « une stabilité temporaire », mais reste « déséquilibré », a regretté ce lundi 28 juillet le ministre français délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad.
Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, a de son côté tenu ce lundi matin un discours relativement similaire, expliquant au micro de RTL qu’il s’agissait d’un accord « qui a le mérite d’apporter de la stabilité à nos entreprises et nos industriels », mais « qui reste déséquilibré ».
Marc Ferracci a également affirmé que l’Europe devait « accélérer sur sa stratégie de compétitivité. Ça veut dire très concrètement imposer une préférence européenne dans les marchés publics, mieux nous protéger contre la concurrence déloyale dans des filières comme la sidérurgie, comme la chimie, qui aujourd’hui souffrent d’être face à des productions venant notamment de Chine qui sont massivement subventionnées. Là-dessus, l’Europe doit aller plus vite et plus fort », a-t-il déclaré.
Un accord in extremis trouvé en Écosse
L’accord entre les États-Unis et l’UE a été annoncé lors d’une rencontre entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ce dimanche en Écosse, alors que le président américain avait donné jusqu’au 1er août pour trouver un accord.
Il prévoit des droits de douane de 15 % sur les produits européens importés d’une part, tandis que l’UE s’engage à 750 milliards de dollars d’achats d’énergie - visant notamment à remplacer le gaz russe - et à 600 milliards d’investissements supplémentaires aux États-Unis d’autre part.
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