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Le rendez-vous de l'Europe : Des actes et des chiffres

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Des actes et des chiffres
Le rendez-vous de l'Europe : Des actes et des chiffres
Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19
Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19

Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19

Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19

Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19

Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19, et Le Figaro du 03/04/19
Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19, et Le Figaro du 03/04/19

Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19, et Le Figaro du 03/04/19

Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19
Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19
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Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19

Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19
Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19
Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19

Vu et lu dans Challenges n° 608 du 02/05/19

Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019
Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019

Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019

Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019
Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019

Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019

Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019 et Femme Actuelle
Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019 et Femme Actuelle

Vu et lu dans Val d'Oise n° 23 de mai/juin 2019 et Femme Actuelle

Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/2015 (Toujours d'actualité)

Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/2015 (Toujours d'actualité)

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Le rendez-vous de l'Europe : Bonne Fête / Happy Europe Day

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Bonne Fête / Happy Europe Day
Le rendez-vous de l'Europe : Bonne Fête / Happy Europe Day
Vus et lus dans Le livret du citoyen européen
Vus et lus dans Le livret du citoyen européen

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Vu dans europa.eu
Vu dans europa.eu

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Vus et lus dans Le petit livre bleu sur l'Europe
Vus et lus dans Le petit livre bleu sur l'Europe
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Vus et lus dans Le petit livre bleu sur l'Europe
Vus et lus dans Le petit livre bleu sur l'Europe

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Vus et lus dans europa.eu
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L'Union européenne, prix Nobel de la paix en 2012

 

L'Union européenne, prix Nobel de la paix en 2012

En 2012, l'UE s'est vue récompensée pour avoir fait avancer la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme en Europe.

L'UE a décidé d'allouer l'argent du prix Nobel de la paix aux enfants qui n'ont pas la chance de grandir dans un pays en paix. En outre, elle a doublé le montant du prix (930 000 euros) pour atteindre un total de 2 millions d'euros. Plus de 28 000 enfants ont ainsi bénéficié à ce jour des quatre projets éducatifs d'urgence retenus l'an passé.

L'UE entend poursuivre cette initiative dans les années à venir: elle constituera un héritage politique durable du prix Nobel de la paix et un instrument ciblé en faveur de l'éducation dans les zones de conflit. Pour 2013, l'UE a encore doublé les fonds et alloué 4 millions d'euros supplémentaires pour financer les projets existants et nouveaux.

Le prix Nobel de la paix 2012

Le comité Nobel a déclaré avoir voulu honorer le rôle stabilisateur joué par l'UE, qui a contribué à transformer la plus grande partie du continent européen, marqué par la guerre, en un continent de paix.

«Le combat réussi pour la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme» constitue, aux yeux du comité, l'accomplissement majeur de l'UE.

L'UE a œuvré pour la «fraternité entre les nations» et constitue en quelque sorte un «congrès pour la paix», selon la formule employée par Albert Nobel dans son testament de 1895, qui en fait un des critères d'attribution du prix.

L'Union européenne est la 21e organisation internationale à remporter le prix Nobel depuis 1901.

La cérémonie de remise des prix

Le prix a été remis à Oslo le 10 décembre. À l'instar des autres lauréats, l'UE l'a reçu des mains du président du comité Nobel. Elle était représentée par le président du Conseil, le président de la Commission et le président du Parlement européen. Le discours traditionnel du Nobel a été prononcé, au nom de l'UE, par les présidents Van Rompuy et Barroso. Quatre jeunes Européens lauréats du concours en ligne organisé par l'UE (voir ci-après) ont accompagné la délégation de l'UE à Oslo pour y recevoir le prix.

Le concours

À l'occasion du prix, les institutions de l'UE et le Forum européen de la jeunesse ont organisé un concours afin de demander aux jeunes Européens ce que signifie pour eux la paix en Europe.

Les jeunes de 8 à 12 ans ont été invités à envoyer un dessin, et les 13-24 ans à rédiger un texte court. Près de 5 400 jeunes ont participé au concours. Les lauréats ont été choisis par un jury, présidé par l'auteur de bandes dessinées Jean Van Hamme, et par le grand public, qui a pu voter sur Facebook.

Les gagnants

Les quatre lauréats ont accompagné la délégation officielle de l'Union européenne à Oslo pour assister à la cérémonie officielle le 10 décembre et au concert Nobel organisé le lendemain.

«Le prix Nobel de la paix 2012 ne fait pas que reconnaître les accomplissements passés de l'UE, il est également tourné vers l'avenir», ont déclaré les dirigeants des institutions européennes. «C'est pourquoi nous voulons que la jeunesse de l'Europe, héritière d'un continent de paix et responsable de l'Europe de demain, soit à nos côtés à Oslo».

Enquête sur l'attribution du prix Nobel de la paix à l'UE / https://europa.eu/european-union/about-eu/history/2010-today/2012/eu-nobel_fr 

Principales constatations:

  • 75 % des personnes interrogées estiment que la paix et la démocratie sont les acquis les plus importants de l'UE;
  • 2/3 sont fières de l'attribution du prix Nobel de la paix à l'UE;
  • 6 sur 10 estiment que l'UE mérite ce prix et que celui-ci va améliorer son image;
  • en Grèce, en Autriche, en Slovénie, aux Pays-Bas et en Suède, une majorité ne pense pas que l'UE mérite ce prix et que celui-ci va améliorer son image.

 

Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/2015 (Toujours d'actualité)

Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/2015 (Toujours d'actualité)

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe

Croissance : la zone euro reprend des couleurs

BFM / Le 30/04/19

 

Le PIB a augmenté de 0,4% au premier trimestre 2019, soit le double du trimestre précédent. Malgré les doutes, l’économie européenne affiche de belles surprises.

Ce n’est surement pas à la hauteur de l’insolente croissance américaine mais le PIB de la zone euro s’est montré dynamique au premier trimestre de l’année 2019. La croissance des 19 pays a atteint +0,4% pour ces 3 premiers mois de l’année. C’est bien mieux que la deuxième partie de 2018 (0,1% au troisième trimestre et +0,2% au quatrième trimestre) et c’est même au-dessus des prévisions des analystes.

Dans les détails, le chiffre intègre la croissance française qui résiste bien malgré la crise des gilets jaunes (+0,4%) ou encore celle de l’Italie, qui sort de sa récession (+0,2%). Enfin, l’Espagne a affiché une belle croissance (+0,7%) déjouant les craintes de ralentissement. De son côté, l’Allemagne n’a pas encore dévoilé sa croissance pour le premier trimestre mais affiche un taux de chômage au plus bas (4,9%) et une inflation à 2% sur un an.

Autre bonne nouvelle, le taux de chômage de la zone euro a baissé à 7,7% en mars, contre 7,8% en février. C’est ainsi le taux le plus faible depuis septembre 2008.

Une situation fragile

Ces annonces montrent une Europe plus résistante que prévue alors que les nuages s’amoncellent depuis plusieurs mois. Brexit, tensions commerciales, conflits entre Etats-membres… Les raisons de qu’inquiéter sont plutôt nombreuses. Autre preuve de cette bonne passe : les marchés sont dans le vert. Le CAC40 a ainsi repris plus de 17% depuis le 1er janvier.

Reste que tous ces indicateurs sont fragiles. La BCE, qui tablait sur une hausse du PIB de 0,2%, avait pris soin de ne pas durcir sa politique monétaire face à une inflation toujours faible. La croissance européenne ne devrait pourtant pas être suffisante pour faire changer d’avis Mario Draghi alors que la Fed américaine a engagé des hausses de ses taux directeurs depuis 2015.

 

Vus et lus dans 20 minutes du 29/04/19, l'Usine Nouvelle n° 3599 du 21/02/19, Le Monde du 25/04/19
Vus et lus dans 20 minutes du 29/04/19, l'Usine Nouvelle n° 3599 du 21/02/19, Le Monde du 25/04/19

Vus et lus dans 20 minutes du 29/04/19, l'Usine Nouvelle n° 3599 du 21/02/19, Le Monde du 25/04/19

Vu et lu dans Les Echos du 20/02/19, et l'Usine Nouvelle n° 3598 du 14/02/19
Vu et lu dans Les Echos du 20/02/19, et l'Usine Nouvelle n° 3598 du 14/02/19
Vu et lu dans Les Echos du 20/02/19, et l'Usine Nouvelle n° 3598 du 14/02/19

Vu et lu dans Les Echos du 20/02/19, et l'Usine Nouvelle n° 3598 du 14/02/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 23/04/19, et Les Echos du 26/04/19
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 23/04/19, et Les Echos du 26/04/19
Vus et lus dans Le Parisien Eco du 23/04/19, et Les Echos du 26/04/19

Vus et lus dans Le Parisien Eco du 23/04/19, et Les Echos du 26/04/19

Vu et lu dans Les Echos du 19/04/19

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Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/2015 (Toujours d'actualité)

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Le rendez-vous de l'Europe : Brexit or not Brexit, that is a question ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Brexit or not Brexit, that is a question ?
Le rendez-vous de l'Europe : Brexit or not Brexit, that is a question ?
Vus et lus dans Challenges n° 592 du 10/01/19, et Les Echos du 10/04/19
Vus et lus dans Challenges n° 592 du 10/01/19, et Les Echos du 10/04/19
Vus et lus dans Challenges n° 592 du 10/01/19, et Les Echos du 10/04/19

Vus et lus dans Challenges n° 592 du 10/01/19, et Les Echos du 10/04/19

Vus et lus dans Challenges n° 578 du 20/09/18, et Les Echos du 21/03/19
Vus et lus dans Challenges n° 578 du 20/09/18, et Les Echos du 21/03/19
Vus et lus dans Challenges n° 578 du 20/09/18, et Les Echos du 21/03/19

Vus et lus dans Challenges n° 578 du 20/09/18, et Les Echos du 21/03/19

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe
Vu et lu dans Les Echos du 28/01/19
Vu et lu dans Les Echos du 28/01/19

Vu et lu dans Les Echos du 28/01/19

Vus et lus dans Les Echos du 19, 26 & 27/03/19
Vus et lus dans Les Echos du 19, 26 & 27/03/19
Vus et lus dans Les Echos du 19, 26 & 27/03/19
Vus et lus dans Les Echos du 19, 26 & 27/03/19

Vus et lus dans Les Echos du 19, 26 & 27/03/19

Vus et lus dans Les défis du CEA n°235 de mars 2019, et Industrie & Technologies n° 1018 de mars 2019

Vus et lus dans Les défis du CEA n°235 de mars 2019, et Industrie & Technologies n° 1018 de mars 2019

Avec une levée de 11 millions d’euros, Aerospacelab veut faire décoller la «New Space» européenne

02/04/2019 /  frenchweb.fr

Le marché européen du « New Space », soit l’industrie spatiale d’initiative privée, décolle aussi outre-Quiévrain. La start-up belge Aerospacelab, spécialiste de l’imagerie satellite couplée à des données non géospatiales, a levé 11 millions d’euros dans un tour de table menée par le fonds franco-allemand XAnge, ainsi que BelAero, CMNE Innov&thic et la Société régionale d’investissement de Wallonie (SRIW).

Fondé fin 2017 par Benoît Deper, Aerospacelab évolue sur le marché de l’intelligence stratégique. L’entreprise développe des satellites qui pèsent entre 25 et 50 kilogrammes et sont équipés de composants miniatures et de différents capteurs, qui collectent des données visuelles en haute résolution sur des zones cible données.

Elle combine ensuite ces images avec des données non géospatiales pour fournir des analyses proactives et prédictives à des clients issus des secteurs de la défense, l’intelligence économique, l’infrastructure et l’agriculture de précision. Aerospacelab affirme notamment axer son offre sur la miniaturisation de ses composants, l’accessibilité de ses puissances de calcul et des cycles de développements agiles.

Un marché dominé par des géants américains

Le marché du New Space est dominé par des géants américains tels que SpaceX d’Elon Musk, Blue Origin de Jeff Bezos, ou encore Rocket Lab de l’ingénieur néo-zélandais Peter Beck. Dans le renseignement géospatial américain, on peut en outre citer Planet Labs, Spaceflight Industries ou Satellogic. Mais l’Europe, où différents acteurs publiques et privés semblent y voir une opportunité, n’est pas en reste. Des acteurs tels que les Français Thrustme ou Exotrail, le Finlandais IceEye, le Luxembourgeois Kleos Space, ou le Suisse Astrocast, font partie de la constellation du New Space européen. En juillet 2018, l’Agence spatiale européenne (ESA) et la Banque européenne d’investissement (BEI) avaient signé une déclaration commune pour mettre en place une alliance destinée à favoriser le financement du secteur spatial.

« Notre secteur est en pleine mutation, et en tant qu’agence spatiale, cela nous force à anticiper. Le moment est venu pour l’ESA de se tourner vers les citoyens de ses États membres afin de recueillir leurs idées et de les associer à la grande aventure européenne du transport spatial », avait alors déclaré Jan Wörner, directeur général de l’ESA. L’initiative avait pour but d’encourager l’innovation ouverte en s’adressant aux particuliers et aux entreprises du spatial ou d’autres secteurs.

« Un marché pesant près de 3,5 milliards de dollars par an »

Avec son tour de table de 11 millions d’euros, Aerospacelab, qui compte par ailleurs parmi ses conseillers l’ancien directeur général de l’ESA Jean-Jacques Dordain, entend développer sa flotte de satellites très haute résolution, avec le lancement de ses cinq premiers satellites dans les deux prochaines années.

La start-up veut également renforcer ses équipes, qui comptent aujourd’hui 25 employés, et accélérer le développement d’une plateforme d’intelligence artificielle. Celle-ci devra permettre d’analyser plus rapidement les données massives récoltées par Aerospacelab, mais aussi d’optimiser leur transformation en informations exploitables.

«  Il y a définitivement de la place pour un nouvel acteur comme nous » dans « un marché pesant près de 3,5 milliards de dollars par an et en croissance constante », a souligné Benoit Deper.

 

https://www.frenchweb.fr/jean-david-chamboredon-france-digitale-la-puissance-technologique-de-leurope-est-un-sujet-politique-majeur/339036?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=a1853ccf64-EMAIL_CAMPAIGN_2018_10_24_AM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-a1853ccf64-106733281

 

https://systematic-paris-region.org/fr/actualite/opportunite-european-defence-industrial-development-programme/

 

http://www.horizon2020.gouv.fr/

 

 

 

La France 1re bénéficiaire des financements de l'UE pour l'interconnexion

 le 28/03/2019 Batiactu.com

 La ministre chargée des Transports se félicite que la France bénéficie de près de 72 M€ de financements communautaires dans le cadre de l'appel à projets "Mécanisme pour l'interconnexion en Europe", se plaçant au premier rang des bénéficiaires.

La France se situe bien au cœur de l'Europe, à la croisée des axes de circulation entre la péninsule ibérique, l'Italie et le Benelux. Une situation qui en fait une nation de première importance dans le "Mécanisme pour l'Interconnexion" des infrastructures de transport. Elisabeth Borne a salué la décision de la Commission européenne d'allouer 71,6 M€ de financements pour treize projets qui impliquent le pays et représentent 17 % de l'enveloppe globale.

 

Ainsi le projet de Grand Port Maritime du Havre bénéficiera de presque 25 M€ de subventions (20 % de cofinancement) pour créer un chenal protégé, tandis que le Grand Port Maritime de Marseille recevra 1,2 M€ (8 % de cofinancement) pour développer des plateformes logistiques multimodales sur son emprise. Le projet MiRO 2, de mise en place d'un service ferroviaire multimodal pour les semi-remorques entre Barcelone et Rungis, recevra 13,7 M€ de subventions (20 %) pour la construction de deux plateformes aux deux extrémités de ce tracé. Pour le rail toujours, deux projets d'équipement de signalisation ferroviaire ERTMS sur la ligne entre Vintimille et Marseille et dans le tunnel sous la Manche, recevront plus de 12,6 M€ de financements (50 %). A Marseille toujours, la modernisation du terminal de transport combiné Med Europe de l'entreprise Intramar disposera de 2,78 M€ de subvention (20 %).


Une preuve de l'utilité des fonds européens

 

Une initiative portée par le ministère de la Transition écologique et solidaire de développement et de test d'une infrastructure numérique pour des services de transport intelligents bénéficiera de 10,8 M€ (50 %). Et le projet européen "Implementing telematics applications for European Interoperability" au service des voyageurs et du fret ferroviaire recevra pour sa part 2,97 M€ (50 %). Le système d'information digital "Ertico" qui occupe l'Ifsttar, Bordeaux Métropole et diverses entreprises françaises encaissera 1,43 M€ de financements (49,8 %). La digitalisation des voies navigables, poussée par VNF, recevra 215 k€. Enfin, les études de données portuaires ou de maintenance des wagons, seront également soutenues à hauteur de respectivement 581 et 110 k€.

La ministre des Transports conclut : "C'est une excellente nouvelle qui consacre une très grande mobilisation du gouvernement et des collectivités concernées depuis de longs mois. Le co-financement européen est souvent indispensable pour permettre de finaliser le financement de ces projets attendus (…) A l'heure où certains remettent en cause l'Union européenne, c'est une belle démonstration du rôle indispensable et positif qu'elle joue dans le quotidien de nos concitoyens et des territoires".

Fondation Robert Schuman & Toute l'Europe

Fondation Robert Schuman & Toute l'Europe

https://lejournaldeleco.fr/europeens-le-magazine-qui-raconte-leurope/#.XK4XF017mM8

 

 

Madame Thatcher marche pour l’Europe

Le 18/03/2019 / Le journal de l’éco

La Lyonnaise Valérie Thatcher (à ne pas confondre avec Margaret) est en train de parcourir 757 km à pieds pour rejoindre Bruxelles, un drapeau de l’Union européenne sur le dos. Son objectif ? Inciter les Français rencontrés sur sa route à aller voter aux prochaines élections européennes qui se dérouleront le dimanche 26 mai prochain.


« Je suis atterrée de voir tout ce qui se passe en ce moment en Europe : la montée des extrêmes, les propos haineux que certains peuvent véhiculer sur les migrants, le repli sur soi ou l’envie de sortir de l’Union européenne », énumère Valérie Thatcher.

Depuis le début de son périple, elle a déjà croisé des personnes assez hostiles. Le premier jour, elle s’est fait interpeller par des militants de l’UPR, Union populaire républicaine puis vilipendée à Anse, par une habitante ayant eu besoin de déverser sa colère. Même si elle déplore ces réactions négatives, cela la motive encore plus !

« Le problème est que les gens s’abreuvent de fausses informations et ont une vision très déformée de ce qu’est l’Europe en réalité. Elle est une chance ».

Rejoindre la capitale belge et européenne en 32 jours
Encouragée par ses proches et sa famille, Valérie a autofinancé son projet, ouvrant toutefois une cagnotte en ligne. C’est son mari qui s’est occupé de lui trouver des hébergements. Différents élus des communes traversées ont été sollicités pour lui trouver un toit lors de son passage.

« Mon objectif est de pouvoir aller jusqu’au bout et arriver le 14 avril à Bruxelles », conclut-elle entre deux foulées.

 

Élections européennes: Facebook va lancer son dispositif contre les fake news fin mars

21/03/2019 frenchwev.fr

Facebook déploiera fin mars son dispositif de transparence en matière de publicités politiques au sein de l’UE, dans le cadre de ses efforts pour endiguer les tentatives de manipulations avant les élections européennes de mai, a confirmé mercredi une responsable du groupe.

Le réseau social ouvrira « fin mars » la procédure d’agrément que devront suivre les personnes ou entités qui veulent diffuser des publicités politiques dans le cadre des élections européennes, a expliqué à des journalistes Katie Harbath, chargée des questions relatives aux élections chez Facebook, en déplacement cette semaine à Paris et à Bruxelles. « Nous allons exiger que les personnes suivent cette procédure d’agrément dans chacun des pays où ils veulent cibler des électeurs», a-t-elle expliqué.

Cette mesure permet au réseau de procéder à des vérifications et d’exiger des précisions sur l’activité des annonceurs, et d’interdire si nécessaire la diffusion de publicités financées par des acteurs étrangers.

En outre, les campagnes publicitaires resteront publiquement accessibles 7 ans après leur diffusion, et en cliquant sur un bouton qui les accompagne, on pourra obtenir des données (dont l’estimation du montant dépensé et du nombre de vues générées). Des rapports hebdomadaires pays par pays seront diffusés en mai.

Facebook, accusé d’avoir servi en 2016 de support à l’ingérence d’officines russes oeuvrant à l’élection de Donald Trump, déploie désormais ce type d’outils lors des grandes élections, comme lors des « midterms » américaines ou de la présidentielle au Brésil, et projette de mettre en place un dispositif d’ampleur mondiale d’ici fin juin, a rappelé Katie Harbath.

Le groupe a en outre récemment créé deux nouveaux « centres opérationnels » régionaux dédiés aux élections, à Dublin et Singapour, en plus de celui installé dans son QG américain à Menlo Park, pour pouvoir réagir à toute heure à d’éventuelles tentatives d’interférences.

La commission européenne avait reproché fin février aux géants du Net, et en particulier Facebook et Twitter, de ne pas lui donner suffisamment d’informations sur leurs efforts contre la désinformation à l’approche des élections pour le Parlement européen prévues fin mai.

« Nous avons réalisé de grandes avancées durant ces deux dernières années mais nous aurons toujours d’énormes efforts à fournir», a concédé Katie Harbath, tout en assurant que Facebook était désormais « très bien préparé pour gérer les choses que nous pouvons prévoir, et pour pouvoir réagir rapidement à celles qui pourraient surgir».

Outre les outils publicitaires, Facebook a rappelé avoir musclé depuis deux ans ses efforts pour lutter contre la désinformation sur ses plateformes, notamment via la suppression automatisée des faux comptes, et son programme international de fact-checking, via lequel il rémunère des médias (dont l’AFP) pour vérifier les contenus soupçonnés d’être faux.

A cette occasion, Tessa Lyons, une autre responsable de Facebook, a réaffirmé que ce programme permettait de « réduire de 80% » les vues des contenus identifiés comme faux. Mais elle a confirmé que le groupe n’entendait pas procéder à la suppression systématique des fausses nouvelles (ou « fake news »), celles-ci n’étant retirées du réseau que si elles violent ses règles d’utilisation, par exemple si elles font peser « une menace physique immédiate» sur des personnes.

Le groupe devant, justifie-t-elle, maintenir un équilibre « entre la liberté d’expression et s’assurer d’avoir des informations fiables».

Et si vous voulez intervenir dans l'Europe de demain, n'hésitez-pas à remplir le questionnaire dont voici le lien :

https://ec.europa.eu/consultation/runner/future-of-europe

Et comme d'habitude maintenant, faites passer.

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Le rendez-vous de l'Europe : L'impératif d'une défense

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : L'impératif d'une défense
Le rendez-vous de l'Europe : L'impératif d'une défense

Abandonnée en 1954 par le rejet de l’Assemblée Nationale française du traité instituant la Communauté Européenne de Défense (CED), censée remplacer alors l’Union occidentale, première organisation européenne consacrée à la défense, créée en 1948 dans le cadre du traité de Bruxelles, le sujet d’une défense européenne revient aujourd’hui sur le devant de la scène par l’entremise du président français Emmanuel Macron, soucieux d’apporter une réponse européenne à un monde qui bouge, qui évolue, redevenant dangereux, avec notamment des acteurs dont les buts ne sont pas très clairs, et une Amérique, celle de mister T en tous cas, qui envoie des messages peu rassurants quant à son rôle de garant d’une paix initiée depuis la fin de la deuxième guerre mondiale (1945).

Sera-t-il entendu ? En ce qui me concerne je l’espère, mais l’on voit depuis quelques temps un regain d’intérêt de certains pays, notamment de l’Allemagne, sur le sujet, aidé également en cela par le Brexit, empêchant à terme la Grande-Bretagne d’entraver ce souhait, car à l’origine rétive, privilégiant plutôt le rôle de l’Otan.

Mais, avant d’aller plus loin sur l’argument, un peu d’histoire.

Donc, après le refus français, ce n’est qu’en 1976 que le sujet revient vraiment sur le devant de la scène, avec au sein de l’Otan, la création du groupement européen indépendant de programme (GEIP), devenant en 1992, le groupe armement de l’Europe occidentale (GAEO), et, avec le traité de Maastricht en 1993, l’instauration de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), dont l’instrument principal se nomme la politique européenne de sécurité et de défense (PESD).

Ensuite, en 1995 sera créé au sein du Conseil de l’UE, le groupe politique d’armement (POLARM), réunissant les ministres des Etats membres, et dont l’objectif sera de prendre les décisions relatives à la mise en œuvre de la PESC. Clair ?

Le traité européen d’Helsinki en décembre 1999 amorcera lui le renforcement des capacités militaires, avec comme objectif, de créer une force militaire de 60 000 hommes, capable d’accomplir diverses missions humanitaires, d’évacuation, de maintien ou de rétablissement de la paix, et celui de Nice en 2003, entérinera le passage de la PESD à la PSDC, soit la politique de sécurité et de défense commune.

Mais, c’est avec la déclaration franco-britannique de Saint Malo en 1998, et le sommet de l’Otan de 2002, que l’UE vit enfin monter en puissance la concrétisation d’une idée finalement jamais abandonnée, avec d’un côté, la prise en compte de la Grande Bretagne, moins rétive, ou plus pragmatique, c’est selon, de tenir compte de l’importance d’une défense européenne fiable, et de l’autre, la possibilité pour l’UE de bénéficier des moyens militaires de l’Otan, dans le cadre de sa défense, ou d’opérations extérieures, c’est ce que l’on a appelé l’accord de Berlin.

Et au final, suite à ces changements, ce sont près d’une vingtaine d’opérations, tant civiles que militaires, qui ont été misent en œuvre, avec la 1ère en 2003 au Congo, dans le cadre de la mission Artemis, et certaines encore en cours aujourd’hui, comme celle menée en Méditerranée, lancée en 2015, afin de lutter contre le trafic de migrants (EUNAVFOR Med), ou celle menée au Mali, suite à l’action primordiale de l’armée française au Mali, connue sous l’appellation « Opération Serval », consistant à former l’armée malienne (EUTM).

Alors, pourquoi aujourd’hui plus qu’hier me direz-vous ?

Plusieurs facteurs en fait, tout d’abord les actes terroristes perpétrés en Europe, révélateurs d’un manque criant de coordinations et de  coopérations européennes dans cette lutte difficile et complexe, la crise des réfugiés et le retour à une certaine forme de guerre froide qui ne dit pas encore son nom, avec la Russie (Ukraine, Crimée, Syrie), synonyme d’une redécouverte des frontières européennes, le Brexit, avec de facto la disparition du frein britannique quant à la création d’une défense européenne, et, déjà dit plus haut, le retour (également) à un certain isolationnisme américain, avec l’élection de mister T, donnant des signes tangibles d’un désir d’amoindrir sa présence en Europe, ce que l’on appelle encore aujourd’hui le parapluie américain, garant depuis la fin de la 2ème guerre mondiale d’une protection du continent européen non démentie à ce jour.

Et donc, afin d’accompagner au mieux cette nouvelle donne, il a été décidé en juin 2017 de lancer le Fonds européen de la défense (FED), afin d’encourager la coopération en matière de défense, l’amélioration de l’interopérabilité des équipements militaires des Etats membres, et de renforcer justement l’autonomie stratégique de l’UE, dont la concrétisation devrait être effective à partir de 2021, avec dans le cadre financier pluriannuel de l’UE pour la période allant de 2021 à 2027, une enveloppe de 13 milliards d’Euros.

 Vu les points de tension dans le monde aujourd’hui, il y a de fortes chances que cela aboutisse. Les prochains députés européens sont donc prévenus, car ils auront entre leurs mains l’avenir de la défense européenne.

Et si vous voulez en savoir encore plus, je vous invite à vous rendre aux « Entretiens Européens d’Enghien » (http://www.iris-france.org/evenements/les-entretiens-europeens-denghien-union-europeenne-lheure-des-choix/) du samedi 30 mars 2019, dont l’un des sujets, tous consacrés à l’Europe, posera justement la question. Son titre : Vers une armée européenne ?

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.defense.gouv.fr/dga/international2/historique-de-la-construction-europeenne-de-la-defense

. https://www.cvce.eu/education/unit-content/-/unit/1c8aa583-8ec5-41c4-9ad8-73674ea7f4a7/bd191c42-0f53-4ec0-a60a-c53c72c747c2

. https://www.touteleurope.eu/actualite/la-politique-de-securite-et-de-defense-commune-psdc.html

. https://www.lemonde.fr/idees/article/2017/06/07/defense-europeenne-la-fin-d-un-tabou_5139983_3232.html

 

 

 

Vus et lus dans Objectifs de l'Union Européenne et politiques mises en oeuvre et Le petit Livre Bleu sur l'Europe
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Vus et lus dans Les Echos du 25/05/18 et du 20/03/19
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525 millions d’euros pour l’Eurodrone et d’autres projets européens de défense communs 

VIPress.net / 20/03/19

La Commission européenne a adopté mardi des programmes de travail pour cofinancer des projets industriels de défense communs durant la période 2019-2020, pour une enveloppe de 500 millions d’euros. Un montant supplémentaire de 25 millions d’euros a été affecté à l’appui aux projets de recherche collaboratifs dans le domaine de la défense en 2019, avec le lancement d’appels à propositions.

Le premier programme de travail du programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (EDIDP) convenu avec les États membres prévoit un cofinancement de 500 millions d’euros pour le développement commun de capacités de défense au cours de la période 2019-2020. Dans les prochains jours, la Commission publiera neuf appels à propositions pour 2019 et douze autres appels à propositions suivront pour 2020. Ces appels couvriront des thématiques prioritaires dans tous les domaines — l’air, la terre, la mer, le cyberespace et l’espace :

  • Faciliter les opérations, la protection et la mobilité des forces militaires : 80 millions d’euros sont disponibles pour contribuer au développement de capacités de détection des menaces NRBC ou de systèmes anti-drones ;
  • Renseignements, communications sécurisées et cyberespace : 182 millions d’euros seront consacrés à la conscience situationnelle de la cybersécurité et à la cyberdéfense, à la surveillance de l’espace et aux capacités d’alerte rapide ou aux capacités de surveillance maritime ;
  • Capacité à mener des opérations de pointe : 71 millions d’euros soutiendront la mise à niveau ou le développement de la prochaine génération de capacités de frappe de précision au sol, de capacités de combat au sol, de capacités de lutte aérienne et de futurs systèmes navals ;
  • Technologies de la défense innovantes et PME : un montant de 27 millions d’euros soutiendra des solutions dans le domaine de l’intelligence artificielle, de la réalité virtuelle et des cybertechnologies, ainsi qu’une aide aux PME.
  • En outre, deux projets ont été proposés pour une attribution directe : 100 millions d’euros pour appuyer le développement de l’Eurodrone, une capacité essentielle pour l’autonomie stratégique de l’Europe, et 37 millions d’euros pour soutenir des communications militaires ESSOR interopérables et sécurisées.

Financer l’innovation dans la recherche en matière de défense

La Commission publie aujourd’hui des appels à propositions dans le cadre de l’action préparatoire concernant la recherche en matière de défense (PADR), la troisième et dernière tranche du budget de la Commission Juncker. Le programme de travail 2019 consacrera 25 millions d’euros à la recherche portant sur la domination du spectre électromagnétique et les futures technologies de rupture dans le domaine de la défense — deux domaines jugés essentiels pour maintenir l’avance et l’indépendance technologiques de l’Europe à long terme.

Les appels à propositions sur les futures technologies de rupture dans le domaine de la défense se pencheront sur la manière dont l’UE peut soutenir des technologies de rupture dans le domaine de la défense qui soient susceptibles d’entraîner des transformations dans le domaine militaire. Cela contribuera à préparer le terrain pour le Fonds européen de la défense, qui pourrait affecter jusqu’à 8% de son budget aux technologies de rupture.

La Commission a déjà financé cinq projets de recherche en matière de défense, dont le projet Ocean 2020 d’un montant de 35 millions d’euros destiné à soutenir des missions de surveillance maritime. Des contrats pour le financement de trois autres projets sont en cours de préparation.

Les consortiums éligibles peuvent répondre aux appels à propositions pour 2019 jusqu’à la fin du mois d’août. La sélection des premiers projets se fera avant la fin de 2019, suivie par la signature officielle des conventions de subvention.

 

Fiche d’information : Le Fonds européen de la défense (mars 2019) / https://ec.europa.eu/docsroom/documents/34509

Fiche d’information : Programmes européens de travail dans le domaine de la défense (mars 2019) / https://ec.europa.eu/docsroom/documents/34510

Vus et lus dans Les Echos du 19/06/18, du 24/01/19 et du 06/02/19, et Electroniques n° 101 de février 2019
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Le rendez-vous de l'Europe : L'impératif d'une défense

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Le rendez-vous de l'Europe : La deuxième puissance spatiale mondiale

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : La deuxième puissance spatiale mondiale
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Vus et lus dans Objectifs de l'Union Européenne, et Air&Cosmos n°2598 du 08/06/18
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Vus et lus dans Les Echos du 14/08/18, Engine, et Ca m'intéresse de oct/nov 2018
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Vus et lus dans Les Echos du 25/06/18, du 05/10/18, et dans l'Usine Nouvelle n° 3573 du 30/08/18
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Vus et lus dans Les Echos du 27/08/18, et Challenges n°585 du 08/11/18
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Le rendez-vous de l'Europe : 500 milliards d'Euros d'investissements

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : 500 milliards d'Euros d'investissements
Le rendez-vous de l'Europe : 500 milliards d'Euros d'investissements

A la suite de la crise économique de 2008, conséquence de celle des Subprimes aux Etats-Unis, l’Europe se retrouve rapidement touchée par la morosité ambiante, avec notamment une chute des investissements significative (- 15 % sur les 1ères années), sans parler des problèmes liés aux dettes dites souveraines, antérieurs à cette situation, mais trouvant là un terrain plus que favorable dans certains pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Irlande, les obligeants à mettre en place des politiques d’austérités.

Cependant, loin de faire l’unanimité, entraînant les plus faibles dans des situations critiques, de paupérisation, certains réfléchissent malgré tout à relancer la machine Europe, avec la mise en place d’un plan censé financer l’investissement dans l’ensemble des pays constituant l’Union Européenne.

C’est ce que l’on appelle aujourd’hui le plan Juncker, du nom du président de la Commission européenne actuelle, car même si la dynamique était là, peu souhaitaient s’associer de trop près à un énième plan sans résultat probant, laissant donc à Monsieur Juncker d’en prendre, presque seul, la responsabilité.

Ce qu’il fit en juillet 2014 en le présentant solennellement, avec une mise en route officielle en septembre 2015.

L’objectif de départ fut donc de mobiliser 315 milliards d’Euros d’investissements de 2015 à 2018, ce qui fut atteint dès le mois de juillet de l’année dernière, avec très rapidement le souhait de le prolonger jusqu’en 2020, mais cette fois-ci avec 500 milliards d’Euros, signe désormais d’un certain succès.

Financé dès le début par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), il concerne des projets industriels d’importances capitales pour l’avenir de l’Union Européenne comme dans le domaine des infrastructures (transports, haut débit, énergie, numérique), la R&D, l’éducation, des projets innovants menés par des PME-PMI ou des ETI (voir le dossier du 08/01/14 intitulé « Les ETI : Un gisement de croissance à protéger »), prometteurs, mais considérés plus risqués, et donc avec peu de chances d’obtenir des financements de la BEI, sans oublier une utilisation plus efficaces des ressources et énergies renouvelables.

Mais, ne souhaitant pas le disperser, l’ensemble des projets se devaient de répondre aux critères d’éligibilité établis par la Commission comme la viabilité économique et technique, la compatibilité avec les politiques de l’Union que sont les objectifs de croissance intelligente, durable et inclusive, la création d’emplois de qualité et de cohésion économique sociale et territoriale, le fait de maximiser la mobilisation de capitaux du secteur privé, et surtout porter sur au moins un des sept secteurs que voici :

 

- La recherche, le développement et l’innovation ;
- Le développement du secteur de l’énergie ;
- Le développement des infrastructures et des équipements de transport et des nouvelles technologies dans le domaine des transports ;
- La fourniture, par le FEI et la BEI, d’un soutien financier aux entités comptant jusqu’à 3 000 salariés, en ciblant particulièrement les PME et les petites entreprises de taille intermédiaire ;
- Le développement et le déploiement des technologies de l’information et de la communication ;
- La protection de l’environnement et l’utilisation efficace des ressources ;
- La promotion du capital humain, de la culture et de la santé.

 

Quant au résultat, les principaux bénéficiaires en proportion du PIB en furent la Grèce, l’Estonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Finlande, l’Espagne, l’Italie, et la France, qui avec 119 grands projets, reçue un total de 50 milliards d’Euros levés, dont 12 milliards à destination des PME, sachant que dans l’ensemble de l’Union, ce sont près de 900 projets qui ont été approuvés par la BEI, avec pour objectif de créer 1,2 millions d’emplois d’ici 2020.

Et comme la crise migratoire s’est substituée entre-temps à la précédente, sans trêve aucune, la Commission Européenne a donc décidé de décliner son plan d’investissements vers l’Afrique, avec cette fois-ci l’idée de mobiliser 44 milliards d’Euros et d’y créer 10 millions d’emplois d’ici les cinq prochaines années, soucieuse de sortir de cette logique d’aide au développement, qui au final donne peut de résultat, c’est malheureusement un sujet récurrent depuis de trop nombreuses années, mais avec comme véritable but, de juguler l’obligation pour survivre, le départ de ceux que l’on appelle les migrants. Le résultat sera attendu avec curiosité, et espérons-le avec succès, comme pour le plan bien évidemment.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.touteleurope.eu/actualite/qu-est-ce-que-le-plan-juncker.html

. https://ec.europa.eu/commission/priorities/jobs-growth-and-investment/investment-plan-europe-juncker-plan_fr

. https://www.gouvernement.fr/bilan-du-plan-juncker

. https://www.ouest-france.fr/europe/ue/le-plan-juncker-permis-de-creer-1-2-million-d-emplois-en-europe-6043114

. https://www.lepoint.fr/politique/emmanuel-berretta/europe-pourquoi-le-plan-juncker-est-passe-sous-les-radars-08-09-2018-2249610_1897.php

Vu et lu dans Les Echos du 12/02/19

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Vus et lus dans Le petit livre bleu sur l'Europe
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Le rendez-vous de l'Europe : Le plus grand marché au monde

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L'Europe et le Japon créent le plus grand marché au monde

Richard Hiault Le 01/02 à 06:30 Les Echos

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Japon, signé l'an passé, entre en vigueur ce vendredi. Il donne naissance à un marché de 635 millions de consommateurs pesant 30 % du PIB mondial.

C'est l'accord qui a fait le moins de bruit en Europe par rapport à  celui conclu avec le Canada (Ceta) ou celui, avorté, avec les Etats-Unis (TTIP) , mais c'est l'un des plus importants. Il donne naissance à la plus vaste zone de libre-échange au monde. Dès ce vendredi entre vigueur l'accord négocié entre l'Union européenne et le Japon. 

Signé en juillet dernier à Tokyo , par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, le texte a été avalisé dans la foulée par les chefs d'Etat européens.  Le parlement européen, en décembre dernier, l'a ratifié avec une majorité écrasante de 474 voix pour et 152 contre.

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Le deal qui change la face du monde

C'est un vaste marché de quelque 635 millions de personnes totalisant environ 30 % du PIB mondial qui voit le jour. C'est un accord commercial pur puisqu'Européens et Japonais n'y ont pas inclus de chapitre spécifique sur la protection de leurs investissements respectifs.

Le texte consacre un abaissement généralisé des droits de douane pour les produits agricoles, industriels et la fourniture de services sur une période plus ou moins étendue en fonction des produits.

Baisse des droits de douane

Par exemple, les taxes sur les vins et mousseux sont désormais de zéro contre 15 % auparavant. Même constat pour la viande de porc transformée taxée à 8,5 % avant. Les professionnels de la viande bovine voient leurs droits de douane passer de 38,5 % à 9 % d'ici à 15 ans.

Les avantages pour l'agriculture européenne selon Bruxelles - Commission européenne

Les fromagers européens obtiennent aussi une annulation des droits à horizon de 15 ans contre une taxe de 29,8 % auparavant. Au total, lorsque l'accord sera pleinement opérationnel, pas moins d'un milliard d'euros de droits de douane auront été abolis. Les progrès ne s'arrêtent pas à ces seuls tarifs.

Des appellations européennes protégées

Au total, 205 indications géographiques protégées européennes ont été reconnues par le Japon. Les Européens s'ouvrent les marchés publics de l'archipel, notamment sur les services ferroviaires longtemps fermés, les hôpitaux et la distribution d'électricité. Quarante-huit villes japonaises de près de 300.000 habitants ouvriront leurs marchés publics. Les Européens, confiants, anticipent une hausse de 25 % de leurs exportations vers le Japon et un triplement de leurs ventes de produits alimentaires.

La Corée en ligne de mire

De son côté, le Japon s'ouvre les portes du marché européen pour ses produits électroniques et pour son industrie automobile. Cet accord est surtout bénéfique pour les exportations de pièces détachées, les constructeurs japonais étant déjà bien implantés sur le continent et en Grande-Bretagne.

Avec cet accord, le Japon va pouvoir lutter à armes égales avec ses concurrents sud-coréens. La signature de  l'accord entre l'Union européenne et la Corée du Sud, entré en vigueur en juillet 2011 , a favorisé l'accord nippo-européen.

Stratégiquement parlant, le rapprochement du Japon de l'Europe est une pierre dans le jardin des Etats-Unis qui n'ont toujours pas réussi à conclure leur propre accord avec le Japon et qui se sont retirés du partenariat trans-pacifique. En arrimant l'archipel nippon au Vieux Continent, les Européens ont gagné une manche.

 

https://www.lesechos.fr/monde/europe/0600613776223-leurope-et-le-japon-creent-le-plus-grand-marche-au-monde-2241291.php#xtor=CS1-25

 

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Le rendez-vous de l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe
Le rendez-vous de l'Europe

La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni pourront subventionner la R&D en microélectronique à hauteur de 1,75 milliard d’euros

19/12/2018 | VIPress.net  

Nano 2022 est officiellement sur les rails et l’industrie européenne des semi-conducteurs va pouvoir passer des fêtes paisible. Mardi 18 décembre, la Commission européenne a officiellement annoncé que le projet intégré notifié conjointement par la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni en faveur de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique est conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’État et contribue à la réalisation d’un intérêt européen commun.

Dans les prochaines années, les quatre États membres financeront jusqu’à hauteur de 1,75 milliard d’euros ce projet, qui vise à générer 6 milliards d’euros supplémentaires d’investissements privés. Le projet devrait être achevé d’ici à 2024 (avec des échéances différentes pour chaque sous-projet). La France a demandé l’autorisation pour fournir un financement allant jusqu’à 355 millions d’euros.

Le 30 novembre, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont notifié conjointement à la Commission un projet important d’intérêt européen commun («PIIEC») à l’appui de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique.

Le projet intégré de recherche et d’innovation fera intervenir 29 participants directs ayant leur siège dans l’Union européenne ou en dehors. Il s’agit, pour la plupart, d’acteurs industriels, mais aussi de deux organismes de recherche, réalisant 40 sous-projets étroitement interconnectés. 

Ces participants directs travailleront en collaboration avec un grand nombre de partenaires, notamment d’autres organismes de recherche ou des petites et moyennes entreprises (PME), également en dehors des quatre États membres.

L’objectif global du projet est de favoriser la recherche et de mettre au point des technologies et des composants innovants (circuits intégrés et capteurs) pouvant être intégrés dans une large gamme d’applications en aval. Il s’agit notamment d’appareils grand public, par exemple les appareils domestiques et les véhicules automatisés, et d’appareils commerciaux et industriels, par exemple les systèmes de gestion pour les batteries utilisées pour la mobilité électrique et le stockage de l’énergie.

En particulier, le projet devrait favoriser la recherche et l’innovation en aval, notamment en ce qui concerne le domaine de l’Internet des objets et des voitures connectées ou sans chauffeur.

Les participants au projet et leurs partenaires se concentreront sur leur travail dans cinq domaines technologiques différents :

1) les puces éco-énergétiques : développement de nouvelles solutions visant à améliorer l’efficacité énergétique des puces. Elles réduiront, par exemple, la consommation totale d’énergie des appareils électroniques, y compris ceux installés dans les voitures.

2) les semi-conducteurs de puissance : développement de nouvelles technologies de composants pour les appareils intelligents, ainsi que pour les véhicules électriques et hybrides.

3) les capteurs intelligents : développement de nouveaux capteurs optiques, de mouvement ou de champ magnétique plus performants et plus précis. Les capteurs intelligents contribueront à améliorer la sécurité des voitures en leur permettant de réagir de manière plus fiable et plus opportune pour changer de voie de circulation ou éviter un obstacle.

4) l’équipement optique avancé : développement de technologies plus efficaces pour les futures puces haut de gamme.

5) les matériaux pour semi-conducteurs composés : développement de nouveaux matériaux composés (au lieu du silicium) et d’appareils adaptés à des puces plus avancées.

Les cinq domaines technologiques sont complémentaires et interconnectés – les puces ne sont généralement pas vendues telles quelles, mais font souvent partie d’un système intégré. Ces systèmes requièrent une combinaison de processus et de technologies couverts par les différents domaines du projet. Pour cette raison, les participants au projet prendront part à plus de 100 collaborations dans les différents domaines couverts par les 40 sous-projets étroitement interconnectés.

Le PIIEC favorisera la recherche et le développement dans un secteur économique clé d’importance stratégique dans un certain nombre d’États membres et devrait permettre de mobiliser 6 milliards d’euros supplémentaires d’investissements privés dans le secteur microélectronique. Il s’agit du premier PIIEC intégré dans le domaine de la recherche, du développement et de l’innovation autorisé par la Commission depuis son adoption  en 2014.

29 bénéficiaires directs issus quatre Etats membres

Le PIIEC en faveur de la recherche et de l’innovation dans le domaine de la microélectronique fait intervenir 29 participants directs issus des quatre États membres. Les participants directs pourraient obtenir de leurs administrations nationales respectives un montant total pouvant s’élever à environ 1,75 milliard d’euros de financement.

Plus particulièrement, la France a demandé l’autorisation pour fournir un financement allant jusqu’à 355 millions d’euros, l’Allemagne, un financement allant jusqu’à 820 millions d’euros, l’Italie, un financement allant jusqu’à 524 millions d’euros et le Royaume-Uni, un financement allant jusqu’à 48 millions d’euros.

 

 

Le parlement européen approuve l'accord de libre-échange historique entre l'UE et le Japon

 AFP / Le 12/12/18

Le Parlement européen a approuvé ce mercredi le plus important accord commercial bilatéral jamais négocié. Il prévoit notamment d'ouvrir le marché nippon aux produits agricoles de l'UE. L'industrie automobile japonaise aura libre accès à l'Europe au terme d'une période de sept ans.

Alors que les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine sont au plus haut, le Parlement européen a approuvé un vaste accord commercial de libre-échange entre l'UE et le Japon. Il est le plus important de type bilatéral (entre l'Europe et un pays non-européen) jamais négocié.    

Ce texte, négocié depuis 2013, concerne plus de 630 millions de consommateurs et près d'un tiers du PIB mondial. Il couvrira dès son entrée en vigueur la quasi-totalité des échanges entre l'espace européen et Tokyo. L'accord profitera en particulier, selon la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, au secteur de l'agriculture de l'Europe.    

A terme, 85% des produits agroalimentaires de l'UE pourront entrer au Japon sans droits de douane, mais parfois à l'issue de périodes de transition. Tokyo s'engage aussi à reconnaître plus de 200 indications géographiques comme le Roquefort français, le Tiroler Speck autrichien, le Jambon d'Ardenne belge ou la Polska Wódka (vodka polonaise).

Le riz a été exclu de l'accord de libre-échange  

Le riz, un produit hautement symbolique pour les Japonais, est en revanche exclu de l'accord. Les négociations ont été particulièrement complexes sur les produits laitiers, mais l'accord supprimera les droits de douane très élevés sur plusieurs fromages, avec une période de transition pouvant atteindre quinze ans.

Les Japonais obtiennent de leur côté un libre accès au marché européen pour leur industrie automobile, mais seulement à l'issue d'une période transitoire de sept ans. Cet accord comprendra aussi un chapitre sur le développement durable et une référence explicite à l'accord de Paris de 2015 sur le climat.    

L'ensemble de ces dispositions n'ont pas suffi à convaincre les ONG, qui ne cessent de mettre en cause la politique commerciale de Bruxelles, avec en point d'orgue le traité conclu avec le Canada, le CETA, objet d'une vive contestation en 2016.

Les ONG affichent leur opposition à l'accord

"Négocié dans la plus grande opacité" et ratifié "dans l'indifférence générale", cet accord "menace les droits sociaux, l'agriculture, l'alimentation, l'environnement, le climat et même nos principes démocratiques", insistent dans un communiqué commun la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH, ex-Fondation Hulot), l'Institut Veblen et Foodwatch.    

Sur le plan environnemental, Ceciia Malmström, commissaire européenne, a promis que l'UE travaillerait avec le Japon "pour respecter les critères de l'accord de Paris et pour que les transports soient plus propres". "Au final, ce sont les consommateurs qui décident. Beaucoup d'entre eux, surtout les jeunes, préfèrent acheter des produits locaux. Mais en Europe, il y a des produits qu'on ne peut pas acheter", a-t-elle expliqué.

 

L’Europe intensifie son action à l’encontre des transferts de technologies forcés vers la Chine  

21/12/2018 | VIPress.net

L’Union européenne a contesté hier auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) les pratiques systématiques qui obligent des sociétés européennes à abandonner des technologies et des savoir-faire sensibles comme une condition préalable pour faire des affaires en Chine. Cette action en justice s’appuie sur une affaire lancée par l’UE en juin 2018.

À travers cette initiative, l’UE élargit la portée de son action dans le cadre de l’OMC à l’encontre des mesures chinoises relatives aux transferts de technologie forcés. Cette mesure est prise à la lumière de nouvelles conclusions concernant l’incompatibilité entre les mesures chinoises relatives à l’approbation des investissements, la protection des droits de propriété intellectuelle des entreprises étrangères et les règles multilatérales ayant été convenues.

La commissaire au commerce, Mme Cecilia Malmström, a déclaré à ce sujet: « Nous ne pouvons tolérer que des entreprises de l’UE soient tenues de céder leur précieuse technologie à titre de prix à payer pour investir en Chine. De telles pratiques vont clairement à l’encontre des règles que la Chine s’est engagée à respecter lorsqu’elle a adhéré à l’OMC.

Nous lançons aujourd’hui un recours juridique plus large et plus systémique contre cette pratique illégale, car nous estimons qu’il s’agit d’une question majeure ayant une incidence sur les entreprises de l’UE qui exercent des activités commerciales en Chine. Cette question peut et doit être résolue dans le cadre multilatéral et internationale ».

Les exigences dites de performance obligent ou incitent les entreprises européennes à transférer des technologies vers les projets menés en association avec leurs partenaires chinois, en échange des autorisations administratives requises par les autorités chinoises. Les entreprises étrangères sont également tenues de procéder à des activités de recherche et de développement en Chine.

Au moment de son adhésion à l’OMC, la Chine s’est engagée à ne pas imposer d’exigences de performance en échange d’autorisations d’investissement et à préserver la liberté contractuelle des entreprises en Chine, en particulier dans le contexte des investissements et du transfert de technologies. L’UE soutient donc que les mesures chinoises actuelles sont contraires aux engagements juridiques pris par la Chine.

La demande de consultations ouvre officiellement la procédure de règlement des différends de l’OMC. Si les consultations n’aboutissent pas à une solution satisfaisante dans les soixante jours, l’UE peut demander à l’OMC de constituer un groupe spécial pour statuer sur la compatibilité des mesures prises par la Chine avec les règles de l’OMC.

 

Jean-David Chamboredon (France Digitale) : «La puissance technologique de l’Europe est un sujet politique majeur»

Interview de Jean-David Chamboredon, co-président de France Digitale

24/10/2018 / Frenchweb.fr

 

Six ans après avoir vu le jour sous l’impulsion d’une trentaine d’entrepreneurs et investisseurs du numérique français, l’heure n’est plus aux Pigeons mais à la conquête de l’Europe. Sur la cinquantaine de licornes européennes, la France n’en compte aujourd’hui que quatre : le géant du ciblage publicitaire Criteo, l’e-commerçant Vente-privée.com, le champion européen du cloud OVH et la plateforme de covoiturage BlaBlaCar. La pépite de Frédéric Mazzella est d’ailleurs la dernière entreprise française qui est parvenue à intégrer le cercle des licornes. C’était en septembre 2015 et la prochaine start-up dépassant le milliard de dollars de valorisation se fait toujours attendre dans l’Hexagone.

Dans ce contexte, le France Digitale Day, grande réunion de famille des entrepreneurs français et étrangers, s’est tenu au Musée des Arts Forains à Paris le 25 septembre dernier avec l’ambition d’être l’épicentre de la Tech européenne le temps d’une journée.

Alors que le Suédois Spotify est en pole position pour obtenir le statut de premier titan européen, c’est-à-dire une entreprise technologique valorisée plus de 50 milliards de dollars, France Digitale veut être le catalyseur de la French Tech pour faire émerger des champions européens.

Paris, capitale de la Tech européenne post-Brexit 

Plus d’un an après l’entrée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, Jean-David Chamboredon, co-président de France Digitale, estime que l’écosystème va dans la bonne direction, avec «logique de très forte croissance, des plus gros tours de table et des champions intéressants».

Il faut dire que le climat est plutôt favorable avec les réformes de la fiscalité du capital et du droit du travail, qui replacent la France dans l’échiquier européen pour en faire un pays «normal», et la concrétisation du Brexit, prévu en mars 2019, qui pourrait permettre à Paris de prendre pour de bon le dessus sur Londres pour devenir la capitale européenne de la Tech.

Pour soutenir cette dynamique, France Digitale mise sur les élections européennes l’an prochain pour faire du numérique un sujet prioritaire sur la scène politique européenne. Si la détermination de Margrethe Vestager, la Commissaire danoise à la Concurrence qui a notamment infligé une amende de 4,3 milliards d’euros à Google, et l’application du RGPD ont montré la voie, encore faut-il trouver l’équilibre pour contrer la domination des GAFA tout en dopant la croissance des jeunes pousses européennes. Équation difficile à résoudre pour Bruxelles mais cruciale pour que la France et l’Europe tirent leur épingle du jeu face aux États-Unis et la Chine. 

https://www.frenchweb.fr/jean-david-chamboredon-france-digitale-la-puissance-technologique-de-leurope-est-un-sujet-politique-majeur/339036?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=a1853ccf64-EMAIL_CAMPAIGN_2018_10_24_AM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-a1853ccf64-106733281

 

L’Académie franco-allemande qui pense l’industrie du futur

04/07/2018 / Frenchweb.fr

Comment rester dans la course technologique et ne pas se faire distancer ? C’est notamment pour répondre à cette question et accompagner les entreprises, qu’a été lancée en 2015 par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, l’Académie franco-allemande pour l’Industrie du Futur. Celle-ci est chapeautée conjointement par l’Institut Mines-Telecom (IMT) et l’Université Technique de Munich (TUM).

« C’est une innovation assez importante dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche qui a pour vocation de construire les bases d’un nouveau genre d’université européenne, en commençant par un axe franco-allemand, déclare Christian Roux, directeur de la Recherche et de l’Innovation au sein de l’organisme.

Et elle a surtout pour objet d’être un accompagnement des entreprises dans leur transformation digitale. Cela afin de les préparer à la fois aux nouvelles technologies et aux nouveaux métiers qui sont en train d’apparaître autour de l’industrie du futur ».

Cyber-sécurité, blockchain hybride industrielle, fabrication additive… les sujets sont vastes

L’AFA a identifié différentes thématiques sur lesquelles elle lance des projets de recherche bilatéraux: la cyber-sécurité, la blockchain hybride industrielle, la fabrication additive, la maintenance prédictive ou encore l’Intelligence artificielle.

Elle s’intéresse également aux sciences humaines en s’interrogeant par exemple sur ce qu’est une entreprise digitale ou encore sur la notion de travail.

Mais l’AFA souhaite aussi accompagner les entreprises de manière concrète. Pour aller plus loin sur ce point, elle a notamment lancer le Club des partenaires industriels pour soutenir ces sociétés, quel que soit leur taille.

Un des axes est que ces dernières puissent participer à la co-construction de l’Académie pour que les orientations prises soient cohérentes avec les besoins en matière de recherche, de formation ou encore d’innovation.

Des hackatons sont également organisés pour apporter une solution à un problème posé. Par exemple, l’un des sujets qui intéressent en ce moment l’Académie et pour lesquels deux événements vont être organisés concerne l’agriculture connectée.

https://www.frenchweb.fr/lacademie-franco-allemande-qui-pense-lindustrie-du-futur/330153?utm_source=FRENCHWEB+COMPLETE&utm_campaign=c27794da01-EMAIL_CAMPAIGN_2018_07_04_AM&utm_medium=email&utm_term=0_4eb3a644bc-c27794da01-106733281

La banque de l'Union européenne prête 107 M€ à des bailleurs sociaux français

le 25/01/2019 / Batiactu.com

FINANCEMENT. Dans le cadre du plan Juncker, la Banque européenne d'investissement (BEI) et quatre offices publics de l'habitat ont signé un contrat de financement de 107 millions d'euros sur 5 ans afin de construire 1.300 logements neufs et à en réhabilités 4.200 autres. C'est la première fois que des bailleurs sociaux sollicitent la BEI en direct.

C'est la première que des bailleurs sociaux sollicitent en direct la Banque européenne d'investissement (BEI). Oise Habitat, l'Opac d'Amiens, l'Opal (Aisne) et Reims Habitat ont signé un contrat de financement à hauteur de 107 millions d'euros sur 5 ans avec la BEI.

Cette enveloppe permettra de financer la construction de 1.300 logements neufs et 4.200 réhabilitations, dont le montant d'investissement total est de 326 millions d'euros. Cette opération s'inscrit dans le cadre du plan Juncker, l'objectif de l'Union européenne est d'investir dans des territoires où réside "une population plus défavorisée". "

Ce financement va permettre aux offices de poursuivre leurs ambitions en matière de construction et de rénovation énergétique dans un contexte de restriction budgétaire", indique Bernard Domart, directeur général d'Oise Habitat et président du réseau Canopée, qui réunit les quatre bailleurs sociaux.

 

Pour le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, "le logement est un facteur essentiel pour favoriser le retour à l'emploi des populations les plus fragiles et en soutenant les offices publics HLM, l'Europe démontre très concrètement qu'elle s'attache à favoriser le développement économique de tous les territoires".

L'Union européenne précise que les prêts qu'elle propose viennent en complément des dispositifs de financements classiques, notamment ceux de la Banque des territoires, qui reste le financeur principal.

A ce jour, la BEI a accordé un total de 15 milliards d'euros pour 76 projets de rénovation et de construction dans douze pays (Autriche, Belgique, France, Allemagne, Irlande, Italie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Espagne et Royaume-Uni).

 

Avant les élections européennes, au tour des pays de l’UE d’être dotés des outils anti-ingérence de Facebook

Après une année tumultueuse, le réseau de Mark Zuckerberg veut montrer qu’il prend désormais la mesure de sa responsabilité dans la lutte contre les fake news et l’utilisation de sa plateforme comme outil de manipulation pendant les différentes échéances électorales.

Les élections européennes en mai font justement partie des prochaines échéances. Présent à Bruxelles ce lundi, l’ancien vice-Premier ministre britannique Nick Clegg, devenu directeur mondial des affaires publiques de Facebook, a annoncé le lancement « à la fin mars de nouveaux outils pour aider à prévenir l’ingérence dans les prochaines élections et pour rendre la publicité politique sur Facebook plus transparente».

Une déclaration aussitôt doublée de deux notes de blog (ici et ici). Si la communication est bien rodée, quels sont vraiment les outils que le géant américain compte mettre en place?

Facebook va étendre son système de transparence sur les publicités politiques, déjà présent dans certains pays comme les États-Unis, à l’Europe. Sur ce volet, cela signifie qu’à partir de fin mars, les annonceurs qui souhaiteraient en publier devront avoir été validés par le réseau social.

Ces publicités seront aussi accompagnées d’une mention « payé par ». Les utilisateurs auront également accès aux archives des publicités politiques et à celles autour de sujets de sociétés susceptibles d’influencer les élections pendant 7 ans.

Les archives incluront des informations comme l’éventail du budget des annonces ou encore des données démographiques sur les personnes touchées (âge, sexe, localisation…).

Inauguration d’une « war room » à Dublin

Il est aussi prévu qu’un nouveau centre des opérations, également surnommé «war room», dédié aux élections européennes soit créé au sein des bureaux de Facebook à Dublin. À noter que l’entreprise américaine prévoit également d’en inaugurer un à Singapour.

Pour rappel, un dispositif similaire avait été mis en place pour les Midterms aux États-Unis et l’élection présidentielle au Brésil. Au sein de cette cellule, une équipe est notamment dédiée à la suppression des fake news et autres faux comptes.

On ne sait pas pour l’instant de combien de personnes elle sera constituée. Le réseau social rappelle également comment il entend améliorer la qualité des News Feed en général à travers notamment ces deux actions: en supprimant les contenus qui enfreignent les règles de la plateforme, puis en réduisant la visibilité de ceux qui « portent atteinte à l’authenticité de la plateforme » comme les clickbait ou un les « contenus sensationnel ».

Il sera intéressant de voir si et quels impacts auront vraiment ces différentes mesures sur le fil d’actualités lors des prochaines élections européennes.

«Nous sommes confrontés à des adversaires déterminés qui tentent d’attaquer sur plusieurs fronts et nous reconnaissons notre rôle et notre responsabilité», conclut notamment le réseau social dans sa note de blog.

Pourtant, il a récemment lancé une fonction baptisée « Community Actions » qui permet aux utilisateurs américains de lancer et signer des pétitions en ligne sur la plateforme.

Alors que le réseau social tente de prouver sa valeur dans le combat contre les fausses informations, l’ajout d’une telle fonction, susceptible d’être détournée à grande échelle – comme le sont régulièrement les cagnottes Leetchi, par exemple – peut sembler risqué.

Pour l’instant, un déploiement plus global ou en France n’est pas à l’ordre du jour avait indiqué Facebook à FrenchWeb.

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