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Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir
Le rendez-vous de l'Europe : Ce qu’il faut quand même savoir, et le faire savoir

https://www.touteleurope.eu/actualite/covid-19-ce-que-l-union-europeenne-peut-et-ne-peut-pas-faire.html

Quelles sont les prérogatives de l’Union européenne en termes de politique de santé ?

  • L’UE ne dispose que d’une compétence d’appui et s’attache donc à coordonner au mieux l’action des Etats membres.

Dès les débuts du développement de l’épidémie sur le territoire européen, une question a émergé : que fait – et que peut faire – l’Union européenne face à cette crise ? Parfois critiquée pour son manque de répondant, l’Union européenne jouit en réalité d’une marge de manœuvre réduite dans le domaine des politiques de santé. Comme l’indique l’article 168 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), la santé est une compétence communautaire d’appui : l'UE "encourage la coopération" et "complète les politiques nationales", sans s'y substituer.

Cela signifie que les Etats membres gardent la mainmise sur leur politique de santé. L’UE peut néanmoins produire des actes juridiquement contraignants en la matière, à condition qu'ils n'impliquent aucune harmonisation législative ou réglementaire des législations nationales.

 

Pour ce faire, elle dispose de plusieurs dispositifs et mécanismes déjà activés

Sur le plan strictement sanitaire, l’Union européenne a donc un rôle de coordination. Elle s’assure ainsi que les décisions prises au niveau national par chacun de ses Etats membres n'aient pas de conséquences néfastes pour leurs voisins. Le 28 janvier, la présidence croate a déjà appelé les Etats membres "à la solidarité", via le dispositif pour une réaction politique en situation de crise (IPCR). Son but : permettre un meilleur partage de l'information entre les gouvernements.

Dans cette optique, les institutions européennes disposent de plusieurs outils, notamment du Mécanisme contre les menaces transfrontières graves pour la santé dans l’UE, mis en place en 2013 après l’épidémie de H1N1 de 2009 et du Système d’alerte et de réponse pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles.

L'action européenne est appuyée par plusieurs agences consacrées à la santé. En 2001, l'UE a par exemple créé un Comité de sécurité sanitaire, qui a, par le passé, permis d'élaborer une stratégie de vaccination européenne pour freiner l'épidémie de peste porcine. Il avait notamment décrété l'usage de vaccins traceurs, qui permettent de distinguer les porcs contaminés des porcs sains, et avait ainsi permis de circonscrire l'épidémie. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies évalue quant à lui les risques sanitaires, à la manière d’une OMS européenne. Il a ainsi consolidé les données épidémiologiques européennes et permis de mieux évaluer les risques, tant en termes de propagation du virus d’un individu à l’autre qu’en termes de conséquences sur les systèmes de santé nationaux. Ursula von der Leyen a d'ores et déjà annoncé qu'il serait épaulé par un comité scientifique supplémentaire.

 

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/europe/evenements-et-actualites-lies-a-la-politique-europeenne-de-la-france/actualites-europeennes/article/la-solidarite-europeenne-face-au-covid-19

Une réponse européenne commune

La France a été le premier pays à inciter l’Union européenne à prendre la mesure de la crise, en demandant la réunion dès le 10 mars 2020 d’un Conseil européen extraordinaire et en appelant à des mesures coordonnées aux frontières pour éviter le chacun pour soi.

Les chefs d’État et de gouvernement ont pris sept mesures pour coordonner nos efforts en matière de santé publique, protéger les Européens et atténuer les effets socio-économiques de l’épidémie :

1. Disposer de matériel médical en commun (équipements de protection, ventilateurs et kits de laboratoire) avec la création de la première réserve commune de matériel médical et la passation de marchés publics communs pour l’achat d’équipements de protection individuelle. Cela passe également par un effort coordonné pour accroître les capacités de production… Parallèlement, une autorisation d’exportation d’équipements de protection individuels a été imposée pour les exportations hors d’Europe.

2. Soutenir la recherche d’un vaccin contre le Covid-19 avec la mobilisation d’un budget de 140 M€.

3. Mutualiser les efforts pour permettre aux citoyens européens en déplacement bloqués hors de l’Union de rentrer chez eux.

4. Faciliter la circulation au sein de l’UE, non seulement des biens et des marchandises, grâce à des couloirs prioritaires aux frontières intérieures pour l’approvisionnement notamment des hôpitaux, magasins et usines, mais aussi des personnes lorsque cela est nécessaire, en particulier les travailleurs frontaliers ou les citoyens européens qui rentrent chez eux.

5. Répondre à la crise en réaffectant 37 Md€ du budget de l’UE au titre de la politique de cohésion.

6. Soutenir les entreprises et les travailleurs en assouplissant les règles en matière d’aides d’État.

7. Suspendre le Pacte de stabilité pour permettre aux États membres de déroger aux règles budgétaires face à la pandémie.
La Commission européenne est chargée de la bonne mise en œuvre de ces mesures. Des mesures complémentaires sont actuellement en cours de discussion au niveau européen pour répondre à cette crise sans précédent.

 

La lutte contre le Covid-19 en quelques chiffres

  • 40 md€ de la Banque européenne d’investissement pour soutenir les ETI (entreprises de taille intermédiaire) et PME (petites ou moyennes entreprises)
  • 37 md€ du budget de l’UE au titre de la politique de cohésion soit 650 millions € pour la France
  • 140 M€ pour la recherche d’un vaccin
  • 179 M€ pourront être mobilisés pour soutenir les travailleurs licenciés et les indépendants
  • + 125 M€ pour le « mécanisme européen de protection civile (cofinancement des vols de rapatriement et achats de matériel)
  • + 3,6 M€ pour le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies
  • 500 md€ dans le cadre d’un ensemble de mesures visant à soutenir les économies des États membres de l’Union européenne

A ces mesures s’ajoute l’exceptionnel « programme d’achat urgence pandémique » (ou PEPP) de la Banque centrale européenne qui va racheter à hauteur de 750 md€ la dette des États et d’entreprises de la zone euro sur les marchés.

 

Une solidarité concrète

La solidarité entre pays européens s’exprime tous les jours de manière concrète, par l’accueil de patients pour soulager les pays les plus touchés, par les dons de matériel médical (plus de 3 millions de masques offerts à l’Italie par ses voisins par exemple), par la mise en commun des efforts pour permettre le retour chez eux des Européens en déplacement bloqués à l’étranger ou encore par la mise en place de programmes de recherche communs.

 

Quelles autres compétences l’Union européenne peut-elle mobiliser pour intervenir face à la crise sanitaire ?

  • L’Union européenne s'engage financièrement grâce à sa flexibilité budgétaire

Bien qu’elle dispose de prérogatives réduites en termes de santé, depuis le début de la pandémie, l’Union européenne s’est mobilisée sur trois autres champs où elle bénéficie de compétences plus élargies pour réagir face à la pandémie. Le premier concerne le budget pluriannuel de l'Union européenne, pour lequel les Etats membres doivent normalement geler des fonds en prévision de leur participation aux années à venir, selon une logique de préfinancement. L'UE a ainsi annoncé vouloir dispenser les Etats membres de cette obligation, pour leur permettre de débloquer le plus rapidement possible 7,5 milliards d'euros en soutien aux hôpitaux et aux entreprises en difficulté.

Cette première mesure, annoncée par Ursula von der Leyen le 10 mars, a été validée par le Parlement et le Conseil le 26 mars. Elle entre dans le cadre d'un "fonds d'investissement en réponse au coronavirus". La commissaire à la Recherche Mariya Gabriel a également précisé, dans un entretien au Point, que 140 millions d'euros issus du programme européen de recherche Horizon Europe seraient alloués aux études pour trouver un vaccin. Toutes ces mesures répondent à la même logique : l'Union européenne cherche à mobiliser ses différents programmes et fonds, et compte profiter de la flexibilité budgétaire dont elle dispose grâce à son organisation pluriannuelle pour aider financièrement les Etats membres.

Le 20 mars, elle a enfin annoncé qu'elle ferait preuve d'une tolérance maximale quant aux critères de convergence économiques, qui contraignent habituellement les décisions budgétaires des Etats membres. Annonce officialisée par le conseil des ministres des Finances de l'UE, qui a validé le 23 mars la clause dérogatoire générale aux règles budgétaires prévues dans le Pacte de stabilité et de croissance. Cette mesure d'exception lève la limite de 3% du PIB pour le déficit public et de 60% du PIB pour la dette publique.

Cette mesure d'exception concerne les 27 pays de l'Union européenne, mais elle a des répercussions plus importantes pour les membres de la zone euro. En effet, si les 27 doivent respecter ces règles économiques et sont rappelés à l'ordre en cas de non-respect des normes, les membres de l'Eurogroupe encourent des amendes en cas d'infraction. Amendes qui seront donc levées dans le cadre de cette clause dérogatoire générale.

La Banque centrale européenne a quant à elle annoncé mercredi 18 mars qu'elle allait mettre en place un plan de relance de l'économie en rachetant les dettes des Etats membres et des entreprises à hauteur de 750 milliards d'euros. Le but de la manoeuvre : rassurer les banques et les inciter à soutenir l'investissement avec des emprunts aux taux les plus bas possibles pour les ménages et les entreprises. De son côté, la Banque européenne d'investissement devrait débloquer 200 milliards d'euros de prêts pour soutenir l'activité des entreprises en difficulté. Le plan a été approuvé au cours d'une réunion de l'Eurogroupe le 9 avril.

Cette rencontre a également abouti à un accord sur la mobilisation d'un autre instrument : le mécanisme européen de stabilité (MES). Mis en place après la crise de 2008, ce dernier, financé par les budgets des Etats membres, permet aux Etats les plus en difficulté de bénéficier de sa crédibilité et d'emprunter à un taux d'intérêt moins élevé. Il peut également racheter les obligations déjà émises sur les marchés, mais dont la valeur chuterait, pour en relever le cours. Lors de la réunion de l'Eurogroupe, les ministres de l'Economie et des Finances ont validé son utilisation (qui doit encore être confirmée par les chefs d'Etat et de gouvernement), à hauteur de 240 milliards d'euros. Ces mesures d'urgence ont été validées lors d'un Conseil européen le 23 avril.

L'Union a pris une autre mesure européenne de soutien économique en activant le fonds de solidarité de l'Union européenne, destiné lui aussi à soutenir les Etats membres en cas de catastrophe naturelle. Son champ d'application a été étendu à la lutte contre la pandémie par le Parlement et le Conseil européen le 26 mars, débloquant ainsi une enveloppe de 800 millions d'euros supplémentaires.

 

 

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2020/04/17/covid-19-quelles-reponses-de-l-europe-a-la-crise

 

Soutenir les emplois, les entreprises et l'économie

Mesures de soutien à l'emploi et aux travailleurs, aux entreprises et aux États membres.

L'UE et ses États membres prennent des mesures pour réduire au minimum les répercussions de l'épidémie de COVID-19 sur l'économie.

Le 9 avril 2020, l'Eurogroupe a proposé, dans un rapport adressé aux dirigeants de l'UE, trois filets de sécurité immédiats d'un montant de 540 milliards d'EUR pour:

  • l'emploi et les travailleurs
  • les entreprises
  • les États membres

Le 23 avril 2020, les dirigeants de l'UE ont approuvé la proposition de l'Eurogroupe concernant les trois filets de sécurité et ont demandé que cet ensemble de mesures soit opérationnel pour le 1er juin 2020.

L'emploi et les travailleurs

L'UE propose un soutien temporaire pour atténuer les risques de chômage en situation d'urgence (SURE) afin d'aider les travailleurs à conserver leur emploi pendant la crise. Ce mécanisme prévoit l'octroi de prêts aux États membres à hauteur de 100 milliards d'EUR pour couvrir une partie des coûts liés à la création ou à l'extension de dispositifs nationaux de chômage partiel.

Les entreprises

Le groupe de la Banque européenne d'investissement (BEI) va créer un fonds de garantie paneuropéen: il s'agira de prêts aux entreprises, à concurrence de 200 milliards d'EUR, la priorité étant donnée aux petites et moyennes entreprises (PME) dans toute l'UE. Ce montant s'ajoute aux 40 milliards d'EUR déjà mobilisés pour répondre aux besoins de financement à court terme des PME.

Les États membres

Le Mécanisme européen de stabilité va mettre en place un soutien dans le cadre de la crise pandémique, sur la base d'une ligne de crédit de précaution existante, adaptée pour tenir compte de la crise provoquée par la COVID-19: il s'agira de prêts pouvant être octroyés à tous les États membres de la zone euro, à concurrence de 2 % de leur PIB cumulé (soit 240 milliards d'EUR).

 

Efforts coordonnés au niveau de l'UE et des États membres

 

Au total, l'UE et ses États membres mobilisent:

3 %

du PIB de l'UE pour des mesures budgétaires

16 %

du PIB de l'UE pour un soutien de trésorerie

 

 

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/macron-et-merkel-proposent-un-plan-de-relance-europ%c3%a9en-de-500-milliards-deuros/ar-BB14ga3X?li=BBkG5mY

 

Macron et Merkel proposent un plan de relance européen de 500 milliards d'euros 

AFP / le 18/05/2020 

Le couple franco-allemand a proposé lundi un plan de relance de 500 milliards d'euros afin d'aider l'Union européenne à surmonter la crise historique engendrée par la pandémie de coronavirus, via un mécanisme inédit de mutualisation de la dette européenne.

"Pour soutenir une reprise durable qui rétablisse et renforce la croissance dans l'UE, l'Allemagne et la France soutiennent la création d'un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l'UE doté "de 500 milliards d'euros", souligne une déclaration commune.

Élément inédit dans la construction européenne: Paris comme Berlin proposent que ce soutien soit financé par des emprunts de la Commission sur les marchés "au nom de l'UE".

Cet argent sera ensuite reversé en "dépenses budgétaires" aux pays européens et "aux secteurs et régions les plus touchés", souligne la déclaration.

"Ces 500 milliards ne seront pas remboursés par les bénéficiaires de ceux qui utiliseront cet argent", a affirmé le président français Emmanuel Macron dans une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"Ce ne seront pas des prêts mais des dotations" directes aux pays les plus touchés, a-t-il martelé.

La portée politique d'une telle proposition est très forte, pour une UE qui s'était déchirée, presque jusqu'au point de rupture, lors de la crise financière et le Grexit, sur l'épineuse question de la mutualisation des dettes.

Sur Twitter, le directeur du Centre Jacques Delors de Berlin, Henrik Enderlein a qualifié cette opération de "signal historique".

Historic signal: 🇫🇷 & 🇩🇪 propose joint debt issuance by EU in a 500bn EUR recovery fund.

Big news: EU debt would *not* be counted as Member State debt. This was a taboo still days ago. Now, it could become reality.

We never got that close to a Hamiltonian moment for Europe.

— Henrik Enderlein (@henrikenderlein) May 18, 2020

Pour l'économiste Jean Pisani-Ferry, c'est un "reboot pour le couple franco-allemand. Impressionnant. Maintenant commence le plus dur: la négociation de l'UE à 27".

L'Autriche veut des "prêts"

Un tel plan constituerait ainsi un pas inédit vers une mutualisation de la dette au niveau européen, à laquelle Berlin mais aussi des pays de l'Europe du Nord ont longtemps été hostiles.

"La France et l'Allemagne se positionnent en faveur de la solidarité" européenne, a souligné Mme Merkel, en reconnaissant que la proposition était "courageuse" et susceptible de s'attirer des critiques notamment en Allemagne.

Ces 500 milliards viendraient s'ajouter aux 500 milliards environ déjà décidés par les ministres des Finances de la zone euro et constitués de capacités de prêts notamment.

Au total, l'Europe débloquerait donc environ 1.000 milliards d'euros pour contrer la récession historique qui se profile pour 2020 dans la zone euro (-7,7% selon les dernières prévisions de la Commission).

Reste désormais au couple franco-allemand à convaincre l'ensemble des États membres de l'UE.

La négociation à 27 pourrait être délicate, suivant les lignes de fracture traditionnelle de l'Union entre pays du "Nord" et du "Sud".

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a réagi sur Twitter en disant qu'il était favorable à des "prêts", et qu'il ne voulait pas d'augmentation du budget de l'UE mais une redistribution de ses ressources.

Our position remains unchanged. We are ready to help most affected countries with loans. We expect the updated #MFF to reflect the new priorities rather than raising the ceiling.

— Sebastian Kurz (@sebastiankurz) May 18, 2020

Il s'est entretenu sur ce sujet avec les dirigeants du Danemark, des Pays-Bas et de Suède, autres pays susceptibles de s'opposer à la proposition franco-allemande.

L'entourage du Premier ministre italien Giuseppe Conte comme le gouvernement espagnol ont eux salué "un pas dans la bonne direction", que les deux pays appelaient de leurs vœux.

"Moment hamiltonien" ?

"Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues", s'est félicitée la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est également "réjouie de la proposition constructive de la France et de l'Allemagne".

Elle doit elle-même présenter le 27 mai prochain son propre plan pour la relance économique de l'UE.

"Cette proposition [franco-allemande] va dans le sens de celle préparée par la Commission, laquelle tiendra également compte des points de vue de tous les États membres et du Parlement européen", a-t-elle ajouté.

De cette Europe unie, doit naître une "Europe de la santé", ont aussi souhaité Paris et Berlin.

"Notre volonté est de doter l'Europe de compétences très concrètes en matière de santé. Avec des stocks communs de masques et de tests, des capacités d'achats communes et coordonnées pour les traitements et les vaccins, des plans de prévention partagés des épidémies, des méthodes communes pour recenser les cas. Cette Europe de la santé n'a jamais existé, elle doit devenir notre priorité", a lancé M. Macron.

Pour M. Enderlein, "ce qui compte le plus aujourd'hui, c'est que France et Allemagne sont d'accord pour que dans une crise, l'UE puisse émettre sa propre dette à grande échelle. Le signal politique est que l'UE est plus qu'un groupe d'États-nations et a sa propre identité fédérale. Nous avons peut-être assisté à un moment Hamiltonien", en référence à Alexander Hamilton, secrétaire du Trésor qui fut un des pères du fédéralisme américain en centralisant les dettes des États dans les années 1790.

 

https://www.msn.com/fr-fr/finance/economie/covid-19-lambitieux-plan-franco-allemand-salu%c3%a9-par-christine-lagarde/ar-BB14gO6X?li=BBkG5mY

Covid-19 : l'"ambitieux" plan franco-allemand salué par Christine Lagarde 

 Boursier.com : Le 18/05/20

 La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a qualifié d''"ambitieux, ciblé et bienvenu" le plan de soutien de 500 milliards d'euros proposé lundi par Angela Merkel et Emmanuel Macron.

Ce projet de soutien commun, qui sera financé par le budget européen, va dans le sens d'un rétablissement nécessaire de la "symétrie entre les pays" dans la sortie de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus, a estimé la banquière centrale européenne dans une interview à paraître mardi dans plusieurs quotidiens européens, dont 'Les Echos'.

Une dette commune européenne pour faire face à la crise du Covid-19

A l'issue d'une visioconférence, le président français et la chancelière allemande ont publié lundi une déclaration commune proposant "la création d'un Fonds de relance ambitieux, temporaire et ciblé" dans le cadre du prochain budget de l'UE, et doté "de 500 milliards d'euros".

Le plan, qui envisage pour la première fois d'émettre une dette commune aux pays de l'UE, sera mis en place par la Commission européenne, qui financera ce soutien à la relance en empruntant sur les marchés "au nom de l'UE", précise la déclaration commune du couple franco-allemand. La Commission transférera ensuite cet argent "aux Etats, régions et secteurs qui ont été le plus affectés" par la pandémie due au coronavirus.

"Esprit de solidarité et de responsabilité"

"Les propositions franco-allemandes sont ambitieuses, ciblées et bienvenues. Elles ouvrent la voie à un emprunt à long terme effectué par la Commission européenne, et surtout, elles permettent l'attribution d'aides budgétaires directes conséquentes en faveur des Etats membres les plus touchés par la crise", a estimé Christine Lagarde dans cette interview également accordée au quotidien italien Corriere della Sera, au quotidien allemand Handelsblatt et au journal espagnol El Mundo.

"Cela témoigne de l'esprit de solidarité et de responsabilité évoqués par la chancelière (Angela Merkel) la semaine dernière. Il ne peut y avoir de renforcement de la solidarité financière sans une plus grande coordination de décisions au niveau européen", a poursuivi Mme Lagarde.

La proposition franco-allemande constitue un tournant dans la position de l'Allemagne, qui était jusqu'à présent ouvertement opposée à l'idée de mutualiser la dette européenne. Elle doit toutefois encore être approuvée par la Commission européenne et l'ensemble des 27 pays de l'Union, dont certains pourraient renâcler, notamment les Pays-Bas et des pays d'Europe du nord

Une chute du PIB de 15% envisagée au 2e trimestre dans la zone euro

Christine Lagarde a souligné le choc économique "considérable" et "inégalé en temps de paix" provoqué par la pandémie de Covid-19. Les scénarios de la banque centrale européenne prévoient une récession de 5% à 12% pour la zone euro cette année, avec une hypothèse centrale à 8%.

La patronne de la BCE a précisé que l'institution reverra ces projections le 4 juin. "Mais nous anticipons, dans le scénario le plus sévère, une chute du produit intérieur brut de 15% sur le seul deuxième trimestre", a-t-elle indiqué. Dans ces conditions, "il est donc important que tous les pays redémarrent dans de bonnes conditions en utilisant tous les outils disponibles", a-t-elle poursuivi.

Revoir et simplifier le Pacte de stabilité et de croissance

Christine Lagarde a par ailleurs estimé que "cette crise est une bonne occasion de moderniser les modalités du Pacte de stabilité et de croissance, aujourd'hui suspendu". "Pour évaluer la soutenabilité de la dette, il ne faut pas se focaliser sur le niveau de dette sur PIB. Il faut prendre en compte le niveau de croissance, et les taux d'intérêt en vigueur. Ces deux éléments sont déterminants", a-t-elle affirmé.

"Je crois, a-t-elle ajouté, que les termes du Pacte de stabilité et de croissance devront être revus et simplifiés avant que l'on songe à le réinstaurer, lorsque nous serons sortis de cette crise."

Publié dans En bref

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Le rendez-vous de l'Europe : Je vous conseille

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Je vous conseille
Le rendez-vous de l'Europe : Je vous conseille

Alors que nous restons confinés, de regarder sur France TV la série intitulée « Parlement (1)», qui avec humour explique au mieux les rouages du parlement européen, souvent méconnus, et d'écouter le podcast des Echos intitulé "La Story", consacré aux Coronabonds (2).

1/ https://www.france.tv/series-et-fictions/series-comedies/parlement/#xtor=SEC-48-BIN-[FTV-Parlement_Serie]-[]-[Title]-S-[s%C3%A9rie%20parlement]

A propos

Samy débarque à Bruxelles au lendemain du vote du Brexit. Jeune assistant parlementaire fraîchement engagé, il ne connaît pas grand-chose aux institutions européennes, mais espère s’en tirer au charme et au bagout. 
Par maladresse, il se retrouve chargé de faire adopter un amendement sur la pêche. Il va prendre son destin en main, mais peut-être n’aurait-il pas dû…  

Comment fait-on adopter un amendement au Parlement européen ? Samy n’en a pas la moindre idée et a six mois pour y parvenir. Il entame un chemin de croix, entre renoncement et apprentissage. Tendre parfois, cruelle souvent, ici la comédie accompagne toujours ce récit initiatique. Parlement est une série sur la jeunesse, mais aussi un récit sur l’engagement. "You can make a difference" qu’ils disaient…

 

2/ https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-coronabonds-peuvent-ils-sauver-leurope-1196883#xtor=RSS-39

 

Bonne vision et bonne écoute à vous.

Jacques Samela

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Le rendez-vous de l'Europe : La France en force

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : La France en force
Le rendez-vous de l'Europe : La France en force
Vus et lus dans Les Echos du 12/07/19, et du 05/11/19 et du 25/11/19
Vus et lus dans Les Echos du 12/07/19, et du 05/11/19 et du 25/11/19
Vus et lus dans Les Echos du 12/07/19, et du 05/11/19 et du 25/11/19

Vus et lus dans Les Echos du 12/07/19, et du 05/11/19 et du 25/11/19

Vus et lus dans Les Echos du 03/12/19 et du 13/12/19
Vus et lus dans Les Echos du 03/12/19 et du 13/12/19

Vus et lus dans Les Echos du 03/12/19 et du 13/12/19

Et pour plus d'informations, n'hésitez-pas à lire ou à relire le dossier du 29 mars 2016, intitulé : Christine Lagarde, une femme française d'influence

Vus et lus dans Les Echos du 06/11/19, L'Obs n° 2872 du 21/11/19, et Challenges du 28/11/19
Vus et lus dans Les Echos du 06/11/19, L'Obs n° 2872 du 21/11/19, et Challenges du 28/11/19
Vus et lus dans Les Echos du 06/11/19, L'Obs n° 2872 du 21/11/19, et Challenges du 28/11/19

Vus et lus dans Les Echos du 06/11/19, L'Obs n° 2872 du 21/11/19, et Challenges du 28/11/19

Vu et lu dans Les Echos du 12/12/19

Vu et lu dans Les Echos du 12/12/19

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Le rendez-vous de l'Europe : Chloé, mon auberge à moi

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Chloé, mon auberge à moi
Le rendez-vous de l'Europe : Chloé, mon auberge à moi
Photo Jacques Samela

Photo Jacques Samela

Jacques Samela. Aujourd’hui je vous propose une nouvelle entrevue, une vraie cette fois-ci, avec quelqu’un que je côtoie depuis de nombreuses années, et qui a bénéficié du programme Erasmus, j’ai nommé Chloé. Donc, bonjour Chloé, es-tu prête pour relater de ton expérience ? Au fait, on se tutoie ?

Chloé. Oui bien sûr qu’on se tutoie ! Tout à fait prête, c’est l’une des plus belles périodes de ma vie, donc je me fais un plaisir d’en parler à toi et à tes lecteurs.

JS. Eh bien allons-y. En préparant ce face à face, j’ai découvert que tu étais née l’année de la création du programme Erasmus, est-ce vrai ? Je rappelle que c’était en 1987.

Chloé. Tout à fait, moi qui pensais que le programme était né au moment de la sortie du film l’Auberge Espagnole… Je n’ai appris que récemment que ce programme européen n’était pas si jeune que ça, et même qu’une cousine en avait bénéficié à ses débuts.

JS. Super, et peux-tu justement nous expliquer ton parcours, t’amenant justement à bénéficier de ce programme européen ?

Chloé. Les langues étrangères m’ont toujours intéressées pendant ma scolarité, c’est donc tout naturellement que je me suis orientée vers des études linguistiques. Mais comme je ne voulais pas spécialement devenir professeur (ce que réservait la filière LLCE - Langue et Littérature des Civilisations Etrangères), je me suis donc  tournée vers la partie commerciale de cette formation à l’Université de Saint-Etienne, soit la filière L.E.A. (Langues Etrangères Appliquées au commerce international). Cette formation me permettait de conserver 2 langues « fortes », qui ont été pour moi l’anglais et l’italien. Nous suivions des cours d’économie, de négociation internationale ou encore d’interprétariat et traduction, certains cours étant en langue anglaise ou italienne.

 

Le rendez-vous de l'Europe : Chloé, mon auberge à moi

JS. Et donc après ton bac, et le début de tes études supérieures, tu as souhaité approfondir ton expérience en adhérant à ce programme ? Peux-tu nous expliquer comment tu t’y es prise, et où es- tu allée surtout ?

Chloé. C’est au cours de ma première année que j’ai fait la rencontre de ce qu’on appelait les « étudiants Erasmus », et notamment quatre étudiants stambouliotes et un italien qui suivaient certains cours avec moi. De projets scolaires en fêtes étudiantes, nous nous sommes liés d’amitié et l’été suivant leur séjour, je suis allée leur rendre visite à Istanbul. C’est à ce moment-là qu’est né le goût du voyage.

Dès que j’en ai eu l’opportunité (en 3ème année d’université), j’ai donc fait les démarches administratives pour bénéficier du programme Erasmus, un vrai parcours du combattant pour une étudiante de 20 ans pas vraiment habituée à la paperasserie jusque-là.

Comme j’avais la chance d’étudier 2 langues, l’Université me proposait donc de scinder mon année Erasmus en 2 périodes, c’est ainsi que je me suis retrouvé pendant un semestre en Ecosse, près de Glasgow et un semestre à Salerne, une ville italienne de la Campanie (près de Naples) qui était une toute nouvelle destination proposée par l’Université de Saint-Etienne.

Le rendez-vous de l'Europe : Chloé, mon auberge à moi
Le rendez-vous de l'Europe : Chloé, mon auberge à moi

JS. Pourquoi ces choix ?

Chloé. Erasmus fonctionne un peu comme des jumelages entre villes. Plus l’Université et la ville d’origine sont prestigieuses, plus les destinations le sont. Saint-Etienne étant une ville de taille moyenne avec somme toute une université de qualité, les choix étaient quand même restreints.

Je ne pense pas que j’aurai choisi l’Ecosse pour parfaire mon anglais par exemple, l’accent y est terriblement fort et contraignant, mais comme c’était une des seules destinations anglophones disponibles pour moi. Je n’ai donc pas reculé et j’ai découvert une culture et des personnalités qu’une ville comme Londres ne m’aurait pas offerte.

L’Italie du Sud pour moi par-contre, c’est une véritable histoire d’amour… et comme le second semestre tombait entre février et septembre, autant étudier en bord de mer pour cette période ! Donc j’ai pris la direction de Naples, puis de Salerne, ma destination finale. Le fait d’être dans une ville moyenne était également une opportunité de se fondre plus rapidement à la population locale et de rencontrer des personnes en dehors des autres étudiants Erasmus venus de toute l’Europe : Allemagne, Espagne, Roumanie, Turquie, Portugal, Russie, etc…

JS. Etait-ce vraiment comme dans le fameux film de Cédric Klapisch ?

Chloé. Mon Auberge Espagnole a été véritablement en Italie. Pour la fête et le soleil évidemment mais pas seulement ! Je vivais dans un vieil appartement avec 6 autres personnes : un couple de français (l’un d’origine sicilienne comme moi et l’autre dont la famille était des Pouilles) et 4 espagnols (2 garçons de Madrid qui étudiaient le droit et 2 filles de Séville étudiantes en médecine). Je me souviens que la propriétaire venait prendre l’argent en liquide chaque mois, nous n’avions bien sûr ni bail, ni garantie…

La cuisine était le lieu de vie commun où nous partagions les spécialités culinaires des uns et des autres. C’est là que j’ai appris l’art de la « tortilla de patata ». Sur les meubles, nous avions inscrits quelques mots de vocabulaires dans les trois langues de la maison pour les ustensiles de cuisine : Poêle / Padella / Estufa, ... L’appartement était un vrai lieu d’échange interculturel, spécialités culinaires, musique, danse, traditions, etc… Nous avons vécu au rythme de Saint-Etienne, de la Sicile, des Pouilles, de Madrid et de Séville, sans oublier les amis salernitains, qui apportaient cette touche d’italien qui nous avait tous réunis là. 

A l’école, nous avions enfin l’occasion de rencontrer les étudiants locaux. Les professeurs et étudiants étaient très accueillants et compréhensifs avec nous. Nous étions encouragés, appuyés. Que ce soit en Ecosse ou en Italie, je me suis rapidement rendu compte que les étudiants étaient beaucoup plus encouragés à prendre la parole qu’en France. J’ai par exemple suivi des cours d’économie pendant lesquels le professeur demandait l’avis des étudiants, qui se faisaient un plaisir de répondre, alors que dans ma classe en France une telle question entraînait un silence gênant. Erasmus c’est aussi découvrir comment ça se passe ailleurs, puis cet ailleurs devient un quotidien (il suffit de quelques mois) et on ressort grandi, ouvert et riche de nouveaux points de vue.

JS. Donc effectivement, ce n’est pas seulement un film, mais bien une réalité. Et suite à cette double expérience, manifestement enrichissante, qu’as-tu fait depuis, et as-tu gardé des contacts avec tes anciens colocataires et les autres étudiants rencontrés ?

Chloé. La maîtrise de la langue italienne a vraiment été un atout majeur pour la suite de mon parcours puisque c’est grâce à elle que j’ai trouvé mes différents stages, dont mon stage de fin d’études dans la société pour laquelle je travaille encore aujourd’hui.

Aujourd’hui je vis à Paris, il se trouve que c’est un lieu de passage pour de nombreux anciens camarades Erasmus qui ont comme moi « la bougeotte », et voyagent régulièrement. Ainsi, un ami français rencontré en Italie et vivant en Roumanie me rend visite chaque année sur son trajet pour retrouver sa famille à Noël. Mon ami Cristian, hondurien installé en Italie, a suivi une formation d’œnologie et vient donc régulièrement à Paris. Il me fait même découvrir des vins français ! Enfin, en août j’ai assisté au mariage d’une ancienne camarade Erasmus, où j’ai pu y retrouver une amie espagnole de l’époque, … Malgré le temps, nous parvenons à prendre des nouvelles les uns des autres. Cette expérience nous a soudé plus que nous ne pouvions l’imaginer.

D’ailleurs, les réseaux sociaux aident à garder ce lien. Mon année Erasmus correspond d’ailleurs à l’arrivée de Facebook en France (2007). Je me rappelle exactement le jour où je me suis inscrite dans mon « Auberge Italienne », à Salerno. Je n’imaginais pas à quel point cet outil allait m’aider à entretenir les liens tissés avec toutes les personnes rencontrées pendant mon expérience Erasmus.

JS. Mais par-contre, si ce n’est pas indiscret, pas de mariage Erasmus ? Sachant que justement, et d’après une étude de l’Union Européenne en 2014, près de 30 % d’étudiants de ce programme auraient rencontré leur conjoint ?

Chloé. Non, pas pour le moment en tout cas !

JS. Donc, amis lecteurs, anciens d’Erasmus, il y a manifestement un cœur à prendre. Mais, avant de clôturer cette entrevue, si je comprends bien, au vu de tes réponses, tu conseillerais sans problèmes à tous nos jeunes d’intégrer ce programme, assurés qu’ils en sortiraient grandis, plus ouverts à leurs semblables, jeunes européens, étudiants ou non ?

Chloé. Je conseille évidemment ce programme. Quel que soit le domaine d’étude, Erasmus est synonyme de découverte, d’ouverture et d’apprentissage de l’autonomie. C’est un pas de géant vers l’âge adulte. Montaigne avait raison en affirmant que « les voyages forment la jeunesse », parole d’Erasmus !   

JS. Eh bien c’est donc sur ce manifeste en faveur du programme Erasmus que nous clôturons cette entrevue, qui plus est, accompagnée de la maxime de Montaigne, et de la non moins sympathique Chloé, que je salue chaleureusement pour ce temps passé en ma compagnie, lui souhaitant pour la suite, de réaliser ses rêves et ses désirs d’hier et d’aujourd’hui. Bonne route à toi. Mais après ton café bien sur.

Photo Jacques Samela

Photo Jacques Samela

Le rendez-vous de l'Europe : Chloé, mon auberge à moi

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Le rendez-vous de l'Europe : Une nouvelle équipe, de nouvelles ambitions

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Le rendez-vous de l'Europe : Une nouvelle équipe, de nouvelles ambitions
Le rendez-vous de l'Europe : Une nouvelle équipe, de nouvelles ambitions
Vus et lus dans les Echos du 11/09/19
Vus et lus dans les Echos du 11/09/19

Vus et lus dans les Echos du 11/09/19

Vus et lus dans les Echos du 10/09/19 et du 11/09/19
Vus et lus dans les Echos du 10/09/19 et du 11/09/19
Vus et lus dans les Echos du 10/09/19 et du 11/09/19

Vus et lus dans les Echos du 10/09/19 et du 11/09/19

Et ne ratez-pas le mois prochain, dans cette même rubrique, l'entrevue de Chloé sur son expérience d'étudiante Erasmus. A bientôt.

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Le rendez-vous de l'Europe : Finance verte, tech, compétitivité, défense, Galileo

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Finance verte, tech, compétitivité, défense, Galileo
Le rendez-vous de l'Europe : Finance verte, tech, compétitivité, défense, Galileo
Vus et lus dans Les Echos du 19 et du 25/06/19, et du 06/08/19
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Vus et lus dans Les Echos du 19 et du 25/06/19, et du 06/08/19
Vus et lus dans Les Echos du 19 et du 25/06/19, et du 06/08/19

Vus et lus dans Les Echos du 19 et du 25/06/19, et du 06/08/19

Vus et lus dans Les Echos du 14 et du 30/06/19, et l'Usine Nouvelle n° 3608 du 25/04/19
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Vus et lus dans Les Echos du 14 et du 30/06/19, et l'Usine Nouvelle n° 3608 du 25/04/19
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Le système européen de radionavigation par satellite Galileo atteint le milliard d’utilisateurs

https://www.vipress.net/le-systeme-europeen-de-radionavigation-par-satellite-galileo-atteint-le-milliard-dutilisateurs/

10 Sep 2019

Galileo, le système européen de radionavigation par satellite, atteint le milliard d’utilisateurs de smartphones dans le monde. Cette étape coïncide avec le 15e anniversaire de l’Agence du GNSS européen (GSA), partenaire clé de la Commission pour l’exploitation de Galileo.

Aujourd’hui, 95% des entreprises produisant des puces pour smartphone pour la radionavigation par satellite fabriquent des puces compatibles avec Galileo. Ce seuil du « milliard d’utilisateurs » est calculé sur la base des ventes de smartphones utilisant Galileo à l’échelle mondiale. En réalité, le nombre d’utilisateurs de Galileo est déjà plus important. En Europe, tous les nouveaux modèles de voitures ayant l’autorisation de mise sur le marché sont équipés du système eCall, qui utilise Galileo pour communiquer la localisation du véhicule aux services d’urgence. Depuis cette année, Galileo est intégré dans les tachygraphes numériques des camions, qui permettent l’enregistrement de la vitesse et de la distance, afin de garantir le respect des règles relatives au temps de conduite et d’améliorer ainsi la sécurité sur les routes.

« Galileo fournit à présent des services perfectionnés de synchronisation et de navigation à un milliard d’utilisateurs de smartphones dans le monde. Et cela grâce à des efforts véritablement européens pour mettre en place le système de radionavigation le plus précis au monde, avec le soutien et l’engagement de la GSA », se félicite Elżbieta Bieńkowska, commissaire chargée du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME.

Depuis décembre 2016, Galileo propose des «services initiaux» qui facilitent déjà la vie quotidienne des citoyens et des entreprises grâce à des signaux de positionnement, de radionavigation et de synchronisation extrêmement précis.

Galileo propose également un service de recherche et de sauvetage (SAR), qui réduit à moins de dix minutes le temps nécessaire pour détecter une personne équipée d’une balise de détresse en mer, en montagne ou dans le désert. Avec Galileo, la précision de la géolocalisation s’est améliorée, passant de dix kilomètres à moins de deux kilomètres. À l’avenir, le système confirmera également à la personne en détresse que les secours sont en route.

Enfin, Galileo soutient les autorités publiques avec son service public réglementé, pour une utilisation répondant à des objectifs de sécurité. Il offre un service robuste et entièrement crypté qui permet aux pouvoirs publics de garantir la continuité des services en cas de situations nationales d’urgence ou de crise, telles que des attaques terroristes.

L’industrie spatiale européenne, la deuxième plus importante au monde, est forte et compétitive. Afin de contribuer à maintenir et à conforter davantage la première place de l’UE dans ce domaine, la Commission a proposé un programme spatial de 16 milliards d’euros pour le prochain budget à long terme de l’UE, qui couvre la période 2021-2027.

 

 

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Le rendez-vous de l'Europe : JEDI, un modèle, une ambition pour l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : JEDI, un modèle, une ambition pour l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe : JEDI, un modèle, une ambition pour l'Europe

Comme annoncé le mois dernier, le JEDI est bien en Europe, non pour la défendre, mais plutôt pour en révolutionner l’innovation.

 

Mais attention, que les fans de la célèbre saga ne s’y méprennent pas, Luc Skywalker n’a bien évidemment rien à voir avec le sujet du jour, même si les protagonistes y ont peut-être pensé au moment de son ébauche.

 

Alors, JEDI (www./jedi.group), pour Joint European Disruptive Initiative, est une initiative franco-allemande imaginé en 2017 par près d'une centaine de dirigeants de grands groupes, start-up ou d'organismes de recherche français et allemands, censé rapprocher la recherche et l'entreprenariat, avec comme modèle, la DARPA (www.darpa.mil) ou Advanced Research Projets Agency Defense, agence américaine créée en 1958 après que, mis sur le fait accompli par les soviétiques, qui venaient de mettre en orbite le satellite Spoutnik, décida les américains, plus que furieux, de maintenir leur suprématie stratégique par la mise en place de cette structure, censée anticiper les technologies du futur, plus ou moins proches, avec comme résultat dès 1969 l'embryon d'Internet appelé Arpanet, la conception du premier satellite espion Corona, la mise au point d'un précurseur des avions de combat furtifs en 1977, connu sous le programme « Have Blue », d'un précurseur de l'ordinateur moderne avec souris et liens hypertextes, mais aussi l’ébauche du système GPS.

 

Toujours en activité, avec un budget annuel de 3,2 milliards de dollars et 220 employés, elle consacre désormais ses travaux aux domaines de la robotique, à des drones largables et récupérables depuis des avions, aux technologies de machine learning, ainsi qu'à l'élaboration d'implants, capables de restaurer la mémoire à des soldats blessés. Le tout, supervisé en cela par près d'une centaine de gestionnaires, chargés de mettre en oeuvre les dossiers choisis en amont.

 

Et en ce qui concerne donc ce qui pourrait être son pendant européen, l'idée, qui vient donc d'une initiative franco-allemande, serait tout d'abord de permettre à l'Union Européenne de retrouver une certaine indépendance stratégique et économique, lui permettant de se battre à armes égales face aux géants que sont les Etats-Unis et la Chine, ce qui n'est pas toujours le cas, quand on sait par exemple qu'une vente de Rafale peut être bloqué en raison de la présence d'un composant américain dans un missile, ou alors que l'investissement de sommes colossales de la part de la Chine dans les technologies de pointe cache la plupart du temps des visées plus politiques qu'économiques.

 

Donc, cette nouvelle structure en devenir, en passe de révolutionner la manière d’innover en Europe, même si certains se posent la question quant à son rôle soit disant similaire au Conseil européen de l'innovation, disposant lui d’un budget de 2,7 milliards d'euros pour trois ans, mais se concentrant essentiellement sur l'innovation de marché, elle ne devrait être qu’un outil de financement de l'innovation de rupture ou disruptive, ce qui justement n'existe pas encore.

 

D'un budget initial de près de 230 millions d'euros, avec comme objectif de bénéficier chaque année d’un budget de croisière d’un milliard d’Euros, elle pourrait a termes financer de 50 à 70 projets, d’un montant pouvant aller jusqu'à 20 millions par programme, permettant de développer un prototype entre six mois et trois ans, sous l'égide également d’un “program manager” chapeautant les équipes en charge de ceux-ci, avec comme prérogatives, de pousser au maximum les travaux, mais aussi de décider de la faisabilité de tel ou tel de ces programmes, et donc de savoir dire stop quand il le faut, l’idée n’étant pas de perdre du temps et de l’argent.

 

La dizaine de gestionnaires choisie, ainsi que les technologies, en l’occurrence l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la capacité informatique, les biotechnologies, le stockage de l’énergie, et les nanotechnologies, sa philosophie se rapprocherait plutôt de celle d’une start-up, avec un fonctionnement dit agile, des projets limités dans le temps, renouvelables une seule fois, non rentables à court terme, mais assurant d’ici à dix ans ou plus des innovations révolutionnant le monde de demain, mais permettant surtout à l’Europe de retrouver son rang, sa compétitivité, et son indépendance dans les cycles de développement technologiques, toujours plus courts. 

 

Cependant, contrairement à la DARPA, elle ne se consacrerait qu’au financement de projets civils, ce qui, dans le cadre d’une certaine réserve de certains pays, y compris la France, à divulguer des informations plutôt confidentielles touchant le secteur de la défense notamment, permettra peut-être à rallier un nombre suffisant d’acteurs pour passer à l’étape suivante, soit la création en bonne et due forme de cette structure hors du commun. Souhaitons juste que cela se fasse rapidement, car nos concurrents actuels et en devenir ne nous attendrons pas.

 

Et vu les épisodes de fortes chaleurs que nous vivons en ce moment, il y a même un sujet sur lequel l’Europe pourrait être leader, c’est bien celui de la transition énergétique, avec l’idée, et l’apport justement de cette structure, pour trouver des réponses adéquates et innovantes afin de contrecarrer ou au moins de limiter au possible les conséquences du réchauffement climatique en cours.

 

L’innovation disruptive au service de l’humanité, une sacrée bonne idée, non ?

 

Jacques Samela

 

 

Sources :

 

. Le Point du 05 janvier 2018

. Euractiv du 15 mars 2018

. Challenges du 18 mai 2018 et du 28 juin 2018

 

 

 

 

Vu et lu dans Challenges n° 572 du 28/06/18

Vu et lu dans Challenges n° 572 du 28/06/18

Vu et lu dans Courrier International n° 1493 du 13/06/19
Vu et lu dans Courrier International n° 1493 du 13/06/19

Vu et lu dans Courrier International n° 1493 du 13/06/19

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Le rendez-vous de l'Europe : Et maintenant ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Et maintenant ?
Le rendez-vous de l'Europe : Et maintenant ?

Les élections européennes désormais passées, avec vous l’avez certainement vu ou entendu, plusieurs faits importants pour l’existence de l’Union Européenne, que sont tout d’abord la participation en hausse dans l’ensemble des pays européens avec 51 % de suffrages, contre 42,6 % en 2014, la France arrivant elle à 52 %, la montée en puissance du sujet de l’écologie, grâce à certains scores représentatifs en Allemagne avec plus de 20 % de suffrages, en Irlande, une surprise avec 23 % de suffrages, ainsi qu’en France avec plus de 13 %, permettant à l’Europe dite verte de porter son capital siège à près de 70 au lieu de 54 précédemment, et de devenir la 3ème ou la 4ème force politique du parlement européen, mais aussi la percée contenue des souverainistes et consorts, attendu comme un tsunami, mais qui finalement pourrait être, pour faire la comparaison, comparée à une légère montée des eaux, ne permettant certainement pas à l’ensemble de ces forces, loin d’être unies, et dont la prémonition avant les élections était qu’elles allaient renverser la table en renvoyant chez eux cet ancien monde honnie, de représenter un blocage suffisamment fort pour empêcher le bon fonctionnement de l’Union. Malgré tout à prendre en considération et à surveiller de près.

Et maintenant me direz-vous ?

Tout d’abord des tractations, déjà en cours, pour désigner durant la rentrée parlementaire européenne ses principaux représentants pour les cinq ans à venir, ensuite, le plus urgent selon moi, régler définitivement ou pas, on ne sait plus finalement, le sujet du Brexit, afin d’éviter une paralysie totale de l’institution, ce qui serait à l’heure de choix primordiaux pour son avenir plutôt inopportun, car la marche du monde, ses concurrents, ses adversaires, ne l’attendront certainement pas, et enfin, la mise en œuvre d’actions pérennes concernant notamment la défense européenne, la gestion migratoire, sa compétitivité, et bien évidemment son positionnement face aux challenges de la transition énergétique, sujet qui sera certainement récurrent durant ces cinq prochaines années.

Pour ma part, ayant présenté durant de nombreux mois cette réalité européenne qui est la nôtre, j’espère justement que vous avez pu en apprécier mes interventions, sachez que je compte continuer ce travail d’information, en réitérant mes publications ciblées et donc ma rubrique intitulée « Le rendez-vous de l’Europe », mais plutôt chaque mois cette fois-ci, afin de ne pas être redondant, et redonner pleinement sa place au sujet principal de mon blog, la compétitivité de la France, de toute manière indissociable aujourd’hui de l’Union Européenne.

Jacques Samela

 

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe
Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/2015 (encore plus d'actualité aujourd'hui)

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Le rendez-vous de l'Europe : Because i'd rather take responsibility for the future than blame others for the present : This Time Im Voting / Parce que je préfère assumer mes responsabilités pour l'avenir que blâmer les autres pour le présent : Cette fois-ci, Je Vote (Télérama n° 3611 du 27/03/19)

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Le rendez-vous de l'Europe : Because i'd rather take responsibility for the future than blame others for the present : This Time Im Voting / Parce que je préfère assumer mes responsabilités pour l'avenir que blâmer les autres pour le présent : Cette fois-ci, Je Vote (Télérama n° 3611 du 27/03/19)
Le rendez-vous de l'Europe : Because i'd rather take responsibility for the future than blame others for the present : This Time Im Voting / Parce que je préfère assumer mes responsabilités pour l'avenir que blâmer les autres pour le présent : Cette fois-ci, Je Vote (Télérama n° 3611 du 27/03/19)
Vus et lus dans Eco Savoie Mont Blanc n° 20 du 17/05/19
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Vu et lu dans Les Echos du 20/05/19

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Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/2015 (encore plus d'actualité aujourd'hui)

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