Luc Besson, le vrai retour ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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En quoi le « Dracula » de Luc Besson est différent des autres

https://www.20minutes.fr/arts-stars/cinema/4164703-20250729-quoi-dracula-luc-besson-different-autres

Publié le 29/07/2025

 

saigneurLe réalisateur explique à « 20 Minutes » comment il a transformé Caleb Landry Jones (qu’il avait dirigé dans « DogMan ») en vampire romantique

Après l’attachant DogMan présenté au Festival de Deauville en 2023, Luc Besson retrouve Caleb Landry Jones pour Dracula. Le comédien américain, récompensé à Cannes en 2020 pour Nitram de Justin Kurzel, prend la suite de Max Schreck, Bela Lugosi, Christopher Lee, Udo Kier, Gary Oldman, Thomas Kretschmann ou Bill Skarsgård pour incarner le vampire créé par Bram Stoker (1847-1912). la lecture ici.

Cette nouvelle adaptation de classique de la littérature fantastique se veut éloignée des versions précédentes comme celles dirigées par Friedrich Wilhelm Murnau, Tod Browning, Terence Fisher, Paul Morrissey, Francis Ford Coppola, Dario Argento ou Robert Eggers. « C’est un film plus romantique qu’horrifique venu du désir de Caleb de jouer le personnage. Quand il m’a parlé de cette idée, je m’en suis immédiatement emparé pour la faire mienne sans penser aux films précédents car je ne suis pas vraiment cinéphile », précise Luc Besson à 20 Minutes. Voilà ce qui différencie son Dracula des autres versions.

Un vampire romantique

Si Dracula de Luc Beson est sous-titré « Une histoire d’amour », ce n’est pas pour rien. Le réalisateur a tenu à mettre en avant l’aspect romantique du personnage bien plus que son côté horrifique. « Tout ce qu’il fait, c’est parce que sa femme est morte et qu’il rend Dieu responsable de son décès », souligne-t-il.

Amoureux fou de son épouse, ce prince du XVe siècle est contraint de l’abandonner pour partir faire la guerre. Il ne supporte pas qu’elle ait été tuée par ses ennemis. « Il ne peut imaginer l’existence sans elle, insiste Luc Besson. Et comme il a été condamné à vivre éternellement après avoir repoussé Dieu, c’est elle qu’il recherche inlassablement parce qu’il est persuadé qu’elle l’attend ». La partition de Danny Elfman apporte une note de poésie supplémentaire à ce drame.

Un vampire abstinent

Le Dracula de Luc Besson n’est pas un séducteur comme celui des autres versions. Ces disciples masculins ou féminins ne sont pas des objets sexuels. « Il ne se sert d’eux que pour accélérer sa mission, décrit le cinéaste. Il ne cherche pas à les séduire ». Pour attirer ses proies, le vampire a mis au point un parfum qui les réduit à l’obéissance mais il n’est mû ni par la cruauté, ni par la sensualité.

« C’est un vampire qui n’a pas le goût du sang, précise Luc Besson. Il n’en boit que parce qu’il ne peut pas faire autrement mais il ne prend aucun plaisir à en consommer ». Le « saigneur » se satisfait parfois de petits animaux et ne s’attaque aux humains qu’en ultime recours : quand il est très fâché ou quand il a identifié son aimée.

Un entourage original

La belle qui fait battre le cœur de Dracula l’a aimé en retour. Leur séparation injuste lui a coûté tout autant qu’à lui. Luc Besson a confié ce rôle à Zoe Bleu. Cette dernière, qui fait ses débuts à l’écran, est la fille de Rosanna Arquette que le cinéaste avait dirigée dans Le Grand bleu. « Elle apporte un mélange de grâce intemporelle et de modernité au personnage », dit-il. On comprend aisément pourquoi elle est l’émail des canines du prince Vlad prêt à braver le temps pour la retrouver.

Pas de chasseur de vampire à la Van Helsing dans cette version. Un prêtre charismatique joué par Christoph Walz, acteur doublement oscarisé pour Inglourious Basterds et Django Unchained de Quentin Tarantino, est l’ennemi du héros. « J’aimais cette idée d’une congrégation qui lutte contre les buveurs de sang en se transmettant la mission par-delà les années », souligne Luc Besson.

Une version très personnelle

S’il est un élément jamais vu ailleurs, ce sont les serviteurs qui habitent le château de Dracula. « C’est Patrice Garcia, créateur d’Arthur et les Minimoys, qui m’a suggéré ce concept, explique Luc Besson. C’est lui aussi qui nous a aidés à créer le look de Caleb, ce côté dandy sur lequel nous avons construit le film ». Caleb Landry Jones est, bien évidemment, le pilier du Dracula de Luc Besson. Le trentenaire charismatique apporte une intensité remarquable à son personnage. Il ne fait pas oublier ses prédécesseurs prestigieux mais il prend place à leurs côtés. « Il a apporté une dimension unique au personnage, admire Luc Besson. On a cherché sa voix pendant longtemps. Il a pris un coach roumain pour essayer de trouver une petite connotation des pays de l’Est. Puis, il a mis au point sa gestuelle et sa démarche. Dracula devait être lent. Quand on est immortel, on n’est pas pressé ».

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/09/luc-besson-attention-silence-actions.html

 

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