Le Comité Richelieu, au service de l’innovation.
Pas une entreprise cette fois-ci, mais plusieurs en fait, car le Comité Richelieu (www.comite-richelieu.org), association à but non lucratif, et créé en 1989 par six dirigeants de PME de haute technologie dans le secteur de la défense, représente donc à lui tout seul plus de 300 entreprises adhérentes, près de 4 000 PME associées, et près de 10 000 collaborateurs.
Sa mission, acceptée et revendiquée même, représenter les entreprises d’innovations et de croissance (EIC) par des actions de lobbying auprès des pouvoirs publics et des acteurs économiques, mais surtout, aider ses membres à se développer par la mise en place de services comme les hotlines en propriété intellectuelle et en droit fiscal, du portage à l’international, ou tout simplement des tarifs négociés auprès de loueurs de voitures, d’assurances ou de compagnies aériennes.
Son sacerdoce, permettre un plus grand accès aux PME innovantes aux marchés publics de l’Etat, alors que seuls 12 % leurs sont attribués, garant d’un potentiel de croissance considérable et donc de marchés supplémentaires, estimés à près de 10 milliards d’Euros en France, et 100 milliards en Europe, car contrairement aux Etats Unis, où les PME bénéficient elles de près de 40 % des marchés publics, et donc d’une concurrence plus équilibrée, la place qui leur est laissé par les grands groupes, confortés justement par leur taille et leur ancienneté, est vraiment loin d’atteindre ce chiffre.
Quant à son crédo, et ce depuis le début, c’est de se consacrer essentiellement à l’innovation et à la R&D, avec depuis 1994, l’élargissement de son champs d’action habituel à des domaines technologiques connexes à la défense que sont l’espace, l’aéronautique, et les TIC, en créant notamment des commissions spécifiques, censées assoir dans la durée des relations avec les instances de tutelles de ces secteurs, se positionnant bien sûr comme l’avocat des entreprises qu’il représente.
Ensuite, après la création du Pacte PME en 2005, devenu en 2010 une association indépendante, mais toujours très proche du comité, il renforce son positionnement auprès des instances de pouvoir, chargés des secteurs de l’industrie, de la défense, de la recherche et des PME bien sûr, en menant des actions en faveur de l’innovation et de la croissance, publiant même en 2012, dans le cadre de la campagne présidentielle de l’époque, un livre blanc (similaire à celui de la défense) présentant dix propositions s’articulant autour de la restructuration du système d’innovation français, le renforcement du financement des entreprises innovantes, ou encore l’amélioration de l’accès à la commande publique et privé pour les EIC.
Le fera- t-il en 2017, année d’élections majeures ? A voir.
Quant à savoir si il a été entendu, la création de BPI France (lire le dossier du 30/09/13 intitulé, BPI France : La banque de la reconquête ?) en est certainement une des réponse les plus flagrantes face à ses demandes persistantes sur le financement des entreprises innovantes, sans oublier l’intérêt enfin et toujours grandissant des grands groupes vers les start-up ou les PME-PMI, pourvoyeuses d’innovations, de ruptures technologiques, mais souvent en manque de financements ou de parts de marchés suffisantes pour grandir, avec comme exemple, BNP Paribas, avec le lancement en 2014 de son programme « BNP Paribas Entrepreneurs 2016 », consistant à accompagner efficacement ses clients entrepreneurs dans leurs axes de développement que sont l’innovation et l’internationalisation, ou encore EDF, partenaire depuis 2013 sur des sujets liés également à l’innovation, mais par le biais cette fois-ci de forums intitulés « PME et Innovations », où des entreprises rencontrent des représentants du groupe en question, afin notamment de présenter et de confronter leurs innovations, mais aussi de susciter des opportunités de marchés.
Et quand on voit l’importance prise aujourd’hui par les start-up et le principe même d’innovation, on peut considérer que le Comité Richelieu avait tout compris avant les autres, et que maintenant, son positionnement n’en est que plus légitime, donnant même l’envie à d’autres de suivre ses pas, ce qui vous l’imaginez, ne peut être que bénéfique pour la France, devenant même pour le PDG du groupe américain Cisco (www.cisco.com) le pays de l’avenir dans la révolution numérique qui s’annonce, lui rappelant même le bouillonnement de la Silicon Valley.
Avis on ne peut plus révélateur d’un changement sur l’image d’une France qui avance, enfin, partagé par bon nombre d’acteurs économiques, politiques, mais aussi d’une majorité grandissante de français, loin de ceux qui continuent, eux, de nous ressasser d’un déclin ou d’un déclassement inéluctable.
Au fond, c’est peut-être aussi cela l’innovation, faire que les actions menées entre autres par le Comité Richelieu, nous fassent enfin prendre conscience du potentiel en gestation de notre pays, encore loin d’avoir donné sa pleine mesure, mais prêt à le faire sans entraves. Continuez donc.
Par contre, avant de finir totalement mon sujet du jour, une question me taraude, pourquoi s’appelle- t-il Comité Richelieu ?
A part que ce personnage incontournable de l’histoire de France (voir photo), cardinal de titre, fut un réformateur hors pair à son époque, en s’occupant notamment des finances, de l’armée, de législation (code Michau), elle est peut-être même là l’idée, réformer en profondeur, je n’ai pas réussi à trouver.
Donc, ceux qui savent, n’hésitez-pas à m’en informer, je ferai passer l’information. Merci par avance.
Et quand à ceux qui veulent en savoir plus, sachez que demain le Comité Richelieu organise son séminaire annuel, l’inscription se faisant sur son site internet.
Jacques Samela
Sources :
. Wikipedia

