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Le rendez-vous de l'Europe : La Pologne, Accords de libre échange, Existence, Horizon, Chips Act, Immigration

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : La Pologne, Accords de libre échange, Existence, Horizon, Chips Act, Immigration
Vu et lu dans Télérama n° 3850 du 25/10/23

Vu et lu dans Télérama n° 3850 du 25/10/23

Union européenne : les accords de libre-échange génèrent 2 000 milliards d’euros de flux

https://www.lemoci.com/union-europeenne-les-accords-de-libre-echange-generent-2-000-milliards-deuros-de-flux/

Par sophie.creusillet@lemoci.com / Le 17/11/23

 

La Commission européenne a publié le 15 novembre son troisième rapport annuel sur la mise en œuvre de sa politique commerciale. Elle y constate une valeur record des marchandises échangées en 2022 avec les partenaires de ses accords de libre-échange.

L’Europe dispose du plus grand réseau d’accords de libre-échange dans le monde avec un total de 74 pays partenaires. Selon le rapport de Bruxelles, les échanges effectués dans ce cadre en 2022 ont franchi pour la première fois la barre des 2 000 milliards d’euros. Il montre également que la valeur des échanges avec les vingt principaux partenaires ont augmenté de près de 30 % en moyenne en 2022.

Par ailleurs, la Commission, en collaboration avec les États membres et les entreprises de l’UE, a également éliminé plus de 30 obstacles au commerce dans 19 pays. La suppression d’obstacles au cours des cinq dernières années a permis de débloquer 7 milliards d’euros d’exportations de l’UE pour la seule année 2022.

« Les accords commerciaux sont essentiels pour la sécurité économique de l’UE, estime Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif et commissaire chargé du commerce. Ils soutiennent l’emploi, la croissance et l’innovation, nous aident à répondre aux chocs géopolitiques et réduisent les dépendances critiques. Le renforcement de la mise en œuvre et l’application des accords a permis à nos exportateurs de réaliser des milliards d’euros d’économies et d’accroitre la protection de l’environnement et des droits des travailleurs, ce qui signifie que nous retirons encore plus de valeur ajoutée de nos accords commerciaux. »

Pour accéder au rapport (en anglais)

https://ec.europa.eu/transparency/documents-register/detail?ref=COM(2023)740&lang=en

 

Vu et lu dans Les Echos du 28/08/23
Vu et lu dans Les Echos du 28/08/23

Vu et lu dans Les Echos du 28/08/23

 

Horizon Europe : plus de 290 millions d’euros dédiés à l’IA, aux data et l’informatique

https://www.actuia.com/actualite/horizon-europe-plus-de-290-millions-deuros-dedies-a-lia-aux-data-et-linformatique/?mc_cid=590b53b56d&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 16 novembre 2023, par Thierry Maubant.

L’Union européenne a annoncé hier un financement majeur de plus de 290 millions d’euros dans le cadre du programme Horizon Europe pour le numérique, l’industrie et l’espace 2023-2024. Ces investissements substantiels stimuleront la recherche et l’innovation dans des domaines clés tels que les technologies des données, l’informatique et l’intelligence artificielle.

Doté de plus de 15 Mds€ sur la période 2021-2027, le Cluster 4 Numérique, Industrie et Espace d’Horizon Europe, rassemble l’essentiel des financements de projets collaboratifs de recherche et d’innovation en lien avec la double transition écologique et numérique ainsi que les projets liés aux technologies spatiales. Une nouvelle série d’appels est lancée pour un montant de plus de 290 millions d’euros au titre du programme de travail 2023-2024.

Stimuler l’innovation dans les technologies des données et de l’informatique

L’UE a lancé une série d’appels à propositions visant à catalyser l’innovation dans les technologies des données et de l’informatique, avec une enveloppe de 85 millions d’euros. Cette initiative vise à promouvoir des systèmes et des services d’IA sans biais, avec un accent particulier sur les opérations de données alimentées par l’IA. De plus, des projets pilotes à grande échelle seront soutenus, favorisant les plates-formes industrielles de l’Internet des objets (IoT) et les technologies d’informatique de périphérie de prochaine génération.

En outre, 206 millions d’euros financeront des projets de recherche sur les technologies qui alimenteront la compétitivité numérique et technologique de l’Europe et contribueront aux objectifs du pacte vert pour l’Europe.

Soutien aux objectifs du Green Deal européen

Dans le cadre de ce financement, 60 millions d’euros seront spécifiquement alloués à la recherche sur l’IA et les solutions de données afin de soutenir les objectifs du pacte vert pour l’Europe. Les projets attendus utiliseront les données robotiques et les solutions d’IA pour optimiser l’énergie et les ressources dans les chaînes de valeur de production, contribuant ainsi à la transition vers une économie plus verte.

Investissements diversifiés dans les domaines clés de la technologie

L’UE allouera également 76 millions d’euros à des projets de recherche dans des domaines variés tels que l’IA, les données, la robotique, et les technologies photoniques.

Ces projets permettront aux robots d’accomplir des tâches non-répétitives dans des contextes quotidiens et favoriseront une intégration plus large des robots dans l’industrie et la société. L’IA et les données seront exploitées dans d’autres projets pour accélérer le développement de logiciels, les sécuriser et garantir leur bon fonctionnement sur divers appareils.

Ceux utilisant les technologies photoniques viseront à améliorer la qualité des réseaux de communication, ainsi que la création d’une “usine d’innovation photonique” afin de contribuer à accélérer l’utilisation des technologies photoniques au sein de l’industrie européenne.

Vers une architecture européenne complète de cloud et d’edge computing

Les 70 millions d’euros restants seront investis dans des projets innovants, notamment le développement de serveurs “cloud to edge”, afin de contribuer à établir une architecture européenne complète de cloud ouvert et d’edge computing.

Des fonds seront également dédiés à l’intégration de matériaux bidimensionnels dans les technologies de semi-conducteurs et à l’avancement des technologies de détection quantique, préparant ces innovations pour une mise sur le marché.

Ce financement inclut la création de prix européens annuels récompensant les contributeurs de logiciels et de matériel open source, renforçant ainsi l’engagement en faveur de la collaboration et de la transparence dans le domaine de la technologie.

La date limite de candidature est fixée au 19 mars 2024. Plus d’informations sur les demandes de subventions pour ces appels à propositions sont disponibles ici : 

https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/opportunities/portal/screen/programmes/horizon

D’autres appels dans le cadre du numérique, industriel et spatial 2023-2024 d’Horizon Europe seront ouverts au printemps 2024.

 

Vu et lu dans Les Echos du 11/08/23 et du 26/04/23
Vu et lu dans Les Echos du 11/08/23 et du 26/04/23

Vu et lu dans Les Echos du 11/08/23 et du 26/04/23

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Le rendez-vous de l'Europe 2 : Victoire française, et caetera...

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe 2 : Victoire française, et caetera...
Le rendez-vous de l'Europe 2 : Victoire française, et caetera...

"UNE VICTOIRE FRANÇAISE" : LES VINGT-SEPT SE METTENT D'ACCORD POUR RÉFORMER LE MARCHÉ EUROPÉEN DE L'ÉLECTRICITÉ

https://www.bfmtv.com/economie/les-27-se-mettent-d-accord-pour-reformer-le-marche-europeen-de-l-electricite_AD-202310170794.html

Le 17/10/2023

 

Une position commune a été trouvée par les pays membres de l'Union pour réformer le marché de l'électricité.

L'accord sur la réforme du marché européen de l’électricité est une "grande victoire française" et permettra de faire bénéficier les Français des coûts compétitifs du nucléaire, a estimé mardi l'Elysée.

Les futurs prix de l'électricité seront fixés à un niveau légèrement supérieur aux coûts de production d'EDF, a-t-il ajouté, précisant que le futur dispositif français de régulation des prix de l'électricité serait présenté au cours des prochaines semaines et s'inscrirait dans le cadre européen.

Les pays membres de l'Union européenne ont adopté mardi une position commune sur la réforme européenne du marché de l'électricité après des mois d'âpres tractations entre la France et l'Allemagne.

Cette position a été adoptée à la quasi-unanimité, seule la Hongrie ayant voté contre, a déclaré Teresa Ribera.

Faire baisser les factures

Le texte approuvé par les ministres de l'Energie, et qui sera désormais négocié avec les eurodéputés, vise à recourir davantage aux contrats de long terme pour lisser l'impact de la volatilité du marché sur les consommateurs et à offrir davantage de prévisibilité aux investisseurs via des contrats à prix garantis par l'Etat.

Après l'envolée des prix de l'électricité l'an dernier, la réforme entend faire baisser les factures des ménages et entreprises grâce à des contrats de long terme permettant de lisser l'impact de la volatilité des cours du gaz.

Le texte approuvé entend aussi offrir davantage de prévisibilité aux investisseurs en rendant obligatoire le recours à des "contrats pour la différence" (CFD) pour tout soutien public à des investissements dans de nouvelles installations de production d'électricité décarbonée (renouvelables ou nucléaire).

Des boucliers tarifaires

Dans ce mécanisme de prix garanti par l'Etat, si le cours du marché de gros est supérieur au prix fixé, le producteur d'électricité doit reverser les revenus supplémentaires engrangés à l'État, qui peut les redistribuer aux consommateurs et industriels. Si le cours est en deçà, l'État lui verse une compensation.

Paris et Berlin s'étaient longuement opposés sur les conditions requises pour recourir également à ces CFD pour les nouveaux investissements dans les centrales nucléaires existantes, destinés à en prolonger la durée de vie ou en accroître les capacités.

L'Allemagne, sortie du nucléaire, redoute la concurrence, selon elle déloyale, d'une électricité française rendue plus compétitive grâce à un soutien public massif.

A l'inverse, le sujet est crucial pour la France, soucieuse de financer la réfection de son parc nucléaire vieillissant et de maintenir des prix bas, atout majeur pour ses industriels.

Finalement, les Etats "ont adopté une position équilibrée (...) Pour les Etats qui soutiennent les investissements étendant la durée de vie (de centrales existantes), l'usage des CFD sera une option possible, mais ne sera pas obligatoire", a résumé la commissaire européenne à l'Energie Kadri Simson à l'issue de la réunion.

Mais s'ils font ce choix, "ils devront se soumettre aux règles européennes sur les aides d'Etats et la Commission veillera à ce que de tels instruments soient adéquatement conçus et ne donnent pas lieu à des distorsions de concurrence indésirables et à une rupture de l'équité des conditions de concurrence sur le marché intérieur", a-t-elle averti.

Le texte propose par ailleurs des mesures pour renforcer la protection des consommateurs et prévoit, en cas de nouvelle envolée durable des prix, le déclenchement d'une situation de crise au niveau européen permettant aux Etats d'adopter des mesures comme des boucliers tarifaires pour les ménages les plus vulnérables et les petites entreprises.

Des dérogations temporaires pour le charbon

Un autre sujet faisait débat : les "mécanismes de capacité" qui permettent aux États de rémunérer les capacités inutilisées des centrales pour garantir leur maintien en activité et éviter des pénuries futures d'électricité.

Plusieurs pays souhaitaient être exemptés des contraintes écologiques prévues, notamment la Pologne, désireuse d'appliquer cet outil à ses centrales à charbon.

Finalement, les Etats ont introduit une dérogation aux exigences existantes concernant les limites d'émission de CO2 mais dans des conditions strictes et seulement jusqu'à fin 2028.

 

Vu et lu dans Les Echos du 07/06/23
Vu et lu dans Les Echos du 07/06/23

Vu et lu dans Les Echos du 07/06/23

Vu et lu dans Les Echos du 19/05/23
Vu et lu dans Les Echos du 19/05/23

Vu et lu dans Les Echos du 19/05/23

Le rendez-vous de l'Europe 2 : Victoire française, et caetera...
Le rendez-vous de l'Europe 2 : Victoire française, et caetera...
Le rendez-vous de l'Europe 2 : Victoire française, et caetera...
Le rendez-vous de l'Europe 2 : Victoire française, et caetera...

Le programme européen d'échanges pour entrepreneurs

https://www.erasmus-entrepreneurs.eu/index.php?lan=fr

 

Nos chiffres aujourd'hui

11.602

Échanges entrepreneuriaux

21.512

Nouveaux entrepreneurs qui ont postulé au programme

13.000

Entrepreneurs d'accueil qui ont postulé au programme

45

Pays impliqués

 

Le programme «Erasmus pour jeunes entrepreneurs» est un programme d'échanges transfrontaliers qui offre aux jeunes et aux futurs entrepreneurs la possibilité de se former auprès d'entrepreneurs chevronnés dirigeant de petites entreprises dans des Pays Participants différents. Cet échange d'expériences permet aux nouveaux entrepreneurs d'acquérir, au contact d'un entrepreneur expérimenté, les compétences indispensables à la bonne gestion d'une petite entreprise.

L'entrepreneur d'accueil bénéficie quant à lui d'un regard neuf sur son entreprise. C'est également l'occasion pour lui de coopérer avec des partenaires étrangers ou d'en savoir plus sur de nouveaux marchés.

Le programme européen d'échanges pour entrepreneurs

Le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs permet aux futurs entrepreneurs européensd'acquérir les compétences requises pour créer et/ou gérer une petite entreprise en Europe. Les nouveaux entrepreneurs se voient offrir la possibilité d'acquérir ou d’échanger des connaissances et des idées entrepreneuriales avec un entrepreneur expérimenté, auprès duquel ils séjourneront pendant une période pouvant aller de 1 à 6mois. Le séjour est partiellement financé par la Commission européenne.

Avantages

En tant que nouvel entrepreneur, vous bénéficierez d'une formation sur le tas dans une PME située dans n’importe quel Pays Participant. Cette expérience vous aidera à réussir le lancement de votre propre activité ou à développer l'entreprise que vous venez de créer. Vous aurez aussi la possibilité d'accéder à de nouveaux marchés et d'établir des partenariats internationaux avec des entreprises situées à l'étranger.

En tant qu'entrepreneur d'accueil, vous pourrez bénéficier d'un regard neuf porté sur votre entreprise par un jeune entrepreneur motivé. Celui-ci dispose peut-être de compétences ou de connaissances spécifiques complémentaires aux vôtres dans un domaine qui ne vous est pas familier. La plupart des entrepreneurs d'accueil ont été si satisfaits de l'échange qu'ils ont décidé de renouveler l'expérience avec d'autres jeunes entrepreneurs.

Il s'agit véritablement d'une collaboration bénéfique pour les deux parties, puisque l'un comme l'autre, vous pourrez découvrir de nouveaux marchés, trouver de nouveaux partenaires commerciaux et vous initier à de nouvelles pratiques commerciales en Europe.

À plus long terme, ces échanges vous donnent l'occasion de développer votre réseau de relations professionnelles et, qui sait, peut-être même que vous déciderez de poursuivre votre collaboration en établissant un partenariat durable (par exemple, par la création d'une entreprise commune, des activités de sous-traitance, l'établissement d'une relation client-fournisseur, etc.).

Fonctionnement général du programme

Le programme «Erasmus pour jeunes entrepreneurs» est financé par la Commission européenne et agit à l’intérieur des Pays Participants avec l'aide de points de contact locaux habitués à fournir une aide aux entreprises (par exemple, des chambres de commerce, des centres d'aide à la création d'entreprises, des incubateurs, etc.). À l'échelon européen, les activités sont coordonnées par le bureau d'assistance du programme.

Pour en savoir plus sur les conditions de participation, veuillez-vous référer au guide du programme.

https://www.erasmus-entrepreneurs.eu/upload/Programme%20Guide%20EN,%20Update%20Mar%202023.pdf

 

Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3719 de juin 2023, et Les Echos du 10/07/23
Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3719 de juin 2023, et Les Echos du 10/07/23

Vus et lus dans L'Usine Nouvelle n° 3719 de juin 2023, et Les Echos du 10/07/23

Vu et lu dans Les Echos du 19/04/23
Vu et lu dans Les Echos du 19/04/23

Vu et lu dans Les Echos du 19/04/23

Le Pass Interrail : un voyage en train à travers 33 pays d'Europe

https://www.geo.fr/voyage/le-pass-interrail-un-voyage-en-train-a-travers-33-pays-deurope-216297

 

Ce billet, conçu pour les jeunes il y a cinquante ans, permet aujourd’hui à tout le monde de circuler librement dans trente-trois pays d’Europe, vers plus de 40 000 destinations.

FRANCO TANEL Publié le 21/09/2023 à 8h49

  • Départ et arrivée : une des 40 000 gares européennes
  • Distance : 243 360 kilomètres
  • Durée : de 4 jours à 3 mois
  • Pays : 33

Le Pass Interrail, le billet cumulatif qui permet de voyager en train (et ferry) vers 40000 destinations dans 33 pays d’Europe, connaît une seconde jeunesse. Conçu en 1972 pour les moins de 21 ans afin de leur permettre de voyager à petit prix dans toute la zone européenne, il s’avère aujourd’hui également très prisé des adultes et des seniors de plus de 60 ans, car il est beaucoup plus facile de se le procurer que d’acheter un billet auprès de chacune des compagnies ferroviaires des pays traversés.

Voyager sans limite de parcours

Son succès repose aussi sur l’attention croissante dont le train fait l’objet, en tant que moyen de transport écologique et capable, plus facilement que l’avion, d’atteindre toutes les villes et régions d’Europe.

Ce n’est pas un hasard s’il a suscité un regain d’intérêt, même face aux vols low cost proposés à des prix défiants toute concurrence. Qu’il soit de première ou de deuxième classe, le Pass Interrail permet de voyager sans limite de parcours pendant 24 heures et un nombre de jours prédéfini (de quatre jours, consécutifs ou espacés, à trois mois), et sans avoir besoin de déterminer au préalable un itinéraire, mais en choisissant jour après jour sa destination et le nombre d’étapes du trajet.

Les différents types de Pass

Avec le Flexi Pass, par exemple, il est possible de voyager, sans limites de parcours, de quatre à quinze jours, au choix, pendant respectivement un ou deux mois calendaires. Il en existe deux types : le pass Pays valable, comme son nom l’indique, dans un seul pays, et le pass Global, à utiliser dans trente-trois pays européens.

Mais ce n’est pas tout : le Continuous Pass, bien entendu plus cher, permet quant à lui de voyager à sa guise durant toute la période de validité, qui va de quinze jours à trois mois. L’idéal pour les vrais globe-trotters. S’y ajoute, pour finir, un pass spécial pour les liaisons en ferry entre les îles grecques.

Comment acheter un Pass Interrail ?

Tout citoyen, européen ou non, ayant sa résidence légale dans un État européen peut acheter un pass Interrail, et ce désormais sans limite d’âge. Le prix de chaque type de pass varie en fonction des quatre tranches d’âge ainsi définies : enfants de 4 à 11 ans (qui voyagent gratuitement) ; jeunes de 12 à 27 ans ; adultes de 28 ans ou plus ; seniors de plus de 60 ans. Les enfants de moins de 4 ans voyagent gratuitement, accompagnés bien sûr, et n’ont pas besoin du Pass Interrail.

Tous les pass, papier ou mobile, s’achètent sur le site officiel ou auprès des compagnies ferroviaires, à la billetterie des gares et dans les agences de voyages. Que le pass soit dématérialisé sur smartphone, ou en version papier, il faut, pour chaque voyage, "enregistrer" le trajet à effectuer, la date, ainsi que les heures de départ et d’arrivée du train emprunté, qui feront l’objet d’un contrôle par le personnel de bord.

La version mobile dispose d’une application très utile, Rail Planner, qui permet de consulter les horaires des trains des trente-trois pays, de savoir lesquels requièrent une réservation (à régler à part) et de planifier les itinéraires.

Des réductions pour les détenteurs d'un Pass

Le Pass Interrail donne accès à tous les trains, locaux, régionaux, à grande vitesse ou de nuit, mais certains nécessitent de réserver sa place, ce qui peut se faire directement avec l’application.

Cette dernière signale en outre les réductions dont les détenteurs d’un Pass Interrail bénéficient pour de nombreux services, de l’hébergement au transport local, en passant par l’entrée dans les musées.

Dans quels pays peut-on voyager en train avec un Pass Interrail ?

Le Pass Interrail est valable dans les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Macédoine du Nord, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Turquie.

On peut partir, par exemple, de Gällivare, dans le nord de la Suède, bien au-delà du cercle polaire arctique, après avoir admiré le soleil de minuit, et arriver à Palerme ou à Athènes pour profiter du chaud climat méditerranéen, avec un seul billet et en décidant chaque jour de son itinéraire et du lieu et de la durée des étapes.

Plus de 10 millions de voyageurs depuis 1972

Le Pass Interrail rime avec expérience hors du commun, découverte de cultures, rencontres à l’origine d’amitiés durables, et offre bien plus qu’un simple voyage ou vol vers une destination. Depuis sa création, en mars 1972, plus de 10 millions de personnes l’ont utilisé pour sillonner le continent. Les Interrailers voyagent principalement de juin à septembre, à destination surtout de l’Europe méridionale et occidentale, mais aussi centrale.

Les jeunes représentent encore un fort pourcentage d’utilisateurs (64 %). Durant l’année précédant la pandémie de Covid-19, les ventes ont enregistré une hausse de 20 %, conforme à la tendance des années antérieures, avec une part croissante de seniors (78 %).

Ce contenu est tiré de l'ouvrage "Découvrir le monde en train" (Editions GEO) qui propose, pour chaque continent, des itinéraires ferroviaires extraordinaires.

 

Vu et lu dans Railway Pro / Mars 2023
Vu et lu dans Railway Pro / Mars 2023
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Le rendez-vous de l'Europe 1 : La Pologne, la BCE, l'Euro, et Parlement

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe 1 : La Pologne, la BCE, l'Euro, et Parlement
Le rendez-vous de l'Europe 1 : La Pologne, la BCE, l'Euro, et Parlement
Vu et lu dans Les Echos du 27/02/23
Vu et lu dans Les Echos du 27/02/23

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Vus et lus dans Les Echos du 24/05/23
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Vus et lus dans Les Echos du 24/05/23
Vus et lus dans Les Echos du 24/05/23

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Vu et lu dans Les Echos du 11/07/23
Vu et lu dans Les Echos du 11/07/23

Vu et lu dans Les Echos du 11/07/23

L'euro, un accélérateur ou un frein à la croissance dans l'Union économique et monétaire ?

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/l-euro-un-accelerateur-ou-un-frein-a-la-croissance-dans-l-union-economique-et-monetaire-975105.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20230907&M_BT=6363555962

 

CHRONIQUE. Dans la zone euro, la croissance stagne. En France le ministre de l'Économie et des Finances salue "la performance remarquable" de l'économie française. L'euro géré par la BCE a-t-il contribué à une accélération ou à un ralentissement économique ? Faut-il recalculer les taux de conversion des monnaies nationales ? Par Gabriel Gaspard, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière.

Gabriel Gaspard

07 Sept 2023, 8:41

L'unification monétaire européenne. Au XIXe siècle, plusieurs expériences d'union monétaire ont émergé, mais aucune n'eut le rayonnement de l'actuelle Union économique et monétaire UEM. L'Europe a connu l'union monétaire austro-allemande (1857-1866), l'union monétaire scandinave (1863-1914) qui regroupa la Suède, la Norvège et le Danemark, et enfin l'union monétaire latine (1865- 1914) conclue entre la France, la Belgique, l'Italie, la Suisse, la Grèce, l'Espagne et la Roumanie.

Créé en 1999, l'euro a été introduit dans l'Union économique et monétaire UEM, ou zone euro, dans onze pays européens. Cette zone devait renforcer l'intégration économique et politique au sein de l'Union Européenne. En ce sens, l'euro a été voulu comme un accélérateur de la croissance, dans la mesure où l'utilisation d'une seule monnaie intensifierait la concurrence dans la zone euro et renforcerait l'intégration des marchés. Plusieurs raisons avaient justifié ce choix : lutter contre les coûts des opérations de change, renforcer la compétitivité des entreprises, contrecarrer la puissance du dollar, etc. Après plus de 20 ans, l'euro a un bilan qui demeure mitigé.

L'euro aurait de nombreux défauts. Pour certains économistes, la zone euro n'a pas été constituée comme une zone monétaire optimale (ZMO). L'Europe ne remplit pas trois conditions majeures : la mobilité des travailleurs n'y est pas parfaite, il n'y a pas de diversification sectorielle et il n'existe pas de fédéralisme budgétaire et fiscal, etc. D'après R. Mundell, prix Nobel d'économie, "parrain" de l'euro et père de la macroéconomie internationale, une zone monétaire, pour être "optimale", doit être dotée de mécanismes d'ajustements permettant de réduire l'impact de chocs asymétriques. De tels mécanismes ne sont pas réellement opérationnels au sein de la zone euro où la solidarité budgétaire entre les différents États est à un stade rudimentaire.

Selon Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, l'euro au lieu de rapprocher les européens a fini par les diviser et plomber l'économie. En d'autres termes, l'euro a contribué à un ralentissement économique et à des pertes de pouvoir d'achat pour les ménages européens. Est-ce effectivement le cas ?

La croissance de 1985 à 2022. Quatre sous-périodes se distinguent : 1985-1991, 1992-1998, 1999-2016 et 2017-2022 pour 3 zones : monde, États-Unis et zone euro (données Banque mondiale).

De 1985 à 1991C'est la perestroïka et la fin de l'URSS. C'est la Bulle spéculative au Japon où les grandes villes japonaises ont connu une période de très forte hausse des prix fonciers et immobiliers. La bulle et son dégonflement sont à l'origine des formes urbaines actuelles : "néo-libéralisation, financiarisation de l'urbain, mégaprojets privés, verticalisation, polycentrisme, et aménagement du front de mer en sont les héritages". La croissance mondiale reste très bonne à 3,59%, la zone euro (avant l'euro) avec 3,14% faisait mieux que les États-Unis à 2,99%.

De 1992 à 1998. On note : la crise du système monétaire européen (SME) à l'occasion du référendum français sur le traité de Maastricht, la crise du mécanisme de change européen en 1992 et 1993, la crise économique mexicaine de 1994, la crise économique asiatique en 1997, etc. La croissance américaine dépasse la croissance mondiale mais la croissance de la zone euro diminue de 1,28%.

De 1999 à 2007. En novembre 1999, le président Clinton abroge la loi Glass-Steagall, instaurée en 1933 par le président Franklin Roosevelt pour séparer les activités des banques de dépôt de celles des banques d'investissement. C'est la période qui va du début de la zone euro à la crise des subprimes. La croissance de la zone euro reste nettement en deçà de celle des États-Unis et de la croissance mondiale. Le 8 février 2007, la banque HSBC avertit que les impayés des crédits immobiliers à risque vont amputer son bénéfice annuel de 105 milliards de dollars. C'est le début de la crise de 2008 dites des subprimes. 

De 2008 à 2016. Pour lutter contre la crise financière de 2008, la Banque centrale européenne adopte des mesures "non conventionnelles". Ces mesures ont pris des formes telles que : une politique de taux accommodante y compris de taux négatifs, un accès assoupli aux liquidités pour les banques commerciales et la mise en place d'opérations de refinancement (TLTRO), des programmes d'achat d'actifs publics et privés (quantitative easing), complétées par des facilités de prêts de titres. In fine beaucoup de liquidités ont profité aux banques et à la Bourse. Hélas les politiques budgétaires nationales des pays de la zone euro, qui ne sont pas cordonnées, ont plutôt eu un effet négatif sur la croissance et ont amplifié les pressions déflationnistes. Le résultat est un recul historique de la croissance en zone euro à 0,46%.

De 2017 à 2022. Le 18 mars 2020, la BCE annonce le lancement d'un programme d'achats d'urgence face à la pandémie, le PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme) qui injecte beaucoup de liquidités. La BCE achète les titres grâce à de la création monétaire. L'économie mondiale, qui ne s'est pas encore remise de la pandémie et de la guerre de l'Ukraine, fait face à des perspectives de plus en plus sombres et incertaines. L'aboutissement d'une inflation plus forte que prévue provoque un durcissement des conditions financières. La zone euro a le taux de croissance le plus faible à 1,47%, alors que l'indice IPCH (inflation) passe de 1,34% en 2017 à 9,22% en 2022.

Le constat. Avec l'euro, les signataires espéraient que cette monnaie provoquerait une union rapide des économies des États membres. L'objectif était d'organiser une convergence des politiques industrielles et sociales vers un modèle plus libéral : plus de flexibilité du marché du travail, plus de concurrence sur les marchés des biens, réduction du rôle de l'État et du secteur public, baisse des dépenses de protection sociale. On note aujourd'hui que cette stratégie ne correspondait pas toujours aux souhaits des citoyens européens. Cette orientation a affaibli la construction européenne. Dans la plupart des pays, l'introduction de l'euro n'a pas provoqué l'accélération promise de la croissance. Pour d'autres, l'accélération de la croissance s'est accompagnée de l'accroissement de déséquilibres structurels.

La proposition de Joseph Stiglitz. Dans son ouvrage, Comment la monnaie unique menace l'avenir de l'Europe, publié chez LLL les liens qui libèrent en 2016, Joseph Stiglitz préconise soit une sortie en douceur de l'euro soit la mise en place d'un "euro flexible". Dans cette seconde hypothèse, "des pays (ou groupes de pays) différents pourraient avoir chacun leur propre euro", dont la valeur fluctuerait au sein d'une fourchette commune.

Du point de vue juridique, l'intégration d'un État membre dans la zone euro a été conçue comme un processus irrévocable. Le traité de Lisbonne ne contient aucun mécanisme permettant la sortie de la zone euro. Les experts prévoient plusieurs scénarios difficilement applicables pour sortir de l'UEM. Du point de vue financier, la BCE a acheté pour 457,3 milliards des titres de dette émis par les États de la zone euro à partir de 2010 en fonction de leur part dans son capital. Il parait inabordable à un pays de la zone euro de faire racheter ses obligations détenues par la BCE par des acteurs locaux ou étrangers.

Faut-il recommencer les vicissitudes du "Serpent monétaire" ? Instauré en 1972, les gouvernements des banques centrales européennes créent un système de rétrécissement des marges : un serpent monétaire européen dans le tunnel. Ce système a permis aux banques centrales d'intervenir en monnaies européennes dans les limites des marges de fluctuation réduite à 2,25%. Cette expérience n'obtient pas le succès requis. En mai 1972, la livre sterling, irlandaise et la couronne danoise rejoignent ce serpent. Elles seront contraintes d'en sortir au bout de quelques semaines à causes des nouvelles spéculations financières.

L'aboutissement. Il faut arriver à une décision qui intègre plusieurs constituants : des nouvelles règles de convergences, une solidarité budgétaire entre les États de la zone euro, une gestion saine des liquidités au niveau de la Banque centrale européenne, un équilibre entre l'endettement extérieur des États (accès aux marchés financiers) et l'endettement intérieur via les acteurs locaux (économies des ménages). Sans sortir de l'euro pour revenir au franc avec la même valeur que l'euro ou non, sans euro flexible, en attendant une zone monétaire optimale, il faut réajuster son taux de conversion au temps et à la réalité du poids de chaque pays dans la zone euro et aller vers une économie écosociale.

Pour comprendre. La valeur de l'euro est un taux de conversion et non un taux de change calculée sur la base des monnaies des États membres. Elle a été fixée au 1er janvier 1999 par 11 pays d'Europe. Les taux de conversion de chaque pays ont été déterminés par le Conseil de l'Union européenne sur la base des taux du marché au 31 décembre 1998. Le cours du dollar a joué un rôle essentiel pour évaluer la pondération des cours nationaux.

En tenant compte de plusieurs éléments tels que différence de productivité, poids dans les échanges ou importance économique des pays membres de l'Union Economique et Monétaire (UEM) et la position euro dollar, les spécialistes peuvent calculer aujourd'hui, comme en 1999, de manière équitable les nouvelles valeurs monétaires nationales pour les pays concernés de la zone euro.

À titre de comparaison en 1999, le PIB de la France était de 4,55% du PIB mondial, celui de la zone euro de 21,74% et celui des États-Unis de 29,40%. En 2022, le PIB de la France tombe à 2,76%, les États-Unis affirment leur position à 25,32% et la zone euro fléchit à 13,96% (source Banque mondiale).

Le dernier pays européen rentré dans la zone euro est la Croatie au 1er janvier 2023. Le taux de conversion entre l'euro et la kuna croate fut fixé à 7,53450 kunas pour un euro, ce qui correspondait au taux central de la kuna dans le mécanisme de change MCE II.

Face au futur incertain, pour renforcer le pouvoir de l'euro et contrer la puissance du dollar, pour rétablir l'équité entre les pays de la zone euro, pourquoi ne pas recalculer tous les taux de conversion des monnaies nationales des 20 pays de la zone euro ?

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Vu et lu dans 20minutes du 02/10/23

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Le rendez-vous de l'Europe : Bpifrance, Défense, USA

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Bpifrance, Défense, USA
Le rendez-vous de l'Europe : Bpifrance, Défense, USA

Parce que l'Union Européenne, quelles que soient ses travers, ses faiblesses, et tout ce que l'on peut lui reprocher, à raison, parfois, à tort et à travers, souvent, demeure malgré tout une protection contre les idées que j'appellerai non communes depuis sa création, attention à celles et ceux qui aujourd'hui se déclarent plus européens que les autres, et qui, il n'y a pas si longtemps, souhaitaient s'en défaire et la quitter.

Mais de ceci on en reparlera aisément en 2024, même peut être avant pour ma part, eu égard aux prochaines élections européennes qui se préparent déjà (https://www.vie-publique.fr/questions-reponses/269405-10-questions-sur-les-elections-europeennes-de-2024). Cela sera le 09 juin 2024 pour nous français.

A bientôt.

Jacques Samela

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La Commission européenne et Bpifrance s’allient pour soutenir l’innovation et la numérisation des PME françaises avec un milliard d’euros

https://www.actuia.com/actualite/la-commission-europeenne-et-bpifrance-sallient-pour-soutenir-linnovation-et-la-numerisation-des-pme-francaises-avec-un-milliard-deuros/?mc_cid=2b89f5108f&mc_eid=ed2cb670a6

Le 28 avril 2023

 

L’accord entre la Commission européenne et Bpifrance, signé aujourd’hui à Bruxelles, va permettre de débloquer un milliard d’euros pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) innovantes et les entreprises à moyenne capitalisation en France. Cet investissement massif vise à stimuler la recherche, l’innovation et la numérisation dans le pays, contribuant ainsi au leadership technologique des secteurs innovants et durables.

Un partenariat stratégique pour l’écosystème IA en France

L’accord s’inscrit dans le cadre du programme InvestEU, dont Bpifrance devient un partenaire clé pour la mise en œuvre. Les fonds mobilisés soutiendront notamment les PME travaillant sur des solutions d’intelligence artificielle (IA), renforçant ainsi leur compétitivité mondiale. Ce partenariat permettra également de moderniser et de décarboniser l’industrie française, contribuant aux objectifs de transition écologique et numérique de l’Union européenne (UE).

Deux volets d’action prioritaires

Bpifrance utilisera la garantie financière de l’UE pour mobiliser des investissements dans deux volets d’action prioritaires du programme InvestEU : “Recherche, innovation et numérisation” et “PME”. Ces investissements permettront notamment de soutenir les entreprises développant des technologies émergentes dans le domaine de l’IA, favorisant ainsi une croissance durable et inclusive.

Un soutien renforcé aux entreprises françaises

Depuis 2022, Bpifrance est un partenaire consultatif du programme InvestEU, fournissant une assistance technique et un soutien financier aux entreprises françaises. L’accord de conseil entre l’UE et Bpifrance, d’un montant de 15 millions d’euros, vise à aider les entreprises touchées par la guerre en Ukraine et à promouvoir l’industrie française. En tant que partenaire de conseil et de mise en œuvre, Bpifrance proposera désormais deux offres de marché dans le cadre d’InvestEU.

Des accords clés pour la promotion économique

Les accords de conseil et de garantie signés avec Bpifrance font partie des plus importants conclus à ce jour avec des banques et institutions nationales de promotion économique. Ils contribueront à l’objectif stratégique de Bpifrance d’atteindre 100 nouvelles usines par an et 20 000 entreprises décarbonées d’ici 2025.

Des réactions positives des acteurs concernés

Paolo Gentiloni, commissaire chargé de l’économie, a souligné l’importance d’InvestEU pour réussir les transitions verte et numérique de l’Europe. Il s’est félicité que Bpifrance soit désormais partenaire de la mise en œuvre d’InvestEU. Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, a quant à lui réaffirmé le rôle central de Bpifrance en tant qu’opérateur des financements européens en France.

Le partenariat entre InvestEU et Bpifrance constitue une étape majeure pour soutenir l’innovation et la numérisation des PME françaises, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle. Avec un milliard d’euros d’investissement, cet accord permettra de consolider le leadership technologique français dans les secteurs innovants et durables, tout en contribuant à la modernisation et à la décarbonisation de l’industrie nationale.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte

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832 millions d’euros pour la technologie européenne de défense

https://www.ecinews.fr/fr/832-millions-deuros-pour-la-technologie-europeenne-de-defense-notamment-pour-les-chiplets/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-27-06-2023

Le 26 juin 2023

 

La Commission européenne a annoncé un financement de 832 millions d’euros pour 41 projets conjoints de recherche et développement en matière de défense dans l’ensemble de l’UE.

Les projets comprennent une capacité de packaging dédiée aux chiplets permettant de s’assurer que les composants ne sont pas compromis, des composants sous-marins sans plomb, 15 millions d’euros pour le camouflage adaptatif et 4,7 millions d’euros pour un « vaisseau mère » destiné à un essaim de drones.

Les consortiums comprennent 550 entités de l’UE et de la Norvège et impliquent fortement les PME, qui représentent 39 % de toutes les entités et 20 % du financement.

Chaîne d’approvisionnement en chiplets

Le projet EPICURE, doté d’un budget de 25 millions d’euros, vise à développer des services externalisés d’assemblage et de test de semiconducteurs (OSAT) et à soutenir les fournisseurs de technologies en Europe dans le domaine du packaging avancé répondant aux besoins de la défense. Le projet analysera les exigences et les contraintes des cas d’utilisation et les associera à des architectures modulaires basées sur les futurs chiplets. Cinq démonstrateurs technologiques seront conçus, fabriqués et testés afin de préqualifier une « boîte à outils de packaging » qui sera construite au cours du projet.

Parallèlement, un projet de 4 millions d’euros appelé HARTROID développera des outils pour détecter les chevaux de Troie matériels (HT) qui font fuiter des informations d’un système sur puce ou qui modifient le fonctionnement d’un système de défense. Si aucun HT n’est présent, les outils pourront certifier qu’un système est exempt de HT, ce qui permettra à l’avenir d’effectuer des contrôles de sécurité rapides et rentables des systèmes sur puce avant qu’ils ne soient intégrés dans des produits de défense.

Le projet SCUALE (Sustainable Components for Underwater Acoustics using Lead-free materials in Europe), doté d’un budget de 20 millions d’euros, vise à étudier, développer et produire des matériaux et des composants avancés sans plomb pour remplacer les céramiques PZT (titanate de zirconate de plomb) existantes et améliorer les performances des applications militaires d’acoustique sous-marine. L’objectif principal du projet SCUALE est de mettre en place au moins une chaîne d’approvisionnement européenne de matériaux piézoélectriques sans plomb adaptés aux applications militaires de l’acoustique sous-marine.

134 propositions ont été reçues de divers consortiums, comprenant des grandes industries, des PME, des entreprises de taille intermédiaire et des organismes de recherche et de technologie, et couvrant tous les appels et thèmes publiés dans 26 États membres de l’UE et en Norvège.

Détection de mines et d’engins explosifs improvisés

Le défi technologique pour la détection des mines a suscité un vif intérêt, avec un nouveau défi technique doté de 25 millions d’euros pour développer une gamme de robots et de capteurs basés sur l’intelligence artificielle pour détecter les mines et les engins explosifs improvisés (EEI).

Une enveloppe de 5 millions d’euros est prévue pour la détection des engins explosifs improvisés (EEI) et des mines terrestres enterrés dans le cadre du projet AIDEDex, qui utilise des techniques d’intelligence artificielle sur des données collectées à partir d’un grand nombre de capteurs. AIDEDex utilisera l’IA dans l’ensemble de la chaîne de commandement, de contrôle, de planification, de détection et de classification des engins explosifs improvisés et des mines terrestres, de navigation et d’autonomie décisionnelle multi-robots.

Le projet CONVOY, doté d’un budget de 5 millions d’euros, combinera des technologies de détection pour la détection et la reconnaissance de menaces cachées, notamment les engins explosifs improvisés (EEI) et les mines terrestres. Les combinaisons de robots intelligents, de drones et de technologies de détection utiliseront des infrastructures tactiques dans le cloud et exploreront l’intelligence artificielle pour détecter, reconnaître et éviter/neutraliser les menaces cachées.

DeterMine vise à vérifier le concept d’une solution modulaire multisensorielle et multiplateforme pour la détection des menaces cachées. Le projet renforcera la base de connaissances de l’UE et créera des critères normalisés pour l’évaluation des systèmes de détection des mines terrestres et des engins explosifs improvisés, afin d’ouvrir la voie à une meilleure protection du personnel et des infrastructures et à une plus grande liberté d’action pour les forces militaires.

TICHE participera au défi technologique en développant une nouvelle solution collaborative multiplateforme pour détecter et caractériser les engins explosifs improvisés (EEI) et les mines terrestres cachés dans des environnements complexes, en utilisant une combinaison de capteurs avancés, la fusion d’informations provenant de ces capteurs, et des systèmes terrestres et aériens sans pilote pour étendre les capacités de détection. La solution développée améliorera l’état de l’art en matière de soutien aux opérations militaires et de sauvetage.

Essaims de drones

Le projet EAGLES, doté d’un budget de 4,7 millions d’euros, vise à mettre au point un vaisseau-mère capable de transporter un essaim de drones. Il développera un système de systèmes permettant de collecter des données et d’obtenir des informations pour une prise de décision efficace à faible coût et à moindre risque. EAGLES se concentrera sur le développement de technologies de communication, de techniques d’intelligence artificielle pour gérer l’essaim de mini-drones et traiter les données acquises par les capteurs de la mission, et de techniques de vol autonome.

De même, le projet SWAT-SHOAL, doté d’un budget de 25 millions d’euros, développe un concept de système de systèmes, basé sur les technologies d’essaimage, afin d’intégrer les systèmes navals habités et non habités sur l’eau et sous l’eau. Le système permettra à différents types de véhicules, travaillant en équipe comme une seule unité, de faire face à des scénarios plus complexes, ou d’être organisés en escouade, chacun ayant une tâche définie.

L’un des projets les plus importants est ODIN’S EYE II, qui étend le développement d’une architecture européenne d’alerte précoce aux missiles basée dans l’espace (SBMEW). Le projet, doté d’un budget de 90 millions d’euros, vise à fournir une alerte rapide, des renseignements techniques et des systèmes de défense antimissile contre les menaces balistiques, hypersoniques et antisatellites, ainsi qu’à contrôler la prolifération. Le projet consolidera les efforts de collaboration entre les entités des États membres de l’UE pour développer une capacité SBMEW commune afin de répondre aux menaces actuelles et futures en matière de sécurité, parallèlement au projet TWISTER (Timely Warning and Interception with Space-based Theater Surveillance).

defence-industry-space.ec.europa.eu/funding-and-grants/calls-proposals/result-edf-2022-calls-proposals_fr

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Retour sur le nouveau cadre de transfert de données personnelles UE-USA

https://www.actuia.com/actualite/retour-sur-le-nouveau-cadre-de-transfert-de-donnees-personnelles-ue-usa/?mc_cid=fe8c919abd&mc_eid=ed2cb670a6

Le 18 juillet 2023

 

Le 10 juillet dernier, la Commission européenne a adopté un nouveau cadre légal permettant le transfert de données personnelles de l’Union européenne vers les États-Unis. Ce dispositif se révèle crucial pour les acteurs de l’économie numérique, qui à la suite de l’invalidation par la justice européenne des précédents cadres, se trouvaient face à une incertitude juridique.

Les précédents dispositifs qui visaient à permettre le transfert des données de l’UE vers les USA, le Safe Harbour et le Privacy Shield, avaient été invalidés compte tenu des lois de surveillance américaines. La Cour de justice de l’UE avait été amenée à prendre ces décisions à la suite de recours du militant autrichien pour le respect de la vie privée Max Schrems.

Le nouveau cadre

Pour permettre le transfert libre de données à caractère personnel de l’UE (ainsi que de la Norvège, du Liechtenstein et de l’Islande) vers un pays tiers, la Commission doit s’assurer du caractère adéquat du niveau de protection de ce pays

Depuis l’invalidation du “Privacy Shield”, en 2020, la Commission européenne et le gouvernement américain ont entamé des discussions sur un nouveau cadre qui réponde aux préoccupations soulevées par la Cour. En mars 2022, la présidente Ursula von der Leyen et le président Joe Biden ont annoncé qu’ils étaient parvenus à un accord de principe.

Un décret sur le renforcement des garanties applicables aux activités de renseignement d’origine électromagnétique menées par les États-Unis (Enhancing Safeguards for United States Signals Intelligence Activities), répondrait aujourd’hui aux préoccupations exprimées par la Cour de justice de l’Union européenne dans sa décision Schrems II de juillet 2020.

La décision d’adéquation du 10 juillet dernier conclut donc que “les États-Unis garantissent un niveau de protection adéquat – comparable à celui de l’Union européenne – pour les données à caractère personnel transférées de l’UE vers des entreprises américaines au titre du nouveau cadre”. 

Le cadre de protection des données UE – États-Unis introduit de nouvelles garanties contraignantes , notamment en limitant l’accès des services de renseignement américains aux données de l’UE à ce qui est nécessaire et proportionné, et en instituant une Cour chargée du contrôle de la protection des données (Data Protection Review Court – DPRC), à laquelle les citoyens de l’Union auront accès.

Les entreprises américaines peuvent y adhérer si elles respectent un ensemble d’obligations en matière de protection de la vie privée, notamment la suppression des données à caractère personnel lorsqu’elles ne sont plus nécessaires et la garantie de la continuité de la protection lors du partage de données avec des tiers.

Les citoyens de l’UE bénéficieront de plusieurs voies de recours en cas de mauvaise utilisation de leurs données par des entreprises américaines.

Ursula von der Leyen a déclaré :

“Le nouveau cadre de protection des données UE – États-Unis garantira une circulation sécurisée des données aux Européens et apportera une sécurité juridique aux entreprises des deux côtés de l’Atlantique. À la suite de l’accord de principe auquel je suis parvenue avec le président Biden l’an dernier, les États-Unis ont mis en œuvre des engagements sans précédent pour établir le nouveau cadre. Aujourd’hui, nous prenons une mesure importante pour donner confiance aux citoyens quant à la sécurité de leurs données, pour approfondir les liens économiques entre l’UE et les États-Unis et, dans le même temps, pour réaffirmer nos valeurs communes. Cela montre qu’en travaillant ensemble, nous pouvons nous attaquer aux questions les plus complexes”.

Un nouveau recours devant la Cour de justice européenne ?

Pour Max Schrems, “dans l’ensemble, le nouveau “cadre transatlantique de protection des données personnelles” est une copie du Privacy Shield (de 2016), qui était lui-même une copie du “Safe Harbor” (de 2000)”.

Il déclare dans un communiqué le jour même de l’annonce :

“Nous avons déjà dans nos tiroirs plusieurs options de recours, mais nous en avons assez de ce ping-pong juridique. Nous nous attendons actuellement à ce que la Cour de justice soit à nouveau saisie au début de l’année prochaine. La Cour de justice pourrait même suspendre le nouvel accord pendant qu’elle en examine la substance. Dans l’intérêt de la sécurité juridique et de l’État de droit, nous saurons alors si les minuscules améliorations apportées par la Commission étaient suffisantes ou non. Au cours des 23 dernières années, tous les accords entre l’UE et les États-Unis ont été déclarés invalides rétroactivement, rendant ainsi illégaux tous les transferts de données effectués dans le passé par les entreprises – il semble que nous venons d’ajouter deux années supplémentaires à ce ping-pong”.

 

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Le rendez-vous de l'Europe : CCT, PIIEC, INTERAIL, AI ACT

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : CCT, PIIEC, INTERAIL, AI ACT
Le rendez-vous de l'Europe : CCT, PIIEC, INTERAIL, AI ACT

UE-États-Unis : le dernier CCT a permis de renforcer la coopération en matière de normes

https://www.lemoci.com/ue-etats-unis-le-dernier-cct-a-permis-de-renforcer-la-cooperation-en-matiere-de-normes/

 

Par Christine Gilguy Le 06/06/23

 

Le rapprochement transatlantique en matière de technologies, de normes et de commerce n’est pas un vain mot. Lors de la quatrième réunion ministérielle Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-États-Unis, le 31 mai à Lulea, en Suède, les deux blocs ont convenu de renforcer leur coopération en matière de technologies émergentes, d’harmonisation des normes dans des secteurs clés, de facilitation du commerce durable et de sécurité économique. Revue de détail.

Organisée le 31 mai par la présidence suédoise de l’UE, cette quatrième réunion ministérielle du CCT UE-États-Unis a été de haut niveau puisqu’elle a été coprésidée côté européen par deux hauts dirigeants de la Commission européenne, la vice-présidente exécutive Margrethe Vestager et le vice-président exécutif Valdis Dombrovskis, et côté américain par le secrétaire d’État, Antony Blinken, la secrétaire au Commerce Gina Raimondo et la représentante américaine au Commerce Katherine Tai. Le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton les a également rejoint.

D’après un long communiqué de la Commission publié à l’issue de cette réunion, outre leur engagement à soutenir l’Ukraine, les deux parties se sont mis d’accord sur « une liste de points essentiels » afin de renforcer la coopération transatlantique dans les domaines des technologies émergentes, du commerce durable, de la sécurité et de la prospérité économiques, de la connectivité sécurisée et des droits de l’homme dans l’environnement numérique.

Voici les principaux résultats divulgués par la Commission dans son communiqué :

 Coopération transatlantique en matière de technologies émergentes, de connectivité et d’infrastructures numériques

L’UE et les États-Unis s’accordent sur le fait que les technologies de l’intelligence artificielle (IA) offrent des possibilités remarquables, mais qu’elles peuvent aussi présenter des risques pour nos sociétés. Les deux parties ont présenté les premiers résultats de l’application de la feuille de route commune du CCT pour une IA digne de confiance et pour la gestion des risques par l’intermédiaire de groupes d’experts spécialisés, qui s’emploient notamment à identifier les normes et les outils pour une IA digne de confiance. À l’avenir, les efforts se concentreront également sur les systèmes d’IA générative.

L’UE et les États-Unis ont également avancé en matière de semi-conducteurs, en mettant en œuvre des accords sur les alertes précoces pour prévenir les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et sur la transparence des subventions. Ils ont mis en place un mécanisme visant à éviter une course aux subventions, ont renforcé leur coopération concernant leur réglementation respective sur les semi-conducteurs et vont unir leurs forces pour chercher des solutions de remplacement aux substances per- et polyfluoroalkylées dans les chaînes d’approvisionnement des semi-conducteurs.

En matière d’électromobilité, les deux blocs sont convenus d’une norme internationale commune relative aux systèmes de recharge mégawatt pour les véhicules utilitaires lourds électriques, qui facilitera le commerce et les investissements transatlantiques en réduisant les coûts de production et de déploiement. Ils ont également formulé des recommandations relatives à la mise en place d’infrastructures de recharge pour les véhicules électriques financées par l’État.

Enfin, les deux parties ont intensifié leur coopération en vue de l’adoption d’une vision et d’une feuille de route de l’industrie communes pour les systèmes de communication sans fil 6G et elles ont présenté des perspectives sur la 6G, qui énoncent des principes directeurs et les prochaines étapes pour le développement de cette technologie critique.

L’UE et les États-Unis poursuivent leurs efforts pour accélérer le déploiement de projets de connectivité sûrs et résilients dans les pays tiers et ont annoncé de nouvelles initiatives au Costa Rica et aux Philippines.

Valeurs et droits de l’homme dans un environnement géopolitique numérique en mutation

L’UE et les États-Unis estiment que les plateformes en ligne devraient assumer une plus grande responsabilité en matière de protection et d’autonomisation des mineurs. Il est essentiel que les chercheurs aient accès aux données si l’on veut comprendre les risques présents sur les plateformes en ligne et améliorer la compréhension de l’écosystème numérique. L’UE et les États-Unis ont donc dressé une liste de principes de haut niveau sur la protection et l’autonomisation des mineurs et sur l’accès des chercheurs aux données, qui sont conformes au règlement européen sur les services numériques.

En outre, dans le contexte des tensions avec la Russie, l’UE et les États-Unis ont publié une déclaration commune établissant des mesures de lutte contre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères dans les pays tiers, comprenant une norme pour la structuration du renseignement sur les menaces et pour le renforcement des capacités, en particulier en Afrique et en Amérique latine.

Coopération transatlantique en faveur d’un commerce plus facile, plus vert et plus sûr

L’UE et les États-Unis veulent accroître leurs échanges commerciaux bilatéraux, qui s’élèvent à 1 500 milliards d’euros dans les deux sens, en rendant ces échanges plus faciles, et ont pris le 31 mai des mesures pour faciliter le commerce dans des secteurs clés.

En particulier, ils ont étendu la reconnaissance mutuelle des produits pharmaceutiques aux médicaments vétérinaires et ont actualisé les règles relatives à la reconnaissance mutuelle des équipements marins existant entre l’UE et les États-Unis. Les travaux se poursuivront pour rendre l’évaluation de la conformité plus facile dans certains secteurs clés tels que le secteur des machines.

Par ailleurs, afin de rendre le commerce plus vert et plus équitable, l’UE et les États-Unis se sont mis d’accord sur un programme de travail pour l’initiative transatlantique sur le commerce durable, grâce auquel les deux parties coopéreront plus étroitement pour faire progresser ensemble la transition écologique. Récemment lancé, le dialogue sur les incitations en faveur de l’énergie propre contribuera à garantir que les programmes d’incitation de l’UE et des États-Unis en faveur d’une économie verte se renforcent mutuellement.

L’UE et les États-Unis poursuivent également leurs efforts pour relever les défis en matière de sécurité, notamment en harmonisant leur réglementation respective sur les restrictions à l’exportation de biens sensibles à destination de la Russie et de la Biélorussie. Ils continuent de coordonner les adaptations des listes de contrôle, d’échanger aux sujets des technologies émergentes et de coopérer pour assurer la non-prolifération des armes de destruction massive.

Enfin, le CCT a réaffirmé l’importance d’assurer un filtrage rigoureux des investissements étrangers afin de contrer les risques spécifiques qu’ils présentent pour la sécurité nationale. Il a également insisté sur l’importance de se coordonner pour diversifier nos chaînes d’approvisionnement, ainsi que de lutter contre les politiques et pratiques non fondées sur le marché et contre la coercition économique.

« Notre partenariat avec les États-Unis augmentera l’impact mondial des actions de l’UE visant à transformer l’environnement numérique, que ce soit au niveau de la connectivité sécurisée, d’une IA digne de confiance ou de la réglementation des plateformes en ligne, a notamment commenté Thierry BretonNotre coopération avec les États-Unis en matière de normalisation se traduit aussi par des progrès tangibles, comme le montre à l’heure actuelle l’avancée de l’harmonisation des normes communes sur l’électromobilité entre l’UE et les États-Unis, stimulant par là même la compétitivité transatlantique.»

Pour approfondir, quelques liens vers les documents clés :


La déclaration commune à l’issue du CCT du 31 mai (en anglais)

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/statement_23_2992


Les résultats clés (en anglais)

https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/library/eu-us-trade-and-technology-council-fourth-ministerial-meeting-key-outcomes

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12 PROJETS FRANÇAIS APPROUVÉS POUR LE PIIEC MICROÉLECTRONIQUE ET CONNECTIVITÉ

https://www.entreprises.gouv.fr/fr/actualites/france-2030/12-projets-francais-approuves-pour-piiec-microelectronique-et-connectivite#:~:text=Le%208%20juin%202023%2C%20la,la%20micro%C3%A9lectronique%20et%20la%20connectivit%C3%A9.

Le 08/06/2023

La Commission européenne a approuvé les projets de 12 entreprises françaises parmi les 67 projets soutenus par 14 États membres dans le cadre du PIIEC sur la microélectronique et la connectivité, marquant une étape clé pour l'écosystème électronique national.

Le 8 juin 2023, la Commission européenne a rendu sa décision concernant le Projet Important d'Intérêt Européen Commun (PIIEC) axé sur la microélectronique et la connectivité.

Les projets français soutenus par le PIIEC jouent un rôle important dans la préservation de la souveraineté technologique de l'Europe, en contribuant de manière significative au développement et à l'industrialisation de diverses technologies stratégiques.

UN INVESTISSEMENT MAJEUR ET UNE CHAÎNE DE VALEUR RENFORCÉE

Ces projets mobiliseront plus de 7 milliards d'euros d'investissement au total. Cette aide financière permettra la création d'une dizaine de nouvelles usines ou chaînes de production dans toute la chaîne de valeur de l'industrie électronique. Ces projets généreront également plus de 2500 emplois directs, soutiendront financièrement plusieurs centaines d'apprentis, de doctorants et de post-doctorants, et favoriseront le développement de solutions de connectivité 5G virtualisées de bout en bout ainsi que de solutions pour les communications critiques.

INNOVATION, PARTENARIATS ET FINANCEMENT DE LA RECHERCHE

Les projets soutenus ne se limitent pas à la simple production de composants. Ils visent également des applications concrètes dans divers secteurs, tels que les télécommunications et l'automobile. Pour cela, plus de 120 projets de partenariats seront créés, impliquant plus de 70 instituts de recherche et laboratoires, tels que le CNRS, le CEA, l'IMT, les IRT, et plus de 50 acteurs économiques, dont des PME, des ETI industrielles et des startups. Ce PIIEC permettra ainsi de financer un grand nombre de doctorats et de post-doctorats, favorisant ainsi la recherche et l'innovation dans le domaine de l'électronique.

UN PROJET D'ENVERGURE EUROPÉENNE

Le PIIEC rassemble 67 entreprises provenant de 14 États membres, faisant de ce projet le plus vaste projet européen commun mis en œuvre simultanément. Cette mobilisation collective souligne l'intérêt conjoint des partenaires européens pour renforcer leur souveraineté technologique dans le domaine de l'électronique et de la connectivité.

RENFORCEMENT DE LA STRATÉGIE ÉLECTRONIQUE DE LA FRANCE

Cette avancée majeure s'inscrit dans le cadre de la stratégie électronique de la France à l'horizon 2030, coordonnée par la Direction générale des Entreprises. Elle intervient à peine trois jours après l'annonce du début de la production de la méga-usine de semi-conducteurs portée par GlobalFoundries et STMicroelectronics à Crolles, ainsi que la signature d'un contrat d'aide de l'État pour ce projet. Cette nouvelle étape renforce davantage la contribution de la France aux objectifs définis par le Chips Act européen, qui vise à renforcer l'indépendance technologique de l'Europe dans le domaine des semi-conducteurs.

La coordination de ces initiatives permet à la France de consolider son engagement en faveur de l'innovation et du développement technologique dans les secteurs de l'électronique et des télécommunications. Elle témoigne également de la volonté de l'État d'accompagner et de soutenir activement les acteurs de la filière, en favorisant la création d'emplois et le développement de partenariats.

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60 000 pass Interrail offerts à des jeunes Français et Allemands

https://www.mobilitesmagazine.com/post/60-000-pass-interrail-offerts-%C3%A0-des-jeunes-fran%C3%A7ais-et-allemands?utm_campaign=b9292d8f-6c78-4e15-90e6-eec2651b072f&utm_source=so&utm_medium=mail&cid=9cfe1f90-d473-463a-b8a5-faaa7257951b

Le 13/06/2023

 

A l’occasion des 60 ans du Traité de l’Elysée, les ministres des transports français Clément Beaune et allemand Volker Wissing ont annoncé la création d’un pass ferroviaire franco-allemand.

On en sait plus sur la consistance de ce produit. 60 000 pass Interrail France-Allemagne vont être offerts à autant de jeunes français et allemands de 18 à 27 ans, 30 000 de chaque côté du Rhin.

Disponibles depuis lundi 12 juin sur le site passefranceallemagne.fr, ils sont réservés sur le principe du premier arrivé premier servi. Ces pass Interrail offrent 7 jours de voyage illimités et gratuits sur le réseau ferroviaire du pays voisin répartis sur un mois, à l’instar des autres pass Interrail.

Pour les Français, l’intégralité des trains allemands sont accessibles, et il en est de même pour les Allemands souhaitant se rendre en France. La réservation du train français à utiliser pour se rendre en Allemagne est offerte, sous réserve de se rendre à un guichet en gare. Des offres touristiques et d’hébergement viendront compléter le dispositif.

Les pass seront valables du 1er juillet au 31 décembre 2023, et si l’expérience est concluante, une suite pourra éventuellement lui être donnée, sans plus de précisions pour le moment.

L’opération est conduite par les deux Etats ainsi que par le groupe SNCF et le groupe DB.

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Le Parlement européen adopte l’AI Act en plénière

https://www.actuia.com/actualite/le-parlement-europeen-adopte-lai-act-en-pleniere/?mc_cid=690d177f4f&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 15 juin 2023, par Pierre-yves Gerlat.

Ce mercredi 14 juin, le Parlement européen a adopté sa position sur l’AI Act par 499 voix pour, 28 contre et 93 abstentions. Les négociations avec le Conseil sur la forme finale de la législation ont déjà débuté.

Pour rappel, l’AI Act vise à ce que l’IA qui est développée et utilisée en Europe soit pleinement conforme aux droits et valeurs de l’UE, notamment sur la surveillance humaine, la sécurité, la protection de la vie privée, la transparence, la non-discrimination et le bien-être social et environnemental.

Les récents développements de l’IA générative et de modèles de fondation, notamment celui de ChatGPT, ne pouvaient pas être prévus dans la proposition initiale de l’AI Act. Ils sont venus perturber les débats des eurodéputés, entraînant le report du vote de la Commission européenne prévu le 26 avril dernier. Les législateurs européens étaient toutefois parvenus à un accord politique le 27 avril, ont ensuite partagé une version affinée des amendements de compromis le 5 mai suivant. Les comités des libertés civiles et du marché intérieur du Parlement ont ensuite adopté la loi le 11.

L’étape suivante était donc l’adoption en plénière qui vient d’avoir lieu ce 14 juin. La version adoptée inclut l’interdiction des utilisations intrusives et discriminatoires de l’IA, notamment :

  • les systèmes d’identification biométriques à distance en “temps réel” dans les espaces accessibles au public ;
  • les systèmes d’identification biométrique à distance “a posteriori”, à la seule exception des forces de l’ordre pour la poursuite de crimes graves, et seulement après autorisation judiciaire ;
  • les systèmes d’identification biométrique utilisant des caractéristiques sensibles (par exemple, le genre, la race, l’origine ethnique, le statut de citoyen, la religion, l’orientation politique) ;
  •  les systèmes de police prédictive (fondés sur le profilage, la localisation ou le comportement criminel passé) ;
  • les systèmes de reconnaissance des émotions utilisés dans les services répressifs, la gestion des frontières, le lieu de travail et les établissements d’enseignement ;
  • la saisie non ciblée d’images faciales provenant d’internet ou de séquences de vidéosurveillance en vue de créer des bases de données de reconnaissance faciale (ce qui constitue une violation des droits humains et du droit au respect de la vie privée).

Systèmes d’IA à haut risque

La proposition initiale de l’AI Act classait les systèmes d’IA selon différents niveaux de risque, allant de minime à inacceptable. Les systèmes d’IA à haut risque devront se conformer à un régime plus strict en matière de transparence, de gestion des risques et de gouvernance des données.

Les eurodéputés ont veillé à ce que la classification des applications à haut risque s’applique désormais aux systèmes d’IA qui portent gravement atteinte à la santé, à la sécurité et aux droits fondamentaux des personnes ou à l’environnement.

Les systèmes d’IA utilisés pour influencer les électeurs et le résultat des élections, ainsi que les systèmes d’IA utilisés dans les systèmes de recommandation exploités par les plateformes de médias sociaux (ayant plus de 45 millions d’utilisateurs) ont été ajoutés à la liste des systèmes à haut risque.

Obligations pour les systèmes d’IA à usage général

Les fournisseurs de ces SIA devront évaluer et atténuer les risques potentiels, notamment dans les domaines de la santé, de la sécurité, des droits fondamentaux, de l’environnement, la démocratie et l’état de droit. Ils devront aussi enregistrer leurs modèles dans la base de données de l’UE avant leur mise en circulation sur le marché européen.

Les systèmes d’IA générative basés sur de tels modèles, comme ChatGPT, devront respecter les exigences en matière de transparence (mentionner que le contenu est généré par l’IA, aider également à distinguer les fausses images des vraies) et offrir des garanties contre la génération de contenus illicites. Des résumés détaillés des données protégées par le droit d’auteur utilisées pour la formation des IA devront également être rendus publics.

Encourager l’innovation et protéger les droits des citoyens

Pour soutenir l’innovation en matière d’IA et les PME, les eurodéputés ont ajouté des exceptions pour les activités de recherche et les composants d’IA fournis dans le cadre de licences libres. Ils veulent d’autre part renforcer le droit des citoyens à porter plainte contre les SIA et à obtenir des explications sur les décisions fondées sur des SIA à haut risque ayant  une incidence  sur leurs droits fondamentaux.

Le rapporteur Brando Benifei (S&D, Italie) a déclaré à la suite du vote:

“Aujourd’hui, tous les regards sont tournés vers nous. Alors que les grandes entreprises technologiques tirent la sonnette d’alarme au sujet de leurs propres créations, l’Europe est allée de l’avant et a proposé une réponse concrète aux risques que l’IA commence à poser. Nous voulons exploiter le potentiel positif de l’IA en termes de créativité et de productivité, mais nous nous battrons aussi pour protéger notre position et contrer les dangers qui pèsent sur nos démocraties et nos libertés lors des négociations avec le Conseil”.

Le corapporteur Dragoş Tudorache (Renew, Roumanie), a ajouté:

“La loi sur l’IA donnera le ton au niveau mondial en matière de développement et de gouvernance de l’intelligence artificielle, en veillant à ce que cette technologie, appelée à transformer radicalement nos sociétés grâce aux avantages considérables qu’elle peut offrir, évolue et soit utilisée dans le respect des valeurs européennes que sont la démocratie, les droits fondamentaux et l’État de droit”.

 

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Le rendez-vous de l'Europe : Instauration du brevet européen

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Instauration du brevet européen
Le rendez-vous de l'Europe : Instauration du brevet européen

Le brevet européen à effet unitaire sera instauré le 1er juin

https://www.pei-france.com/article/le-brevet-europeen-a-effet-unitaire-sera-instaure-le-1er-juin/

 

Le 12 MAI 2023

 

Annoncé depuis de nombreuses années, le brevet européen à effet unitaire deviendra une réalité le 1er juin 2023 et entraînera des changements très positifs pour l'innovation française et les PME qui veulent protéger leurs inventions

Jusqu’à présent, un inventeur pouvait protéger son invention en Europe par un brevet national ou bien par un brevet européen. Toutefois, ces brevets européens délivrés devaient être validés et maintenus en vigueur individuellement dans chaque pays où ils produisaient leurs effets. Ce processus pouvait être complexe et très coûteux. Les exigences de validation variaient d'un pays à l'autre et pouvaient entraîner des coûts directs et indirects considérables : traductions, taxes, frais de représentation multiplié par le nombre de pays où le titulaire souhaitait valider son brevet européen. Annoncé depuis de nombreuses années, le brevet européen à effet unitaire deviendra une réalité le 1er juin 2023 et entraînera des changements très positifs pour l'innovation française et les PME qui veulent protéger leurs inventions. Le brevet européen à effet unitaire supprimera enfin la nécessité de procédures de validation nationales complexes et coûteuses. L'Office européen des brevets servira de guichet unique permettant d'obtenir aisément l'inscription d'un brevet unitaire. Aucune taxe ne sera due pour le dépôt et l'examen de la demande d'effet unitaire, ni pour l'inscription d'un brevet unitaire. Plus de taxe annuelle non plus. Et à l'issue d'une période transitoire de six ans, aucune traduction ne sera requise après la délivrance.

Pour en savoir plus : https://www.epo.org/applying/european/unitary/unitary-patent_fr.html

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/04/france-brevets-valorisation-a-la-francaise.html

 

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Le rendez-vous de l'Europe : La BCE (son anniversaire & rappel)

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : La BCE (son anniversaire & rappel)
Le rendez-vous de l'Europe : La BCE (son anniversaire & rappel)

25e anniversaire de la BCE

 

https://www.ecb.europa.eu/press/key/date/2023/html/ecb.sp230524~4e026cefbc.fr.html

 

Discours d’ouverture de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, à l’occasion des célébrations du 25e anniversaire de la BCE

Francfort-sur-le-Main, le 24 mai 2023

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La Banque centrale européenne

https://europa.eu/european-union/about-eu/institutions-bodies/european-central-bank_fr

https://www.ecb.europa.eu/home/languagepolicy/html/index.fr.html

  • Rôle: gérer la monnaie unique, assurer la stabilité des prix et mener la politique économique et monétaire de l’UE
  • Président: Mario Draghi
  • Membres: le président et le vice-président de la BCE, ainsi que les gouverneurs des banques centrales de tous les États membres de l'UE
  • Création: 1998
  • Siège: Francfort (Allemagne)

La Banque centrale européenne (BCE) gère l'euro et élabore et met en œuvre la politique économique et monétaire de l'UE. Son principal objectif consiste à assurer la stabilité des prix et à soutenir ainsi la croissance économique et la création d'emplois.

Que fait la BCE ?

  • Elle fixe les taux d'intérêt auxquels elle prête aux banques commerciales de la zone euro, ce qui permet de contrôler la masse monétaire et l'inflation.
  • Elle gère les réserves de devises étrangères de la zone euro ainsi que l'achat ou la vente de devises pour équilibrer les taux de change.
  • Elle garantit une surveillance appropriée des institutions et marchés financiers par les autorités nationales, ainsi que le bon fonctionnement des systèmes de paiement.
  • Elle assure la sécurité et la solidité du système bancaire européen.
  • Elle autorise la production de billets en euros par les pays de la zone euro.
  • Elle surveille l'évolution des prix et évalue les risques qui pèsent sur la stabilité des prix.     

Composition

Le président de la BCE représente la Banque lors des réunions européennes et internationales de haut niveau. Les trois instances de décision de la BCE sont les suivantes:

  • Le Conseil des gouverneursprincipale instance de décision.
    Il est composé du Directoire (voir ci-dessous) et des gouverneurs des banques centrales des pays de la zone euro.
  • Le Directoire: assure la gestion quotidienne de la BCE.
    Il est composé du président et du vice-président de la BCE, et de quatre autres membres nommés par les dirigeants des pays de la zone euro pour un mandat de huit ans.
  • Le Conseil général: exerce un rôle de consultation et de coordination.
    Il est composé du président et du vice-président de la BCE, ainsi que des gouverneurs des banques centrales de tous les pays de l'UE.

Comment fonctionne la BCE ?

La BCE travaille en collaboration avec les banques centrales nationales de tous les pays de l’UE. Ensemble, elles forment le Système européen de banques centrales.

Elle dirige la coopération entre les banques centrales au sein de la zone euro (l'eurosystème).

Que font les instances de décision?

  • Le Conseil des gouverneurs analyse les développements économiques et monétaires, définit la politique monétaire de la zone euro et fixe les taux d'intérêt auxquels les banques commerciales peuvent emprunter auprès de la BCE.
  • Le Directoire met en œuvre la politique monétaire, assure la gestion quotidienne de la BCE, prépare les réunions du Conseil des gouverneurs et exerce les pouvoirs que ce dernier lui confère.
  • Le Conseil général contribue aux travaux de consultation et de coordination et assiste les nouveaux pays souhaitant adopter l'euro.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/12/le-rendez-vous-de-l-europe-la-bce-banque-centrale-europeenne-et-la-bei-banque-europeenne-d-investissment.html

 

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Le rendez-vous de l'Europe : Anniversaire & Quelques rappels

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Anniversaire & Quelques rappels
Le rendez-vous de l'Europe : Anniversaire & Quelques rappels

Partout dans l'Union européenne, le 9 mai est célébré en tant que Journée de l'Europe. Cette date commémore la déclaration Schuman, considérée comme l'acte fondateur de la construction européenne. De nombreux évènements sont organisés autour de cette date pour l'occasion. Nous invitons les collectivites locales à parler d'Europe dans leurs magazines municipaux grâce à des nombreux articles mis à leur disposition.

https://france.representation.ec.europa.eu/informations-et-evenements/fete-de-leurope_fr#:~:text=Partout%20dans%20l'Union%20europ%C3%A9enne,cette%20date%20pour%20l'occasion.

 

 

 

À Paris

Débats, projections, concert… Rejoignez-nous le 13 mai sur le parvis de l’Hôtel de Ville ! 

La Représentation en France de la Commission européenne, en coopération avec le Bureau d'information du Parlement européen en France, la Ville de Paris et la Maison de l'Europe de Paris, a le plaisir de vous convier à l’édition 2023 de la Journée de l’Europe. L'événement aura lieu en public le 13 mai de 10h00 à 22h sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

Parmi les temps forts de cette journée, une série de débats sur des enjeux d’actualité avec de grandes personnalités européennes :

  • 10h15 - 12h00 | Table ronde "S’engager pour l’Europe" (présentation des métiers de l’Europe, des institutions, des possibilités de carrières, des métiers et des voies d'accès) / Présentation des nouvelles modalités des concours de l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) / Séance de questions-réponses sur Erasmus+.
  • 14h - 15h | Table ronde "L'Europe puissance : enjeux géopolitiques et sociétaux dans le contexte de la guerre en Ukraine", avec comme intervenants : Caroline de Camaret (France 24), Anne Hidalgo (Maire de Paris), Nicolas Schmit (Commissaire européen à l'emploi et aux affaires sociales), Bernard Guetta (Député européen Renew), Victor Negrescu (Député européen S&D)
  • 16h - 17h15 | Table ronde "L'Europe qui fait rêver ?", avec comme intervenants : Caroline de Camaret (France 24), Jean-Baptiste Letondeur (RFI), un astronaute de l'ESAAya Cissoko (championne du monde de boxe amateur et écrivaine), et une personnalité du monde de la culture (à confirmer)  
  • 17h30 - 18h40 : Remise du label Paris Europe par Valérie Drezet-Humez, Cheffe de la Représentation en France de la Commission européenne

La culture sera également mise à l’honneur, avec un concert gratuit en fin de journée organisé par Europavox. Trois artistes européens se produiront entre 19h et 22h, dont Fakear

 

Vu et lu dans Les Echos du 31/12/21

Vu et lu dans Les Echos du 31/12/21

Vu et lu dans Les Echos du 19/01/22
Vu et lu dans Les Echos du 19/01/22

Vu et lu dans Les Echos du 19/01/22

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe
Vu et lu dans Les Echos du 01/06/22 et du 22/07/22
Vu et lu dans Les Echos du 01/06/22 et du 22/07/22
Vu et lu dans Les Echos du 01/06/22 et du 22/07/22

Vu et lu dans Les Echos du 01/06/22 et du 22/07/22

Climat, industrie : la France est le 2ème bénéficiaire des prêts de la BEI en 2022

https://www.euractiv.fr/section/economie/news/climat-industrie-la-france-est-le-2eme-beneficiaire-des-prets-de-la-bei-en-2022/?utm_source=piano&utm_medium=email&utm_campaign=21853&pnespid=7aF7UyteMKwX2.LKvjCyA5CBoAO8UZB2fO_lzPAz80VmFnJvs.ENdNnXYa4lWI4WiJkhV85Ncg

 Le 06 févr. 2023

Avec près de 10 milliards d’euros de projets financés par la Banque européenne d’investissement (BEI) en 2022, la France a été le deuxième bénéficiaire des prêts de l’institution de financement. Le rôle de la BEI dans le Plan industriel vert reste encore à déterminer.

Quelque 8,4 milliards d’euros ont été octroyés aux entreprises et collectivités françaises via la BEI, et 1,5 milliard via sa filiale dédiée au financement des PME, le Fonds européen d’investissement (FEI).

Le groupe BEI a accordé au total 72,5 milliards d’euros de financements en 2022, dont l’Italie a été la première bénéficiaire avec 10,09 milliards, devant la France et l’Espagne ex aequo (9,96 milliards d’euros chacune) et l’Allemagne (6,61 milliards).

En ce qui concerne la France, près de 6 milliards d’euros de prêts ont été consacrés aux « énergies renouvelables, aux mobilités propres et à l’efficacité énergétique », selon le communiqué de la BEI.

L’institution a par exemple soutenu le loueur d’engins de chantier Loxam à hauteur de 130 millions d’euros, pour l’aider à électrifier sa flotte.

InvestEU : Loxam signe le premier « Prêt Vert » accordé par la Banque européenne d’investissement en France

EURACTIV France a suivi la Secrétaire d’État chargée de l’Europe, Laurence Boone, qui s’est rendu lundi (26 septembre) à Colombes, dans les locaux de LOXAM, pour assister à la cérémonie de signature d’un prêt de 130 millions accordé par la Banque européenne d’investissement.

Autre priorité de la BEI en France : l’innovation, qui a bénéficié d’une enveloppe de 2,7 milliards d’euros en 2022.

Par rapport à 2021 (13,9 milliards d’euros), les financements accordés aux entreprises et collectivités françaises ont reculé de quatre milliards d’euros.

Mais 2021 était une année exceptionnelle avec la mise en place du Fonds de garantie européen, selon le vice-président de la BEI Ambroise Fayolle.

Cet outil destiné à « soutenir les entreprises pendant le Covid a boosté le chiffre en 2021 », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse lundi matin à Paris.

« Si on regarde la tendance de long terme, le chiffre est en augmentation », a-t-il assuré, avant d’ajouter qu’en France, « la taille moyenne des projets baisse et le risque moyen des projets augmente ».

LEAK : la Commission précise les modalités de son nouveau Plan industriel vert

Quelques jours après la présentation par la Commission européenne de son Plan industriel vert, qui tente de répondre à l’Inflation Reduction Act américain, EURACTIV a eu accès à un document confidentiel précisant les modalités d’application des nouvelles règles relatives aux aides d’État.

La BEI à l’aune du Plan industriel vert

La stratégie de la BEI s’ancre dans un double enjeu de sécurité énergétique et indépendance industrielle, a également souligné M. Fayolle.

De fait, ce « prêteur le plus vert au monde » n’est pas épargné par les débats qui animent les États membres autour du nouveau Plan industriel vert (« Green Deal Industry Plan »), présenté par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen mercredi (1er février).

Le plan fixe notamment un assouplissement des règles relatives aux aides d’État et encadre un principe nouveau de « subventions d’alignement » (« matching subsidies »), qui permettrait aux États membres de s’aligner sur une offre de subventions qu’une entreprise européenne recevrait d’un pays tiers – notamment les États-Unis.

 

Vu et lu dans Actu-Environnement Hors-Série - Spécial Hydrogène de février 2023

Vu et lu dans Actu-Environnement Hors-Série - Spécial Hydrogène de février 2023

LES VÉHICULES ÉLECTRIQUES ONT REPRÉSENTÉ 12,1% DES VENTES ANNUELLES EN EUROPE

 

https://vipress.net/les-vehicules-electriques-ont-represente-121-des-ventes-annuelles-en-europe/

Publié par Frédéric Fassot | 1 Fév 2023 

 

En 2022, les ventes de véhicules électriques à batterie (BEV) en Europe ont continué de croître, malgré le déclin général du marché automobile de l’Union européenne, selon l’association européenne des constructeurs (ACEA). En conséquence, la part de marché des BEV est passée à 12,1%, une amélioration de 3 points de pourcentage par rapport à 2021.

2022 fut également une bonne année pour les voitures hybrides, qui ont atteint une part de marché de 22,6%. En revanche, les immatriculations de véhicules essence et diesel traditionnels ont continué à perdre du terrain, même si leurs parts combinées représentent encore plus de la moitié des ventes de voitures dans l’UE en 2022 (voir illustration).

Les ventes de voitures essence ont affiché une croissance de 4,1% au quatrième trimestre 2022. Les quatre marchés clés ont contribué à cette amélioration, notamment l’Italie (+17,4%) et la France (+3,5%). Malgré cela, la part de marché de l’essence est tombée à 32,5%, contre 35,5% à la même période en 2021. Pour sa part, le diesel a enregistré une légère baisse sur les trois derniers mois de l’année (-0,4%), tandis que sa part de marché est tombée à 14,4%, contre 16,4% au quatrième trimestre 2021. En conséquence, les immatriculations  de véhicules diesel en année pleine pour ont baissé de 19,7% à 1,5 million d’unités, soit une part de marché de 16,4% en baisse de 3,1 points par rapport à 2021.

D’octobre à décembre, les immatriculations dans l’UE de voitures électriques à batterie ont augmenté de 31,6% pour atteindre 406 890 unités, la plupart des marchés de la région ayant enregistré une croissance. L’Allemagne a ouvert la voie avec 198 293 unités et une augmentation de 66,1%, suivie de la France avec une progression des immatriculations de 12,6%, à 62 155 unités. Après un troisième trimestre faible, les ventes de voitures hybrides rechargeables (PHEV) dans l’Union européenne ont connu une forte hausse (+29,5%) au dernier trimestre 2022, soutenues par une augmentation de 73,5% en Allemagne, qui représentait à elle seule plus de la moitié des immatriculations de la région dans cette catégorie. Cela a permis une croissance annuelle de 1,2% pour cette catégorie.

Les véhicules électriques hybrides (HEV) ont totalisé 545 316 unités immatriculées dans l’UE au 4e trimestre (soit une augmentation de 22,2% par rapport à la même période en 2021). Cela a conduit à une augmentation globale de 8,6% sur l’ensemble de l’année et à une part de marché de 22,6%.

Les véhicules à propulsion alternative ont ainsi représenté plus de la moitié (53,1%) du marché automobile de l’UE au cours du dernier trimestre de l’année, avec plus de 1,3 million de voitures immatriculées au total. Sur une base trimestrielle, c’est la première fois qu’elles surpassent les types de carburant essence et diesel traditionnels.

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LANCEMENT D’UN FONDS DE FONDS DE 3,75 MILLIARDS EN FAVEUR DES CHAMPIONS TECHNOLOGIQUES EUROPÉENS

https://vipress.net/lancement-dun-fonds-de-fonds-de-375-milliards-en-faveur-des-champions-technologiques-europeens/

Publié par Frédéric Fassot | 14 Fév 2023 | 

 

Le groupe BEI, composé de la Banque européenne d’investissement (BEI) et du Fonds européen d’investissement (FEI), et cinq États membres de l’Union européenne ont lancé l’initiative Champions technologiques européens (ICTE), un fonds de fonds qui apportera du capital- développement à des entreprises européennes innovantes qui en sont à un stade de croissance avancé. La contribution française à l’ICTE est de 1 milliard d’euros.

Géré par le FEI, l’ICTE a obtenu, durant sa période de souscription initiale de 18 mois, des engagements de la part de l’Espagne, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et de la Belgique pour un montant de 3,25 milliards d’euros. Le groupe BEI a engagé 500 millions d’euros supplémentaires, portant le total à 3,75 milliards d’euros. La taille du fonds devrait augmenter et attirer de nouveaux engagements à l’avenir. La contribution française à l’ICTE est de 1 milliard d’euros.

L’ICTE, pierre angulaire de l’initiative paneuropéenne Scale-up Europe, qui a été dévoilée en février 2022 à Paris sous présidence française du Conseil de l’Union européenne, rassemblera des ressources publiques des États membres participants et du groupe BEI afin d’effectuer d’importants investissements dans des fonds de capital-risque qui, à leur tour, fourniront des financements aux champions technologiques européens.

Combler les lacunes d’accès au financement pour des montants de plus de 50 M€

L’ICTE renforcera le marché européen du capital-risque pour les entreprises à fort potentiel de croissance en comblant les lacunes en matière d’accès au financement, notamment pour les entreprises qui cherchent à lever des montants supérieurs à 50 millions d’euros.

« Il est essentiel d’apporter un soutien aux entreprises européennes innovantes à un stade avancé de leur développement, lorsqu’elles souhaitent faire croître leur activité, afin de préserver l’autonomie stratégique de l’UE et l’accès aux technologies clés génériques. L’Europe compte de solides innovateurs, mais elle doit améliorer leur environnement pour que ces entreprises passent du statut de jeunes pousses à celui de concurrents crédibles, puis à celui de chefs de file du marché. L’ICTE met en lumière notre engagement en faveur du financement de l’innovation et du déploiement de technologies qui contribueront à garantir un avenir durable à l’Europe », a déclaré Werner Hoyer, président du groupe BEI.

L’initiative part du constat qu’actuellement, les jeunes pousses spécialisées dans les technologies les plus prometteuses d’Europe ne disposent pas de capitaux suffisants pour être compétitives à l’échelle mondiale ou sont acquises par des concurrents étrangers, ce qui représente une perte nette pour l’économie européenne. L’élimination de cette « spirale du manque de financement » et la réduction du déficit de capital de croissance pourraient induire la création d’un grand nombre d’emplois hautement qualifiés en Europe et stimuler la croissance.

L’ICTE contribuera à créer une catégorie d’actifs dans laquelle les investisseurs institutionnels européens peuvent investir activement et diversifier durablement leurs portefeuilles, en maintenant un flux soutenu de financements en faveur des entreprises européennes à fort potentiel de croissance.

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Union européenne : les prévisions de croissance revues à la hausse pour 2023

https://www.lemoci.com/union-europeenne-les-previsions-de-croissance-revues-a-la-hausse-pour-2023/

 

Par Christine Gilguy / Le 17/02/23

 

La Commission européenne a publié le 13 février ses prévisions économiques dites « d’hiver ». Bonne nouvelle : un an après le déclenchement de la guerre en Ukraine, elles sont moins négatives que prévu pour 2023, avec la perspective d’une récession qui s’éloigne et des prévisions de croissance relevées à + 0,8 % pour l’UE et à + 0,9 % pour la zone euro. Revue de détail, pays par pays.

En 2022, l’Union européenne a été résiliente : après la forte expansion enregistrée au premier semestre de 2022, la croissance a marqué le pas au troisième trimestre. Mais malgré « des chocs négatifs exceptionnels » tels que la forte inflation et la crise énergétique, l’économie de l’UE a évité la contraction que les prévisions de l’automne annonçaient pour le quatrième trimestre. Le taux de croissance annuel pour 2022 est désormais estimé à 3,5 % tant pour l’UE que pour la zone euro.

Les prévisions de l’automne faisaient donc craindre une récession, mais ce spectre s’éloigne. Que s’est-il passé ?

Plusieurs évolutions favorables se sont produites depuis, explique la Commission : grâce à la diversification des sources d’approvisionnement et à la forte baisse de la consommation, les niveaux des stocks de gaz sont restés supérieurs à la moyenne saisonnière des dernières années, tandis que les prix de gros du gaz sont tombés bien en dessous des niveaux d’avant la guerre. En outre, le taux de chômage est demeuré à son plus bas historique (6,1 %) jusqu’à la fin de 2022. « La confiance s’améliore, et les enquêtes de janvier indiquent que l’activité économique devrait aussi échapper à une contraction au premier trimestre de 2023 » indique la Commission.

Les turbulences restent cependant fortes. En janvier, le pouvoir d’achat des ménages reste érodé par les prix élevés de l’énergie et la hausse du taux d’inflation sous-jacente (inflation globale hors énergie et aliments non transformés). En outre, les tensions inflationnistes persistent, de même que les restrictions monétaires (hausse des taux d’intérêt), pesant sur l’activité des entreprises et freinant l’investissement.

Néanmoins, les prévisions économiques intermédiaires de l’hiver sont plus positives qu’à l’automne : elles tablent donc sur une croissance de + 0,8 % dans l’UE et de + 0,9 % dans la zone euro en 2023, soit respectivement 0,5 et 0,6 points de pourcentage de plus que précédemment. Le taux de croissance prévu pour 2024 reste inchangé, à + 1,6 % pour l’UE et + 1,5 % pour la zone euro, soit une nette accélération.

Les prévisions de croissance par pays en 2023
(évolution du PIB réel)

Monde (hors UE) : + 3 %

Zone euro : + 0,9 %

Allemagne : + 0,2 %
Autriche : + 0,5 %
Belgique : + 0,8 %
Chypre : + 1,6 %
Croatie : + 1,2 %
Espagne : + 1,4 %
Estonie : + 0,0 %
Finlande : + 0,2 %

France : + 0,6 %
Grèce : + 1,2 %
Irlande : + 4,9 %
Italie : + 0,8 %
Lettonie : + 0,0 %
Lituanie : + 0,3 %
Luxembourg : + 1,7 %
Malte : + 3,1 %
Pays-Bas : + 0,9 %
Portugal : + 1 %
Slovaquie : + 1,5 %
Slovénie : + 1 %

Hors zone euro

Bulgarie : + 1,4 %
Danemark : + 0,1 %
Hongrie : + 0,6 %
Pologne : + 0,4 %
Rép. Tchèque : + 0,1 %
Roumanie : + 2,5 %
Suède : + 0,8 %

Total UE : + 0,8 %

 

Le pic de l’inflation est passé

Autre indicateur mieux orienté : l’inflation. « Trois mois consécutifs de modération de l’inflation globale semblent indiquer que le pic est désormais derrière nous, comme annoncé dans les prévisions de l’automne » indique la Commission. Après avoir atteint un record historique de 10,6 % en octobre, le rythme d’inflation est retombé par la suite à 8,5 % dans la zone euro, grâce à la baisse de l’inflation énergétique.

Du coup, de 9,2 % en 2022, l’inflation globale dans l’UE devrait retomber à 6,4 % en 2023, puis à 2,8 % en 2024. Dans la zone euro, elle devrait décélérer pour passer de 8,4 % en 2022 à 5,6 % en 2023, puis à 2,5 % en 2024.

Bien que l’incertitude entourant les prévisions demeure élevée, les risques pesant sur la croissance sont globalement équilibrés, estime la Commission. La demande intérieure pourrait se révéler plus forte que prévu si les baisses récentes des prix de gros du gaz se répercutent davantage sur les prix à la consommation et si la consommation résiste mieux que prévu. Néanmoins, une éventuelle inversion de cette tendance ne peut être exclue dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes. La demande extérieure pourrait également se révéler plus robuste à la suite de la réouverture de la Chine, mais cela pourrait alimenter l’inflation mondiale.

Les risques en matière d’inflation, qui se reflètent dans certains des risques identifiés pour la croissance, restent largement liés à l’évolution des marchés de l’énergie. Pour 2024 en particulier, les risques de hausse de l’inflation sont très présents, dans la mesure où les tensions sur les prix pourraient être plus larges et plus enracinées que prévu si la croissance des salaires devait se stabiliser à des taux supérieurs à la moyenne pendant une période prolongée.

C.G

Pour consulter l’intégralité du document en ligne (en anglais) : 

https://economy-finance.ec.europa.eu/system/files/2023-02/ip194_en_1.pdf

 

 

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe

De l’importance du « made in Europe

https://www.ecoreseau.fr/humeur-semaine-marc-drillech/de-limportance-du-made-in-europe-2022-10-13-87582?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Matinale_Vendredi_-_20221014&utm_medium=email

Le 13 octobre 2022

 

Malgré les tensions et les risques politiques de voir la montée des extrêmes affaiblir l’Europe, elle demeurera l’échelle unique pour se confronter aux autres grandes puissances mondiales.

C’est vendredi. Les bécasses s’agacent et le temps est à la réflexion. Et je me demande si la bataille engagée pour le made in France ne risque pas de se retourner contre nous. Si nos bonnes intentions ne vont pas devenir des handicaps construits par nos propres politiques. Car derrière un intitulé juste et vertueux on trouve des orientations aux conséquences variables.

Le made in France pur et dur se fonde sur une véritable préférence nationale militante. Laquelle pousse à acheter avant tout un produit fabriqué en France par le travail des salariés du pays. On peut aller jusqu’à tolérer des faiblesses relatives pourvu que la fabrication nationale soit clairement établie. La France d’abord !

Le made in France consiste à privilégier à chaque occasion un produit fabriqué en France si les comparaisons ne sont pas en défaveur du consommateur. Ce qui oblige à une performance du produit qui ne se limite pas à son lieu de production. Mais l’imbrication des économies conduirait à une préférence plus cohérente, plus efficace également, la préférence européenne.

Malgré les tensions et les risques politiques de voir la montée des extrêmes affaiblir l’Europe, elle demeurera l’échelle unique pour se confronter aux autres grandes puissances mondiales. Et privilégier le « made in Europe » c’est donner l’avantage à des principes éthiques, une morale politique, une vision humaniste. Malgré les difficultés de tous ordres, les facilités que les réseaux sociaux offrent aux extrémistes de tous bords.

Peut-on imaginer une bataille du made in France qui fasse fi du « made in Europe », unique échelle compatible avec les réalités de notre temps et celles à venir ?

 

Vu et lu dans Les Echos du 18/10/22

Vu et lu dans Les Echos du 18/10/22

Vus et lus dans Les Echos du 07/11/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/11/22
Vus et lus dans Les Echos du 07/11/22

Vus et lus dans Les Echos du 07/11/22

 

SPATIAL : LES ÉTATS MEMBRES DE L’ESA ADOPTENT UN BUDGET EN HAUSSE DE 17%

https://vipress.net/spatial-les-etats-membres-de-lesa-adoptent-un-budget-en-hausse-de-17/

Le 24 Nov 2022 

 

Lors de la conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne qui s’est tenue à Paris les 22 et 23 novembre 2022, les États membres de l’ESA ont décidé d’un investissement européen global de près de 17 milliards d’euros, en hausse de 17% par rapport au budget précédent voté en 2019.

La France engage aujourd’hui 3,73 milliards dont une contribution à l’Agence spatiale européenne (ESA) à hauteur de 3,25 milliards d’euros, en hausse de plus de 20% par rapport à 2019 s’agissant des financements ESA. Ces nouveaux investissements représentent 35% du budget français pour le secteur spatial, annoncé par la Première ministre à 9 milliards d’euros sur les trois prochaines années, soit le premier budget spatial européen.

Les évènements liés à la guerre en Ukraine ont démontré l’intérêt de disposer d’une autonomie spatiale renforcée, particulièrement en matière d’accès à l’espace et de communications sécurisées. Les programmes menés par l’ESA constituent l’un des leviers en la matière, permettant notamment de mutualiser notre accès à l’espace et de financer de nombreuses missions scientifiques et d’exploration.

La France a ciblé deux objectifs prioritaires dans le cadre de cette souscription : renforcer l’autonomie européenne dans le secteur spatial, notamment en matière d’accès à l’espace, de télécommunications et de compétitivité du secteur spatial européen, et améliorer la connaissance du changement climatique. Les engagements français en faveur de la science sont également en forte augmentation, qu’il s’agisse des missions scientifiques de l’ESA, les programmes d’observation de la Terre ou d’exploration.

En matière de lanceurs, la France assure le financement d’Ariane 6 (523 M€), de la poursuite du démonstrateur de premier étage réutilisable Themis (50 M€) ainsi que du moteur « low-cost » Prometheus (156 M€). Cet engagement financier consacré aux programme menés par l’ESA se complète d’actions qui seront menées au niveau national par le CNES pour 125 M€ pour le financement des futurs lanceurs réutilisables et 40 M€ pour un futur moteur lourd. Concernant le long terme, la France est parvenue à un accord avec l’Allemagne et l’Italie sur l’adaptation du cadre d’exploitation des lanceurs européens au nouveau contexte international. Cet accord repose sur trois principes : la préférence européenne pour les lancements institutionnels, le financement d’Ariane 6 et Vega C afin de garantir la compétitivité de ces lanceurs sur les marchés institutionnels et commerciaux.

Concernant le changement climatique, la France investit de manière significative dans les satellites d’observation de la Terre, parmi lesquels Copernicus, la constellation européenne d’observation de la Terre à hauteur de 170 M€, mais également dans la préparation de future technologie d’observation de la Terre à hauteur de 225 M€. La France a également fortement investi (100 M€) pour le futur satellite Aeolus 2 qui va mesurer la vitesse des vents partout sur la surface du globe.

La France renforce également sa position dans le domaine de l’exploration, en y consacrant 516 M€, à la fois pour la poursuite de la mission Exomars malgré l’arrêt de la coopération avec la Russie, mais également à travers une contribution importante aux modules Esprit et I-Hab de la future station dite « Gateway » en orbite lunaire et de la mission de retour d’échantillon de sol martien, dont le retour sur Terre est prévu en 2031.

Sur le volet des télécommunications, la France a souscrit 400 M€ pour soutenir la R&D de ses industriels dont jusqu’à 300 M€ pour la constellation européenne de connectivité sécurité « IRIS² », selon les consortiums qui seront éligibles. Cet investissement dans le cadre européen se complète de 140 M€ qui seront alloués dans le cadre de France 2030 à des projets innovants en matières de télécommunications.

Le climat reste hautement prioritaire pour les États membres de l’ESA. Les ministres sont convenus de doter le Programme d’observation de la Terre de l’ESA de 2,7 milliards d’euros.

Avec 3,2 milliards d’euros destinés à la science, l’ESA va poursuivre la mise en œuvre des missions de son programme Vision Cosmique tout en préparant son nouveau programme de science spatiale Voyage 2050, qui définit sa vision globale en matière de science sur la période 2035-2050.

Les ministres ont alloué un montant de 2,7 milliards d’euros à la prochaine phase de Terrae Novae, programme d’exploration spatiale de l’ESA, qui se concentre sur trois destinations : l’orbite terrestre basse, la Lune et Mars.

Concernant les satellites au service de la connectivité, de la sécurité et du développement durable, l’amélioration de la vie sur Terre va bénéficier de quelque 1,9 milliard d’euros, qui seront consacrés aux moyens assurant une connectivité permanente en tout point du globe.

Le budget de la navigation a été porté à 351 millions d’euros.

Avec une hausse du budget alloué à son programme de sécurité spatiale, qui passe à 731 millions d’euros, l’ESA va pouvoir intensifier ses efforts pour protéger la Terre des dangers provenant de l’espace.

Le budget de l’ESA affecté au transport spatial est porté à 2,8 milliards d’euros.

Enfin, le budget des programmes technologiques de l’ESA passe à 542 millions d’euros. Les ministres ont décidé de lancer le nouveau programme ScaleUp, dont l’objectif est de promouvoir les activités spatiales commerciales ainsi que le développement d’un nouvel écosystème spatial en Europe.

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La Commission Européenne confirme son intention d’investir 1,2 milliard d’euros pour la R&D dans le domaine de la défense

https://www.actuia.com/actualite/la-commission-europeenne-confirme-son-intention-dinvestir-12-milliard-deuros-pour-la-rd-dans-le-domaine-de-la-defense/?mc_cid=d9d3708e72&mc_eid=ed2cb670a6

 

Le 20 juillet 2022, la Commission européenne annonçait son intention d’accorder un financement total de l’UE de près de 1,2 milliard d’euros en faveur de 61 projets collaboratifs de recherche et de développement dans le domaine de la défense, sélectionnés à la suite des tout premiers appels à propositions lancés au titre du Fonds européen de la défense (FED). Le 5 décembre dernier, elle a confirmé cet investissement.

Le Fonds européen de la défense (FED), l’instrument phare de la Commission créé pour soutenir la coopération en matière de défense en Europe, vise à favoriser la coopération entre les entreprises de toutes tailles et les acteurs de la recherche dans l’ensemble de l’UE. Il soutient des projets de défense compétitifs et collaboratifs d’un bout à l’autre du cycle de R&D.

L’UE a ainsi décidé d’investir dans des projets de capacités de défense de pointe, tels que la prochaine génération d’avions de combat, de chars et de navires blindés, ainsi que dans des technologies critiques pour la défense, telles que l’IA, le cloud militaire, les semi-conducteurs, l’espace, le cyberespace ou les contre-mesures médicales. Le FED sera ainsi le fer de lance des technologies de rupture, notamment dans le domaine des technologies quantiques et des nouveaux matériaux, et tirera parti de PME et de start-ups prometteuses.

Margrethe Vestager, avait déclaré en juillet:

 “Les excellents projets sélectionnés ont montré que la coopération industrielle en matière de défense en Europe peut devenir une réalité, même à grande échelle. Les presque 700 entreprises qui s’emploieront à la recherche et au développement de la prochaine génération de technologies innovantes de la défense grâce à des fonds de l’UE donneront l’impulsion pour obtenir une base industrielle résiliente et compétitive. Le fait que les PME représentent 43 % des entités participant aux projets sélectionnés montre que le programme du Fonds européen de la défense concerne bel et bien toute la chaîne de valeur industrielle de l’UE.”

Les PME représentent environ 43% des porteurs de projet. Les financements de la FED vont s’adresser aux catégories suivantes :

  • Le combat aérien (environ 190 millions d’euros);
  • Le combat terrestre (environ 155 millions d’euros);
  • Le combat naval (environ 103 millions d’euros);
  • La défense aérienne contre les missiles (environ 100 millions d’euros);
  • Les projets liés à l’espace bénéficieront d’un soutien d’environ 50 millions d’euros;
  • La cyberdéfense : 38 millions d’euros seront investis dans les projets de R&D de ce domaine.

Par ailleurs, 24 projets prometteurs impliquant des PME et des start-ups transfrontières bénéficieront également d’un financement.

À la suite de la décision d’attribution, les conventions de subvention avec les consortiums seront signées et les projets commenceront à se concrétiser. L’objectif est de soutenir la compétitivité de l’industrie de la défense européenne, le développement des technologies clés dont les forces armées ont besoin et de renforcer la sécurité de l’Union.

Thierry Breton, Commissaire au marché intérieur, a déclaré:

Avec un investissement de 1,2 milliard d’euros en faveur de 61 projets de défense européens collaboratifs, le Fonds européen de la défense présente aujourd’hui des résultats concrets en vue d’une industrie européenne de la défense plus intégrée à même de favoriser l’innovation et de fournir des capacités de pointe à nos forces armées. Grâce au Fonds européen de la défense, la coopération européenne dans le domaine de la défense devient de plus en plus la norme. Nous dépensons mieux en dépensant collectivement. Les États membres et l’industrie européenne de la défense en bénéficieront tous, quelle que soit leur taille”.

Découvrir les projets sélectionnés :

https://defence-industry-space.ec.europa.eu/funding-and-grants/calls-proposals/european-defence-fund-2021-calls-proposals-results_

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Le CNRS a deux nouvelles Étoiles de l’Europe

https://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/le-cnrs-deux-nouvelles-etoiles-de-leurope-0

Le 06 décembre 2022

Ce mardi 6 décembre se tenait la cérémonie des Étoiles de l’Europe qui récompense les coordinateurs de projets de recherche collaboratifs européens. Jean-François Doussin et Nicolas Mansard sont lauréats.

« La coordination d’un projet européen permet de fédérer et de réunir des partenaires autour d’une même expertise. Ce rôle fédérateur offre une visibilité singulière à la France dans le paysage européen de la recherche, tant pour les chercheurs, que pour les structures qui les portent. Ils deviennent autant d’ambassadeurs de notre recherche et de notre potentiel d’innovation », a souligné la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau à l’occasion de Forum Horizon Europe, au cours duquel se déroulait la cérémonie des Étoiles de l’Europe. « Je félicite les équipes de chercheuses et chercheurs qui se sont investis et qui ont fait le choix audacieux de l’Europe en coordonnant des projets collaboratifs », a ajouté la ministre à l'attention des chercheurs et des chercheuses lauréats.

La journée, qui s'est déroulée au Musée du quai Branly – Jacques Chirac a été rythmée par des tables-rondes sur la place des infrastructures de recherche dans Horizon Europe, la préparation d’un projet collaboratif européen et les objectifs des missions européennes.

Les trophées des Étoiles de l’Europe ont été remis à 12 lauréats dont deux scientifiques portant des projets CNRS : l’enseignant-chercheur en chimie de l’atmosphère, Jean-François Doussin et Nicolas Mansard, chercheur en robotique. 

Eurochamp pour la compréhension de l’impact de la pression atmosphérique sur le climat, la santé et le patrimoine

« Je reçois une étoile, mais il me faudrait une constellation pour les donner à tous ceux qui ont participé à ce projet », a indiqué Jean-François Doussin, professeur à l’Université Paris-Est Créteil, directeur adjoint scientifique Océan-Atmosphère à l’Institut National des Sciences de l’Univers du CNRS (INSU) et coordinateur du projet Eurochamp-2020 à la remise de son trophée.

Financé par le programme Horizon 2020 sur une durée de cinq ans, le projet Eurochamp-2020 a réuni un consortium de 14 partenaires européens coordonné par le CNRS – pour un budget de 9 millions d’euros. Ce projet européen d’infrastructures en science de l’environnement a visé à mettre en réseau les chambres de simulation atmosphérique Européennes : des outils rares et lourds qui servent à reproduire des atmosphères synthétiques pour étudier la transformation des polluants dans l’atmosphère. « L’objectif est de comprendre comment les polluants réagissent entre eux sous de la lumière solaire, de la présence d’autre polluants, de nuages, d’aérosols, etc… C’est une chimie très complexe qu’il faut modéliser pour prévoir les évènements de pollution, comme par exemple un pic d’ozone ou un évènement de particules fines ».

Une vingtaine d’installations en Europe, se chiffrant à plusieurs millions d’euros chacune, permettent d’étudier aussi bien la compréhension de la pollution aux particules fines, que l’impact de la pollution atmosphérique sur le climat, la santé ou encore le patrimoine. « Si cette science est née aux Etats-Unis, l’Europe aujourd’hui en est leader grâce à des initiatives telles que Eurochamp. »

Le projet européen s’est construit sur trois piliers. D’abord favoriser le réseautage pour le partage de connaissances et établir de bonnes pratiques entre experts. Également, « préparer l’avenir » grâce une recherche méthodologique sur l’adaptation des protocoles et des outils analytiques aux questionnements scientifiques émergeants. Et enfin, l’ouverture des installations aux utilisateurs extérieurs afin de favoriser l’accès des scientifiques non spécialistes de la simulation expérimentale aux chambres de simulation les plus avancées et les plus adaptées à leur recherche. « 50 % du budget d’Eurochamp a été dédié à cette ouverture nécessairement transnationale pour construire le paysage scientifique européen. Les scientifiques accueillis étaient donc financés pour leur voyage et leurs expériences sur les installations. »

Un projet qui a su intéresser les industriels pour l’évaluation de l’impact environnemental de leurs productions, pour le développement d’instrumentations de suivi de la pollution de l’air, ou encore avec l’émergence du marché des capteurs personnels, ou pour connaitre l’impact environnemental d’un produit - comme par exemple un pesticide ou une technologie automobile ou un carburant. « Ces questions ont fortement connecté Eurochamp au secteur industriel qui comptait plus d’une quinzaine de partenaires et d’utilisateurs privés. » Si Eurochamp s’est terminé en 2022, les partenaires prépare dans le cadre de la feuille de route ESFRI la fondation d’une infrastructures distribuées pérenne. « Dès le début du projet, nous nous sommes rapprochés de l’infrastructure ACTRIS qui fédère les sites atmosphères d’observation du climat. Aujourd’hui, nous avons fusionné et allons créer une organisation internationale– ACTRIS ERIC - qui continuera les actions d’Eurochamp. »

MEMMO : les robots du futur
« Je voudrais remercier les personnes qui m'ont aidé à coordonner ce projet. C'est un projet monté par un consortium de jeunes chercheurs. Cela a été une grande fierté pour moi d'être choisi pour coordonner ce projet », a indiqué Nicolas Mansard, chercheur en robotique, médaillé de bronze du CNRS et coordinateur du projet MEMMO lors de la cérémonie. Financé par le programme Horizon 2020 sur une durée de quatre ans, le projet MEMMO (Memory of Motion) a réuni un consortium de 10 partenaires européens – dont le LAAS - CNRS - pour un budget de 4 millions d’euros.

Ce projet européen a eu pour objectif de dépasser le savoir-faire actuel du robot marcheur en combinant des compétences en contrôle prédictif et l’apprentissage automatique. « Nous avons voulu prouver qu’il était possible de générer des mouvements complexes pour des robots arbitraires avec des bras et des jambes interagissant dans un environnement dynamique en temps réel », rapporte Nicolas Mansard.

Pour ce faire, le consortium a réuni un groupe d’experts en optimisation numérique, apprentissage machine, contrôle et conception de robot pour dépasser les capacités de contrôle actuels qui ne permettent pas le calcul générique de mouvements complexes en temps réel. « Le projet MEMMO s'appuie sur une mise en mémoire massive de mouvements optimaux précalculés qui sont récupérés et adaptés à de nouvelles situations avec un contrôle prédictif de modèle traitable en temps réel et où tous les capteurs disponibles sont exploités pour un contrôle par rétroaction », explique Nicolas Mansard. 

L’équipe a ainsi réalisé trois démonstrateurs : un robot humanoïde travaillant dans une usine du futur dans l'aérospatial (en partenariat avec Airbus, leader de cette industrie), un quadrupède pour explorer des structures de génie civil (tunnels de mines, bâtiments et villes - en partenariat avec Costain, le constructeur britannique du tunnel sous la Manche), et un exosquelette (en partenariat avec la fédération APAJH, association pour adultes et jeunes handicapés) pour permettre aux patients paraplégiques de marcher.

Pour les trois démonstrateurs, la preuve de concept a été réalisée. Si le robot humanoïde n’existe pas encore hors laboratoire, le quadrupède fonctionne mais n’est pas encore un produit, quant à l’exosquelette il est déjà un outil utilisé dans les centres de rééducation. « Nous avons pu démontrer sur une échelle de quatre ans qu’une seule idée pouvait irriguer des champs applicatifs différents et s’implémenter sur trois plateformes différentes. »

Avec une preuve de concept validée, le projet MEMMO ouvre tout un champ de possibilités en termes d’applications industrielles alors qu’une telle technologie révolutionnerait certainement les capacités de mouvement des robots et débloquerait un large éventail de services et d’outils très concrets. « Aujourd’hui l’exosquelette permet à des patients de travailler leur rééducation en centre hospitalier, mais à terme, il pourrait remplacer le fauteuil roulant. »

 

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/22

Vu et lu dans Les Echos du 15/12/22

 

Mettre en avant un récit européen

https://euroclic.mouvement-europeen.eu/mettre-en-avant-un-recit-europeen/

 

Le thème central de la récente université d’automne du Mouvement Européen-France était la culture. Cela va bien au-delà, nous devons plaider pour une identité européenne. Malgré nos diversités culturelles les pays en commun portent des valeurs et un héritage commun.

Notre monde s’organise en grands ensembles régionaux qui, pour mieux s’identifier, font chacun valoir un « récit » Les Etats-Unis avec la frontière et le mode de vie américain, la Russie avec l’histoire de son empire, la Chine avec ses 4000 ans de civilisation, le Royaume-Uni et son insularité, la Turquie avec le souvenir de l’empire ottoman, le Proche-Orient avec les lieux saints de l’islam, certain pays africain avec le non-alignement et la colonisation … Ces récits sont abondamment utilisé à des fins politiques, souvent au prix d’une réécriture de l’Histoire ou de dévoiement de notions qui nous sont chères (la Russie et la Chine qui disent être les vrais démocraties).

Face à cette présentation, souvent décomplexée, de la réalité historique de certains pays, l’Europe ne fait pas valoir ce qu’elle a en commun entre ses pays membres, qui sont souvent des sources d’inspirations qui se sont rependues dans le monde. La musique occidentale s’est rependue dans le monde au point que les résultats de concours internationaux sont trustés par les coréens ou les japonais. La pensée occidentale, sa littérature, ses arts graphiques sont largement connus, sans pour autant nier les cultures locales.

Aurions-nous honte de promouvoir nos spécificités ? L’exemple le plus flagrant étant les ponts et portes que nous faisons figurer sur nos billets de banque, faute de choisir quelles figures d’hommes et de femmes célèbres y faire figurer. Qu’est-ce qui nous différentie d’autres continents ? A l’évidence, à la différence des chinois, nous privilégions l’individu sur l’intérêt collectif. Nous acceptons la vérité scientifique, qui pour d’autres, vient contredire des croyances religieuses, nous ne plaçons pas sous la bénédiction divine nos institutions comme le font les américains etc.

Mettre en avant un récit européen, serait un moyen de faire prendre conscience des citoyens de leurs spécificités et de s’affirmer dans le monde. Les moyens nous en sont donnés par notre histoire, par notre réalité européenne d’aujourd’hui, par les ambitions que nous avons pour le monde.

L’histoire des Européens leur fourni des repères dont ils peuvent être fiers : invention de la démocratie à Athènes, d’un droit romain qui perdure jusqu’aujourd’hui, de l’humanisme, des droits de l’Homme, séparation de l’église et de l’Etat, Etat de droit, économie sociale de marché, idéal de paix illustré par le seul exemple qu’elle constitue de réunion pacifique de tout un continent, développement d’une culture qui s’est diffusée dans le monde entier.

L’Europe d’aujourd’hui est faite d’échanges entre humains de cultures différentes et associés de façon pacifique. C’est la promotion d’une gouvernance mondiale au service des biens communs de l’humanité, le leadership dans l’action pour le climat.

L’ambition pour le monde est une présence de l’Europe à hauteur des grandes puissances qualifiées de « rivaux systémiques », la promotion de régulations qui préservent la paix, l’état de la planète, qui minimise les déséquilibres de la finance et l’accroissement des inégalités, qui garantissent les droits des personnes, qui encadrent les questions éthiques que pose les progrès scientifique et technique, mais aussi les concentrations de pouvoirs économiques face aux pouvoirs politiques.

Affirmer les valeurs de l’Europe ne veut pas dire nier les autres cultures ou autres systèmes de valeurs, mais cultiver une identité commune déjà largement partagée.

Emmanuel Macron dans une récente allocution devant le Parlement européen a parlé d’un « leg européen » je pense qu’il faut aller plus loin et parler d’un récit qui puise sa source dans l’acquis, mais aussi trace notre ambition au services de l’Europe et du monde.

Ce sujet mériterait un débat avec le concours d’historiens, mais aussi de politologues et de philosophes, sans omettre de le placer dans une actualité qui le rend indispensable : changement climatique, résurgence des logiques de puissance (Ukraine, Taiwan…), défaut de gouvernance conduisant à des drames (Liban, Ethiopie), retour du religieux…

François Vié, vice-président du Mouvement Européen-Pas-de-Calais

 

Publié dans En bref

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