Ma COP 21, et 1 et 2 et 3

Publié le par Jacques SAMELA.

La COP 21 (www.cop21paris.org) venant de se terminer, avec comme vous le savez un accord historique et prometteur pour l’avenir de notre planète, je ne pouvais pas me tenir éloigné de cet évènement justement planétaire.

Seulement, qui choisir parmi la multitude d’entreprises, grandes ou petites ?

Alors, après avoir retrouvé quelques informations recueillies de ci de là, j’ai donc choisi trois jeunes entreprises françaises, me paraissant être assez innovantes, ou en tout cas, sortant des sentiers battus.

Je commencerai donc mon sujet par la société Ecoslops (www.ecoslops.com). Créée en 2009 par Monsieur Pingeot, ancien PDG d’une société pétrolière appelée Heurtey Petrochem (www.heurtey.com), et ce après 5 ans de R&D au sein de cette même structure, cette société est spécialisée dans la production de carburants à partir de résidus pétroliers maritimes. Et avec près de 20 000 bateaux de types Tanker ou porte container, le marché est plus que prometteur, car ce sont près de 100 millions de tonnes de résidus pétroliers qui peuvent être traités.

Et, après avoir confirmé récemment la réalisation d’une première vente de 1 000 tonnes de carburant marin, transformé dans son usine (la seule pour l’instant) de Sinès au sud de Lisbonne au Portugal, mise en service au début de cette année, et capable de recycler 30 000 tonnes de déchets hydrocarburés, une autre est prévue d’ici deux ans en Afrique, dans le port d’Abidjan, capitale de la côte d’Ivoire, mais aussi en Asie, à Singapour plus exactement.

Et avec son entrée récente en bourse, assortie d’une levée de fonds de 18 millions d’Euros, son avenir est tout tracé, sachant qu’elle semble être la seule sur ce créneau primordial pour la santé des mers du globe.

Ensuite, la deuxième société s’appelle elle Tenevia (www.tenevia.com), et elle est spécialisée dans l’observation par traitement d’images, de l’analyse et de la simulation de l’environnement. Créée en 2012 par Georges-Marie Saulnier, docteur en hydrologie et chercheur au sein du Laboratoire Environnements, Dynamiques et Territoires de Montagne (EDYTEM) de l’Université Savoie Mont-Blanc (www.univ-smb.fr), et Arnaud Brun, ancien étudiant de cette même université, elle développe des solutions innovantes pour les collectivités et les entreprises, avec comme produit phare, sa solution d’hydrométrie par image,Tenevia River Board ®, technologie au service des populations, afin de mesurer, de surveiller et de les sensibiliser aux risques de crues.

Et manifestement cela fonctionne, car après avoir reçu des mains de Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, le trophée de la croissance Verte & Bleue, la start-up vient de recevoir cette fois-ci, dans le cadre du Forum européen de l’ONU, le prix Damir Cemerin, dont l’objectif est de promouvoir et valoriser une technologie novatrice dans le secteur de la gestion des risques naturels.

Et comme dans ce domaine également, il y a déjà de quoi faire, il est à parier que l’avenir de cette jeune société sera on ne peut plus radieux.

Quant à la petite dernière, sa spécificité est une technologie appelée Aérolaf, et elle s’appelle NewWind (www.newwind.fr). Créée en 2011 par Jérôme Michaud-Larivière, ancien scénariste pour le cinéma et la télévision, elle a été imaginée après un moment de détente dans un parc.

En effet, l’arbre à vent, car il s’agit de cela, est une éolienne dite de ville, dont le principe est de récupérer la force du vent grâce à des feuilles en plastique tournant sur leur axe, et ensuite d’en récupérer le courant à travers les branches et le tronc, pour au final alimenter une maison ou une station de recharge. Dans un jargon plus technique, on dit que c’est un système éolien biomimétique.

Aujourd’hui, après l’inauguration du premier prototype installé en Allemagne à Bochum, sa présence remarquée durant la COP 21, d’autres devraient suivre d’ici peu, notamment à Rolland Garros, et près de 1 200 pré-réservation enregistrées.

Seulement, comme souvent, la technologie dite de rupture, développée après plusieurs mois de tests en laboratoire, est encore relativement chère, un prototype coûtant quand même près de 30 000 €, elle oblige la société à trouver des capitaux pour passer à une production en série, permettant justement une baisse significative du coût, car l’idée consiste à permettre à quiconque d’acquérir cette éolienne de ville, vous, moi, les entreprises et les collectivités.

Alors, après l’entrée au capital d’Arnaud Montebourg, l’ancien ministre du redressement productif, la start-up a pu lever différents fonds, qui lui permettront de répondre rapidement à la demande du marché, par l’engagement de commerciaux notamment, mais aussi de pouvoir poursuivre les développements techniques pour de nouveaux projets, comme celui d’un prototype à venir, dédié exclusivement au grand public.

Lauréate en 2014 du Grand Concours National de l’Innovation du Musée du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), sa production est essentiellement Made in France, et comme la demande en électricité est en croissante expansion, notamment à l’étranger, et en milieu urbain, elle a toute les chances d’y trouver sa place, et d’en prendre la place de leader de ce créneau très spécifique.

C’est tout le mal que l’on puisse lui souhaiter, et en plus, cela va bien dans l’esprit d’aujourd’hui, qui consiste à trouver des réponses dites durables pour demain, crédo de la COP 21.

Donc, ces trois jeunes entreprises françaises ont leur avenir entre leurs mains, mais aussi le nôtre, car, en répondant à des besoins de plus en plus croissant, aidées en cela par d’autres, nombreuses, toute aussi innovantes, françaises, elle feront que ce secteur deviendra le fer de lance de l’industrie française, accompagnant en cela ce que l’on appelle aujourd’hui la transition énergétique, vecteur de plusieurs milliers d’emplois, mais aussi et surtout, d’un réchauffement climatique maitrisé sur le temps. On l'espère en tout cas.

Rendez-vous donc dans quelques années.

Jacques Samela

Sources :

. Les Echos du 22/05/13

. La tribune du 30/10/14

. Le Figaro du 13/01/15

. Capital du 06/02/15

. Le Figaro du 17/02/15

. 123 Savoie du 26/05/15

. Novethic du 26/09/15

. Les Echos du 14/10/15 (article)

. National Geographic / Novembre 2015

. Capital du 03/11/15

. Les Echos du 06/11/15 (photo)

. Le Parisien Economie du 30/11/15 (article)

. Les Echos du 01/12/15 (article)

. http://www.id4car.org/NEW-WIND.html

. http://www.finyear.com/La-start-up-NewWind-R-D-leve-1150-million-d-euros_a31686.html

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Publié dans L'entreprise du mois

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