La DGA, certainement pas une agence quelconque

Publié le par Jacques SAMELA.

La DGA, certainement pas une agence quelconque
La DGA, certainement pas une agence quelconque
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Alors que la France se doit d’engager une transformation profonde de son outil de défense* afin de tenir son rang pour peser dans le concert des puissances militaires de demain, il est une agence, créée en 1961 par le général de Gaulle, qui justement par ses actions a permis tout au long de ces années à notre pays d’honorer à plusieurs reprises son statut, non démenti encore aujourd’hui, au contraire.

Son nom d’origine, la DMA ou Délégation ministérielle pour l’armement, et désormais, depuis un décret de 1977, la DGA ou Direction Générale de l’Armement.

L’idée première de cette création était donc de doter la France d’une force de dissuasion nucléaire, mais aussi de forces armées indépendantes, capables de répondre à un besoin souverain de se défendre, sans pour autant dépendre de qui que ce soit.

Et donc, si la France est aujourd’hui positionnée au 7ème rang des puissances militaires mondiales, la 1ère en Europe, c’est justement grâce à cette agence hors normes, et copiées de par le monde que nous le devons.

Mais quelles sont ses secrets pour justement attirer autant l’attention de pays comme l’Afrique du sud, l’Espagne et bien d’autres ?

De cela aucunes fuites à espérer, mais par contre des missions primordiales et toujours autant attendues pour pérenniser sa vocation première, qui est celle d’équiper les forces armées et préparer l'avenir. 

Et notamment ce que l’on appelle le nerf de la « guerre » avec un investissement financier à hauteur de près de 20 milliards chaque année, servant à soutenir l’innovation technologique, le développement de nouveaux équipements, ainsi que l’acquisition de nouveaux matériels pour une utilisation efficace de la part des armées.

Vu et lu dans La Tribune Dimanche / Supplément Argent du 26/10/25

Vu et lu dans La Tribune Dimanche / Supplément Argent du 26/10/25

Ensuite, sur des aspects plus techniques, la préparation des futurs systèmes de défense, la conduite des programmes d'armement, l'expertise scientifique et technique, les essais et évaluations des équipements et des systèmes de défense, représentant, tout en maintenant également des relations internationales dans le domaine de l’armement, avec entre autres une présence internationale dans plus de 20 pays, à l’Otan et bien évidemment au sein de l’UE, le cœur même de son positionnement stratégique pour maintenir une certaine pérennité et compétitivité du tissu économique et industriel français.

Sans oublier également l’apport journalier des dix mille et plus femmes et hommes, civils et militaires (20 %), ingénieurs, experts, cadres (60 %), disséminés sur les 18 sites hexagonaux, dont 9 centres d’expertise et d’essais, assurant s’il en est la création de passerelles vers le monde économique, celui des grands groupes industriels**, des PME, des start-ups (de plus en plus), ou encore le monde académique, avec des laboratoires de recherche, des écoles de renoms, afin d’y trouver justement des synergies entre des mondes parfois très éloignés.

Eloignés, mais finalement pas tant que cela, car rejoignant de plus en plus les besoins technologiques de nos armées aujourd’hui, ce que la DGA a bien compris avec l’Agence de l’innovation de défense ou AID***, placée sous sa responsabilité depuis le 1er septembre dernier, et dont les projets consistants à développer des technologies sur le long terme pour garantir la supériorité opérationnelle et l’autonomie stratégique des armées françaises, à accélérer les processus d’innovation, à favoriser l’innovation dite participative, notamment de la part du personnel civil comme militaire du ministère des armées, permettront la détection voire l’émersion de nouvelles technologies.

Rejoignant grandement l’un des objectifs de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 (https://www.defense.gouv.fr/ministere/politique-defense/loi-programmation-militaire-2024-2030/loi-programmation-militaire-2024-2030-grandes), qui, avec un budget de 10 milliards d’Euros dédiés, et donc le désir d’accentuer les efforts pour accroitre l’innovation au sein des forces armées, doit répondre à la consolidation de la supériorité technologique de celles-ci pour répondre cette fois-ci aux nouvelles menaces que nous découvrons chaque jour, et que nous appelons désormais hybrides ( https://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_156338.htm).

Donc oui, la DGA n’est certainement pas une agence quelconque, car de ses actions dépend plus que jamais de notre capacité à nous défendre, seuls ou bien accompagnés, mais aussi comme l’a dit un certain Végèce (https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A8ce), « Si vis pacem, para bellum » ou « si tu veux la paix, prépare la guerre », mais sans occulter également de ne pas se trouver dépourvu au moment venu ou la paix, malheureusement, ne serait plus d’actualité.

* https://www.defense.gouv.fr/actualites/comment-france-se-prepare-haute-intensite

** https://vipress.net/thales-va-developper-le-plus-grand-radar-europeen-de-surveillance-de-lespace-depuis-la-terre/

***https://www.defense.gouv.fr/aid/mieux-nous-connaitre/presentation-lagence

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.defense.gouv.fr/dga/nous-connaitre/presentation-direction-generale-larmement

.https://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_g%C3%A9n%C3%A9rale_de_l%27Armement#:~:text=La%20DGA%20a%20trois%20missions,promouvoir%20les%20exportations%20d'armement.

. https://www.lajauneetlarouge.com/la-dga-une-reconnaissance-internationale/

 

Rappel :

. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/l-industrie-de-defense-innovations-exportations-emplois.html

 

Agenda :

. https://www.defense.gouv.fr/fid

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Publié dans L'entreprise du mois

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