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Le Rendez-Vous de l'Europe : Vaste accord commercial avec l'Inde

Publié le par Jacques SAMELA.

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"Une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes" : l'Union européenne officialise la signature d'un vaste accord commercial avec l'Inde

https://www.franceinfo.fr/monde/europe/union-europeenne/une-zone-de-libre-echange-de-2-milliards-de-personnes-l-union-europeenne-officialise-la-signature-d-un-vaste-accord-commercial-avec-l-inde_7767536.html

Publié le 27/01/2026

C'est l'aboutissement de plus de vingt ans de négociations. L'Inde et l'Union européenne (UE) ont officialisé, mardi 27 janvier, la conclusion d'un vaste accord de libre-échange commercial qui va créer "une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes".

Les droits de douane indiens sur les véhicules "made in Europe" doivent ainsi passer de 110% à 10%, ceux sur les vins de 150% à 20% et ceux sur les pâtes ou le chocolat, actuellement à 50%, être totalement supprimés, selon l'UE. "L'UE compte bénéficier du niveau d'accès le plus élevé jamais accordé à un partenaire commercial sur le marché indien traditionnellement protégé", avait annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dès son arrivée dimanche en Inde, pariant sur un doublement des exportations européennes.

Pour l'Inde, un accélérateur de modernisation

Selon Bruxelles, la réduction des taxes indiennes sur les importations européennes devrait permettre à l'UE d'économiser jusqu'à 4 milliards d'euros chaque année, notamment sur des produits emblématiques. La Commission européenne lorgne avec gourmandise l'immense marché que représente le pays le plus peuplé de la planète, avec ses 1,5 milliard d'habitants et sa très forte croissance (8,2% en glissement annuel au dernier trimestre).

Pour sa part, New Delhi considère l'Europe comme une source indispensable des technologies et investissements dont elle a un cruel besoin pour accélérer sa modernisation et créer des millions d'emplois pour sa population. "Ce traité va offrir de nombreuses opportunités", s'est réjoui le Premier ministre indien, Narendra Modi, avant même de rencontrer le président du Conseil européen, Antonio Costa, et Ursula von der Leyen.

https://www.touteleurope.eu/l-ue-dans-le-monde/l-union-europeenne-et-l-inde-officialisent-la-signature-d-un-accord-de-libre-echange/

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/12/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 08/12/24

Le Rendez-Vous de l'Europe : Vaste accord commercial avec l'Inde

Publié dans En bref

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Visa (ou plutôt sans), Galileo, IA

Publié le par Jacques SAMELA.

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Le « choc des visas » : Washington bannit Thierry Breton pour son rôle dans la régulation du Web

https://www.latribune.fr/article/tech/75507140063111/le-choc-des-visas-washington-bannit-thierry-breton-pour-son-role-dans-la-regulation-du-web?utm_source=rlt-selli&utm_medium=newsletter&utm_campaign=la-tribune-12h-20251224&M_BT=445541096663

Publié le 24/12/25

 

La décision est tombée le 23 décembre 2025, marquant une rupture inédite dans les relations entre Washington et Bruxelles. L'administration américaine a officiellement interdit l'entrée sur son territoire à cinq personnalités européennes, dont Thierry Breton, ancien commissaire au Marché intérieur.

Cette mesure diplomatique, d'une rare hostilité entre alliés, ne concerne pas des enjeux de sécurité intérieure traditionnels, mais la régulation de l'espace numérique. Elle cristallise une opposition frontale entre deux conceptions de la liberté d'expression et de la souveraineté technologique.

Le département d’État américain justifie ces sanctions par la lutte contre ce qu’il nomme le « complexe industriel mondial de la censure ». Thierry Breton, figure centrale de cette liste, est présenté comme l'architecte du Règlement sur les services numériques (Digital Services Act ou DSA). Washington lui reproche notamment d'avoir adressé une mise en demeure à Elon Musk en août 2024, lui rappelant ses obligations légales avant une entrevue avec Donald Trump.

Les Européens répondent en bloc

Pour les autorités américaines, ce rappel à la loi constitue une manœuvre d'intimidation extraterritoriale visant à influencer le débat politique outre-Atlantique.

Aux côtés de l'ancien commissaire, quatre autres figures de la société civile européenne sont visées. Parmi elles, Clare Melford, directrice du Global Disinformation Index (Indice mondial de la désinformation), et Imran Ahmed, à la tête du Center for Countering Digital Hate (Centre de lutte contre la haine numérique). Ce dernier est spécifiquement critiqué pour avoir suggéré l'exclusion des plateformes de douze personnalités critiquant la vaccination, incluant Robert F. Kennedy Jr., actuel membre de l’exécutif américain. Deux responsables de l’organisation allemande HateAid, Anna-Lena von Hodenberg et Josephine Ballon, complètent cette liste pour leur usage actif du signalement de contenus haineux sur les réseaux sociaux.

« La France dénonce les décisions de restriction de visa prises par les États-Unis à l'encontre de Thierry Breton et de quatre autres personnalités européennes », a écrit Emmanuel Macron dans un message posté sur X, affirmant que les Européens continueraient à défendre leur « souveraineté numérique » et leur « autonomie réglementaire ». Un message partagé par de nombreux chefs d'État européens. « Le gouvernement espagnol exprime sa solidarité avec l'ancien commissaire européen Thierry Breton et les dirigeants des organisations de la société civile qui luttent contre la désinformation et les discours de haine », a affirmé le ministère espagnol dans un communiqué. « Les interdictions d'entrée imposées par les États-Unis, y compris celles visant les présidents de #HateAid, sont inacceptables », a, de son côté, déclaré sur X Johann Wadephul, le ministre allemand des Affaires étrangères.

Enfin, le commissaire européen Stéphane Séjourné a écrit cette nuit sur le réseau social qu'« aucune sanction ne fera taire la souveraineté des peuples européens [...] Mon prédécesseur Thierry Breton a agi pour l'intérêt général européen, fidèle au mandat donné par les électeurs en 2019. Aucune sanction ne fera taire la souveraineté des peuples européens. Solidarité totale avec lui et tous les Européens concernés ».

L’escalade après la sanction financière contre X

Cette offensive diplomatique intervient dans un climat de tension exacerbée par des décisions coercitives récentes. Le 6 décembre 2025, la Commission européenne a infligé une amende de 120 millions d’euros à la plateforme X. Cette sanction, la première du genre, repose sur trois griefs précis : l'opacité du système de certification des comptes (la fameuse « coche bleue »), le manque de transparence concernant les archives publicitaires et l'entrave à l'accès aux données pour les chercheurs indépendants.

La réponse de Washington a été immédiate, le secrétaire d’État Marco Rubio qualifiant cette amende d'attaque contre le peuple américain. Ce basculement montre que les États-Unis n'utilisent plus uniquement les instances de régulation du commerce mondial pour contester les normes européennes, mais qu'ils déportent désormais le conflit sur le terrain du contrôle des frontières et des circulations individuelles.

Le criblage idéologique des professionnels du secteur

L'impact de cette politique dépasse les cercles dirigeants pour toucher l'ensemble de l'écosystème technologique. Une directive interne du département d’État, datée du 6 décembre, impose désormais un contrôle accru pour l'obtention des visas de travail hautement qualifié (H-1B). Les services consulaires sont invités à auditer les parcours numériques des candidats, notamment sur les plateformes LinkedIn et GitHub. Toute implication passée dans des activités de modération de contenus ou de vérification des faits (fact-checking) peut désormais constituer un motif de refus de visa, au nom de la protection de la liberté d’expression américaine.

Cette stratégie induit une mutation profonde pour les entreprises du secteur. De nombreux travailleurs spécialisés dans la confiance et la sécurité numérique (Trust and Safety) évitent désormais de renouveler leurs titres de séjour aux États-Unis, préférant se replier sur des pôles comme Toronto ou Dublin. Les directions des ressources humaines conseillent même à certains salariés de supprimer de leurs curriculums vitæ toute mention relative aux politiques de modération afin d'éviter d'être signalés par les autorités américaines.

Une divergence civilisationnelle au cœur de la doctrine Trump

Au-delà de la dispute technique, ces sanctions s'inscrivent dans une vision géopolitique globale explicitée dans la nouvelle Stratégie de sécurité nationale américaine. Le texte évoque un risque d'« effacement civilisationnel » de l'Europe, un concept englobant la perte de souveraineté migratoire et la suppression supposée de la dissidence politique. Le vice-président JD Vance a d'ailleurs affirmé lors de la Conférence de sécurité de Munich que les véritables menaces pour le continent européen étaient internes et liées à une volonté de réguler excessivement la parole publique.

Face à cette pression, la réaction européenne demeure ferme. Le gouvernement français a dénoncé avec vigueur ces restrictions, rappelant que les peuples européens sont souverains dans la définition des règles s'appliquant à leur propre espace numérique. Thierry Breton a pour sa part souligné que le DSA a été adopté à une écrasante majorité par le Parlement européen et à l'unanimité par les vingt-sept États membres, récusant ainsi toute accusation de dérive bureaucratique isolée.

Perspectives pour l'autonomie numérique européenne

La fracture transatlantique semble désormais durable. Les menaces de représailles commerciales contre des entreprises européennes majeures suggèrent que le conflit pourrait s'étendre à d'autres secteurs industriels. Pour l'Europe, l'enjeu consiste à maintenir la crédibilité de son cadre juridique sans sacrifier l'attractivité de son marché pour les talents internationaux.

Cette crise force les acteurs économiques à repenser leur dépendance aux infrastructures américaines. Alors que Washington remet en question des accords de coopération technologique, comme celui récemment suspendu avec le Royaume-Uni, l'Union européenne se trouve face à la nécessité de renforcer ses propres capacités technologiques pour garantir que sa puissance législative ne soit pas neutralisée par des pressions diplomatiques extraterritoriale.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2023/03/thierry-breton-nicolas-dufourcq-en-mission.html

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Galileo : Téléphone, montre, secours… Tout le monde utilise le « GPS européen » sans le savoir (même vous)

https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4191926-20251218-galileo-telephone-montre-secours-tout-monde-utilise-gps-europeen-savoir

Publié le 18/12/2025

 

L'essentiel

  • Un nouveau lancement a été effectué mercredi via Ariane 6 pour Galileo. Galileo ? C’est le système de positionnement par satellites de la Commission européenne, destiné à un usage civil. Il opère en parallèle du GPS américain, du Glonass russe et du Beidou chinois.
  • La majorité des smartphones récents peuvent recevoir les signaux de Galileo, qu’ils utilisent de manière interchangeable en fonction des constellations disponibles.
  • En dehors des smartphones, le « GPS européen » est utilisé, entre autres, par de nombreuses montres connectées, pour la navigation maritime, ferroviaire ou aérienne, pour les secours et par de nombreux véhicules.

Vous ne le voyez pas, mais il est partout. Le système de positionnement par satellite Galileo, l’équivalent européen du GPS américain, est en service depuis 2016, bien qu’il n’ait atteint sa capacité opérationnelle maximale qu’en septembre 2024. Cette constellation, qui vise à rendre l’Europe indépendante dans le domaine du positionnement par satellites, ne cesse de s’agrandir et se renforcer. En témoignent les deux nouveaux objets lancés mercredi par Ariane 6 depuis le Centre spatial guyanais, à Kourou.

Désormais, 33 satellites Galileo – pas tous actifs – orbitent au-dessus de nos têtes à 23.222 km d’altitude, permettant à ses utilisateurs d’être localisés à 1 mètre près. Des utilisateurs qui sont bien plus nombreux qu’on ne le pense (et il y a de fortes chances pour que vous en fassiez partie).

Si l’on utilise par défaut le terme « GPS » pour parler de géolocalisation au sens large, ce n’est donc qu’un des systèmes globaux de positionnement par satellites (GNSS) que nous utilisons tous les jours. On retrouve, en parallèle du système américain disponible librement depuis 1994, le système russe Glonass, le système chinois Beidou et, bien sûr, le système européen Galileo, géré et financé par la Commission européenne.

A partir du moment où un appareil est équipé pour recevoir les signaux de ces différents systèmes, « les récepteurs calculent une seule position en utilisant les [différentes] constellations disponibles », explique le Cnes sur son site. Votre smartphone n’utilise donc pas un seul des systèmes, mais les quatre.

De nombreux appareils connectés compatibles

Conséquence : vous utilisez forcément Galileo, que vous le sachiez ou non. En janvier 2024, plus de 4 milliards d’appareils étaient équipés d’un récepteur et pouvaient donc l’utiliser en parallèle des trois autres systèmes. Cela comprend tous les smartphones vendus sur le marché unique européen, qui sont désormais garantis compatibles avec le « GPS européen ».

A ce jour, 2.476 modèles de téléphones et tablettes sont équipés pour recevoir Galileo, selon le site officiel qui répertorie les différentes utilisations du système européen, que vous pouvez consulter pour savoir si votre smartphone est compatible. Si votre téléphone l’est, vous pouvez utiliser l’application GPSTest pour savoir quelle constellation de satellites il « capte » au moment où vous l’utilisez.

Et votre smartphone n’est pas le seul appareil compatible avec Galileo que vous utilisez tous les jours. Près de 400 modèles de « dispositifs portables et sportifs », principalement des montres connectées, des Apple Watch aux montres GPS prisées des coureurs et des randonneurs, peuvent utiliser le système européen.

Permettre la navigation en tout genre

Les systèmes de positionnement par satellites sont aussi présents dans les voitures. Aujourd’hui, 59 marques automobiles, dont les plus communes en France, ont équipé « presque tous leurs modèles » de récepteurs Galileo. De nombreux GPS portables en sont aussi dotés, tout comme certains dispositifs embarqués permettant de payer aux péages. Sur la route, Galileo peut aussi être utilisé dans la gestion des parcs de véhicules ou des péages et contribuera, dans un avenir proche, à la mise en place de la conduite autonome et des véhicules connectés, liste le site qui répertorie tous les usages de Galileo, UseGalileo.

Hors routes, le système de positionnement par satellites européen sert à la navigation et la sécurité de tous types de bateaux, pour la circulation et la signalisation ferroviaires, pour la navigation et la sécurité aériennes, les drones, les machines agricoles… Il est aussi intégré, logiquement, à de nombreuses puces fournissant un service de géolocalisation.

Une aide dans la recherche et le sauvetage

 

Comme tout système de positionnement par satellites, Galileo intègre un service de recherche et de sauvetage de personnes disparues en mer ou en montagne. Au total, 36 modèles de balises de détresse, qu’elles soient individuelles, sur des bateaux ou dans des avions, sont compatibles avec le « GPS européen », réduisant le temps de localisation après activation de la balise de trois heures à dix minutes, d’après UseGalileo.

Galileo est également automatiquement activé dans la plupart des pays de l’Union européenne (UE) lorsque vous composez le 112, le numéro d’urgence européen, depuis un téléphone portable, indique l’Agence spatiale européenne (ESA). Même principe en voiture : si vous avez acheté un véhicule neuf dans l’Union européenne après mars 2018, vous avez sûrement remarqué qu’il était équipé d’un système d’appel d’urgence qui se déclenche tout seul en cas d’accident grave. Directement relié aux services de secours, ce dispositif - appelé eCall -leur transmet votre position via les GNSS, Galileo inclus. Dans l’UE, 34 marques de voitures ont équipé tous leurs modèles de ce dispositif.

Vous l’aurez compris, Galileo, qui est destiné à un usage civil – contrairement au GPS développé pour l’armée, est présent dans tous les pans de notre vie quotidienne, au-delà de ces quelques exemples. Est-il alors condamné à opérer dans l’ombre de son cousin américain ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)

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L’UE alloue 342 millions € à 83 hubs pour stimuler l’IA

https://www.ecinews.fr/fr/lue-alloue-342-millions-e-a-83-hubs-pour-stimuler-lia/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-13-10-2025

Le 09 octobre 2025

 

La Commission européenne a annoncé le renouvellement du financement de 83 centres européens d’innovation numérique (EDIH) dans le cadre de ses efforts continus pour renforcer l’écosystème de l’IA du continent et soutenir la politique « AI First » de l’UE. Le nouveau financement, annoncé parallèlement au lancement de la « stratégie d’application de l’IA« , vise à transformer ces pôles en centres d’expérience pour l’IA dans les États membres de l’UE et les pays associés.

Cette initiative est un développement clé dans l’infrastructure technologique de l’Europe, offrant de nouvelles opportunités pour les développeurs d’IA, les intégrateurs de systèmes et les sociétés de semi-conducteurs de collaborer avec les PME et les administrations publiques déployant des solutions d’IA.

Renforcer l’épine dorsale de l’IA en Europe

Le nouveau financement, d’un montant total de 342 millions d’euros, provient du programme Digital Europe (DIGITAL) 2025-2027, en collaboration avec les États membres, les régions et d’autres partenaires. Avec les derniers ajouts, 102 EDIH – dont 83 ont été nouvellement sélectionnés – recevront également le sceau STEP, une reconnaissance accordée aux projets de haute qualité qui renforcent les compétences et la capacité d’innovation dans les technologies stratégiques.

En transformant ces centres en centres d’expérience axés sur l’IA, la Commission oriente l’Europe vers une transition numérique mieux coordonnée. Ces centres aideront les entreprises à « appliquer l’IA comme un élément de la solution, tout en évaluant ses avantages et ses risques potentiels », conformément à la politique « AI First » de l’UE.

Les hubs jouent déjà un rôle crucial dans la transformation numérique de l’Europe, en soutenant des milliers de petites et moyennes entreprises (PME) et d’organisations du secteur public dans leurs efforts de numérisation. La nouvelle phase axée sur l’IA élargira cette mission, en offrant aux entreprises un accès de première ligne à des conseils sur le déploiement de l’IA, les essais, la conformité à la loi sur l’IA, et des connexions avec des ressources spécialisées au sein de l’écosystème européen de l’IA en pleine croissance.

Élargir la portée et l’attrait pour les investisseurs

La Commission a également annoncé qu’un deuxième appel à financement EDIH sera lancé en novembre 2025, dans le but de consolider davantage le réseau à travers l’Europe. L’initiative STEP Seal soutiendra cette expansion en mettant en relation des projets remarquables avec des investisseurs privés et publics pour un financement supplémentaire ou alternatif.

En renforçant le réseau EDIH et en intégrant l’IA à son cœur, l’UE ne se contente pas de favoriser la transformation numérique, elle encourage également un écosystème d’IA compétitif moins dépendant des technologies externes. Pour l’industrie technologique européenne, cette évolution est le signe de nouvelles opportunités de collaboration et de commercialisation, en particulier pour les entreprises qui fournissent du matériel, des logiciels et des solutions de données basés sur l’IA et adaptés aux PME.

Alors que la Commission positionne les EDIH comme des acteurs clés de la stratégie numérique et industrielle de l’Europe, le message est clair : l’IA n’est plus optionnelle – elle est le fondement de la prochaine phase de l’innovation européenne.

Le Rendez-Vous de l'Europe : Visa (ou plutôt sans), Galileo, IA

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité(s), ETI, Engagement, Elections & Accélération

Publié le par Jacques SAMELA.

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Mario Draghi douche l'enthousiasme d'Ursula von der Leyen sur la compétitivité européenne

https://www.lesechos.fr/monde/europe/mario-draghi-douche-lenthousiasme-dursula-von-der-leyen-sur-la-competitivite-europeenne-2186470

Publié le 16 sept. 2025

A Bruxelles, Mario Draghi et Ursula von der Leyen ont livré des visions opposées sur la compétitivité européenne. Si la présidente de la Commission s'est félicitée des progrès, l'ancien président de la BCE a alerté sur le retard persistant de l'Europe face aux Etats-Unis et à la Chine.

 

Ce mardi à Bruxelles, c'était l'heure du bilan. Un an après la remise du fameux rapport Draghi, dont les propositions étaient censées redonner du muscle économique à l'Europe, la Commission européenne avait organisé une conférence au cours de laquelle Mario Draghi et Ursula von der Leyen se sont succédé sur la même scène, livrant deux visions très différentes de l'action de l'UE sur l'année écoulée.

D'un côté, la présidente de la Commission, rayonnante et visiblement satisfaite des progrès accomplis. De l'autre, l'ancien président de la BCE devenu diagnosticien de l'économie européenne, visiblement peu impressionné par ce qu'il a vu depuis douze mois… La scène restera sans doute dans les mémoires : Ursula von der Leyen qui célèbre ses « neuf mois » de nouveau mandat comme une réussite éclatante, suivie de Mario Draghi qui, avec sa politesse tout italienne, vient rappeler que si l'Europe continue à ce rythme, elle risque simplement… de disparaître de la carte économique mondiale.

La lenteur européenne : un mal chronique

« Trop souvent, on trouve des excuses à cette lenteur. Nous disons que c'est simplement la façon dont l'UE est construite. Parfois, l'inertie est même présentée comme le respect de l'état de droit », a d'abord regretté Mario Draghi. Pour l'ancien président de la BCE, cette lenteur n'est pas une fatalité mais « de la complaisance », quand les concurrents américains et chinois avancent, eux, à marche forcée.

Ursula von der Leyen, elle, a préféré voir le verre à moitié plein. « Nous avons démarré sur les chapeaux de roues », a-t-elle assuré, énumérant fièrement son catalogue d'initiatives : « Le pacte pour une industrie propre, les giga-usines d'IA, le nouvel encadrement des aides d'Etat, le plan d'action pour une énergie abordable… » Une liste impressionnante… qui reste à mettre en oeuvre.

Ainsi, pour l'Italien, l'écart entre les annonces et la réalité est béant. « Les citoyens et entreprises européens expriment une frustration croissante. Ils sont déçus par la lenteur des avancées de l'UE », a-t-il martelé, soulignant que les Européens « sont prêts à agir, mais craignent que les gouvernements n'aient pas saisi la gravité du moment. » L'Allemande a toutefois admis qu'elle « aimerait pouvoir constater » dans le programme de compétitivité de l'UE « le même sentiment d'urgence » que pour le récent plan de défense européen rapidement exécuté, accusant poliment les « colégislateurs » (Parlement européen et Conseil de l'UE) de trop tarder à approuver certaines décisions, notamment les mesures de simplification, dites omnibus.

L'intelligence artificielle : l'Europe déjà décrochée ?

Sur l'IA, sujet crucial s'il en est, Ursula von der Leyen a affiché un optimisme détonant. « L'Europe n'est pas seulement un concurrent, mais c'est aussi un chef de file dans de nombreux domaines qui définiront cette course. » Elle s'est félicitée notamment que l'Europe compte « quatre supercalculateurs dans le Top 10 mondial ».

Mario Draghi, en bon professeur d'économie, a, lui, rappelé les réalités brutales. « Sur la frontière de l'IA, les Etats-Unis ont produit 40 grands modèles de fondation l'année dernière, la Chine 15, l'UE seulement 3. » Un écart qui illustre parfaitement le retard européen sur les technologies de pointe.

Plus problématique encore, selon lui, est la bureaucratie qui étouffe l'innovation. Il a notamment regretté que l'UE n'ait pas suffisamment modifié son emblématique loi RGPD sur la protection des données personnelles. « L'une des demandes les plus claires des entreprises européennes est une simplification radicale du RGPD », a-t-il expliqué, précisant que cette réglementation a « augmenté le coût des données d'environ 20 % pour les entreprises de l'UE par rapport à leurs homologues américaines ».

L'énergie : la facture qui plombe l'économie européenne

L'ancien banquier n'a pas non plus mâché ses mots sur la question énergétique, rappelant que « les prix du gaz naturel dans l'UE sont encore près de quatre fois plus élevés qu'aux Etats-Unis. Et les prix industriels de l'électricité sont en moyenne plus de deux fois plus élevés ». Une situation intenable qui risque d'asphyxier les entreprises européennes.

Sans nier complètement le problème, Ursula von der Leyen a, elle, préféré mettre en avant les progrès. « Plus de 70 % de notre électricité provient de sources à faibles émissions de carbone. Par conséquent, l'an dernier, nous avons réduit notre facture de combustibles fossiles de 60 milliards d'euros. »

Mais elle a tout de même concédé que les « prix énergétiques restent encore beaucoup trop élevés, trop instables et trop différents d'un pays à l'autre en Europe. Dans certains Etats membres, l'électricité coûte trois fois plus que dans d'autres ».

Mario Draghi a aussi pointé les insuffisances des mesures prises. « La principale mesure jusqu'à présent a été d'assouplir les règles en matière d'aides d'Etat afin que les Etats membres puissent subventionner les prix. Cela peut offrir un soulagement temporaire, mais cela ne résout pas les raisons structurelles pour lesquelles l'énergie en Europe est si chère. »

La décarbonation : des objectifs sans les moyens

Sur la transition écologique, Mario Draghi s'est montré particulièrement critique vis-à-vis de certaines politiques européennes, notamment dans le secteur automobile. Il a signalé que l'objectif de zéro émission pour 2035 reposait sur « l'hypothèse d'un cercle vertueux » qui ne s'est pas matérialisé.

« L'installation de points de recharge doit accélérer trois à quatre fois dans les cinq prochaines années pour atteindre une couverture adéquate. Le marché des véhicules électriques a grandi plus lentement que prévu. L'innovation européenne a pris du retard, les modèles restent chers et la chaîne d'approvisionnement est fragmentée. »

Ursula Von der Leyen a, elle, plutôt vu les opportunités. « Le marché mondial des batteries devrait doubler au cours des cinq prochaines années. Le marché mondial des éoliennes continue de progresser de plus de 10 % chaque année. Et le marché mondial des voitures électriques est en plein essor. En Europe, les ventes ont augmenté de près de 25 % par rapport à l'année précédente. »

Dette commune : le tabou que Draghi veut briser

L'ancien président de la BCE a aussi plaidé sans détour pour une mutualisation des dettes afin de financer les grands projets stratégiques européens, une proposition qui reste un tabou dans certaines capitales européennes. « Bien sûr, cette voie brisera des tabous de longue date, mais le reste du monde a déjà brisé les siens. Pour la survie de l'Europe, nous devons faire ce qui n'a pas été fait auparavant », a-t-il insisté, en appelant à « dépasser les stratégies générales et les calendriers repoussés ». Ursula Von der Leyen est restée silencieuse sur ce point dans son discours, préférant insister sur les accords commerciaux conclus récemment et les projets stratégiques à travers le monde.

Bref, là où Ursula Von der Leyen a célébré chaque petite avancée, Mario Draghi a contemplé l'abîme qui se creuse entre l'Europe et ses rivaux. Là où la présidente de la Commission a parlé de « boussole pour la compétitivité », l'ancien président de la BCE a évoqué la « survie de l'Europe ». « Un an après, l'Europe est donc dans une situation plus difficile. Notre modèle de croissance s'estompe, les vulnérabilités s'accumulent et il n'y a pas de chemin clair pour financer les investissements dont nous avons besoin », a-t-il averti.

Von der Leyen, a, elle, conclu sur une note volontariste. « Je suis absolument convaincue que l'Europe peut s'unir autour de ce programme. Tous les Etats membres, de même que le Parlement européen, ont approuvé le rapport Draghi. Nous savons tous ce qu'il faut faire. Et le statu quo n'est pas une option. » 

Fabienne Schmitt (Bureau de Bruxelles)

Des organisations patronales françaises et allemandes veulent remettre les ETI au cœur de la stratégie européenne

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/des-organisations-patronales-francaises-et-allemandes-veulent-remettre-les-eti-au-coeur-de-la-2125638?utm_source=20250904%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20250904_180915)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 4 septembre 2025

 

Face aux guerres commerciales menées par les États-Unis et la Chine, à la concurrence technologique, et au risque de désindustrialisation de l’Europe, des organisations patronales invitent à réagir. Le mouvement des ETI (METI) et son homologue allemand BVMW en sont convaincus. Ils appellent à placer les grandes PME et les ETI au cœur de la stratégie de l’Union européenne.

Confrontée à des menaces "lourdes et directes", l’Europe doit s’appuyer sur ses entreprises industrielles du "mittelstand". C’est ce que soutiennent le mouvement des ETI (METI) et son homologue allemand BVMW, dans un courrier commun publié le 3 septembre. Les deux organisations défendent sept axes d’action à mettre en œuvre en priorité.

40 000 PME et ETI industrielles en Europe

Le couple franco-allemand prend les choses en main. Le METI et le BVMW lancent ensemble "l’Appel de Paris pour un Mittelstand européen". Derrière "mittelstand", ce sont 40 000 entreprises (PME et ETI) "majoritairement familiales, orientées vers le long terme, profondément industrielles, exportatrices et ancrées dans leurs territoires", que les deux organisations veulent placer au cœur de la stratégie industrielle de l’UE.

Favoriser les biens et entreprises européennes

Parmi les sept moyens d’action présentés par ces organisations figurent la simplification radicale des normes européennes, un bouclier anti-dumping pour les produits importés qui ne respectent pas les règles de l’UE, ou encore le renforcement de la souveraineté actionnariale, en favorisant les transmissions et successions européennes. De même pour la production, les signataires défendent la priorité du "produire en Europe" dans la commande publique.

Sur le sujet de l’énergie, source de différend entre la France et l’Allemagne, qui disposent d’un mix énergique très différent, le METI et BVMW proposent la "solidarité énergétique". Le but, fixer les prix de l’énergie "sur les standards européens les plus compétitifs et les moins carbonés".

Calquer la fiscalité française sur la production sur celle de l’Allemagne

Une autre mesure concerne spécifiquement le couple franco-allemand. Le "rattrapage compétitif", propose ainsi d’instaurer "une convergence fiscale et sociale de la France vers l’Allemagne en matière de fiscalité de production et de coût du travail qualifié". Le METI et BVMW ont prévu de porter ces sept mesures auprès des institutions allemandes et françaises, ainsi qu’européennes, dans les prochains jours.

http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/les-eti-un-gisement-de-croissance-%C3%A0-prot%C3%A9ger.html

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La BEI engage 17,5 milliards d’euros pour accompagner les PME vers l’efficacité énergétique

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/la-bei-engage-175-milliards-deuros-pour-accompagner-les-pme-vers-lefficacite-energetique-2126255?utm_source=20250912%20BRIEF_ALL_PRO%20Le%20brief%20%C3%A9co%20du%20soir%20en%20France%20(20250912_182006)&utm_medium=Newsletters_JDE

Publié le 12 septembre 2025

 

Le groupe Banque européenne d’investissement annonce débloquer 17,5 milliards d’euros pour aider les PME à réaliser des économies d’énergie. Un guichet unique sera créé pour faciliter l’accès des entreprises aux produits financiers de la BEI.

350 000 PME européennes vont pouvoir bénéficier d’un soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour financer leurs économies d’énergie, annonce le groupe BEI. L’initiative est dotée d’une enveloppe de 17,5 milliards d’euros de financements afin "d’aider les PME qui ont recours à des technologies éprouvées d’économie d’énergie à réduire leur facture énergétique et à renforcer leur résilience ainsi que leur compétitivité", précise le groupe.

Concrètement, il s’agit d’un soutien grâce à des produits financiers du groupe dont des instruments de dette (obligations, prêts) et de fonds propres. Un guichet unique sera créé pour faciliter l’accès et l’accompagnement des entreprises. La Commission européenne interviendra en soutien par des garanties budgétaires de l’UE et des services de conseil.

Un partenariat avec la Fondation Solar Impulse

Le groupe BEI annonce en outre s’associer à la Fondation Solar Impulse pour déployer une approche visant à passer de la vente de produits physiques à la fourniture de résultats.

"Par exemple, au lieu d’acheter du matériel de chauffage ou d’éclairage économe en énergie, les PME paient pour la chaleur ou la lumière qu’elles consomment. Le prestataire de services conserve la propriété de l’équipement et garantit sa performance. Ce modèle élimine les coûts d’investissement initiaux pour les entreprises, ce qui facilite et accélère l’adoption de mesures d’efficacité énergétique", détaille le groupe.

Générer 65 milliards d’euros d’investissement

Avec cette enveloppe, le groupe BEI espère générer un investissement total supérieur à 65 milliards d’euros, permettant de "contribuer à combler une lacune du marché en Europe". Car les PME investissent dans l’efficacité énergétique "à un rythme deux fois moins soutenu que les grandes entreprises", indique Dan Jorgensen, commissaire européen à l’énergie et au logement. "Cette initiative de la BEI soutenue par la Commission sera essentielle pour combler le déficit d’investissement, faciliter l’accès au financement et accélérer le déploiement de solutions d’efficacité énergétique", selon lui.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/12/le-rendez-vous-de-l-europe-la-bce-banque-centrale-europeenne-et-la-bei-banque-europeenne-d-investissment.html

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité(s), ETI, Engagement, Elections & Accélération

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Partenariats, Réarmement, Accord gagnant ?

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La Corée rejoint le programme européen de R&D Horizon

https://www.ecinews.fr/fr/la-coree-rejoint-le-programme-europeen-de-rd-horizon/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-22-07-2025

Le 20 juillet 2025

La République de Corée du sud est le premier pays asiatique à adhérer au programme de recherche et d’innovation Horizon Europe et à contribuer à son financement.

Après une période d’essai qui a débuté en janvier 2025, les chercheurs et les entreprises coréens peuvent désormais participer à plusieurs domaines du programme sur un pied d’égalité avec les États membres de l’UE.

Ils pourront rejoindre et diriger des consortiums de recherche internationaux, accéder à des financements et collaborer avec des institutions de recherche de premier plan dans toute l’Europe. Le gouvernement coréen contribuera également au budget du programme.

Cela offrira de plus grandes possibilités d’approfondir la recherche commune entre les continents dans de nombreux domaines, tels que la transition numérique, la santé et les technologies propres. Horizon Europe est actuellement ouvert à 19 pays extérieurs à l’Union européenne, dont le Royaume-Uni, Israël, la Nouvelle-Zélande, la Turquie et l’Ukraine.

Le programme est doté d’un budget de 93,5 milliards d’euros pour la période 2021-27. Le pilier II du programme, la partie collaborative la plus importante avec un budget de 52,4 milliards d’euros, auquel les chercheurs coréens ont désormais accès sur un pied d’égalité, se concentre sur des défis mondiaux communs tels que le climat, l’énergie, l’économie numérique et la santé.

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UE-Japon : Bruxelles et Tokyo renforcent leur partenariat

https://www.lemoci.com/ue-japon-bruxelles-et-tokyo-renforcent-leur-partenariat/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le 23/07/25 

Lors du 30ème sommet UE-Japon le 23 juillet à Tokyo, à la veille d’un sommet UE-Chine annoncé comme sans ambition, les deux blocs ont scellé un renforcement de leur partenariat dans les domaines de la compétitivité, de la sécurité économique, et de la sécurité et de la défense.

Le contraste est saisissant entre l’atmosphère qui a entouré le sommet entre l’Union européenne (UE) et le Japon, le 23 juillet à Tokyo, marqué par une volonté affichée de part et d’autre de renforcer les liens existants et déjà dynamiques, et celle, froide et sans annonce, qui règne sur celui de Pékin entre l’UE et la Chine, prévu le lendemain.

Le 23 juillet, lors du sommet UE-Japon de Tokyo, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen, António Costa, et le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, ont ainsi lancé plusieurs nouvelles initiatives visant à renforcer le partenariat entre les deux blocs.

Une nouvelle « Alliance UE-Japon pour la compétitivité » a ainsi été annoncée, s’appuyant sur trois piliers, d’après les précisions apportées par la Commission européenne :

-accroître le commerce bilatéral « en libérant tout le potentiel » de l’accord de partenariat stratégique bilatéral en vigueur depuis début 2025, qui complète l’accord de libre-échange de 2018, le JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement) ;

-renforcer la sécurité économique en améliorant le dialogue de haut niveau entre les deux blocs, y compris la coopération sur les chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques, les semi-conducteurs et les batteries ;

-coopérer davantage en matière d’innovation et de transitions verte et numérique, dans le cadre de l’ Alliance verte  et   partenariat numérique UE-Japon.

Autre initiative annoncée, cette fois-ci dans le cadre du partenariat UE-Japon en matière de sécurité et de défense, le lancement d’un dialogue industriel UE-Japon dans le domaine de la défense.

De quoi donner une nouvelle impulsion à des relations UE-Japon déjà d’excellente qualité.

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La France se positionne comme « moteur » du réarmement européen

https://www.euractiv.fr/section/defence/news/la-france-se-positionne-comme-moteur-du-rearmement-europeen/?utm_source=euractiv&utm_medium=newsletter&utm_content=zone_4&utm_term=0-0&utm_campaign=FR_LES_CAPITALES

Le 14 juillet 2025

 

Lundi 14 juillet, l’Élysée a publié sa revue nationale stratégique pour 2025, qui présente les priorités du pays jusqu’en 2030 en réponse à « l'évolution du contexte stratégique ».

Selon ce document, la France entend renforcer le rôle de l’Europe au sein de l’OTAN, historiquement mené par les États-Unis, tout en faisant progresser l’autonomie stratégique du continent dans un contexte de désengagement progressif de Washington.

« Le rôle de la France, seul État membre de l’Union européenne doté de l’arme nucléaire et contributeur majeur à la sécurité de l’Europe, est d’être moteur du réarmement stratégique européen », peut-on lire dans le document de 100 pages.

Paris estime que le meilleur moyen d’y parvenir est de renforcer le « rôle primordial » du partenariat franco-allemand.

« La France et l’Allemagne contribueront conjointement au renforcement de l’intégration et de la capacité d’action de l’Europe et de sa capacité de défense », précise la stratégie.

Parmi les autres partenariats bilatéraux clés cités figurent le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne. La Pologne, premier contributeur européen à l’OTAN, n’occupe que la cinquième place en termes d’importance.

Davantage de financement

Emmanuel Macron a annoncé dimanche 13 juillet que le budget de la défense de la France serait augmenté de 3,5 milliards d’euros en 2026, puis de 3 milliards supplémentaires en 2027, en plus du projet de loi de programmation militaire visant déjà à renforcer les dépenses de défense jusqu’en 2030.

Le président de la République a indiqué que cette augmentation devait être financée par plus d’activité et plus de production, et non par un accroissement de la dette. Toutefois, la provenance de ces fonds supplémentaires reste incertaine.

Le Premier ministre François Bayrou devrait présenter mardi 15 juillet le projet de loi de finances pour 2026, qui devrait préciser le financement des dépenses supplémentaires en matière de défense.

Cette proposition devrait toutefois être rejetée par tous les partis d’opposition, et les médias estiment que le débat parlementaire qui s’ensuivra pourrait menacer la position de François Bayrou à l’automne.

La France affiche actuellement un déficit budgétaire de 5,4 % du PIB, soit plus de 2 % au-dessus de la limite de 3 % fixée par les règles de l’UE. À ce jour, 16 États membres de l’Union ont demandé à activer la clause dérogatoire qui leur permet de dépasser le plafond de déficit et d’emprunter jusqu’à 1,5 % supplémentaire du PIB annuel pour la défense au cours des quatre prochaines années.

Interrogé par Euractiv sur la position de la Commission européenne concernant les dépenses de défense proposées par la France, un porte-parole a déclaré que ces augmentations « devraient être réalisées sans compromettre la discipline budgétaire ».

Outils de financement européens

En ce qui concerne les initiatives de l’UE, le document français exprime son soutien à de nouvelles options de financement européen, citant le Livre blanc sur la défense de la Commission européenne, qui prévoit une enveloppe de 150 milliards d’euros pour les achats groupés — baptisée SAFE (Security Action for Europe) — approuvée par les États membres en mai.

À l’heure actuelle, la France n’a toujours pas précisé si elle participerait au programme SAFE.

Les Vingt-Sept ont jusqu’au mois de décembre pour soumettre des projets communs à la Commission dans le cadre de ce programme, qui accordera des emprunts afin de commander avec au moins un autre État partenaire des équipements.

La France pourrait participer à des projets dans les domaines des communications spatiales, de la défense sol-air et du transport aérien tactique et stratégique, indique la revue stratégique.

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Accord commercial États-Unis/UE : la réponse ferme de la France qui ne veut pas être « le dindon de la farce »

https://www.msn.com/fr-fr/finance/autres/accord-commercial-%C3%A9tats-unis-ue-la-r%C3%A9ponse-ferme-de-la-france-qui-ne-veut-pas-%C3%AAtre-le-dindon-de-la-farce/ar-AA1JpJqB?ocid=winp2fp&cvid=688740b78e6748a6953ca2087d50fc21&ei=14

Le 28/07/25

INTERNATIONAL - C’est mieux que rien, mais il n’y a pas non plus lieu de se réjouir, selon le gouvernement français. L’accord commercial entre les États-Unis et l’UE établissant à 15 % les droits de douane américains sur les produits européens apporte « une stabilité temporaire », mais reste « déséquilibré », a regretté ce lundi 28 juillet le ministre français délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad.

Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, a de son côté tenu ce lundi matin un discours relativement similaire, expliquant au micro de RTL qu’il s’agissait d’un accord « qui a le mérite d’apporter de la stabilité à nos entreprises et nos industriels », mais « qui reste déséquilibré ».

Marc Ferracci a également affirmé que l’Europe devait « accélérer sur sa stratégie de compétitivité. Ça veut dire très concrètement imposer une préférence européenne dans les marchés publics, mieux nous protéger contre la concurrence déloyale dans des filières comme la sidérurgie, comme la chimie, qui aujourd’hui souffrent d’être face à des productions venant notamment de Chine qui sont massivement subventionnées. Là-dessus, l’Europe doit aller plus vite et plus fort », a-t-il déclaré.

Un accord in extremis trouvé en Écosse

L’accord entre les États-Unis et l’UE a été annoncé lors d’une rencontre entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ce dimanche en Écosse, alors que le président américain avait donné jusqu’au 1er août pour trouver un accord.

Il prévoit des droits de douane de 15 % sur les produits européens importés d’une part, tandis que l’UE s’engage à 750 milliards de dollars d’achats d’énergie - visant notamment à remplacer le gaz russe - et à 600 milliards d’investissements supplémentaires aux États-Unis d’autre part.

Le Rendez-Vous de l'Europe : Partenariats, Réarmement, Accord gagnant ?

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Accord, Recherche, Parlement (à ne pas manquer pour tout comprendre)

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L’UE et le Canada renforcent leur coopération face à l’imprévisible Trump

https://www.euractiv.fr/section/economy-jobs/news/lue-et-le-canada-renforcent-leur-cooperation-face-a-limprevisible-trump/?utm_source=euractiv&utm_medium=newsletter&utm_content=zone_2&utm_term=0-3&utm_campaign=FR_LES_CAPITALES

Le 24 juin 2025

 

L’UE et le Canada ont signé lundi 23 juin à Bruxelles un accord pour renforcer leur coopération en matière de défense et de commerce, dans un contexte d’incertitude sur la fiabilité des États-Unis sous la présidence de Donald Trump.

« C’est le début d’un nouveau chapitre dans une amitié de longue date entre l’Europe et le Canada », a assuré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, aux côtés du Premier ministre canadien Mark Carney.

Ce dernier a expliqué s’atteler à renforcer les coopérations du Canada avec ses « alliés les plus fiables, ceux qui partagent nos valeurs », sans mentionner les récentes tensions avec l’Amérique de Trump.

Cet accord vise notamment à associer plus étroitement l’industrie de la défense canadienne aux efforts déployés par l’Europe pour réorganiser sa base industrielle.

À terme, il pourrait permettre à Ottawa de participer à des achats communs dans le cadre d’un programme de prêts de 150 milliards d’euros récemment approuvé par l’UE pour stimuler le réarmement des 27.

Il ouvre également la voie à la participation d’entreprises canadiennes à ce programme, même si cela nécessitera la signature d’un accord distinct.

La Grande-Bretagne a signé un partenariat de défense similaire en mai, et l’Australie et l’UE ont annoncé la semaine dernière qu’elles avaient entamé des négociations en vue d’un autre partenariat.

La signature intervient à la veille d’un sommet de l’OTAN à La Haye au cours duquel les alliés, dont le Canada et 23 des 27 pays de l’UE, doivent approuver un objectif de dépenses de sécurité accrues pour atteindre au moins 5 % du PIB en 2035, afin de faire face à la menace russe notamment.

Cet engagement est considéré comme essentiel pour satisfaire Donald Trump, qui avait menacé de ne plus protéger les « mauvais payeurs ».

Ottawa, qui dépensait 1,4 % de son PIB pour la défense en 2024, achète une grande partie de son équipement militaire aux États-Unis.

Mais les relations se sont détériorées sous Trump, qui a demandé à plusieurs reprises que le Canada devienne le 51e État américain.

Le Canada a aussi récemment accueilli un sommet du G7, marqué par le départ anticipé du locataire de la Maison-Blanche et l’absence de déclaration commune dénonçant l’« agression russe » en Ukraine, contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des États-Unis.

L’UE est le deuxième partenaire commercial du Canada. Le commerce bilatéral de marchandises représentait 75,6 milliards d’euros en 2024, soit une hausse de 64 % depuis 2017, année de l’entrée en vigueur provisoire d’un accord de libre-échange, le CETA.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/canada-le-partenaire-ideal.html

 

Vu et lu dans L'Europe de juin 2025
Vu et lu dans L'Europe de juin 2025

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Vus et lus dans Télérama n° 3930 du 07/05/25
Vus et lus dans Télérama n° 3930 du 07/05/25
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Le Rendez-Vous de l'Europe : Accord, Recherche, Parlement (à ne pas manquer pour tout comprendre)

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Investissement, l'Europe

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L'UE investit 600 millions d'euros pour attirer les meilleurs talents

https://www.actuia.com/actualite/lue-investit-600-millions-deuros-pour-attirer-les-meilleurs-talents/?mc_cid=6c43f254cc&mc_eid=ed2cb670a6

Le 06/05/2025

 

En bref : La conférence "Choose Europe for Science" a eu lieu à la Sorbonne, où le Président Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 100 millions d'euros pour attirer les chercheurs étrangers en France. Il a souligné l'importance de la liberté de la recherche scientifique et condamné l'ingérence politique, tout en réaffirmant l'engagement de l'UE envers l'indépendance et l'intégrité de la recherche.

Comme annoncé lors du lancement en avril dernier de la plateforme "Choose France for Science", visant à permettre aux établissements de recherche français d'évaluer la pertinence des projets de chercheurs étrangers désireux de venir s'installer dans l'Hexagone, la conférence "Choose Europe for Science" s'est déroulée hier à la Sorbonne en présence d'Emmanuel Macron et de la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen. Le président de la République a annoncé un investissement de 100 millions d'euros dans le cadre de France 2030 afin de permettre à ces scientifiques de venir poursuivre leurs travaux de recherche sur le vieux continent.

Pour Emmanuel Macron, une science libre et ouverte est un impératif moral et humain.  Lors de son discours de clôture, il a mis en garde contre toute forme d’ingérence politique dans les orientations de la recherche.

Faisant allusion aux politiques de l'administration Trump — coupes budgétaires dans la recherche, suppressions de bourses, restriction de l’usage de certains termes liés à la l'inclusion ou au changement climatique, le chef de l’État a affirmé que l’Union européenne s’oppose fermement à "un dictat qui consisterait à dire qu’un gouvernement, quel qu’il soit, puisse dire : il est interdit de chercher ceci ou cela, et qu'il serait interdit de chercher sur la santé des femmes, qu'il serait interdit de chercher sur les cyclones ...".

Il a dénoncé une rupture profonde avec l’histoire scientifique des grandes démocraties :

 "Personne n'aurait pu imaginer, il y a quelques années, qu'une des plus grandes démocraties du monde allait supprimer des programmes de recherche sous prétexte qu'il y avait le mot « diversité » dans ce programme. Personne ne pouvait penser qu'une des plus grandes démocraties du monde allait biffer d'un trait la capacité à avoir des visas de tel ou tel chercheur, parfois de ceux qui avaient contribué à sa propre sécurité numérique. Personne ne pouvait penser que cette très grande démocratie du monde, dont le modèle économique repose si fortement sur la science libre, sur l'innovation et sur sa capacité, d'ailleurs, durant les trois décennies passées, à avoir innové davantage que les Européens et à avoir diffusé plus cette innovation, qu'ils allaient faire une telle erreur. Mais nous en sommes là". 

Pour lui, l’indépendance et l’intégrité de la recherche scientifique sont des piliers essentiels de nos démocraties. "Choose Europe for Science" se veut également un relais du mouvement "Stand Up for Science", initié par des chercheurs américains inquiets de ces dérives politiques, qui a reçu le soutien actif de nombreuses institutions européennes.

En France, plusieurs acteurs ont rapidement pris position. Le CNRS a lancé le programme "Choose CNRS" pour faciliter l’accueil de chercheurs menacés, tandis qu’Aix-Marseille Université a ouvert un dispositif dédié, "Safe Place for Science". L’Institut Pasteur ou encore l’Université de Montpellier ont également affiché leur volonté de contribuer à cette mobilisation. Des centaines de scientifiques seraient aujourd'hui prêts à s'installer en France, bien que les salaires y soient inférieurs à ceux des Etats-Unis.

Aux chercheurs français, inquiets eux aussi des restrictions budgétaires dans notre pays, il a assuré :

" Et je le dis avec force, un chercheur étranger ne remplacera pas un chercheur français ou un chercheur européen. C'est l'esprit même de la science de chercher cette coopération, cette émulation, cette conversation. C'est pourquoi ce sera un financement spécifique qui est ainsi déployé et annoncé aujourd'hui".

500 millions d'euros de l'UE pour renforcer l'attractivité du continent

De son côté, l’Union européenne entend affirmer son rôle de moteur scientifique. Quelques instants avant l’intervention d’Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé une enveloppe de 500 millions d’euros pour la période 2025-2027, destinée à faire de l’Europe un véritable "pôle d’attraction pour les chercheurs". Soulignant la stabilité des investissements européens et la qualité des infrastructures, elle a insisté sur la nécessité de combler les lacunes actuelles du paysage scientifique européen. Parmi les mesures annoncées figurent la création d’une "super-subvention" de sept ans, le doublement des compléments aux bourses de recherche d’ici à 2027, ainsi qu’un objectif partagé avec les États membres : porter à 3 % du PIB les dépenses en recherche et développement d’ici 2030.

Dans une volonté d’ancrer durablement ce positionnement, la Commission souhaite inscrire la liberté de la recherche scientifique dans le droit européen, via un futur acte législatif consacré à l’espace européen de la recherche.

Pour mieux comprendre (assisté par l'IA)

Qu'est-ce que l'inscription de la liberté de la recherche scientifique dans le droit européen implique ?

Inscrire la liberté de la recherche scientifique dans le droit européen signifie créer un cadre légal qui protège l'indépendance des chercheurs dans l'UE, et empêche les ingérences politiques. Cela vise à garantir que la recherche soit guidée par la curiosité scientifique et les nécessités sociétales, sans être influencée par les changements politiques ou économiques.

Comment la 'super-subvention' de sept ans proposée par l'UE peut-elle transformer le paysage scientifique européen ?

La 'super-subvention' de sept ans proposée par l'UE vise à offrir un financement durable et suffisant pour des projets de recherche ambitieux, favorisant l'innovation et la collaboration à long terme. Elle pourrait permettre à l'Europe de combler son retard en matière de recherche et développement par rapport à d'autres régions, en attirant des talents mondiaux et en stabilisant l'investissement scientifique.

 

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Investissement, l'Europe
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Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Journée

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Qu'est-ce que la Journée de l'Europe ?

https://www.touteleurope.eu/histoire/qu-est-ce-que-la-journee-de-l-europe/

le 25.04.2025

 

La Journée de l'Europe, célébrée chaque année le 9 mai, commémore la déclaration de Robert Schuman en 1950, qui a jeté les bases de l'Union européenne actuelle. Cet événement symbolise l'unité et la paix européennes, célébré par diverses activités et manifestations à travers le continent.

La Journée de l'Europe est célébrée tous les ans le 9 mai, et ce depuis 1985. C'est en effet le 9 mai 1950 que Robert Schuman a présenté sa proposition relative à une organisation de l'Europe, dans le but de pacifier les relations entre les nations du Vieux Continent dans la période d'après-guerre.

La Journée de l'Europe a été instaurée par les dirigeants européens lors du Conseil européen de Milan en juin 1985 et fêtée la première fois en 1986.

Chaque année, les institutions européennes, les collectivités, les associations, les écoles et les citoyens célèbrent le 9 mai par des manifestations diverses.

La Journée de l'Europe est également l'occasion de mettre en avant les symboles de l'unité de l'Union européenne : un drapeau à douze étoiles, un hymne et une devise. Dans les pays de la zone euro, la monnaie unique (pièces et billets) est un autre symbole de cette unité.

De nombreux événements sont également organisés durant tout le mois de mai, à l'occasion du Mois de l'Europe :

https://www.touteleurope.eu/l-europe-et-moi/mai-2025-ou-feter-le-mois-de-l-europe-en-france/#:~:text=Cette%20ann%C3%A9e%2C%20la%20Journ%C3%A9e%20de,fondateur%20de%20l'Union%20europ%C3%A9enne.

 

Qu'est-ce que la déclaration Schuman ?

Le 9 mai 1950, sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, fait une déclaration historique dans le salon de l'Horloge du Quai d'Orsay : il appelle à la mise en commun sous une autorité supranationale des productions française et allemande de charbon et d'acier.

Ce projet, visant à développer l'économie du continent au sortir de la guerre et à assurer la paix entre ses pays, est aujourd'hui considéré comme l'acte de naissance de la construction européenne. Il est à l'origine de la première communauté européenne, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) qui voit le jour en 1951.

Six années plus tard, la Communauté économique européenne est créée (1957). Créatrice de "solidarités de fait" entre Etats, pour reprendre les mots de Robert Schuman, cette union d'abord économique s'est peu à peu élargie à d'autres domaines, et a consolidé les rapports entre les Etats européens. L'Union européenne telle que nous la connaissons aujourd'hui en est le fruit. 

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/05/le-rendez-vous-de-l-europe-sa-journee-ses-combats-son-ambition.html

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/03/le-rendez-vous-de-l-europe-naissance-d-un-geant-enfin.html

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/10/les-rendez-vous-de-l-europe-ses-etapes.html

Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Journée

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Plan, Stimulation, Rappels

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La Commission européenne dévoile son plan d'action pour faire de l'Europe "Le continent de l'IA"

https://www.actuia.com/actualite/la-commission-europeenne-devoile-son-plan-daction-pour-faire-de-leurope-le-continent-de-lia/?mc_cid=9d5dd33456&mc_eid=ed2cb670a6

Le 10/04/2025

 

Renforcement des infrastructures de calcul Optimisation de l'accès aux données Adoption de l'IA dans les secteurs stratégiques Formation et attraction de talents Simplification réglementaire 

Malgré la domination des Etats-Unis et de la Chine, pour la Commission européenne la course à l'IA est loin d'être terminée. Elle a dévoilé hier les mesures qui permettront de faire de l'Europe le "Continent de l'IA", comme annoncé en février dernier lors du Sommet pour l'action sur l'IA par sa présidente Ursula von der Leyen. 

Le Plan d'action du Continent IA vise à transformer les industries européennes et son vivier de talents en moteurs d'innovation et d'accélération de l'IA afin de faire de l'Europe un leader mondial du domaine. Pour relever ce défi, la Commission européenne s'appuie sur cinq axes stratégiques :

Infrastructures de calcul, accès aux données, adoption de l'IA, compétences et simplification réglementaire.

Renforcement des infrastructures de calcul

La feuille de route du plan d'action prévoit le déploiement de gigafactories, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d'IA de grande envergure. Elles seront dotées d'environ 100 000 puces d'IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les 13 usines d'IA en cours d'installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens d’EuroHPC. Sur les 200 millions du fonds Invest AI annoncé lors du Sommet sur l'IA, 20 seront consacrés à cinq de ces giga-usines.

La Commission a également pour objectif via le "Cloud and AI Development Act" de tripler la capacité des centres de données européens dans les cinq à sept prochaines années.

Optimisation de l'accès aux données 

Pour garantir un développement efficace de l’IA, l’accès à des volumes de données de haute qualité est essentiel. C’est dans cette optique que le Plan d’action prévoit la création de Data Labs chargés de centraliser, structurer et enrichir d'importants ensembles de données variés. En complément, la Commission européenne lancera en 2025 une Data Union Strategy, visant à instaurer un véritable marché intérieur des données et à faciliter l’essor des solutions IA à grande échelle.

Adoption de l'IA dans les secteurs stratégiques 

À ce jour, seulement 13,5 % des entreprises européennes utilisent l'IA. Pour inverser cette tendance, la Commission lance la stratégie Apply AI, visant à encourager l'intégration de l'IA dans les secteurs publics et privés.

Formation et attraction de talents 

Pour répondre aux besoins croissants de talents en intelligence artificielle, la Commission européenne met en place des mesures destinées à renforcer l’attractivité du secteur et à faciliter le recrutement d’experts hautement qualifiés. À travers des initiatives comme le Talent Pool, l’action Marie Skłodowska-Curie "MSCA Choose Europe", ainsi que des programmes de bourses proposés par la future AI Skills Academy, l’Europe entend ouvrir des voies de migration légale aux spécialistes étrangers tout en encourageant le retour des chercheurs et experts européens.

Simplification réglementaire 

L'AI Act Service Desk sera mis en place afin d'accompagner les entreprises dans la mise en conformité avec la législation sur l'IA.

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L'UE stimule l'innovation par de nouveaux partenariats européens dans les domaines des matériaux avancés, du textile et du photovoltaïque

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_841

Le 20 mars 2025

 

La Commission a franchi une étape déterminante pour conforter la primauté technologique de l'Europe et contribuer à la réalisation de ses objectifs de durabilité en créant trois nouveaux partenariats européens portant sur les matériaux avancés, le textile et le photovoltaïque.

Établis avec le soutien d'Horizon Europe, ces partenariats seront des moteurs de croissance, de durabilité et de résilience, contribuant ainsi à une Europe forte, inclusive et compétitive à l'échelle mondiale.

Considérés comme essentiels dans le plan stratégique d'Horizon Europe 2025-2027, les trois partenariats sont les suivants.

Partenariat européen pour l'innovation dans le secteur photovoltaïque: il renforcera la position de l'Europe dans le secteur mondial du photovoltaïque, en soutenant la transition vers les énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire, comme le prévoient le pacte vert pour l'Europe, le plan REPowerEU et la directive sur les énergies renouvelables de 2023. Il développera les capacités européennes de fabrication de technologies photovoltaïques, créera une chaîne de valeur plus résiliente dans l'UE et réduira la dépendance à l'égard des combustibles fossiles en pratiquant la coopération à tous les maillons de la chaîne de valeur du photovoltaïque. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 240 millions d'euros dans le partenariat entre 2025 et 2030.

Partenariat européen pour les textiles du futur: il canalisera la transformation de l'industrie textile vers la durabilité et la circularité, dans le droit fil de la stratégie de l'UE pour des textiles durables et circulaires. L'initiative permettra de tirer parti des innovations numériques et d'exploiter de nouveaux modèles d'entreprise au sein du secteur et renforcera l'autonomie stratégique de l'Europe. Dans le même temps, elle contribuera à préserver la compétitivité, la résilience et la durabilité des entreprises sur un marché mondial en mutation rapide. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 30 millions d'euros dans ce partenariat entre 2025 et 2030.

 Partenariat européen des matériaux avancés innovants pour l'UE: en accord avec la communication sur les matériaux avancés pour assurer la primauté industrielle, il renforcera la souveraineté technologique et la compétitivité industrielle dans le domaine des matériaux avancés. Le partenariat répondra aux besoins de l'industrie et accélérera la conception, le développement et l'adoption par l'industrie de matériaux avancés sûrs et durables et de technologies associées qui soient adaptés à l'économie circulaire. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 250 millions d'euros dans ce partenariat d'ici à 2030.

Prochaines étapes

Le protocole d'accord constitue la base de la coopération entre la Commission et les autres partenaires dans le cadre d'un partenariat coprogrammé. Après adoption et signature, les partenariats débuteront par des appels spécifiques au titre du programme de travail Horizon Europe, complétés par des investissements et des activités supplémentaires émanant des partenaires. Les premières possibilités de financement au titre de ces nouveaux partenariats s'intégreront dans le programme de travail 2025 d'Horizon Europe.

Dans le courant de l'année, un quatrième partenariat coprogrammé sera lancé sur le thème des mondes virtuels. Il vise à façonner des mondes virtuels ouverts, interopérables et sûrs, alignés sur la vision de la décennie numérique de l'Europe à l'horizon 2030, en favorisant l'inclusivité, le respect de la vie privée et l'activité économique.

Contexte

Les trois nouveaux partenariats compléteront et renforceront le portefeuille actuel composé de 12 partenariats coprogrammés qui ont été lancés à la suite du plan stratégique 2021-2024 pour Horizon Europe.

Les partenariats européens au titre d'Horizon Europe sont des initiatives collaboratives qui rassemblent des entités privées et/ou publiques afin de relever les défis les plus urgents de l'UE en déployant des activités conjointes de recherche et d'innovation.

Les partenariats européens coprogrammés associent la Commission et, pour l'essentiel, des partenaires privés, souvent représentés par des associations sectorielles. Ces partenariats facilitent les engagements conjoints de la Commission et des acteurs du secteur privé visant à faire avancer les programmes stratégiques de recherche et d'innovation. En associant des partenaires privés et publics, les partenariats européens coprogrammés contribuent à faire converger les efforts de recherche et d'innovation, à démultiplier les investissements privés et à éviter les doubles emplois et la fragmentation dans le paysage européen de la recherche et de l'innovation.

 

Citation(s) :

Nous posons aujourd’hui un nouveau jalon important vis-à-vis de l’engagement que nous avons pris de renforcer le paysage industriel européen. Notre nouveau partenariat sur l’avenir du secteur textile associe la Commission aux entreprises afin de stimuler le progrès technologique et la durabilité dans l’ensemble du secteur. Cette initiative accélérera la transition vers un secteur textile européen plus fort, plus compétitif et plus durable. 

Stéphane Séjourné, vice-président exécutif chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle

 

L’avenir de l’Europe dépend de sa capacité d’innover et de se développer. En encourageant la collaboration public-privé dans les secteurs émergents et porteurs de transformation grâce à ces nouveaux partenariats, nous favorisons le progrès dans des domaines clés tels que les matériaux avancés, l’énergie solaire et le textile. Notre trajectoire vers la souveraineté technologique est claire: nous devons faire de l’Europe un moteur mondial du numérique et de l’innovation tout en réduisant notre dépendance à l’égard des technologies importées. 

Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie

 

C’est de la coopération que naissent les progrès. En réunissant la recherche et les entreprises, nous accélérons l’innovation, nous favorisons des investissements plus intelligents et nous comblons les failles du paysage européen de la recherche et de l’innovation. Ensemble, nous construisons une Europe plus résiliente, plus durable et plus compétitive, capable de relever les défis de demain. 

Ekaterina Zaharieva, commissaire aux start-ups, à la recherche et à l’innovation

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Plan, Stimulation, Rappels

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Le Rendez-Vous de l'Europe : ReArm, Sanctions, Industrie, Solaire, Aides

Publié le par Jacques SAMELA.

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La Commission présente le livre blanc sur la défense européenne et le plan « ReArm Europe »

https://france.representation.ec.europa.eu/informations/la-commission-presente-le-livre-blanc-sur-la-defense-europeenne-et-le-plan-rearm-europe-2025-03-19_fr?prefLang=en

 

La Commission européenne a présenté aujourd'hui un ambitieux programme visant à stimuler les investissements en matière de défense dans l'UE, et, avec la haute représentante, a dévoilé un livre blanc sur la défense européenne. 

Aujourd’hui, la Commission et la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ont présenté un livre blanc sur la défense européenne. La Commission a également présenté, dans le cadre du plan « ReArm Europe/Readiness 2030 », un ambitieux programme offrant aux États membres de l’UE des leviers financiers pour stimuler les investissements dans les capacités de défense.

Alors que le plan « ReArm Europe/Readiness 2030 » vise à renforcer les capacités de défense paneuropéennes grâce à de nouveaux moyens financiers, le livre blanc définit une nouvelle approche en matière de défense et identifie les besoins d’investissement.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré :

« L'ère des dividendes de la paix est révolue. L'architecture de sécurité sur laquelle nous comptions ne peut plus être considérée comme acquise. L'Europe est prête à passer à l'action. Nous devons investir dans la défense, renforcer nos capacités et adopter une approche proactive de la sécurité. Nous prenons des mesures décisives, en présentant une feuille de route vers l’état de préparation à l’horizon 2030, avec des dépenses de défense accrues, des investissements importants dans les capacités industrielles de défense européennes. Nous devons acheter davantage européen. Car cela signifie renforcer la base technologique et industrielle de défense européenne. Cela signifie stimuler l'innovation. Et cela signifie créer un marché européen pour les équipements de défense. »

Ces mesures visent à répondre à l'urgence à court terme de soutenir l'Ukraine, mais aussi à répondre au besoin urgent à long terme de renforcer la sécurité et la défense de l'Europe.

 

Plus d'informations sont disponibles en ligne :

- Communiqué de presse : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_793

- Fiche questions/réponses sur le livre blanc sur la défense européenne : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_25_794

- Fiche questions/réponses sur le plan « ReArm Europe » : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_25_790

- Fiche d'information sur le livre blanc sur la défense européenne : https://defence-industry-space.ec.europa.eu/document/download/3ce35bde-8519-416a-bc89-56a3681629ac_en?filename=WP%20on%20defence%20-%20factsheet%20v23_0.pdf

- Fiche d'information sur le plan « ReArm Europe » : https://defence-industry-space.ec.europa.eu/document/download/13ec18d2-8366-4fc8-a4ff-2bdfdf8e1f5f_en?filename=REARM%20Europe%20factsheet%20v17_1.pdf

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Sanctions contre la Russie : les principales cibles du 16ème paquet adopté par l’Union européenne

https://www.lemoci.com/sanctions-contre-la-russie-les-principales-cibles-du-16eme-paquet-adopte-par-lunion-europeenne/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le 03/03/25

 

Comme une réponse du berger à la bergère à la suite de la rencontre des émissaires américains et russes en Arabie Saoudite la semaine dernière, et le jour même du 3ème anniversaire de « l’agression illégale de la Russie » contre l’Ukraine, le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté, le 24 février, un 16ème paquet de sanctions ciblant la lutte contre les contournements, l’aluminium, les biens à double usage, les transports, notamment. Revue de détail.

Les termes du communiqué de presse de la Commission européenne montrent à quel point Bruxelles entend rester sur sa ligne malgré les tentatives de la Maison Blanche d’imposer un arrêt de la guerre via une négociation directe avec Vladimir Poutine mais sans ni l’Ukraine, ni ses alliés européens. « Alors que l’agression illégale de la Russie entre dans sa quatrième année, ce train de mesures vise à accroître encore la pression sur l’agresseur et s’inscrit dans le cadre de l’engagement indéfectible de l’UE en faveur d’une paix juste et durable pour l’Ukraine » déclare la Commission en introduction de son communiqué saluant le 16ème paquet de sanctions adopté le jour même, date du 3ème anniversaire du déclenchement de la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie, par le Conseil de l’UE.

Ce 16ème paquet de sanctions, adopté deux mois et demie après un précédent qui ciblait les circuits de contournement, cible les secteurs considérés comme « d’importance systémique » pour de l’économie russe tels que l’énergie, le commerce, les transports, les infrastructures et les services financiers. Il comprend également des mesures visant à « lutter contre le contournement » des sanctions, et précise à cet égard que « certaines dispositions du 16e paquet sont désormais également reprises dans le régime de sanctions contre la Biélorussie ».

Enfin, l’UE indique avoir mis à jour et renforcé ses régimes de sanctions concernant la Crimée et Sébastopol, ainsi que les zones non contrôlées par le gouvernement des oblasts de Donetsk, Kherson, Louhansk et Zaporijjia.

Les principales mesures de ce 16ème paquet sont :

1/-Mesures anti-contournement

74 navires supplémentaires sont ajoutés à la liste des « navires fantôme » ou ayant contribué aux revenus énergétiques de la Russie, portant à 153 le nombre total de navires inscrits. Un nouveau critère d’inscription est désormais pris en compte, ciblant les navires qui soutiennent les opérations de pétroliers dangereux.

Le 16ème paquet impose par ailleurs des restrictions ciblées à l’exportation à 53 nouvelles entreprises soutenant le complexe militaro-industriel russe ou engagées dans le contournement des sanctions. Cela comprend 34 entreprises dans des pays autres que la Russie.

2/-Annonces complémentaires

Le 16ème paquet comprend 83 cotations supplémentaires, dont 48 personnes et 35 entités, telles que celles soutenant le complexe militaire russe, actif dans le contournement des sanctions, les échanges d’actifs cryptographiques russes et dans le secteur maritime.

Le 16e paquet ajoute également un autre nouveau critère pour l’inscription sur la liste des personnes et des entités qui font partie du complexe militaire et industriel de la Russie, qui le soutiennent ou qui en bénéficient.

3/-Mesures commerciales

–Aluminium : en plus de l’interdiction des importations de produits transformés en aluminium en provenance de Russie, déjà en place, ce 16ème paquet instaure dans l’UE l’interdiction des importations d’aluminium primaire en provenance de Russie. Toutefois, afin d’assurer une transition en douceur pour les entreprises, un mécanisme de quotas est mis en place, permettant d’utiliser 275 000 tonnes, ce qui équivaut à 80 % des importations de l’UE en 2024, sur une période de 12 mois.

-Biens à double usage : Les restrictions à l’exportation de biens à double usage sont étendues à d’autres articles afin de couper l’accès de la Russie aux technologies clés qu’elle utilise sur le champ de bataille, notamment :

  • Précurseurs chimiques à double usage pour produire de la chloropicrine et d’autres agents antiémeutes utilisés comme armes chimiques par la Russie en violation de la Convention sur les armes chimiques.
  • Logiciels liés aux machines-outils à commande numérique par ordinateur (CNC) utilisées pour fabriquer des armes et aux manettes de jeux vidéo utilisées par l’armée russe pour piloter des drones sur le champ de bataille.
  • Minerais et composés de chrome en raison de leurs applications militaires.

Les dérogations et exemptions limitées pour certaines exportations de technologies à double usage et de pointe, par exemple à des fins médicales, ont été clarifiées et renforcées afin de favoriser une application efficace par les autorités douanières et les organismes de délivrance des licences.

De plus, des restrictions supplémentaires à l’exportation ont été introduites sur les produits industriels, ciblant spécifiquement les minéraux, les produits chimiques, l’acier, les matériaux en verre et les feux d’artifice, avec une signification militaire particulière.

4/-Mesures énergétiques

L’UE a décidé d’interdire totalement le stockage temporaire ou le placement sous des procédures de zone franche de pétrole brut ou de produits pétroliers russes dans les ports de l’UE, ce qui était jusqu’à présent autorisé, si le pétrole respectait le plafonnement des prix et partait vers un pays tiers.

Le 16ème paquet étend l’interdiction de fournir des biens, des technologies et des services pour l‘achèvement des projets de GNL russes pour qu’elle s’applique également aux projets de pétrole brut en Russie, tels que le projet pétrolier Vostok.

Le paquet étend l’interdiction existante des logiciels pour restreindre l’exportation, la fourniture ou la fourniture de logiciels d’exploration pétrolière et gazière à la Russie.

5/-Mesures de transport

-Aérien : Le 16ème paquet étend l’interdiction de vol afin de permettre l’inscription sur la liste des transporteurs de pays tiers effectuant des vols intérieurs en Russie ou fournissant des biens aéronautiques à des compagnies aériennes russes ou pour des vols intérieurs en Russie. Si elles figurent sur la liste, ces compagnies aériennes ne seront pas autorisées à voler vers l’UE.

–Transport routier : le 16ème paquet ajoute un amendement qui empêche l’augmentation de la participation russe au-dessus de 25 % dans les entreprises de transport routier de l’UE, comblant ainsi les lacunes potentielles permettant de contourner les sanctions existantes.

6/-Mesures d’infrastructures

Le 16ème paquet introduit l’interdiction totale de transaction sur certaines infrastructures russes : cela comprend deux aéroports de Moscou (l’aéroport de Vnoukovo et l’aéroport de Joukovski), quatre aéroports régionaux et le port de la Volga d’Astrakhan et le port de Makhatchkala sur la mer Caspienne. Les ports maritimes d’Oust-Louga et de Primorsk sur la mer Baltique et de Novorossiysk sur la mer Noire ont également été inclus.

Est également instaurée l’interdiction des services de construction fournis par les opérateurs de l’UE en Russie.

7/-Mesures concernant le secteur financier

La Russie a détourné une grande partie de ses flux financiers par l’intermédiaire de banques plus petites. Le 16e paquet renforce les mesures sur le secteur financier, en particulier :

  • Ajout de 13 établissements financiers à la liste des entités soumises à l’interdiction de fournir des services de messagerie financière spécialisée.
  • Ajout de trois banques à l’interdiction de transaction en raison de leur utilisation du système de messagerie financière de la Banque centrale de Russie (SPFS) pour contourner les sanctions de l’UE.
  • Extension de l’interdiction des transactions pour permettre à l’UE d’inscrire sur la liste les établissements financiers et les fournisseurs d’actifs cryptographiques qui participent au contournement du plafonnement des prix du pétrole et facilitent les transactions avec les navires cotés de la flotte fantôme.

8/-Lutte contre la désinformation

Suspension des activités de diffusion de huit autres médias dans l’UE ou à destination de l’UE, compte tenu de leur rôle de soutien et de justification de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine.

 

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Comment l’Europe compte sauver son industrie

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/comment-leurope-compte-sauver-son-industrie-2114372

le 26 février 2025

 

Pour tenter d’améliorer la compétitivité de l’industrie du Vieux-continent, la Commission européenne vient de dévoiler son plan pour une industrie propre. Il tente de redonner des moyens aux industriels européens dans la compétition internationale tout en les incitant à se décarboner.

Le plan de Bruxelles affiche un double objectif : redonner de la compétitivité tout en accélérant la décarbonation des usines 

L’Europe dégaine son "Clean Industrial Deal", son plan pour tenter de sauver son industrie. Face aux récents appels à l’aide de la chimie, de la sidérurgie ou encore de l’automobile, "les industries européennes ont besoin d’un soutien urgent", indique la Commission européenne. Le plan de Bruxelles affiche un double objectif : redonner de la compétitivité tout en accélérant la décarbonation des usines. Ce plan est dévoilé le même jour que le projet Omnibus, destiné à simplifier les réglementations auxquelles sont soumises les entreprises, notamment en matière de durabilité (CSRD) et de vigilance (CS3D).

"Les coûts élevés de l’énergie nuisent aux citoyens et aux entreprises de l’union Européenne"

Le plan pour l’industrie s’attaque d’abord aux coûts de l’énergie, devenue trop chère en Europe. "Les coûts élevés de l’énergie nuisent aux citoyens et aux entreprises de l’Union Européenne", assure la Commission européenne. Celle-ci indique que l’électricité est trois fois plus onéreuse que le gaz dans de nombreux pays européens et que les prix de détails pour les industriels ont presque doublé depuis entre 2021 et 2023 (ils ont baissé depuis, NDLR).

De la visibilité pour les industriels énergivores

Pour rendre l’énergie plus abordable, la Commission européenne propose plusieurs actions d’urgence. Pour les industries les plus consommatrices en énergie, la Commission compte mettre en place des contrats tripartites entre les pouvoirs publics, les producteurs d’énergies et les industriels. Ces contrats de longs termes devront offrir de la visibilité aux industriels comme la chimie ou la sidérurgie et leur proposer des prix attractifs. En janvier, le président d’ArcelorMittal France Alain Le Grix de La Salle avait alerté sur la situation des producteurs d’acier en Europe, pointant notamment du doigt les coûts énergétiques en Europe.

"Le coût de l’énergie est le principal facteur qui explique notre retard de compétitivité. Afin de convaincre les fournisseurs d’électricité propre de consentir des contrats à long terme aux industriels, et donc de désindexer le prix qu’ils consentent de celui du marché, la Banque européenne d’investissement se portera garante", explique Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne dans une interview accordée à nos confrères du Monde.

Des mesures pour baisser les coûts de l’énergie

Dans le but de réduire la facture, l’Europe veut massifier ses achats de gaz. La Commission "étudiera comment exploiter le pouvoir d’achat de l’Union pour obtenir de meilleurs prix pour le gaz naturel importé".

Au niveau de l’électricité, la Commission proposera une méthodologie devant permettre aux pays membres d’utiliser plus efficacement le réseau, en réduisant les coûts de fonctionnement et d’investissement. Cela pourrait se traduire pour les consommateurs par une réduction des taxes nationales sur l’électricité.

Énergies renouvelables et économies d’énergie

La Commission compte mettre en œuvre des mesures permettant d’accélérer les procédures d’autorisations des projets énergétiques. Elle encouragera par ailleurs les acteurs du marché qui fournissent des solutions d’efficacité énergétiques aux entreprises (en matière de rénovation de bâtiment ou de solutions d’éclairage), par le biais d’incitations financières.

Le plan européen ne modifie toutefois pas les règles controversées de construction du prix de l’électricité, qui font que ce dernier est lié au prix du gaz. "Cette discussion devra avoir lieu. Mais les différences de mix énergétique entre États membres la rendent très difficile", assure Stéphane Séjourné au Monde.

45 milliards d'économies sur l'énergie dès cette année

L'ensemble de ces mesures doit dégager des résultats dès à présent. Pour la Commission européenne, elles permettront "de réaliser des économies globales estimées à 45 milliards d'euros en 2025, avec une augmentation progressive jusqu'à 130 milliards d'euros par an d'ici 2030, et 260 milliards d'euros par an d'ici 2040".

Favoriser le made in Europe

Outre l’énergie, l’Europe annonce qu’elle va favoriser les produits fabriqués en Europe. Dans les marchés publics, la Commission examinera en 2026 la préférence européenne pour des secteurs jugés stratégiques. Cela va passer par l’introduction de "critères de durabilité, de résilience" et de "fabriqué en Europe" dans les marchés publics.

100 milliards d’euros d’aides

Le pacte industriel européen s’appuiera sur une enveloppe de 100 milliards d’euros. "Nous mobiliserons 100 milliards d'euros afin d'établir une nouvelle banque de la décarbonation. Nous lancerons bientôt de nouveaux appels à propositions dans le domaine de la décarbonation de l'industrie, en nous appuyant sur un modèle particulièrement réussi, celui de la Banque de l'hydrogène", indique Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Contrairement à ce que son nom suggère, la Banque de l'hydrogène n'est pas une institution financière. Mais un mécanisme qui vise à doper la production d'hydrogène en allouant les fonds européens disponibles.

Sécuriser l’approvisionnement

Pour permettre aux industriels européens de sécuriser leur approvisionnement, la Commission compte jouer la carte collective. Elle veut mettre en place un mécanisme permettant aux industriels de se regrouper pour massifier leurs achats de matières premières critiques, ce qui leur permettra de créer des économies d’échelles et d’avoir plus de poids dans les négociations commerciales.

Taxe carbone revisitée

Enfin, pour se protéger de la concurrence internationale, la Commission annonce qu’elle simplifiera et renforcera le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

https://www.lemoci.com/etats-unis-bruxelles-reste-ferme-face-a-lannonce-par-donald-trump-de-droits-de-douane-de-25/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

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Electricité : le solaire supplante enfin le charbon dans l'UE

https://www.latribune.fr/climat/energie-environnement/electicite-le-solaire-supplante-enfin-le-charbon-dans-l-ue-1016545.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1737636375

Publié le 23/01/25

 

L'énergie solaire a supplanté pour la première fois le charbon dans l'Union européenne en 2024 et permis de porter la part des énergies renouvelables à près de la moitié de la production d'électricité des 27, selon un rapport diffusé ce jeudi.

En 2024, les énergies renouvelables ont représenté 47 % de la production totale d'électricité des 27, contre 29 % pour les fossiles. En comparaison, les renouvelables n'atteignaient que 34 % en 2019.

Pour la première fois, la production d'électricité solaire a surpassé celle du charbon dans l'Union européenne en 2024, indique le think tank Ember dans son rapport annuel sur l'électricité en Europe. Dans le même temps, la production à partir de gaz a enregistré sa cinquième année consécutive de baisse, ramenant la part totale des combustibles fossiles à son plus bas niveau historique.

« Les combustibles fossiles perdent leur emprise sur l'énergie de l'UE »,observe le Dr Chris Rosslowe, auteur principal du rapport.« Depuis le lancement du Pacte Vert en 2019, peu imaginaient une transition aussi rapide : le solaire et l'éolien relèguent le charbon aux marges et accélèrent le déclin structurel du gaz. »

En 2024, les énergies renouvelables ont représenté 47 % de la production totale d'électricité des 27, contre 29 % pour les fossiles. En comparaison, les renouvelables n'atteignaient que 34 % en 2019. Cette transition a permis à l'UE d'économiser 59 milliards d'euros en importations de combustibles fossiles.

Un mouvement généralisé en Europe

La progression de l'énergie solaire s'observe dans tous les États membres, souligne Ember. Plus de la moitié des pays européens ont réduit la part du charbon dans leur mix énergétique à moins de 5 %, et plusieurs l'ont totalement éliminé. Toutefois, les défis demeurent. « L'éolien doit doubler ses capacités d'ici 2030 », avertit Chris Rosslowe. De plus, le système électrique européen devra se doter de solutions plus flexibles, notamment pour gérer les intermittences des énergies renouvelables.

L'abondance d'énergie solaire en 2024 a généré des effets inattendus sur les marchés. Les prix de l'électricité en milieu de journée ont chuté, atteignant parfois des valeurs négatives : durant 4 % des heures de l'année, l'électricité a été vendue à un prix inférieur à zéro, soit le double de 2023.

Un besoin urgent de solutions de stockage

Ces prix bas offrent cependant des opportunités pour les consommateurs, à condition de pouvoir ajuster la demande en fonction des périodes d'abondance. Les fournisseurs d'électricité pourraient également stocker l'énergie produite en surplus et la redistribuer lors des pics de consommation, comme en fin de journée.

Le déploiement des batteries s'accélère : la capacité installée a doublé en un an, passant de 8 GW en 2022 à 16 GW en 2023. Cependant, 70 % de ces capacités sont concentrées en Allemagne et en Italie. « Nous devons renforcer la flexibilité du système énergétique pour s'adapter aux nouvelles réalités », insiste Walburga Hemetsberger, PDG de SolarPower Europe. « Les énergies renouvelables et le stockage sont désormais les piliers de la transition énergétique. »

Face au retrait climatique de Trump, l'UE regarde du côté de la Chine

L'Union européenne a une longue tradition de leadership climatique et a réduit ses émissions de 7.5% entre 2022 et 2023, loin devant les autres grands pays riches. Elle est également le premier bailleur international de la lutte contre le changement climatique. « L'accord de Paris reste le meilleur espoir de l'humanité. L'Europe maintiendra donc le cap et continuera à travailler avec toutes les nations qui veulent protéger la nature et stopper le réchauffement climatique » a assuré mardi Ursula von der Leyen, chef de l'UE. Lors du premier mandat de Donald Trump, l'UE et la Chine avaient lancé un dialogue sur le climat avec le Canada, en attendant le retour des Américains. Il faudra un effort similaire, dans la période mouvementée qui s'annonce, anticipe Alex Scott, du groupe de réflexion italien sur le climat ECCO.  Mais l'UE est aux prises avec d'importantes difficultés budgétaires et des revirements politiques en faveur de partis plutôt hostiles aux éoliennes ou aux véhicules électriques. Tandis que Pékin est dans un conflit commercial avec Bruxelles à cause de sa taxe carbone sur les importations.

(Avec AFP)

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La Commission autorise un régime français d'aides d'État d'un montant de 500 millions d'euros destiné à favoriser le recyclage chimique des déchets plastiques

https://france.representation.ec.europa.eu/informations/la-commission-autorise-un-regime-francais-daides-detat-dun-montant-de-500-millions-deuros-destine-2025-02-03_fr?prefLang=en

Le 3 février 2025

 

La Commission européenne a autorisé, en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État, un régime français d'un montant de 500 millions d'euros destiné à faciliter le recyclage chimique de certains types de déchets plastiques. Cette mesure d'aide contribue à la réalisation des priorités de la Commission européenne pour la période 2024-2029, fondées sur les orientations politiques, qui appellent à améliorer la circularité et la résilience de l'économie.

Le régime français

La France a notifié à la Commission son intention de mettre en place un régime d'aides de 500 millions d'euros destiné à soutenir les investissements en faveur du recyclage chimique de certains types de déchets plastiques, tels que les plateaux, les films, les bouteilles autres que celles pour boissons et les matières textiles contenant une certaine quantité de polyester. Ce régime vise à soutenir les technologies de recyclage chimique qui convertissent les déchets plastiques mélangés et/ou contaminés en matières premières «vierges». Il contribuera à la réalisation de l'objectif de l'UE en matière de circularité des processus de production et de consommation, qui s'inscrit dans le cadre d'une transformation plus large de l'industrie en vue d'atteindre la neutralité climatique.

Dans le cadre de ce régime, qui est ouvert aux entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, l'aide sera accordée sous la forme de subventions directes. Son montant maximal est fixé à 40 % des coûts admissibles, qui correspondent aux coûts d'investissement supplémentaires déterminés en comparant les coûts d'investissement totaux d'un projet de recyclage chimique des déchets plastiques avec ceux de projets moins respectueux de l'environnement.

L'appréciation de la Commission

La Commission a apprécié la mesure au regard des règles de l'UE en matière d'aides d'État, en particulier de l'article 107, paragraphe 3, point c), du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne («TFUE»), qui permet aux États membres de soutenir le développement de certaines activités économiques sous certaines conditions, et des lignes directrices concernant les aides d'État au climat, à la protection de l'environnement et à l'énergie pour 2022 (les «CEEAG»).

Il s'agit du premier régime d'aides d'État examiné au titre de la section 4.4 des CEEAG, qui autorise les aides à l'utilisation efficace des ressources et au soutien à la transition vers une économie circulaire.

La Commission a conclu que :

  • le régime est nécessaire et approprié pour permettre le déploiement du recyclage chimique des plastiques;
  • la mesure a un «effet incitatif», sachant que les bénéficiaires ne réaliseraient pas les investissements concernés sans ce soutien public;
  • la France a mis en place des garde-fous suffisants pour garantir que le régime a une incidence limitée sur la concurrence et les échanges dans l'UE. En particulier, le régime est ouvert à toutes les entreprises de tous les secteurs, et l'aide se limite au minimum nécessaire pour mener les projets.

Sur cette base, la Commission a autorisé le régime français en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État.

Contexte

Les CEEAG de 2022 fournissent des orientations sur la manière dont la Commission appréciera la compatibilité des mesures d'aide à la protection de l'environnement, y compris la protection du climat, et d'aide à l'énergie qui sont soumises à l'obligation de notification en vertu de l'article 107, paragraphe 3, point c), du TFUE.

La version non confidentielle de la décision sera publiée sous le numéro SA.108044 dans le registre des aides d'État figurant sur le site web de la DG Concurrence, dès que les éventuels problèmes de confidentialité auront été résolus. Le bulletin d'information électronique Competition Weekly e-News fournit la liste des dernières décisions relatives aux aides d'État publiées au Journal officiel et sur l'internet.

Citations

 Le régime français autorisé aujourd’hui soutiendra les investissements en faveur du recyclage chimique des plastiques. Il contribuera à la réalisation de l’objectif de l’UE de parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050, en encourageant une utilisation des ressources existantes fondée sur les principes d’efficacité et de circularité. Dans le même temps, les éventuelles distorsions de concurrence causées par ce régime seront réduites au minimum. 

Teresa Ribera, vice-présidente exécutive chargée d’une transition propre, juste et compétitive

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : ReArm, Sanctions, Industrie, Solaire, Aides

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité, investissements, tendances technologiques, IRIS2

Publié le par Jacques SAMELA.

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Union européenne : le contenu de la feuille de route de la « boussole compétitivité »

https://www.lemoci.com/union-europeenne-le-contenu-de-la-feuille-de-route-de-la-boussole-competitivite/

Le 04/02/25

 

La Commission a présenté le 29 janvier le cadre stratégique de son initiative pour doper la compétitivité du Vieux continent. Cette « boussole de compétitivité » se compose de trois axes (innovation, décarbonation et sécurité) comprenant chacun un éventail d’actions qui seront menées dans les prochains mois. En voici l’agenda.  

« L’Europe a tout ce dont elle a besoin pour gagner » a déclaré Ursula von der Leyen lors de la présentation du programme qui doit redynamiser l’économie européenne face à une concurrence internationale de plus en plus féroce. « La boussole pour la compétitivité transforme les excellentes recommandations du rapport Draghi en feuille de route. Nous avons donc un plan, à présent. Nous avons la volonté politique. Ce qui importe est la vitesse, et l’unité. Le monde ne nous attendra pas. »

Voici, pour chaque axe, les échéances des actions de l’Union européenne proposée par la présidente de la Commission (trimestre=T).

Axe 1 : l’innovation

L’objectif général est de « Combler l’écart en matière d’innovation », l’UE devant relancer son « moteur d’innovation ». Voici les différentes actions envisagées.

-Stratégie en faveur des jeunes pousses et des entreprises en expansion (T2 2025)

-28e régime, portant sur la simplification du droit des sociétés (T4 2025 – T1 2026)

-Législation européenne sur l’innovation (T4 2025 – T1 2026)

-Législation sur l’Espace européen de la recherche (2026)

-Stratégies « Initiative sur les fabriques d’IA» (2026), «Application de l’IA» et «L’IA dans la science» et stratégie pour une union des données (T3 2025)

-Stratégie quantique de l’UE (T2 2025) et Quantum Act (T4 2025)

-Législation européenne sur les biotechnologies et stratégie pour la bioéconomie (2025-2026)

-Stratégie pour les sciences du vivant (T2 2025)

-Acte législatif relatif aux matériaux avancés (2026)

-Législation sur l’espace (T2 2025)

-Réexamen des lignes directrices sur le contrôle des concentrations horizontales (non précisé)

-Législation sur les réseaux numériques (T4 2025)

 Axe 2 : la décarbonation

Il s’agit d’établir « une feuille de route conjointe pour la décarbonation et la compétitivité » en initiant les actions suivantes :

-Pacte pour une industrie propre et plan d’action pour des prix de l’énergie abordables (T1 2025)

-Acte législatif visant à accélérer la décarbonation de l’industrie (T4 2025)

-Plan d’action en faveur de l’électrification (T1 2026)

-Nouvel encadrement des aides d’Etat (T2 2025)

-Plan d’action pour l’acier et les métaux (2025)

-Train de mesures pour l’industrie chimique (T4 2025)

-Dialogue stratégique sur l’avenir de l’industrie automobile européenne et plan d’action industriel (T1 2025) (déjà lancé)

-Plan d’investissement dans les transports durables (T3 2025)

-Stratégie portuaire européenne et stratégie maritime industrielle (2025)

-Plan pour un réseau européen de trains à grande vitesse (2025)

-Réexamen du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (2025)

-Acte législatif sur l’économie circulaire (T4 2026)

-Vision pour l’agriculture et l’alimentation (T1 2025)

-Pacte pour les océans (T2 2025)

-Modification de la loi européenne sur le climat (2025)

Axe 3 : la sécurité

L’objectif général est de « réduire les dépendances excessives et renforcer la sécurité » en diversifiant, notamment, les partenaires de l’UE. Les actions suivantes sont envisagées :

-Conclusion et mise en œuvre d’accords commerciaux ambitieux et de partenariats pour des échanges et des investissements propres (non précisé)

-Initiative de coopération transméditerranéenne en matière d’énergie et de technologies propres (T4 2025)

–Plateforme d’achat commun pour les minéraux bruts critiques (T2 ou T3 2025)

-Révision des directives sur les marchés publics (2026)

-Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne (T1 2025)

-Stratégie pour une union de la préparation aux crise (T1 2025)

-Stratégie de sécurité intérieure (T1 2025)

-Acte législatif sur les médicaments critiques (T1 2025)

-Plan européen d’adaptation au changement climatique (2026)

-Stratégie de résilience pour l’eau (T2 ou T3 2025)

S.C

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L’Union européenne annonce 200 milliards d’euros d’investissements dans l’IA

https://www.actuia.com/actualite/lunion-europeenne-annonce-200-milliards-deuros-dinvestissements-dans-lia/?mc_cid=a81913a7a4&mc_eid=ed2cb670a6

Le 12 février 2025

Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont la liste continue de s’allonger.

En annonçant le fonds Invest AI de l’UE, la présidente de la Commission a souligné :

“J’entends trop souvent dire que l’Europe est en retard dans la course où les États-Unis ou la Chine ont déjà pris de l’avance. Je ne suis pas d’accord, car la course à l’IA est loin d’être terminée. Nous n’en sommes qu’au début. La frontière est en perpétuel mouvement. Le leadership mondial est encore à prendre.”

20 milliards d’euros pour des gigafactories

Parmi ces fonds, 20 milliards d’euros sont spécifiquement alloués à la création de quatre giga-usines d’IA, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d’IA de grande envergure. Elles seront dotées d’environ 100 000 puces d’IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les usines d’IA en cours d’installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens de calcul à haute performance d’EuroHPC. Trois de ces supercalculateurs EuroHPC sont aujourd’hui classés parmi les 10 supercalculateurs les plus puissants au monde : LUMI en Finlande, Leonardo en Italie et MareNostrum 5 en Espagne.

Ursula von der Leyen compare cet investissement pour une intelligence artificielle digne de confiance à un “CERN pour l’IA”. Pour rappel, le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) est un laboratoire international de physique des particules situé à quelques kilomètres de Genève, en Suisse. Fondé en 1954, il est le plus grand centre de recherche en physique des particules au monde.

Elle déclare :

“Nous voulons que l’IA soit une force pour le bien et pour la croissance. Pour ce faire, nous adoptons notre propre approche européenne, fondée sur l’ouverture, la coopération et l’excellence des talents. Mais notre approche doit encore être suralimentée.

C’est pourquoi, avec nos États membres et nos partenaires, nous mobiliserons des capitaux sans précédent par l’intermédiaire d’InvestAI pour les gigausines européennes d’IA.

Ce partenariat public-privé unique, semblable à un CERN pour l’IA, permettra à tous nos scientifiques et entreprises, et pas seulement aux plus grands, de développer les très grands modèles les plus avancés nécessaires pour faire de l’Europe un continent de l’IA”.

 

https://www.maddyness.com/2025/02/10/luc-julia-les-500-milliards-de-stargate-cest-du-vent-cest-du-trump/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=7f16496077-EMAIL_CAMPAIGN_2025_02_17_12_00&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-7f16496077-72370078

 

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Les tendances technologiques en Europe à l’horizon 2025

https://www.ecinews.fr/fr/les-tendances-technologiques-en-europe-a-lhorizon-2025/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-15-01-2025

Le 14 janvier 2025

 

Le Conseil européen de l’innovation (EIC) a détaillé les tendances technologiques émergentes qu’il considère comme importantes pour la région dans les années à venir.

L’EIC est le programme phare de l’UE destiné à soutenir les technologies profondes, depuis les premières étapes de la recherche jusqu’à la commercialisation, avec un budget de plus de 10 milliards d’euros.

« Le rapport technique de l’EIC est une liste de surveillance complète des technologies émergentes et des innovations de rupture développées par les lauréats financés et les lauréats aspirants de l’EIC depuis 2018. Il met en évidence 34 signaux, identifiant les technologies et les innovations à des stades de développement précoces dans les données de l’EIC qui présentent un potentiel significatif pour de futures avancées », a déclaré Jean-David Malo Directeur du Conseil européen de l’innovation et de l’Agence exécutive pour les PME (EISMEA).

Alors que la moitié des domaines technologiques couvrent les innovations vertes et biologiques, ces 15 domaines couvrent l’industrie électronique :

  • Innovations en matière de gestion thermique, des véhicules électriques aux centres de données
  • Matériaux à faible impact et biosourcés pour l’électronique durable
  • Matériaux 2D ultra-minces et à bande interdite ultra-large pour l’électronique à haut rendement énergétique
  • L’informatique inspirée du cerveau avec des puces neuromorphiques avancées
  • Nouvelles mémoires sans charge pour des applications spécialisées dans les semi-conducteurs
  • Circuits intégrés photoniques pour l’informatique et les TIC de la prochaine génération
  • Compilateurs quantiques pour une optimisation et une fiabilité accrue des circuits
  • L’informatique quantique tolérante aux pannes pour lutter contre la décohérence et le bruit
  • Miniaturisation et intégration de systèmes quantiques sur une puce
  • L’IA de pointe pour des technologies plus durables et plus accessibles
  • Nouvelles technologies pour les satellites en orbite terrestre très basse
  • Instruments LiDAR de haute précision pour la surveillance de l’atmosphère et de l’environnement
  • Cartes de circuits imprimés flexibles pour l’amélioration des sous-systèmes spatiaux à plusieurs niveaux
  • Mondes virtuels synthétiques pilotés par des données dans des jumeaux numériques hyperréalistes d’environnements bâtis
  • Approche informatique pour les matériaux de nouvelle génération et à haute entropie

Dans le domaine de l’IA, deux domaines couvrent les réseaux neuronaux graphiques (GNN) et les systèmes agentiques distribués.

Les développements récents font progresser les systèmes d’IA basés sur les graphes, y compris les GNN, les transformateurs de graphes émergents et les bases de données de graphes évolutives, afin d’améliorer la prédiction, la classification et l’explicabilité des liens. Les graphes de connaissances intégrés à l’IA générative, tels que les grands modèles de langage (LLM), améliorent la précision des faits et soutiennent la personnalisation spécifique au domaine dans des domaines tels que les soins de santé et la finance. Les systèmes de génération augmentée par récupération (RAG) optimisent encore les tâches de réponse aux questions.

Les progrès récents de l’IA agentique impliquent des systèmes hybrides basés sur des agents avec des modèles d’apprentissage automatique, y compris les grands modèles de langage (LLM), l’apprentissage par renforcement profond, l’apprentissage fédéré, l’IA de pointe et d’autres approches spécialisées. Cette stratégie hybride combine le comportement adaptatif des agents avec des techniques d’IA avancées. Cependant, l’intégration de ces technologies présente des défis, tels que l’équilibre de l’efficacité, la garantie de la confidentialité des données et la gestion des contraintes de calcul. Pour relever ces défis, il faut une ingénierie et une allocation des ressources sophistiquées, qui déterminent l’évolutivité et le déploiement responsable de ces systèmes autonomes.

« L’importance de l’électronique durable pour atteindre l’autonomie industrielle de l’UE, en particulier dans une société décarbonée et numérique, est étayée par de nombreux signaux sélectionnés dans ce rapport », a déclaré Isabel Obieta, responsable du programme EIC pour les semi-conducteurs durables.

« Les innovations visant à réduire la charge environnementale de l’industrie électronique en passant des méthodes de fabrication traditionnelles à des méthodes et des matériaux innovants ayant un impact moindre sur l’environnement ou en explorant de nouvelles solutions permettant de réduire de manière significative la consommation d’énergie des appareils sont clairement mises en évidence », a-t-elle déclaré.

« Ce n’est qu’en diminuant l’empreinte écologique des appareils eux-mêmes que leur rôle très important dans l' »écologisation » de l’environnement sera réévalué et potentiellement amplifié. Les dispositifs et systèmes connectés à l’internet des objets (IdO) pour surveiller et gérer les paramètres environnementaux ne sont qu’un exemple parmi d’autres. Conformément au plan d’action de l’UE pour l’économie circulaire, à la loi européenne sur les puces, à la loi sur les matières premières critiques, à l’initiative sur les matériaux avancés et aux activités de mon portefeuille actuel, trois sujets clés méritent d’être soulignés dans ce contexte : a) la réduction de la consommation d’énergie grâce à de nouvelles solutions telles que les matériaux à bande interdite 2D et ultra-large, les circuits intégrés photoniques, les mémoires émergentes et l’informatique inspirée par le cerveau peuvent contribuer à une électronique économe en énergie ; b) la réduction des matières premières critiques et des produits chimiques dangereux grâce à l’utilisation de matériaux d’origine biologique et de nouveaux procédés de fabrication peut minimiser l’impact négatif de l’électronique sur l’environnement ; et c) l’intégration, l’assemblage et l’emballage novateurs en vue de la réutilisation et du recyclage appliqués à la conception des appareils contribueront à réduire les déchets électroniques. »

L’analyse représente une opportunité d’étendre l’analyse interne de l’horizon de la Commission et de placer ces idées sur le radar du public, permettant un suivi collectif de leur développement potentiel en innovations ayant un impact qui pourraient informer les discussions sur les opportunités futures et former la base de percées critiques façonnant l’avenir de l’Europe.

Le rapport complet est disponible ici : EIC-tech-report-2024

www.eic.ec.europa.eu

 

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L’UE donne 1 milliard € pour la R&D dans la défense : chiplets et radar 4D

https://www.ecinews.fr/fr/lue-donne-1-milliard-e-pour-la-rd-dans-la-defense-chiplets-et-radar-4d/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-07-02-2025

Le 06 février 2025

 

La Commission européenne a annoncé l’octroi de plus d’un milliard d’euros à des projets de recherche et développement (R&D) dans le domaine de la défense, notamment des chiplets, des radars 4D et des capteurs IR.

Le cinquième programme de travail annuel du Fonds européen de défense (FED) alloue 1,065 milliard d’euros, dont plus de 100 millions d’euros dans chacun des neuf domaines, et est ouvert pour la première fois aux entreprises et aux chercheurs ukrainiens.

Le cadre concurrentiel comprend 58,5 millions d’euros pour le développement de technologies de radar 4D multibande et de détecteurs infrarouges, ainsi que 25 millions d’euros pour les chiplets. Un montant de 93 millions d’euros est également prévu pour la prochaine génération de moteurs de giravions, un montant de 54 millions d’euros pour la cybersécurité des véhicules autonomes et un montant de 105 millions d’euros pour les systèmes aériens collaboratifs dans lesquels les drones opèrent avec des aéronefs pilotés. Enfin, 43 millions d’euros sont alloués à des technologies de rupture non spécifiées, dans le cadre d’une recherche à plus long terme.

Cette décision intervient alors que le Royaume-Uni mène un programme d’acquisition de drones à longue portée pour l’armée britannique. Le Royaume-Uni fait également partie d’un consortium qui enverra 30 000 drones à l’Ukraine cette année dans le cadre de la guerre contre la Russie. Pour la première fois, les entreprises et les chercheurs ukrainiens pourront également bénéficier d’une aide à l’accélération en tant que tierces parties pour les programmes-cadres de l’UE.

Outre les subventions de R&D, le cycle 2025 financera des activités de soutien à l’innovation. Il s’agit notamment de la deuxième édition du hackathon de défense EUDIS, qui se déroulera du 9 au 11 mai 2025 dans huit lieux différents de l’UE et se concentrera sur la création de solutions matérielles et logicielles innovantes adaptées aux besoins urgents du champ de bataille ukrainien et d’autres contextes opérationnels similaires.

Le cadre de l’UE comprend 15 thèmes pour soutenir des actions de recherche et 14 pour la plateforme des technologies stratégiques pour l’Europe (STEP) pour les technologies numériques et l’innovation dans les technologies de pointe, les technologies propres et économes en ressources et les biotechnologies pour les applications médicales, ainsi que les chiplets et les technologies de détection.

Le Fonds européen de défense dispose d’un budget d’environ 7,3 milliards d’euros pour la période 2021-27 pour la R&D collaborative et interopérable en matière de défense.

« Un marché européen de la défense qui fonctionne renforce la sécurité et la préparation de l’Europe. Le Fonds européen de défense est essentiel à notre quête de souveraineté technologique dans le domaine de la défense. Le programme de travail 2025 renforce la capacité de l’Europe à agir de manière indépendante », a déclaré Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie.

« En adoptant le cinquième programme de travail du Fonds européen de défense, nous renforçons notre engagement à renforcer l’industrie européenne de la défense et à développer les technologies et les capacités de la prochaine génération dont nos forces armées ont besoin pour assurer la sécurité des Européens. La poursuite de l’investissement commun dans la R&D en matière de défense est essentielle au renforcement de l’état de préparation de l’Europe en matière de défense », a déclaré Andrius Kubilius, commissaire chargé de la défense et de l’espace.

Les appels à propositions devraient être ouverts à la mi-février 2025, avec une date limite de soumission fixée au 16 octobre 2025. Des appels à propositions non thématiques, ouverts exclusivement aux PME ou aux PME et aux organismes de recherche, sont également soutenus dans le cadre du programme de travail.

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L’UE lance officiellement Iris2, le programme de l’UE pour concurrencer Starlink

https://vipress.net/lue-lance-officiellement-iris2-le-programme-de-lue-pour-concurrencer-starlink/

Le 17 Déc 2024 

 

Ce projet à 10,6 milliards d’euros prévoit de lancer une constellation de 290 satellites de communications placés en orbites basse et moyenne. Mais le premier lancement n’aura pas lieu avant 2029.

L’Union Européenne a lancé officiellement hier, 16 décembre, son projet IRIS² (Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite) de constellation de satellites qui fournira des communications résilientes, sécurisées et à haut débit aux gouvernements, aux entreprises et aux citoyens de l’UE. Mise en orbite par des lanceurs européens, la constellation IRIS² favorisera l’autonomie, la résilience et la compétitivité de l’Europe. Elle garantira un accès ininterrompu à des services de connectivité gouvernementaux sécurisés et fournira des services commerciaux haut de gamme.

Censée concurrencer la constellation Starlink d’Elon Musk qui comprend déjà plusieurs milliers de satellites en orbite, la constellation IRIS² comprendra 290 satellites placés en orbite terrestre basse et en orbite terrestre moyenne. Le fait de placer des satellites interconnectés sur ces différentes orbites permettra à la constellation de communiquer rapidement et en toute sécurité et de rester constamment connectée sans avoir besoin de déployer des milliers de satellites, selon un communiqué de l’Agence spatiale européenne (ESA), l’un des partenaires du projet. Une couche supplémentaire en orbite terrestre basse, qui fournira d’autres services, sera également développée.

Afin d’officialiser le lancement du projet, un premier contrat de concession d’une durée de 12 ans a été signé hier entre la Commission européenne et SpaceRISE, un consortium d’industriels dirigé par les opérateurs de satellites européens SES, Eutelsat et Hispasat, et qui comprend également des fabricants de satellites et diverses entreprises, y compris des PME. Un second contrat a été signé entre l’ESA et le consortium SpaceRISE.

« La Commission a répondu au besoin impérieux de l’Union de disposer d’une capacité de connectivité autonome et sécurisée. IRIS² soutient notre autonomie stratégique et nos capacités de défense, favorise notre compétitivité et dynamise la coopération entre les secteurs public et privé », a indiqué Timo Pesonen, directeur général de la Commission européenne en charge de l’industrie, de la défense et de l’espace, lors de la signature du contrat avec SpaceRISE.

Le coût total du contrat de concession d’une durée de 12 ans s’élève à 10,6 milliards d’euros. Celui-ci sera financé par l’UE à hauteur de 6 Md€, par l’ESA pour 550 M€ et par le secteur privé pour plus de 4 Md€. Le premier lancement pour IRIS² est prévu en 2029.

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité, investissements, tendances technologiques, IRIS2

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