Inserm Transfert : Détection, valorisation, accompagnement

Publié le par Jacques SAMELA.

Inserm Transfert : Détection, valorisation, accompagnement
Inserm Transfert : Détection, valorisation, accompagnement
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Fêtant cette année ses 25 ans d’existence, l’Inserm Transfert, filiale de l’Inserm (www.inserm.fr), et acteur clé de la valorisation de la recherche publique en France, vient de recevoir avec satisfaction le classement 2024 de l’Office Européen des Brevets (OEB), obtenant la 1ère place au classement des structures pharmaceutiques, et la 4ème à celui des biotechnologies.

En 2023, il en était à la 5ème et à la 2ème, soit une belle progression, et un petit recul.

Néanmoins, grâce à ces nouveaux classements, la France conserve donc sa position de leader en matière d’innovation, se classant à la 2ème place des pays les plus innovants en Europe, derrière l’Allemagne (https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-france-est-le-deuxieme-pays-europeen-avoir-depose-le-plus-de-brevets-en-2024-2116260).

Créé donc en 2000, sa genèse prend sa source en 1980 aux USA avec le Bayh-Dole Act (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bayh-Dole_Act), portant à la création de bureau de valorisation & Technology Transfert Office (TTO), suivi par la France deux ans plus tard, avec la dite loi « d’orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique », positionnant la valorisation de la recherche au même niveau que l’acquisition des connaissances, renforcée ensuite deux ans plus tard par une loi sur l’enseignement supérieur, permettant cette fois-ci la création de service de valorisation au sein des universités, et complétée au final en 1999 par la loi Allègre, donnant aux universités ainsi qu’aux chercheurs la possibilité de déposer des brevets, et de créer des start-ups.

Depuis, cette structure, filiale privée de l’Inserm je le rappelle, dite sous Délégation de Service Public, et qui est spécialisée dans le transfert de technologies en santé humaine, gère donc la valorisation économique et sociétale, ainsi que le transfert des connaissances issues des laboratoires de recherche de son établissement de tutelle vers l’industrie, contribuant en cela à l’innovation de la santé en France.

En tout, ce sont trois missions principales qu’elle porte en son sein, soit :

1/ Protéger et développer les innovations de l’Inserm et de ses partenaires ;

2/ Créer de la valeur économique et sociétale au bénéfice de l’innovation de l’Inserm ;

3/ Développer et co-conceptualiser les innovations jusqu’en clinique ;

Missions dont les succès furent plus que certains, car depuis 2009, et les 22 millions d’investissements de la maison mère, dont le dernier budget en date (2025) représente 1,225 milliards d’Euros, ce sont près de 300 projets qui ont pu émerger, accompagnant notamment des chercheurs et cliniciens de la maison, ou d’institutions partenaires comme le CNRS (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/02/le-cnrs-par-de-la-les-frontieres-de-la-connaissance.html), ou des universités, afin d’initier par exemple  de nouvelles approches médicamenteuses, d’innovantes solutions de diagnostic, ou encore rendre la santé de plus en plus digitale.

Et heureusement ce n’est pas près de s’arrêter, alors déjà pour rester aux premières loges en terme de dépôts de brevets (voir plus haut), mais surtout pour continuer à apporter sa pierre à l’édifice de la santé de demain,  suivant en cela les stratégies nationales d’accélération mise en œuvre par l’Etat, notamment dans le cadre de France 2030, où l’Inserm s’est vu confié le pilotage du programme « Impact Santé » (https://presse.inserm.fr/impact-sante-linserm-lance-quatre-projets-de-rupture-pour-la-recherche-en-sante/69477/), et où les maladies infectieuses émergentes, les biothérapies et la bioproduction, sans oublier à nouveau la santé digitale, font office de priorité nationale.

Le thème de la souveraineté n’est pas très loin finalement, car rappelons-nous par exemple le début du Covid, où nous nous trouvions assez démunis face à ce qui deviendra une pandémie mondiale (https://www.who.int/europe/emergencies/situations/covid-19#:~:text=Links%20and%20resources,SARS%2DCoV%2D2).), avec je le rappelle également, plus de 6 millions de décès, dont plus de 160 000 en France (https://fr.statista.com/statistiques/1101324/morts-coronavirus-monde/).

Donc, évitons de nous retrouver à nouveau dépourvu, et faisons en sorte que cet acteur demeure en capacité pour de nombreuses années encore, de transformer des idées en innovations concrètes. Notre santé en dépend.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.inserm-transfert.fr/

. https://toute-la.veille-acteurs-sante.fr/232558/inserm-transfert-se-rejouit-du-classement-oeb-2024-la-france-et-inserm-transfert-champions-de-linnovation-en-europe-communique/

. https://www.entreprendre.fr/inserm-transfert-filiale-privee-de-linserm-specialisee-dans-le-transfert-de-technologies/

. https://www.gazettelabo.fr/afrique/breves/17035Inserm-Transfert-OEB-2024.html

. https://presse.inserm.fr/impact-sante-30-millions-deuros-confies-a-linserm-pour-faire-avancer-la-recherche-en-sante/70177/

 

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Publié dans L'entreprise du mois

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