ETI, SCOP (suites) & Entreprises familiales (rappel)

Publié le par Jacques SAMELA.

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Baromètre Palatine-Meti : les ETI baissent la voilure dans leurs projets de croissance

https://www.lemoci.com/barometre-palatine-meti-les-eti-baissent-la-voilure-dans-leurs-projets-de-croissance/

Le Moci du 12/01/24

 

Si les entreprises de taille intermédiaire françaises (ETI)* subissent une conjoncture dégradée, elles continuent à avoir des projets de croissance, en France et à l’international, selon le 11ème baromètre trimestriel Palatine-Meti publiée le 12 janvier. Mais elles baissent la voilure pour le montant des investissements.

C’est la saison des baromètres du moral des entreprises, et celui réalisé pour la banque Palatine et le Meti auprès de 1200 ETI fait partie de ceux qui sont attendus par les observateurs. Publié le 12 janvier, en pleine semaine de changement de gouvernement, ce 11ème baromètre confirme que la conjoncture s’est clairement dégradée pour ces entreprises et elles sont plutôt prudentes, voire légèrement pessimistes sur le court terme : plus d’une ETI sur 3 fait état d’un chiffre d’affaires en dégradation par rapport à 2022 (1 sur 5 en septembre) et 3 ETI sur 10 attendent une évolution à la baisse de leur chiffre d’affaires annuel 2023, 1 sur 4 pour 2024.

Leur situation financière tend toutefois à se stabiliser, malgré la hausse des taux d’intérêt qui entraîne des révisions à la baisse de certains projets d’investissement, pour plus de 18% des ETI. Les principaux freins cités, outre les taux d’intérêt, sont les difficultés de recrutement et l’inflation des coûts (hausse des salaires, coûts de l’énergie). « Dans ce contexte, il est crucial de poursuivre les mesures de redressement compétitif et de ne surtout pas alourdir le fardeau pesant sur les entreprises » avertit Frédéric Coirier, P-dg du groupe Poujoulat et co-président du Meti, alors que le nouveau gouvernement Attal se met en place.

Pour autant, ces entreprises ont continué à investir dans des projets de croissance, en France et à l’international, et elles sont même plus nombreuses à l’avoir fait. Elles sont ainsi 73 % à avoir initié un ou plusieurs projets de croissance organique en 2023 (63 % en septembre 2023) et 47,3 % un ou plusieurs projets de croissance externe (47,6 % en septembre 2023).

Les ETI baissent toutefois la voilure en termes de montant d’investissement et donc de créations d’emplois associées : en matière de croissance organique, elles ne sont plus que 37 % à envisager un montant d’au moins 5 millions d’euros (contre 48 % en septembre) et en matière de croissance externe, une ETI sur 4 seulement envisage un ticket d’au moins 10 millions d’euros en matière de croissance externe (contre environ une sur deux en septembre).

Concernant les projets de croissance organique, une forte partie est localisée en France : 84,6 % (83 % en septembre). A l’international, si l’Europe et l’Amérique arrivent en tête des citations avec respectivement 23,1 % et 15,4 %, ces deux zones perdent du terrain, en particulier l’Europe (en septembre, leur score était de respectivement 32 % et de 17 %).

L’Asie est en quatrième position avec 10,3 de citation et l’Afrique recueille 5,1 %.

C.G

*Définition des ETI selon l’Insee : entreprises entre 250 et 4999 salariés et dont le chiffre d’affaires n’excède pas 1,5 milliards d’euros.

 

Vus et lus dans Les Echos du 12/10/23 et du 22/11/23
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En tant que partenaire de leur transformation, les éditeurs attendent que les ETI les challengent !

https://www.alliancy.fr/transformation-editeurs-eti-challenge?utm_source=Email&utm_medium=Newsletter&utm_campaign=NewsletterAlliancy&utm_content=20240112

publié le 10 janvier 2024 par Violaine Cherrier

 

Quels sont les points clés de la transformation des ETI ?

Je vois quatre enjeux majeurs à leur transformation. Le premier repose sur leur besoin de différenciation sur le marché. Plus que les grands groupes, les ETI sont confrontées à l’émergence de nouveaux acteurs qui bouleversent le statu quo en termes de business model, particulièrement dans le monde de la santé et les services de paiement. Par conséquent, la transformation est pour elles une question de survie.

Le deuxième enjeu est celui de l’attraction et de la rétention des talents. Le salaire seul ne suffit plus à attirer, engendrant un turnover très élevé dans certains secteurs comme celui des ESN [entreprises de services numériques]. Aujourd’hui, c’est l’expérience qui fait la différence, c’est-à-dire la manière dont les recrues sont intégrées, les conditions dans lesquelles le flex office est exercé, la fluidité et la simplicité de relation avec la DRH, la gestion de leur carrière, etc.

Troisième point clé : l’enjeu écologique et sociétal. La transformation s’effectue dans un contexte de transition, poussant les ETI à repenser leur modèle, à investir dans la RSE [responsabilité sociétale des entreprises] et à aller chercher des KPI sur ce sujet.

Enfin, leur dernier enjeu s’appuie sur la satisfaction client : toutes les ETI placent le client au centre de leur programme de transformation.

Quelles autres différences observez vous entre la transformation d’une ETI et celle d’un grand groupe ?

Les ETI n’ont pas la même force de frappe, que ce soit en termes de ressources humaines ou de diversification de leurs activités. Par conséquent, elles n’ont pas droit à l’erreur. Pour compenser, elles doivent donc faire preuve d’agilité et de créativité, deux éléments essentiels à leur transformation. Elles sont vraiment guidées par ce besoin d’innovation. On le voit dans leur rapport quotidien avec leurs clients et dans leur volonté de moderniser leur portail de relation client pour proposer, elles aussi, la meilleure expérience possible. Elles sont par exemple nombreuses à avoir lancé des tests autour de l’IA générative et à nous demander d’intégrer cette technologie dans leur expérience client mais aussi leur expérience collaborateur. D’autres nous questionnent sur les use cases qu’elles pourraient déployer. Les ETI sont loin d’être à la traîne sur le sujet.

Quelle place occupe finalement la technologie dans cette transformation, et plus précisément l’IA et l’automatisation ?

Le digital est un de leurs piliers de transformation, mais il ne suffit pas à lui seul à sa réussite. Le plan de transformation des ETI doit reposer sur un triptyque autour de la technologie, des processus et de l’humain. Les collaborateurs sont la véritable clé de voûte de la transformation. Sans leur adhésion, impossible de mener le projet à terme. Les ETI doivent alors se donner les moyens de leurs ambitions, et embarquer leurs équipes grâce à des formations, des cellules d’innovation et une communication continue avec leur écosystème.

Après l’aspect humain, le choix technologique constitue le deuxième pilier. Les ETI doivent choisir des outils capables de s’inscrire dans la durée et, pour ce faire, retenir des partenaires technologiques plutôt qu’une simple solution. Les solutions technologiques choisies vont en effet devoir grandir avec l’entreprise. Ce besoin de « scalabilité » implique donc une automatisation accrue des processus. C’est le troisième pilier de transformation. Si l’entreprise n’est pas capable de se remettre en cause et de revoir continuellement ses process, sa transformation échouera. Les ETI l’ont bien compris.

Quel impact cette transformation a-t-elle en interne ?

En tant qu’éditeur, nous parlons de plus en plus aux métiers. La transformation digitale continue – hier le cloud, aujourd’hui l’IA générative, etc. – pousse les métiers à réfléchir aux nouveaux usages qui seront disruptifs sur le marché. Ils sont très au fait des dernières tendances grand public. La transformation agit comme un cercle vertueux qui va s’alimenter du souffle d’innovation sur le terrain pour nourrir l’expérience client et fluidifier la relation collaborateur à travers des canaux plus intuitifs. C’est par les métiers que les ETI ont pris le tournant de l’innovation technologique et par leur agilité qu’elles ont su adopter ces nouveautés.

Quels points d’attention particuliers scrutez-vous alors en amont pour identifier les potentiels points de friction ou leviers d’accélération ?

Tout d’abord, c’est le contexte macro-économique, particulièrement incertain à l’heure actuelle, qui va permettre d’identifier les priorités à fixer pour les entreprises. Ensuite, la relation au quotidien avec la DSI [direction des systèmes d’information] permet de prendre le pouls de la transformation digitale. La DSI est un interlocuteur privilégié, car elle est le seul service à être systématiquement impliqué dans la transformation. Mais chaque industrie et entreprise est différente. C’est pourquoi seule la relation de confiance va permettre de savoir si l’entreprise va dans le bon sens. Les enjeux vont en effet évoluer avec le contexte macro-économique. Il faut donc rester à l’écoute de ce qu’il se passe dans l’entreprise, ne jamais couper le lien et garder le contact le plus longtemps possible pour capter l’information indiquant qu’il peut y avoir un sujet de transformation sur un domaine particulier.

L’info en +

Parmi les clients accompagnés par ServiceNow, une ESN française en forte croissance en France et à l’international a mené un projet de plateformisation et de rationalisation. Elle a très vite compris que son développement dépendrait de sa capacité à passer à l’échelle, et à proposer le meilleur portefeuille d’offres et de services à ses clients. Pour ce faire, elle a su répondre aux trois piliers du triptyque en investissant massivement dans ses talents et dans un socle technologique. « Ils ont vraiment compris le principe d’une plateforme, et que la rationalisation était synonyme de rédaction des coûts et de simplification. Simplification des accès, de l’utilisation, des processus, des expériences, etc. Donc pour décomplexifier leurs services IT, ils ont fait le choix de tout mettre sur une plateforme ServiceNow : leur ITSM, leur CMDB (Configuration Management Database), la gestion de leurs projets, la saisie du temps de leurs consultants ou encore des éléments de sécurité. En parallèle, ils font des revues régulières de leurs processus, se remettent en cause et ont un leadership très fort aligné avec ces choix. Cet alignement entre le leadership et les talents de l’entreprise est clé pour mener à bien sa transformation. », souligne Randa Debbi.

Quel est alors le meilleur atout des ETI pour réussir leur transformation ?

Principalement leur capacité à se remettre en cause en permanence et à être dans une amélioration continue, et pas uniquement à un instant T. Leur relation avec leur partenaire technologique est aussi une clé de réussite. Celle-ci se base sur une confiance mutuelle qui se construit dans le temps. La technologie est notre métier, pas celui de nos clients. Cette relation de confiance nous offre l’opportunité de prouver la valeur de notre solution. Notre rôle en tant que partenaire est de les aider à gagner en maturité sur ce sujet de la transformation, et à insuffler de l’innovation pour accroître leur confiance. Mais les ETI doivent néanmoins accélérer pour rester à « l’état de l’art ». C’est pourquoi elles ne doivent pas avoir peur de nous questionner. Nous sommes prêts à nous faire challenger. J’attends vraiment des ETI qu’elles nous provoquent. Voilà comment nous les aiderons à appréhender la transformation de la meilleure des

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/les-eti-un-gisement-de-croissance-%C3%A0-prot%C3%A9ger.html

 

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Agilité, IA, choc de simplification…
Les meilleures cartes à jouer pour les ETI
en transformation

Découvrez dans ce carnet les stratégies d'entreprises françaises qui se transforment avec le numérique de manière ambitieuse, et profitent de leur taille humaine pour transformer l’expérience de leurs clients et muscler leur croissance. 

https://www.alliancy.fr/carnet-eti-transformation- ia?utm_source=Emailing&utm_medium=Email3&utm_campaign=CarnetETI2023

 

Vu et lu dans Les Echos du 01/08/23

Vu et lu dans Les Echos du 01/08/23

Haute-Loire : Comment ces entreprises centenaires ont su résister au temps et aux crises

https://www.ledauphine.com/economie/2023/11/24/comment-ces-entreprises-centenaires-ont-su-resister-au-temps-et-aux-crises?utm_source=adobe&utm_medium=newsletter&utm_campaign=LDL_direct_entreprises&ii=

 

Mélina Rigot - 24 nov. 2023

 

Elles s'appellent Satab, Pagès ou Sabarot. Elles sont nées en 1905, 1859 voire 1819. Ces entreprises sont plus que centenaires mais ont su résister aux crises économiques, aux évolutions de consommation et aux mutations des marchés. Voici comment.

La plupart du temps, tout a commencé par un petit atelier sans prétention. Au fil des décennies, ces petites affaires familiales ont grossi, se faisant une place dans un marché mondialisé. Ces entreprises centenaires ont résisté aux affres du temps et aux crises économiques. Et, pour cela, chacune a appliqué sa recette.

Fontanille mise sur l'innovation

La première des stratégies qui paient est souvent l'innovation. Une recette parfois appliquée pour une activité qui, à première vue, n'a rien de moderne : la dentelle. Car la société Fontanille, née en 1860 au Puy-en-Velay, bien que fabriquant de la dentelle, a su rebondir grâce à un fort investissement dans un pôle R&D (recherche et développement).

L'entreprise a pourtant vécu de sombres heures, à cause, justement, de son manque d'innovation. En 2012, elle est mise en liquidation. Et c'est la reprise sous forme de Scop (Société coopérative ouvrière de production), par 46 sociétaires, qui lui est salutaire, apportant un souffle nouveau et une politique rajeunie, pour affronter les marchés du médical, de la lingerie et même de l'industrie.

Moderniser l'outil de production, comme Sabarot

Ne pas se reposer sur ses lauriers. C'est bien le mot d'ordre qui guide ces entreprises centenaires et qui conduit souvent à la modernisation de l'outil de production, pour adapter les produits aux évolutions des marchés.

C'est le cas de Sabarot, né en 1819. En quelques années, l'entreprise de Chaspuzac, spécialisée dans l'agroalimentaire végétal, a modernisé toutes ses lignes de conditionnement. Puis, en cinq ans, elle a créé une nouvelle unité et doublé ses volumes de production, construit un magasin de 23 mètres de hauteur pour centraliser le stockage, et rénové la tour de tri des matières premières.

 S'adapter au marché, comme Vial Frères

L'entreprise Vial Frères, sise à Dunières et née en 1920, a conservé son savoir-faire dans la forge, tout en s'adaptant à un marché mouvant. Spécialisée au départ dans le rivet, elle s'est peu à peu tournée vers la visserie, « car on en utilise dans tous les domaines », explique l'entreprise. Ses vis, fabriquées en petites et moyennes séries, sont en effet utilisées dans l'aéronautique, l'armement, le nucléaire, le pétrole, la mécanique lourde, la téléphonie...

En 1997, elle a l'idée de concevoir « la double queue de cochon », vendue depuis à plus d'un million d'exemplaires et devenue son produit phare.

Satab et Maison Thévenon brandissent l'étendard du made in France

 L'entreprise de rubanerie Satab, née en 1905 à Saint-Just-Malmont, se fait fort de produire 100% français, mais s'efforce de le faire de façon écoresponsable. Aux rubans fabriqués à partir de matières biodégradables et issues de circuits courts, elle a ajouté une gamme de rubans papier facilement recyclables. Avec ces arguments, elle a pu se faire une place dans le packaging des vins et spiritueux, de la joaillerie, la parfumerie ou les cosmétiques.

Le made in France, la Maison Thévenon veut aussi en faire sa stratégie pour conquérir le marché du luxe. Installée à Saint-Germain-Laprade et née en 1908, elle crée des tissus d'ameublement haut de gamme. Elle a même choisi de relocaliser la confection sur-mesure, qu’elle sous-traitait en Tunisie et en Roumanie.

Maison Borde se lance dans le commerce de proximité

Née en 1920, la Maison Borde est devenue le leader français de la transformation et du conditionnement de champignons sauvages, implanté à Saugues. Forte de son expérience dans ce domaine, l'entreprise s'est investi dans un tout autre secteur d'activité en 2020, en ouvrant une boutique et en rachetant un restaurant dans le bourg de Saugues.

L'expérience et le savoir-faire de Pagès

Parfois, c'est un savoir-faire et une expérience qui sont les garants de la longévité. Ainsi, Pagès (Blavozy) a conservé sa recette ancestrale créée en 1859. Sa Verveine du Velay n'est plus à présenter et l'elixir des débuts est aujourd'hui un produit phare du terroir altiligérien.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/10/les-entreprises-familiales-perennite-et-competitivite.html

 

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