Aujourd'hui s'ouvrent les portes du festival tech&fest
La souveraineté, sujet principal de la troisième édition du festival tech&fest
Le festival tech&fest est de retour à Grenoble ces 4 et 5 février. L’événement présentera les dernières innovations technologiques de plus de 400 entreprises dans des domaines aussi variés que la santé, l’énergie, les mobilités, la microélectronique… Vaste espace de discussions et d’échanges, le rassemblement invitera surtout conférenciers et visiteurs à repenser notre indépendance économique, industrielle, énergétique et numérique.
Grenoble, capitale européenne de l’innovation 2026 , accueille les 4 et 5 février la troisième édition du festival tech&fest. Pendant deux jours, au sein d’Alpexpo, le parc événementiel de la capitale du Dauphiné, plus de 400 entreprises présenteront leurs dernières innovations tandis que l’Université Grenoble Alpes et des centres de recherche nationaux (le CEA, le CNRS, ou encore l’Inria) lèveront un peu le voile sur les sujets qui couvrent les paillasses de leurs équipes. Près de 250 start-up seront aussi là pour révéler à des investisseurs et partenaires les pistes qu’elles veulent défricher.
« Défendre cette souveraineté européenne »
« Depuis sa première édition, tech&fest se positionne comme un événement militant qui valorise la tech responsable, la science et la réflexion sur le sens de la technologie, incarné cette année par la marraine Julie Galland, directrice de la recherche technologique au CEA , indiquent les organisateurs. L‘édition 2026 abordera des sujets majeurs comme le quantique, les medtechs, les limites planétaires, l’IA, la robotique et la cybersécurité, avec une programmation collaborative et des intervenants de haut niveau. Et nous avons choisi cette année de mettre l’accent sur la souveraineté économique, industrielle, énergétique, numérique. Avec ce qu’il se passe dans le monde, notamment dans la recherche, l’événement militant que nous sommes se doit de défendre cette souveraineté européenne. »
« Nous avons besoin d’une écologie qui devienne rentable grâce aux solutions industrielles »
Sur les deux journées du festival, 250 speakers sont annoncés. Ils dialogueront et confronteront leurs opinions, partageront leurs expériences sur l’une des scènes du festival. Après Paul Watson en 2025, le Suisse Bertrand Piccard devrait marquer de son empreinte cette édition 2026. Médecin, aéronaute, explorateur, ce “savanturier” délivrera son mode d’emploi pour réconcilier technologie et écologie. « Il faut être réaliste, chercher des solutions indépendamment des idéologies, soulignait-il, il y a quelques semaines, dans Le Dauphiné Libéré. […] Nous avons besoin d’une écologie qui devienne rentable grâce aux solutions industrielles et d’une industrie qui soit propre grâce aux efforts écologiques.
Il ne faut pas oublier que si l’industrie devient propre, elle sera beaucoup plus rentable et donc plus compétitive puisqu’elle arrête de gaspiller de l’énergie et des ressources naturelles. C’est le grand défi de l’Europe. » “La souveraineté durable, le défi européen” c’est aussi le sujet qu’a choisi d’aborder sur la grande scène du festival Jean-Pascal Tricoire, président du conseil d’administration de Schneider Electric. « La convergence de la technologie, des secteurs et de la responsabilité a vraiment défini le CES de cette année », les rassurera - peut-être - Gary Shapiro, patron du CES, le salon des nouvelles technologies de Las Vegas, autre invité très attendu à Grenoble cette semaine. L’ancien ministre de l’Économie Bruno Le Maire montera aussi sur la scène autour d’une question : “Vassalisée ou souveraine, quel destin économique pour l’Europe ?”
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