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Le Rendez-Vous de l'Europe : Partenariats, Réarmement, Accord gagnant ?

Publié le par Jacques SAMELA.

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La Corée rejoint le programme européen de R&D Horizon

https://www.ecinews.fr/fr/la-coree-rejoint-le-programme-europeen-de-rd-horizon/?utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-22-07-2025

Le 20 juillet 2025

La République de Corée du sud est le premier pays asiatique à adhérer au programme de recherche et d’innovation Horizon Europe et à contribuer à son financement.

Après une période d’essai qui a débuté en janvier 2025, les chercheurs et les entreprises coréens peuvent désormais participer à plusieurs domaines du programme sur un pied d’égalité avec les États membres de l’UE.

Ils pourront rejoindre et diriger des consortiums de recherche internationaux, accéder à des financements et collaborer avec des institutions de recherche de premier plan dans toute l’Europe. Le gouvernement coréen contribuera également au budget du programme.

Cela offrira de plus grandes possibilités d’approfondir la recherche commune entre les continents dans de nombreux domaines, tels que la transition numérique, la santé et les technologies propres. Horizon Europe est actuellement ouvert à 19 pays extérieurs à l’Union européenne, dont le Royaume-Uni, Israël, la Nouvelle-Zélande, la Turquie et l’Ukraine.

Le programme est doté d’un budget de 93,5 milliards d’euros pour la période 2021-27. Le pilier II du programme, la partie collaborative la plus importante avec un budget de 52,4 milliards d’euros, auquel les chercheurs coréens ont désormais accès sur un pied d’égalité, se concentre sur des défis mondiaux communs tels que le climat, l’énergie, l’économie numérique et la santé.

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UE-Japon : Bruxelles et Tokyo renforcent leur partenariat

https://www.lemoci.com/ue-japon-bruxelles-et-tokyo-renforcent-leur-partenariat/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le 23/07/25 

Lors du 30ème sommet UE-Japon le 23 juillet à Tokyo, à la veille d’un sommet UE-Chine annoncé comme sans ambition, les deux blocs ont scellé un renforcement de leur partenariat dans les domaines de la compétitivité, de la sécurité économique, et de la sécurité et de la défense.

Le contraste est saisissant entre l’atmosphère qui a entouré le sommet entre l’Union européenne (UE) et le Japon, le 23 juillet à Tokyo, marqué par une volonté affichée de part et d’autre de renforcer les liens existants et déjà dynamiques, et celle, froide et sans annonce, qui règne sur celui de Pékin entre l’UE et la Chine, prévu le lendemain.

Le 23 juillet, lors du sommet UE-Japon de Tokyo, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen, António Costa, et le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, ont ainsi lancé plusieurs nouvelles initiatives visant à renforcer le partenariat entre les deux blocs.

Une nouvelle « Alliance UE-Japon pour la compétitivité » a ainsi été annoncée, s’appuyant sur trois piliers, d’après les précisions apportées par la Commission européenne :

-accroître le commerce bilatéral « en libérant tout le potentiel » de l’accord de partenariat stratégique bilatéral en vigueur depuis début 2025, qui complète l’accord de libre-échange de 2018, le JEFTA (Japan-EU Free Trade Agreement) ;

-renforcer la sécurité économique en améliorant le dialogue de haut niveau entre les deux blocs, y compris la coopération sur les chaînes d’approvisionnement en matières premières critiques, les semi-conducteurs et les batteries ;

-coopérer davantage en matière d’innovation et de transitions verte et numérique, dans le cadre de l’ Alliance verte  et   partenariat numérique UE-Japon.

Autre initiative annoncée, cette fois-ci dans le cadre du partenariat UE-Japon en matière de sécurité et de défense, le lancement d’un dialogue industriel UE-Japon dans le domaine de la défense.

De quoi donner une nouvelle impulsion à des relations UE-Japon déjà d’excellente qualité.

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La France se positionne comme « moteur » du réarmement européen

https://www.euractiv.fr/section/defence/news/la-france-se-positionne-comme-moteur-du-rearmement-europeen/?utm_source=euractiv&utm_medium=newsletter&utm_content=zone_4&utm_term=0-0&utm_campaign=FR_LES_CAPITALES

Le 14 juillet 2025

 

Lundi 14 juillet, l’Élysée a publié sa revue nationale stratégique pour 2025, qui présente les priorités du pays jusqu’en 2030 en réponse à « l'évolution du contexte stratégique ».

Selon ce document, la France entend renforcer le rôle de l’Europe au sein de l’OTAN, historiquement mené par les États-Unis, tout en faisant progresser l’autonomie stratégique du continent dans un contexte de désengagement progressif de Washington.

« Le rôle de la France, seul État membre de l’Union européenne doté de l’arme nucléaire et contributeur majeur à la sécurité de l’Europe, est d’être moteur du réarmement stratégique européen », peut-on lire dans le document de 100 pages.

Paris estime que le meilleur moyen d’y parvenir est de renforcer le « rôle primordial » du partenariat franco-allemand.

« La France et l’Allemagne contribueront conjointement au renforcement de l’intégration et de la capacité d’action de l’Europe et de sa capacité de défense », précise la stratégie.

Parmi les autres partenariats bilatéraux clés cités figurent le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne. La Pologne, premier contributeur européen à l’OTAN, n’occupe que la cinquième place en termes d’importance.

Davantage de financement

Emmanuel Macron a annoncé dimanche 13 juillet que le budget de la défense de la France serait augmenté de 3,5 milliards d’euros en 2026, puis de 3 milliards supplémentaires en 2027, en plus du projet de loi de programmation militaire visant déjà à renforcer les dépenses de défense jusqu’en 2030.

Le président de la République a indiqué que cette augmentation devait être financée par plus d’activité et plus de production, et non par un accroissement de la dette. Toutefois, la provenance de ces fonds supplémentaires reste incertaine.

Le Premier ministre François Bayrou devrait présenter mardi 15 juillet le projet de loi de finances pour 2026, qui devrait préciser le financement des dépenses supplémentaires en matière de défense.

Cette proposition devrait toutefois être rejetée par tous les partis d’opposition, et les médias estiment que le débat parlementaire qui s’ensuivra pourrait menacer la position de François Bayrou à l’automne.

La France affiche actuellement un déficit budgétaire de 5,4 % du PIB, soit plus de 2 % au-dessus de la limite de 3 % fixée par les règles de l’UE. À ce jour, 16 États membres de l’Union ont demandé à activer la clause dérogatoire qui leur permet de dépasser le plafond de déficit et d’emprunter jusqu’à 1,5 % supplémentaire du PIB annuel pour la défense au cours des quatre prochaines années.

Interrogé par Euractiv sur la position de la Commission européenne concernant les dépenses de défense proposées par la France, un porte-parole a déclaré que ces augmentations « devraient être réalisées sans compromettre la discipline budgétaire ».

Outils de financement européens

En ce qui concerne les initiatives de l’UE, le document français exprime son soutien à de nouvelles options de financement européen, citant le Livre blanc sur la défense de la Commission européenne, qui prévoit une enveloppe de 150 milliards d’euros pour les achats groupés — baptisée SAFE (Security Action for Europe) — approuvée par les États membres en mai.

À l’heure actuelle, la France n’a toujours pas précisé si elle participerait au programme SAFE.

Les Vingt-Sept ont jusqu’au mois de décembre pour soumettre des projets communs à la Commission dans le cadre de ce programme, qui accordera des emprunts afin de commander avec au moins un autre État partenaire des équipements.

La France pourrait participer à des projets dans les domaines des communications spatiales, de la défense sol-air et du transport aérien tactique et stratégique, indique la revue stratégique.

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Accord commercial États-Unis/UE : la réponse ferme de la France qui ne veut pas être « le dindon de la farce »

https://www.msn.com/fr-fr/finance/autres/accord-commercial-%C3%A9tats-unis-ue-la-r%C3%A9ponse-ferme-de-la-france-qui-ne-veut-pas-%C3%AAtre-le-dindon-de-la-farce/ar-AA1JpJqB?ocid=winp2fp&cvid=688740b78e6748a6953ca2087d50fc21&ei=14

Le 28/07/25

INTERNATIONAL - C’est mieux que rien, mais il n’y a pas non plus lieu de se réjouir, selon le gouvernement français. L’accord commercial entre les États-Unis et l’UE établissant à 15 % les droits de douane américains sur les produits européens apporte « une stabilité temporaire », mais reste « déséquilibré », a regretté ce lundi 28 juillet le ministre français délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad.

Le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci, a de son côté tenu ce lundi matin un discours relativement similaire, expliquant au micro de RTL qu’il s’agissait d’un accord « qui a le mérite d’apporter de la stabilité à nos entreprises et nos industriels », mais « qui reste déséquilibré ».

Marc Ferracci a également affirmé que l’Europe devait « accélérer sur sa stratégie de compétitivité. Ça veut dire très concrètement imposer une préférence européenne dans les marchés publics, mieux nous protéger contre la concurrence déloyale dans des filières comme la sidérurgie, comme la chimie, qui aujourd’hui souffrent d’être face à des productions venant notamment de Chine qui sont massivement subventionnées. Là-dessus, l’Europe doit aller plus vite et plus fort », a-t-il déclaré.

Un accord in extremis trouvé en Écosse

L’accord entre les États-Unis et l’UE a été annoncé lors d’une rencontre entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ce dimanche en Écosse, alors que le président américain avait donné jusqu’au 1er août pour trouver un accord.

Il prévoit des droits de douane de 15 % sur les produits européens importés d’une part, tandis que l’UE s’engage à 750 milliards de dollars d’achats d’énergie - visant notamment à remplacer le gaz russe - et à 600 milliards d’investissements supplémentaires aux États-Unis d’autre part.

Le Rendez-Vous de l'Europe : Partenariats, Réarmement, Accord gagnant ?

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Accord, Recherche, Parlement (à ne pas manquer pour tout comprendre)

Publié le par Jacques SAMELA.

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L’UE et le Canada renforcent leur coopération face à l’imprévisible Trump

https://www.euractiv.fr/section/economy-jobs/news/lue-et-le-canada-renforcent-leur-cooperation-face-a-limprevisible-trump/?utm_source=euractiv&utm_medium=newsletter&utm_content=zone_2&utm_term=0-3&utm_campaign=FR_LES_CAPITALES

Le 24 juin 2025

 

L’UE et le Canada ont signé lundi 23 juin à Bruxelles un accord pour renforcer leur coopération en matière de défense et de commerce, dans un contexte d’incertitude sur la fiabilité des États-Unis sous la présidence de Donald Trump.

« C’est le début d’un nouveau chapitre dans une amitié de longue date entre l’Europe et le Canada », a assuré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, aux côtés du Premier ministre canadien Mark Carney.

Ce dernier a expliqué s’atteler à renforcer les coopérations du Canada avec ses « alliés les plus fiables, ceux qui partagent nos valeurs », sans mentionner les récentes tensions avec l’Amérique de Trump.

Cet accord vise notamment à associer plus étroitement l’industrie de la défense canadienne aux efforts déployés par l’Europe pour réorganiser sa base industrielle.

À terme, il pourrait permettre à Ottawa de participer à des achats communs dans le cadre d’un programme de prêts de 150 milliards d’euros récemment approuvé par l’UE pour stimuler le réarmement des 27.

Il ouvre également la voie à la participation d’entreprises canadiennes à ce programme, même si cela nécessitera la signature d’un accord distinct.

La Grande-Bretagne a signé un partenariat de défense similaire en mai, et l’Australie et l’UE ont annoncé la semaine dernière qu’elles avaient entamé des négociations en vue d’un autre partenariat.

La signature intervient à la veille d’un sommet de l’OTAN à La Haye au cours duquel les alliés, dont le Canada et 23 des 27 pays de l’UE, doivent approuver un objectif de dépenses de sécurité accrues pour atteindre au moins 5 % du PIB en 2035, afin de faire face à la menace russe notamment.

Cet engagement est considéré comme essentiel pour satisfaire Donald Trump, qui avait menacé de ne plus protéger les « mauvais payeurs ».

Ottawa, qui dépensait 1,4 % de son PIB pour la défense en 2024, achète une grande partie de son équipement militaire aux États-Unis.

Mais les relations se sont détériorées sous Trump, qui a demandé à plusieurs reprises que le Canada devienne le 51e État américain.

Le Canada a aussi récemment accueilli un sommet du G7, marqué par le départ anticipé du locataire de la Maison-Blanche et l’absence de déclaration commune dénonçant l’« agression russe » en Ukraine, contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des États-Unis.

L’UE est le deuxième partenaire commercial du Canada. Le commerce bilatéral de marchandises représentait 75,6 milliards d’euros en 2024, soit une hausse de 64 % depuis 2017, année de l’entrée en vigueur provisoire d’un accord de libre-échange, le CETA.

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2019/10/canada-le-partenaire-ideal.html

 

Vu et lu dans L'Europe de juin 2025
Vu et lu dans L'Europe de juin 2025

Vu et lu dans L'Europe de juin 2025

Vus et lus dans Télérama n° 3930 du 07/05/25
Vus et lus dans Télérama n° 3930 du 07/05/25
Vus et lus dans Télérama n° 3930 du 07/05/25

Vus et lus dans Télérama n° 3930 du 07/05/25

Le Rendez-Vous de l'Europe : Accord, Recherche, Parlement (à ne pas manquer pour tout comprendre)

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Investissement, l'Europe

Publié le par Jacques SAMELA.

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L'UE investit 600 millions d'euros pour attirer les meilleurs talents

https://www.actuia.com/actualite/lue-investit-600-millions-deuros-pour-attirer-les-meilleurs-talents/?mc_cid=6c43f254cc&mc_eid=ed2cb670a6

Le 06/05/2025

 

En bref : La conférence "Choose Europe for Science" a eu lieu à la Sorbonne, où le Président Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 100 millions d'euros pour attirer les chercheurs étrangers en France. Il a souligné l'importance de la liberté de la recherche scientifique et condamné l'ingérence politique, tout en réaffirmant l'engagement de l'UE envers l'indépendance et l'intégrité de la recherche.

Comme annoncé lors du lancement en avril dernier de la plateforme "Choose France for Science", visant à permettre aux établissements de recherche français d'évaluer la pertinence des projets de chercheurs étrangers désireux de venir s'installer dans l'Hexagone, la conférence "Choose Europe for Science" s'est déroulée hier à la Sorbonne en présence d'Emmanuel Macron et de la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen. Le président de la République a annoncé un investissement de 100 millions d'euros dans le cadre de France 2030 afin de permettre à ces scientifiques de venir poursuivre leurs travaux de recherche sur le vieux continent.

Pour Emmanuel Macron, une science libre et ouverte est un impératif moral et humain.  Lors de son discours de clôture, il a mis en garde contre toute forme d’ingérence politique dans les orientations de la recherche.

Faisant allusion aux politiques de l'administration Trump — coupes budgétaires dans la recherche, suppressions de bourses, restriction de l’usage de certains termes liés à la l'inclusion ou au changement climatique, le chef de l’État a affirmé que l’Union européenne s’oppose fermement à "un dictat qui consisterait à dire qu’un gouvernement, quel qu’il soit, puisse dire : il est interdit de chercher ceci ou cela, et qu'il serait interdit de chercher sur la santé des femmes, qu'il serait interdit de chercher sur les cyclones ...".

Il a dénoncé une rupture profonde avec l’histoire scientifique des grandes démocraties :

 "Personne n'aurait pu imaginer, il y a quelques années, qu'une des plus grandes démocraties du monde allait supprimer des programmes de recherche sous prétexte qu'il y avait le mot « diversité » dans ce programme. Personne ne pouvait penser qu'une des plus grandes démocraties du monde allait biffer d'un trait la capacité à avoir des visas de tel ou tel chercheur, parfois de ceux qui avaient contribué à sa propre sécurité numérique. Personne ne pouvait penser que cette très grande démocratie du monde, dont le modèle économique repose si fortement sur la science libre, sur l'innovation et sur sa capacité, d'ailleurs, durant les trois décennies passées, à avoir innové davantage que les Européens et à avoir diffusé plus cette innovation, qu'ils allaient faire une telle erreur. Mais nous en sommes là". 

Pour lui, l’indépendance et l’intégrité de la recherche scientifique sont des piliers essentiels de nos démocraties. "Choose Europe for Science" se veut également un relais du mouvement "Stand Up for Science", initié par des chercheurs américains inquiets de ces dérives politiques, qui a reçu le soutien actif de nombreuses institutions européennes.

En France, plusieurs acteurs ont rapidement pris position. Le CNRS a lancé le programme "Choose CNRS" pour faciliter l’accueil de chercheurs menacés, tandis qu’Aix-Marseille Université a ouvert un dispositif dédié, "Safe Place for Science". L’Institut Pasteur ou encore l’Université de Montpellier ont également affiché leur volonté de contribuer à cette mobilisation. Des centaines de scientifiques seraient aujourd'hui prêts à s'installer en France, bien que les salaires y soient inférieurs à ceux des Etats-Unis.

Aux chercheurs français, inquiets eux aussi des restrictions budgétaires dans notre pays, il a assuré :

" Et je le dis avec force, un chercheur étranger ne remplacera pas un chercheur français ou un chercheur européen. C'est l'esprit même de la science de chercher cette coopération, cette émulation, cette conversation. C'est pourquoi ce sera un financement spécifique qui est ainsi déployé et annoncé aujourd'hui".

500 millions d'euros de l'UE pour renforcer l'attractivité du continent

De son côté, l’Union européenne entend affirmer son rôle de moteur scientifique. Quelques instants avant l’intervention d’Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé une enveloppe de 500 millions d’euros pour la période 2025-2027, destinée à faire de l’Europe un véritable "pôle d’attraction pour les chercheurs". Soulignant la stabilité des investissements européens et la qualité des infrastructures, elle a insisté sur la nécessité de combler les lacunes actuelles du paysage scientifique européen. Parmi les mesures annoncées figurent la création d’une "super-subvention" de sept ans, le doublement des compléments aux bourses de recherche d’ici à 2027, ainsi qu’un objectif partagé avec les États membres : porter à 3 % du PIB les dépenses en recherche et développement d’ici 2030.

Dans une volonté d’ancrer durablement ce positionnement, la Commission souhaite inscrire la liberté de la recherche scientifique dans le droit européen, via un futur acte législatif consacré à l’espace européen de la recherche.

Pour mieux comprendre (assisté par l'IA)

Qu'est-ce que l'inscription de la liberté de la recherche scientifique dans le droit européen implique ?

Inscrire la liberté de la recherche scientifique dans le droit européen signifie créer un cadre légal qui protège l'indépendance des chercheurs dans l'UE, et empêche les ingérences politiques. Cela vise à garantir que la recherche soit guidée par la curiosité scientifique et les nécessités sociétales, sans être influencée par les changements politiques ou économiques.

Comment la 'super-subvention' de sept ans proposée par l'UE peut-elle transformer le paysage scientifique européen ?

La 'super-subvention' de sept ans proposée par l'UE vise à offrir un financement durable et suffisant pour des projets de recherche ambitieux, favorisant l'innovation et la collaboration à long terme. Elle pourrait permettre à l'Europe de combler son retard en matière de recherche et développement par rapport à d'autres régions, en attirant des talents mondiaux et en stabilisant l'investissement scientifique.

 

A découvrir

Le Rendez-Vous de l'Europe : Investissement, l'Europe
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Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Journée

Publié le par Jacques SAMELA.

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Qu'est-ce que la Journée de l'Europe ?

https://www.touteleurope.eu/histoire/qu-est-ce-que-la-journee-de-l-europe/

le 25.04.2025

 

La Journée de l'Europe, célébrée chaque année le 9 mai, commémore la déclaration de Robert Schuman en 1950, qui a jeté les bases de l'Union européenne actuelle. Cet événement symbolise l'unité et la paix européennes, célébré par diverses activités et manifestations à travers le continent.

La Journée de l'Europe est célébrée tous les ans le 9 mai, et ce depuis 1985. C'est en effet le 9 mai 1950 que Robert Schuman a présenté sa proposition relative à une organisation de l'Europe, dans le but de pacifier les relations entre les nations du Vieux Continent dans la période d'après-guerre.

La Journée de l'Europe a été instaurée par les dirigeants européens lors du Conseil européen de Milan en juin 1985 et fêtée la première fois en 1986.

Chaque année, les institutions européennes, les collectivités, les associations, les écoles et les citoyens célèbrent le 9 mai par des manifestations diverses.

La Journée de l'Europe est également l'occasion de mettre en avant les symboles de l'unité de l'Union européenne : un drapeau à douze étoiles, un hymne et une devise. Dans les pays de la zone euro, la monnaie unique (pièces et billets) est un autre symbole de cette unité.

De nombreux événements sont également organisés durant tout le mois de mai, à l'occasion du Mois de l'Europe :

https://www.touteleurope.eu/l-europe-et-moi/mai-2025-ou-feter-le-mois-de-l-europe-en-france/#:~:text=Cette%20ann%C3%A9e%2C%20la%20Journ%C3%A9e%20de,fondateur%20de%20l'Union%20europ%C3%A9enne.

 

Qu'est-ce que la déclaration Schuman ?

Le 9 mai 1950, sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, fait une déclaration historique dans le salon de l'Horloge du Quai d'Orsay : il appelle à la mise en commun sous une autorité supranationale des productions française et allemande de charbon et d'acier.

Ce projet, visant à développer l'économie du continent au sortir de la guerre et à assurer la paix entre ses pays, est aujourd'hui considéré comme l'acte de naissance de la construction européenne. Il est à l'origine de la première communauté européenne, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) qui voit le jour en 1951.

Six années plus tard, la Communauté économique européenne est créée (1957). Créatrice de "solidarités de fait" entre Etats, pour reprendre les mots de Robert Schuman, cette union d'abord économique s'est peu à peu élargie à d'autres domaines, et a consolidé les rapports entre les Etats européens. L'Union européenne telle que nous la connaissons aujourd'hui en est le fruit. 

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/05/le-rendez-vous-de-l-europe-sa-journee-ses-combats-son-ambition.html

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/03/le-rendez-vous-de-l-europe-naissance-d-un-geant-enfin.html

 

https://competitiviteinfrance.overblog.com/2018/10/les-rendez-vous-de-l-europe-ses-etapes.html

Le Rendez-Vous de l'Europe : Sa Journée

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Plan, Stimulation, Rappels

Publié le par Jacques SAMELA.

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La Commission européenne dévoile son plan d'action pour faire de l'Europe "Le continent de l'IA"

https://www.actuia.com/actualite/la-commission-europeenne-devoile-son-plan-daction-pour-faire-de-leurope-le-continent-de-lia/?mc_cid=9d5dd33456&mc_eid=ed2cb670a6

Le 10/04/2025

 

Renforcement des infrastructures de calcul Optimisation de l'accès aux données Adoption de l'IA dans les secteurs stratégiques Formation et attraction de talents Simplification réglementaire 

Malgré la domination des Etats-Unis et de la Chine, pour la Commission européenne la course à l'IA est loin d'être terminée. Elle a dévoilé hier les mesures qui permettront de faire de l'Europe le "Continent de l'IA", comme annoncé en février dernier lors du Sommet pour l'action sur l'IA par sa présidente Ursula von der Leyen. 

Le Plan d'action du Continent IA vise à transformer les industries européennes et son vivier de talents en moteurs d'innovation et d'accélération de l'IA afin de faire de l'Europe un leader mondial du domaine. Pour relever ce défi, la Commission européenne s'appuie sur cinq axes stratégiques :

Infrastructures de calcul, accès aux données, adoption de l'IA, compétences et simplification réglementaire.

Renforcement des infrastructures de calcul

La feuille de route du plan d'action prévoit le déploiement de gigafactories, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d'IA de grande envergure. Elles seront dotées d'environ 100 000 puces d'IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les 13 usines d'IA en cours d'installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens d’EuroHPC. Sur les 200 millions du fonds Invest AI annoncé lors du Sommet sur l'IA, 20 seront consacrés à cinq de ces giga-usines.

La Commission a également pour objectif via le "Cloud and AI Development Act" de tripler la capacité des centres de données européens dans les cinq à sept prochaines années.

Optimisation de l'accès aux données 

Pour garantir un développement efficace de l’IA, l’accès à des volumes de données de haute qualité est essentiel. C’est dans cette optique que le Plan d’action prévoit la création de Data Labs chargés de centraliser, structurer et enrichir d'importants ensembles de données variés. En complément, la Commission européenne lancera en 2025 une Data Union Strategy, visant à instaurer un véritable marché intérieur des données et à faciliter l’essor des solutions IA à grande échelle.

Adoption de l'IA dans les secteurs stratégiques 

À ce jour, seulement 13,5 % des entreprises européennes utilisent l'IA. Pour inverser cette tendance, la Commission lance la stratégie Apply AI, visant à encourager l'intégration de l'IA dans les secteurs publics et privés.

Formation et attraction de talents 

Pour répondre aux besoins croissants de talents en intelligence artificielle, la Commission européenne met en place des mesures destinées à renforcer l’attractivité du secteur et à faciliter le recrutement d’experts hautement qualifiés. À travers des initiatives comme le Talent Pool, l’action Marie Skłodowska-Curie "MSCA Choose Europe", ainsi que des programmes de bourses proposés par la future AI Skills Academy, l’Europe entend ouvrir des voies de migration légale aux spécialistes étrangers tout en encourageant le retour des chercheurs et experts européens.

Simplification réglementaire 

L'AI Act Service Desk sera mis en place afin d'accompagner les entreprises dans la mise en conformité avec la législation sur l'IA.

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L'UE stimule l'innovation par de nouveaux partenariats européens dans les domaines des matériaux avancés, du textile et du photovoltaïque

https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_841

Le 20 mars 2025

 

La Commission a franchi une étape déterminante pour conforter la primauté technologique de l'Europe et contribuer à la réalisation de ses objectifs de durabilité en créant trois nouveaux partenariats européens portant sur les matériaux avancés, le textile et le photovoltaïque.

Établis avec le soutien d'Horizon Europe, ces partenariats seront des moteurs de croissance, de durabilité et de résilience, contribuant ainsi à une Europe forte, inclusive et compétitive à l'échelle mondiale.

Considérés comme essentiels dans le plan stratégique d'Horizon Europe 2025-2027, les trois partenariats sont les suivants.

Partenariat européen pour l'innovation dans le secteur photovoltaïque: il renforcera la position de l'Europe dans le secteur mondial du photovoltaïque, en soutenant la transition vers les énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire, comme le prévoient le pacte vert pour l'Europe, le plan REPowerEU et la directive sur les énergies renouvelables de 2023. Il développera les capacités européennes de fabrication de technologies photovoltaïques, créera une chaîne de valeur plus résiliente dans l'UE et réduira la dépendance à l'égard des combustibles fossiles en pratiquant la coopération à tous les maillons de la chaîne de valeur du photovoltaïque. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 240 millions d'euros dans le partenariat entre 2025 et 2030.

Partenariat européen pour les textiles du futur: il canalisera la transformation de l'industrie textile vers la durabilité et la circularité, dans le droit fil de la stratégie de l'UE pour des textiles durables et circulaires. L'initiative permettra de tirer parti des innovations numériques et d'exploiter de nouveaux modèles d'entreprise au sein du secteur et renforcera l'autonomie stratégique de l'Europe. Dans le même temps, elle contribuera à préserver la compétitivité, la résilience et la durabilité des entreprises sur un marché mondial en mutation rapide. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 30 millions d'euros dans ce partenariat entre 2025 et 2030.

 Partenariat européen des matériaux avancés innovants pour l'UE: en accord avec la communication sur les matériaux avancés pour assurer la primauté industrielle, il renforcera la souveraineté technologique et la compétitivité industrielle dans le domaine des matériaux avancés. Le partenariat répondra aux besoins de l'industrie et accélérera la conception, le développement et l'adoption par l'industrie de matériaux avancés sûrs et durables et de technologies associées qui soient adaptés à l'économie circulaire. La Commission et les partenaires privés prévoient d'investir respectivement jusqu'à 250 millions d'euros dans ce partenariat d'ici à 2030.

Prochaines étapes

Le protocole d'accord constitue la base de la coopération entre la Commission et les autres partenaires dans le cadre d'un partenariat coprogrammé. Après adoption et signature, les partenariats débuteront par des appels spécifiques au titre du programme de travail Horizon Europe, complétés par des investissements et des activités supplémentaires émanant des partenaires. Les premières possibilités de financement au titre de ces nouveaux partenariats s'intégreront dans le programme de travail 2025 d'Horizon Europe.

Dans le courant de l'année, un quatrième partenariat coprogrammé sera lancé sur le thème des mondes virtuels. Il vise à façonner des mondes virtuels ouverts, interopérables et sûrs, alignés sur la vision de la décennie numérique de l'Europe à l'horizon 2030, en favorisant l'inclusivité, le respect de la vie privée et l'activité économique.

Contexte

Les trois nouveaux partenariats compléteront et renforceront le portefeuille actuel composé de 12 partenariats coprogrammés qui ont été lancés à la suite du plan stratégique 2021-2024 pour Horizon Europe.

Les partenariats européens au titre d'Horizon Europe sont des initiatives collaboratives qui rassemblent des entités privées et/ou publiques afin de relever les défis les plus urgents de l'UE en déployant des activités conjointes de recherche et d'innovation.

Les partenariats européens coprogrammés associent la Commission et, pour l'essentiel, des partenaires privés, souvent représentés par des associations sectorielles. Ces partenariats facilitent les engagements conjoints de la Commission et des acteurs du secteur privé visant à faire avancer les programmes stratégiques de recherche et d'innovation. En associant des partenaires privés et publics, les partenariats européens coprogrammés contribuent à faire converger les efforts de recherche et d'innovation, à démultiplier les investissements privés et à éviter les doubles emplois et la fragmentation dans le paysage européen de la recherche et de l'innovation.

 

Citation(s) :

Nous posons aujourd’hui un nouveau jalon important vis-à-vis de l’engagement que nous avons pris de renforcer le paysage industriel européen. Notre nouveau partenariat sur l’avenir du secteur textile associe la Commission aux entreprises afin de stimuler le progrès technologique et la durabilité dans l’ensemble du secteur. Cette initiative accélérera la transition vers un secteur textile européen plus fort, plus compétitif et plus durable. 

Stéphane Séjourné, vice-président exécutif chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle

 

L’avenir de l’Europe dépend de sa capacité d’innover et de se développer. En encourageant la collaboration public-privé dans les secteurs émergents et porteurs de transformation grâce à ces nouveaux partenariats, nous favorisons le progrès dans des domaines clés tels que les matériaux avancés, l’énergie solaire et le textile. Notre trajectoire vers la souveraineté technologique est claire: nous devons faire de l’Europe un moteur mondial du numérique et de l’innovation tout en réduisant notre dépendance à l’égard des technologies importées. 

Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie

 

C’est de la coopération que naissent les progrès. En réunissant la recherche et les entreprises, nous accélérons l’innovation, nous favorisons des investissements plus intelligents et nous comblons les failles du paysage européen de la recherche et de l’innovation. Ensemble, nous construisons une Europe plus résiliente, plus durable et plus compétitive, capable de relever les défis de demain. 

Ekaterina Zaharieva, commissaire aux start-ups, à la recherche et à l’innovation

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Plan, Stimulation, Rappels

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Le Rendez-Vous de l'Europe : ReArm, Sanctions, Industrie, Solaire, Aides

Publié le par Jacques SAMELA.

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La Commission présente le livre blanc sur la défense européenne et le plan « ReArm Europe »

https://france.representation.ec.europa.eu/informations/la-commission-presente-le-livre-blanc-sur-la-defense-europeenne-et-le-plan-rearm-europe-2025-03-19_fr?prefLang=en

 

La Commission européenne a présenté aujourd'hui un ambitieux programme visant à stimuler les investissements en matière de défense dans l'UE, et, avec la haute représentante, a dévoilé un livre blanc sur la défense européenne. 

Aujourd’hui, la Commission et la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ont présenté un livre blanc sur la défense européenne. La Commission a également présenté, dans le cadre du plan « ReArm Europe/Readiness 2030 », un ambitieux programme offrant aux États membres de l’UE des leviers financiers pour stimuler les investissements dans les capacités de défense.

Alors que le plan « ReArm Europe/Readiness 2030 » vise à renforcer les capacités de défense paneuropéennes grâce à de nouveaux moyens financiers, le livre blanc définit une nouvelle approche en matière de défense et identifie les besoins d’investissement.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré :

« L'ère des dividendes de la paix est révolue. L'architecture de sécurité sur laquelle nous comptions ne peut plus être considérée comme acquise. L'Europe est prête à passer à l'action. Nous devons investir dans la défense, renforcer nos capacités et adopter une approche proactive de la sécurité. Nous prenons des mesures décisives, en présentant une feuille de route vers l’état de préparation à l’horizon 2030, avec des dépenses de défense accrues, des investissements importants dans les capacités industrielles de défense européennes. Nous devons acheter davantage européen. Car cela signifie renforcer la base technologique et industrielle de défense européenne. Cela signifie stimuler l'innovation. Et cela signifie créer un marché européen pour les équipements de défense. »

Ces mesures visent à répondre à l'urgence à court terme de soutenir l'Ukraine, mais aussi à répondre au besoin urgent à long terme de renforcer la sécurité et la défense de l'Europe.

 

Plus d'informations sont disponibles en ligne :

Communiqué de presse : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_25_793

Fiche questions/réponses sur le livre blanc sur la défense européenne : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_25_794

Fiche questions/réponses sur le plan « ReArm Europe » : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/qanda_25_790

Fiche d'information sur le livre blanc sur la défense européenne : https://defence-industry-space.ec.europa.eu/document/download/3ce35bde-8519-416a-bc89-56a3681629ac_en?filename=WP%20on%20defence%20-%20factsheet%20v23_0.pdf

Fiche d'information sur le plan « ReArm Europe » : https://defence-industry-space.ec.europa.eu/document/download/13ec18d2-8366-4fc8-a4ff-2bdfdf8e1f5f_en?filename=REARM%20Europe%20factsheet%20v17_1.pdf

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Sanctions contre la Russie : les principales cibles du 16ème paquet adopté par l’Union européenne

https://www.lemoci.com/sanctions-contre-la-russie-les-principales-cibles-du-16eme-paquet-adopte-par-lunion-europeenne/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

Le 03/03/25

 

Comme une réponse du berger à la bergère à la suite de la rencontre des émissaires américains et russes en Arabie Saoudite la semaine dernière, et le jour même du 3ème anniversaire de « l’agression illégale de la Russie » contre l’Ukraine, le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté, le 24 février, un 16ème paquet de sanctions ciblant la lutte contre les contournements, l’aluminium, les biens à double usage, les transports, notamment. Revue de détail.

Les termes du communiqué de presse de la Commission européenne montrent à quel point Bruxelles entend rester sur sa ligne malgré les tentatives de la Maison Blanche d’imposer un arrêt de la guerre via une négociation directe avec Vladimir Poutine mais sans ni l’Ukraine, ni ses alliés européens. « Alors que l’agression illégale de la Russie entre dans sa quatrième année, ce train de mesures vise à accroître encore la pression sur l’agresseur et s’inscrit dans le cadre de l’engagement indéfectible de l’UE en faveur d’une paix juste et durable pour l’Ukraine » déclare la Commission en introduction de son communiqué saluant le 16ème paquet de sanctions adopté le jour même, date du 3ème anniversaire du déclenchement de la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie, par le Conseil de l’UE.

Ce 16ème paquet de sanctions, adopté deux mois et demie après un précédent qui ciblait les circuits de contournement, cible les secteurs considérés comme « d’importance systémique » pour de l’économie russe tels que l’énergie, le commerce, les transports, les infrastructures et les services financiers. Il comprend également des mesures visant à « lutter contre le contournement » des sanctions, et précise à cet égard que « certaines dispositions du 16e paquet sont désormais également reprises dans le régime de sanctions contre la Biélorussie ».

Enfin, l’UE indique avoir mis à jour et renforcé ses régimes de sanctions concernant la Crimée et Sébastopol, ainsi que les zones non contrôlées par le gouvernement des oblasts de DonetskKhersonLouhansk et Zaporijjia.

Les principales mesures de ce 16ème paquet sont :

1/-Mesures anti-contournement

74 navires supplémentaires sont ajoutés à la liste des « navires fantôme » ou ayant contribué aux revenus énergétiques de la Russie, portant à 153 le nombre total de navires inscrits. Un nouveau critère d’inscription est désormais pris en compte, ciblant les navires qui soutiennent les opérations de pétroliers dangereux.

Le 16ème paquet impose par ailleurs des restrictions ciblées à l’exportation à 53 nouvelles entreprises soutenant le complexe militaro-industriel russe ou engagées dans le contournement des sanctions. Cela comprend 34 entreprises dans des pays autres que la Russie.

2/-Annonces complémentaires

Le 16ème paquet comprend 83 cotations supplémentaires, dont 48 personnes et 35 entités, telles que celles soutenant le complexe militaire russe, actif dans le contournement des sanctions, les échanges d’actifs cryptographiques russes et dans le secteur maritime.

Le 16e paquet ajoute également un autre nouveau critère pour l’inscription sur la liste des personnes et des entités qui font partie du complexe militaire et industriel de la Russie, qui le soutiennent ou qui en bénéficient.

3/-Mesures commerciales

Aluminium : en plus de l’interdiction des importations de produits transformés en aluminium en provenance de Russie, déjà en place, ce 16ème paquet instaure dans l’UE l’interdiction des importations d’aluminium primaire en provenance de Russie. Toutefois, afin d’assurer une transition en douceur pour les entreprises, un mécanisme de quotas est mis en place, permettant d’utiliser 275 000 tonnes, ce qui équivaut à 80 % des importations de l’UE en 2024, sur une période de 12 mois.

-Biens à double usage : Les restrictions à l’exportation de biens à double usage sont étendues à d’autres articles afin de couper l’accès de la Russie aux technologies clés qu’elle utilise sur le champ de bataille, notamment :

  • Précurseurs chimiques à double usage pour produire de la chloropicrine et d’autres agents antiémeutes utilisés comme armes chimiques par la Russie en violation de la Convention sur les armes chimiques.
  • Logiciels liés aux machines-outils à commande numérique par ordinateur (CNC) utilisées pour fabriquer des armes et aux manettes de jeux vidéo utilisées par l’armée russe pour piloter des drones sur le champ de bataille.
  • Minerais et composés de chrome en raison de leurs applications militaires.

Les dérogations et exemptions limitées pour certaines exportations de technologies à double usage et de pointe, par exemple à des fins médicales, ont été clarifiées et renforcées afin de favoriser une application efficace par les autorités douanières et les organismes de délivrance des licences.

De plus, des restrictions supplémentaires à l’exportation ont été introduites sur les produits industriels, ciblant spécifiquement les minéraux, les produits chimiques, l’acier, les matériaux en verre et les feux d’artifice, avec une signification militaire particulière.

4/-Mesures énergétiques

L’UE a décidé d’interdire totalement le stockage temporaire ou le placement sous des procédures de zone franche de pétrole brut ou de produits pétroliers russes dans les ports de l’UE, ce qui était jusqu’à présent autorisé, si le pétrole respectait le plafonnement des prix et partait vers un pays tiers.

Le 16ème paquet étend l’interdiction de fournir des biens, des technologies et des services pour l‘achèvement des projets de GNL russes pour qu’elle s’applique également aux projets de pétrole brut en Russie, tels que le projet pétrolier Vostok.

Le paquet étend l’interdiction existante des logiciels pour restreindre l’exportation, la fourniture ou la fourniture de logiciels d’exploration pétrolière et gazière à la Russie.

5/-Mesures de transport

-Aérien : Le 16ème paquet étend l’interdiction de vol afin de permettre l’inscription sur la liste des transporteurs de pays tiers effectuant des vols intérieurs en Russie ou fournissant des biens aéronautiques à des compagnies aériennes russes ou pour des vols intérieurs en Russie. Si elles figurent sur la liste, ces compagnies aériennes ne seront pas autorisées à voler vers l’UE.

Transport routier : le 16ème paquet ajoute un amendement qui empêche l’augmentation de la participation russe au-dessus de 25 % dans les entreprises de transport routier de l’UE, comblant ainsi les lacunes potentielles permettant de contourner les sanctions existantes.

6/-Mesures d’infrastructures

Le 16ème paquet introduit l’interdiction totale de transaction sur certaines infrastructures russes : cela comprend deux aéroports de Moscou (l’aéroport de Vnoukovo et l’aéroport de Joukovski), quatre aéroports régionaux et le port de la Volga d’Astrakhan et le port de Makhatchkala sur la mer Caspienne. Les ports maritimes d’Oust-Louga et de Primorsk sur la mer Baltique et de Novorossiysk sur la mer Noire ont également été inclus.

Est également instaurée l’interdiction des services de construction fournis par les opérateurs de l’UE en Russie.

7/-Mesures concernant le secteur financier

La Russie a détourné une grande partie de ses flux financiers par l’intermédiaire de banques plus petites. Le 16e paquet renforce les mesures sur le secteur financier, en particulier :

  • Ajout de 13 établissements financiers à la liste des entités soumises à l’interdiction de fournir des services de messagerie financière spécialisée.
  • Ajout de trois banques à l’interdiction de transaction en raison de leur utilisation du système de messagerie financière de la Banque centrale de Russie (SPFS) pour contourner les sanctions de l’UE.
  • Extension de l’interdiction des transactions pour permettre à l’UE d’inscrire sur la liste les établissements financiers et les fournisseurs d’actifs cryptographiques qui participent au contournement du plafonnement des prix du pétrole et facilitent les transactions avec les navires cotés de la flotte fantôme.

8/-Lutte contre la désinformation

Suspension des activités de diffusion de huit autres médias dans l’UE ou à destination de l’UE, compte tenu de leur rôle de soutien et de justification de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine.

 

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Comment l’Europe compte sauver son industrie

https://www.lejournaldesentreprises.com/article/comment-leurope-compte-sauver-son-industrie-2114372

le 26 février 2025

 

Pour tenter d’améliorer la compétitivité de l’industrie du Vieux-continent, la Commission européenne vient de dévoiler son plan pour une industrie propre. Il tente de redonner des moyens aux industriels européens dans la compétition internationale tout en les incitant à se décarboner.

Le plan de Bruxelles affiche un double objectif : redonner de la compétitivité tout en accélérant la décarbonation des usines 

L’Europe dégaine son "Clean Industrial Deal", son plan pour tenter de sauver son industrie. Face aux récents appels à l’aide de la chimie, de la sidérurgie ou encore de l’automobile, "les industries européennes ont besoin d’un soutien urgent", indique la Commission européenne. Le plan de Bruxelles affiche un double objectif : redonner de la compétitivité tout en accélérant la décarbonation des usines. Ce plan est dévoilé le même jour que le projet Omnibus, destiné à simplifier les réglementations auxquelles sont soumises les entreprises, notamment en matière de durabilité (CSRD) et de vigilance (CS3D).

"Les coûts élevés de l’énergie nuisent aux citoyens et aux entreprises de l’union Européenne"

Le plan pour l’industrie s’attaque d’abord aux coûts de l’énergie, devenue trop chère en Europe. "Les coûts élevés de l’énergie nuisent aux citoyens et aux entreprises de l’Union Européenne", assure la Commission européenne. Celle-ci indique que l’électricité est trois fois plus onéreuse que le gaz dans de nombreux pays européens et que les prix de détails pour les industriels ont presque doublé depuis entre 2021 et 2023 (ils ont baissé depuis, NDLR).

De la visibilité pour les industriels énergivores

Pour rendre l’énergie plus abordable, la Commission européenne propose plusieurs actions d’urgence. Pour les industries les plus consommatrices en énergie, la Commission compte mettre en place des contrats tripartites entre les pouvoirs publics, les producteurs d’énergies et les industriels. Ces contrats de longs termes devront offrir de la visibilité aux industriels comme la chimie ou la sidérurgie et leur proposer des prix attractifs. En janvier, le président d’ArcelorMittal France Alain Le Grix de La Salle avait alerté sur la situation des producteurs d’acier en Europe, pointant notamment du doigt les coûts énergétiques en Europe.

"Le coût de l’énergie est le principal facteur qui explique notre retard de compétitivité. Afin de convaincre les fournisseurs d’électricité propre de consentir des contrats à long terme aux industriels, et donc de désindexer le prix qu’ils consentent de celui du marché, la Banque européenne d’investissement se portera garante", explique Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne dans une interview accordée à nos confrères du Monde.

Des mesures pour baisser les coûts de l’énergie

Dans le but de réduire la facture, l’Europe veut massifier ses achats de gaz. La Commission "étudiera comment exploiter le pouvoir d’achat de l’Union pour obtenir de meilleurs prix pour le gaz naturel importé".

Au niveau de l’électricité, la Commission proposera une méthodologie devant permettre aux pays membres d’utiliser plus efficacement le réseau, en réduisant les coûts de fonctionnement et d’investissement. Cela pourrait se traduire pour les consommateurs par une réduction des taxes nationales sur l’électricité.

Énergies renouvelables et économies d’énergie

La Commission compte mettre en œuvre des mesures permettant d’accélérer les procédures d’autorisations des projets énergétiques. Elle encouragera par ailleurs les acteurs du marché qui fournissent des solutions d’efficacité énergétiques aux entreprises (en matière de rénovation de bâtiment ou de solutions d’éclairage), par le biais d’incitations financières.

Le plan européen ne modifie toutefois pas les règles controversées de construction du prix de l’électricité, qui font que ce dernier est lié au prix du gaz. "Cette discussion devra avoir lieu. Mais les différences de mix énergétique entre États membres la rendent très difficile", assure Stéphane Séjourné au Monde.

45 milliards d'économies sur l'énergie dès cette année

L'ensemble de ces mesures doit dégager des résultats dès à présent. Pour la Commission européenne, elles permettront "de réaliser des économies globales estimées à 45 milliards d'euros en 2025, avec une augmentation progressive jusqu'à 130 milliards d'euros par an d'ici 2030, et 260 milliards d'euros par an d'ici 2040".

Favoriser le made in Europe

Outre l’énergie, l’Europe annonce qu’elle va favoriser les produits fabriqués en Europe. Dans les marchés publics, la Commission examinera en 2026 la préférence européenne pour des secteurs jugés stratégiques. Cela va passer par l’introduction de "critères de durabilité, de résilience" et de "fabriqué en Europe" dans les marchés publics.

100 milliards d’euros d’aides

Le pacte industriel européen s’appuiera sur une enveloppe de 100 milliards d’euros. "Nous mobiliserons 100 milliards d'euros afin d'établir une nouvelle banque de la décarbonation. Nous lancerons bientôt de nouveaux appels à propositions dans le domaine de la décarbonation de l'industrie, en nous appuyant sur un modèle particulièrement réussi, celui de la Banque de l'hydrogène", indique Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Contrairement à ce que son nom suggère, la Banque de l'hydrogène n'est pas une institution financière. Mais un mécanisme qui vise à doper la production d'hydrogène en allouant les fonds européens disponibles.

Sécuriser l’approvisionnement

Pour permettre aux industriels européens de sécuriser leur approvisionnement, la Commission compte jouer la carte collective. Elle veut mettre en place un mécanisme permettant aux industriels de se regrouper pour massifier leurs achats de matières premières critiques, ce qui leur permettra de créer des économies d’échelles et d’avoir plus de poids dans les négociations commerciales.

Taxe carbone revisitée

Enfin, pour se protéger de la concurrence internationale, la Commission annonce qu’elle simplifiera et renforcera le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières.

https://www.lemoci.com/etats-unis-bruxelles-reste-ferme-face-a-lannonce-par-donald-trump-de-droits-de-douane-de-25/?_sc=MzEzODM3OCMxMTQ4OTA%3D

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Electricité : le solaire supplante enfin le charbon dans l'UE

https://www.latribune.fr/climat/energie-environnement/electicite-le-solaire-supplante-enfin-le-charbon-dans-l-ue-1016545.html?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=LinkedIn#Echobox=1737636375

Publié le 23/01/25

 

L'énergie solaire a supplanté pour la première fois le charbon dans l'Union européenne en 2024 et permis de porter la part des énergies renouvelables à près de la moitié de la production d'électricité des 27, selon un rapport diffusé ce jeudi.

En 2024, les énergies renouvelables ont représenté 47 % de la production totale d'électricité des 27, contre 29 % pour les fossiles. En comparaison, les renouvelables n'atteignaient que 34 % en 2019.

Pour la première fois, la production d'électricité solaire a surpassé celle du charbon dans l'Union européenne en 2024, indique le think tank Ember dans son rapport annuel sur l'électricité en Europe. Dans le même temps, la production à partir de gaz a enregistré sa cinquième année consécutive de baisse, ramenant la part totale des combustibles fossiles à son plus bas niveau historique.

« Les combustibles fossiles perdent leur emprise sur l'énergie de l'UE »,observe le Dr Chris Rosslowe, auteur principal du rapport.« Depuis le lancement du Pacte Vert en 2019, peu imaginaient une transition aussi rapide : le solaire et l'éolien relèguent le charbon aux marges et accélèrent le déclin structurel du gaz. »

En 2024, les énergies renouvelables ont représenté 47 % de la production totale d'électricité des 27, contre 29 % pour les fossiles. En comparaison, les renouvelables n'atteignaient que 34 % en 2019. Cette transition a permis à l'UE d'économiser 59 milliards d'euros en importations de combustibles fossiles.

Un mouvement généralisé en Europe

La progression de l'énergie solaire s'observe dans tous les États membres, souligne Ember. Plus de la moitié des pays européens ont réduit la part du charbon dans leur mix énergétique à moins de 5 %, et plusieurs l'ont totalement éliminé. Toutefois, les défis demeurent. « L'éolien doit doubler ses capacités d'ici 2030 », avertit Chris Rosslowe. De plus, le système électrique européen devra se doter de solutions plus flexibles, notamment pour gérer les intermittences des énergies renouvelables.

L'abondance d'énergie solaire en 2024 a généré des effets inattendus sur les marchés. Les prix de l'électricité en milieu de journée ont chuté, atteignant parfois des valeurs négatives : durant 4 % des heures de l'année, l'électricité a été vendue à un prix inférieur à zéro, soit le double de 2023.

Un besoin urgent de solutions de stockage

Ces prix bas offrent cependant des opportunités pour les consommateurs, à condition de pouvoir ajuster la demande en fonction des périodes d'abondance. Les fournisseurs d'électricité pourraient également stocker l'énergie produite en surplus et la redistribuer lors des pics de consommation, comme en fin de journée.

Le déploiement des batteries s'accélère : la capacité installée a doublé en un an, passant de 8 GW en 2022 à 16 GW en 2023. Cependant, 70 % de ces capacités sont concentrées en Allemagne et en Italie. « Nous devons renforcer la flexibilité du système énergétique pour s'adapter aux nouvelles réalités », insiste Walburga Hemetsberger, PDG de SolarPower Europe« Les énergies renouvelables et le stockage sont désormais les piliers de la transition énergétique. »

Face au retrait climatique de Trump, l'UE regarde du côté de la Chine

L'Union européenne a une longue tradition de leadership climatique et a réduit ses émissions de 7.5% entre 2022 et 2023, loin devant les autres grands pays riches. Elle est également le premier bailleur international de la lutte contre le changement climatique. « L'accord de Paris reste le meilleur espoir de l'humanité. L'Europe maintiendra donc le cap et continuera à travailler avec toutes les nations qui veulent protéger la nature et stopper le réchauffement climatique » a assuré mardi Ursula von der Leyen, chef de l'UE. Lors du premier mandat de Donald Trump, l'UE et la Chine avaient lancé un dialogue sur le climat avec le Canada, en attendant le retour des Américains. Il faudra un effort similaire, dans la période mouvementée qui s'annonce, anticipe Alex Scott, du groupe de réflexion italien sur le climat ECCO.  Mais l'UE est aux prises avec d'importantes difficultés budgétaires et des revirements politiques en faveur de partis plutôt hostiles aux éoliennes ou aux véhicules électriques. Tandis que Pékin est dans un conflit commercial avec Bruxelles à cause de sa taxe carbone sur les importations.

(Avec AFP)

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La Commission autorise un régime français d'aides d'État d'un montant de 500 millions d'euros destiné à favoriser le recyclage chimique des déchets plastiques

https://france.representation.ec.europa.eu/informations/la-commission-autorise-un-regime-francais-daides-detat-dun-montant-de-500-millions-deuros-destine-2025-02-03_fr?prefLang=en

Le 3 février 2025

 

La Commission européenne a autorisé, en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État, un régime français d'un montant de 500 millions d'euros destiné à faciliter le recyclage chimique de certains types de déchets plastiques. Cette mesure d'aide contribue à la réalisation des priorités de la Commission européenne pour la période 2024-2029, fondées sur les orientations politiques, qui appellent à améliorer la circularité et la résilience de l'économie.

Le régime français

La France a notifié à la Commission son intention de mettre en place un régime d'aides de 500 millions d'euros destiné à soutenir les investissements en faveur du recyclage chimique de certains types de déchets plastiques, tels que les plateaux, les films, les bouteilles autres que celles pour boissons et les matières textiles contenant une certaine quantité de polyester. Ce régime vise à soutenir les technologies de recyclage chimique qui convertissent les déchets plastiques mélangés et/ou contaminés en matières premières «vierges». Il contribuera à la réalisation de l'objectif de l'UE en matière de circularité des processus de production et de consommation, qui s'inscrit dans le cadre d'une transformation plus large de l'industrie en vue d'atteindre la neutralité climatique.

Dans le cadre de ce régime, qui est ouvert aux entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, l'aide sera accordée sous la forme de subventions directes. Son montant maximal est fixé à 40 % des coûts admissibles, qui correspondent aux coûts d'investissement supplémentaires déterminés en comparant les coûts d'investissement totaux d'un projet de recyclage chimique des déchets plastiques avec ceux de projets moins respectueux de l'environnement.

L'appréciation de la Commission

La Commission a apprécié la mesure au regard des règles de l'UE en matière d'aides d'État, en particulier de l'article 107, paragraphe 3, point c), du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne («TFUE»), qui permet aux États membres de soutenir le développement de certaines activités économiques sous certaines conditions, et des lignes directrices concernant les aides d'État au climat, à la protection de l'environnement et à l'énergie pour 2022 (les «CEEAG»).

Il s'agit du premier régime d'aides d'État examiné au titre de la section 4.4 des CEEAG, qui autorise les aides à l'utilisation efficace des ressources et au soutien à la transition vers une économie circulaire.

La Commission a conclu que :

  • le régime est nécessaire et approprié pour permettre le déploiement du recyclage chimique des plastiques;
  • la mesure a un «effet incitatif», sachant que les bénéficiaires ne réaliseraient pas les investissements concernés sans ce soutien public;
  • la France a mis en place des garde-fous suffisants pour garantir que le régime a une incidence limitée sur la concurrence et les échanges dans l'UE. En particulier, le régime est ouvert à toutes les entreprises de tous les secteurs, et l'aide se limite au minimum nécessaire pour mener les projets.

Sur cette base, la Commission a autorisé le régime français en vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État.

Contexte

Les CEEAG de 2022 fournissent des orientations sur la manière dont la Commission appréciera la compatibilité des mesures d'aide à la protection de l'environnement, y compris la protection du climat, et d'aide à l'énergie qui sont soumises à l'obligation de notification en vertu de l'article 107, paragraphe 3, point c), du TFUE.

La version non confidentielle de la décision sera publiée sous le numéro SA.108044 dans le registre des aides d'État figurant sur le site web de la DG Concurrence, dès que les éventuels problèmes de confidentialité auront été résolus. Le bulletin d'information électronique Competition Weekly e-News fournit la liste des dernières décisions relatives aux aides d'État publiées au Journal officiel et sur l'internet.

Citations

 Le régime français autorisé aujourd’hui soutiendra les investissements en faveur du recyclage chimique des plastiques. Il contribuera à la réalisation de l’objectif de l’UE de parvenir à la neutralité climatique d’ici à 2050, en encourageant une utilisation des ressources existantes fondée sur les principes d’efficacité et de circularité. Dans le même temps, les éventuelles distorsions de concurrence causées par ce régime seront réduites au minimum. 

Teresa Ribera, vice-présidente exécutive chargée d’une transition propre, juste et compétitive

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : ReArm, Sanctions, Industrie, Solaire, Aides

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Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité, investissements, tendances technologiques, IRIS2

Publié le par Jacques SAMELA.

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Union européenne : le contenu de la feuille de route de la « boussole compétitivité »

https://www.lemoci.com/union-europeenne-le-contenu-de-la-feuille-de-route-de-la-boussole-competitivite/

Le 04/02/25

 

La Commission a présenté le 29 janvier le cadre stratégique de son initiative pour doper la compétitivité du Vieux continent. Cette « boussole de compétitivité » se compose de trois axes (innovation, décarbonation et sécurité) comprenant chacun un éventail d’actions qui seront menées dans les prochains mois. En voici l’agenda.  

« L’Europe a tout ce dont elle a besoin pour gagner » a déclaré Ursula von der Leyen lors de la présentation du programme qui doit redynamiser l’économie européenne face à une concurrence internationale de plus en plus féroce. « La boussole pour la compétitivité transforme les excellentes recommandations du rapport Draghi en feuille de route. Nous avons donc un plan, à présent. Nous avons la volonté politique. Ce qui importe est la vitesse, et l’unité. Le monde ne nous attendra pas. »

Voici, pour chaque axe, les échéances des actions de l’Union européenne proposée par la présidente de la Commission (trimestre=T).

Axe 1 : l’innovation

L’objectif général est de « Combler l’écart en matière d’innovation », l’UE devant relancer son « moteur d’innovation ». Voici les différentes actions envisagées.

-Stratégie en faveur des jeunes pousses et des entreprises en expansion (T2 2025)

-28e régime, portant sur la simplification du droit des sociétés (T4 2025 – T1 2026)

-Législation européenne sur l’innovation (T4 2025 – T1 2026)

-Législation sur l’Espace européen de la recherche (2026)

-Stratégies « Initiative sur les fabriques d’IA» (2026), «Application de l’IA» et «L’IA dans la science» et stratégie pour une union des données (T3 2025)

-Stratégie quantique de l’UE (T2 2025) et Quantum Act (T4 2025)

-Législation européenne sur les biotechnologies et stratégie pour la bioéconomie (2025-2026)

-Stratégie pour les sciences du vivant (T2 2025)

-Acte législatif relatif aux matériaux avancés (2026)

-Législation sur l’espace (T2 2025)

-Réexamen des lignes directrices sur le contrôle des concentrations horizontales (non précisé)

-Législation sur les réseaux numériques (T4 2025)

 Axe 2 : la décarbonation

Il s’agit d’établir « une feuille de route conjointe pour la décarbonation et la compétitivité » en initiant les actions suivantes :

-Pacte pour une industrie propre et plan d’action pour des prix de l’énergie abordables (T1 2025)

-Acte législatif visant à accélérer la décarbonation de l’industrie (T4 2025)

-Plan d’action en faveur de l’électrification (T1 2026)

-Nouvel encadrement des aides d’Etat (T2 2025)

-Plan d’action pour l’acier et les métaux (2025)

-Train de mesures pour l’industrie chimique (T4 2025)

-Dialogue stratégique sur l’avenir de l’industrie automobile européenne et plan d’action industriel (T1 2025) (déjà lancé)

-Plan d’investissement dans les transports durables (T3 2025)

-Stratégie portuaire européenne et stratégie maritime industrielle (2025)

-Plan pour un réseau européen de trains à grande vitesse (2025)

-Réexamen du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (2025)

-Acte législatif sur l’économie circulaire (T4 2026)

-Vision pour l’agriculture et l’alimentation (T1 2025)

-Pacte pour les océans (T2 2025)

-Modification de la loi européenne sur le climat (2025)

Axe 3 : la sécurité

L’objectif général est de « réduire les dépendances excessives et renforcer la sécurité » en diversifiant, notamment, les partenaires de l’UE. Les actions suivantes sont envisagées :

-Conclusion et mise en œuvre d’accords commerciaux ambitieux et de partenariats pour des échanges et des investissements propres (non précisé)

-Initiative de coopération transméditerranéenne en matière d’énergie et de technologies propres (T4 2025)

Plateforme d’achat commun pour les minéraux bruts critiques (T2 ou T3 2025)

-Révision des directives sur les marchés publics (2026)

-Livre blanc sur l’avenir de la défense européenne (T1 2025)

-Stratégie pour une union de la préparation aux crise (T1 2025)

-Stratégie de sécurité intérieure (T1 2025)

-Acte législatif sur les médicaments critiques (T1 2025)

-Plan européen d’adaptation au changement climatique (2026)

-Stratégie de résilience pour l’eau (T2 ou T3 2025)

S.C

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L’Union européenne annonce 200 milliards d’euros d’investissements dans l’IA

https://www.actuia.com/actualite/lunion-europeenne-annonce-200-milliards-deuros-dinvestissements-dans-lia/?mc_cid=a81913a7a4&mc_eid=ed2cb670a6

Le 12 février 2025

Hier, lors du Sommet pour l’action sur l’IA, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que 200 milliards d’euros allaient être mobilisés pour faire de l’Europe “l’un des principaux continents de l’IA”. L’UE participera à hauteur de 50 milliards d’euros tandis que les 150 milliards d’euros supplémentaires proviendront de l’initiative “European AI Champions”, à laquelle plus de 70 organisations ont déjà adhéré pour asseoir le leadership européen dans l’IA et dont la liste continue de s’allonger.

En annonçant le fonds Invest AI de l’UE, la présidente de la Commission a souligné :

“J’entends trop souvent dire que l’Europe est en retard dans la course où les États-Unis ou la Chine ont déjà pris de l’avance. Je ne suis pas d’accord, car la course à l’IA est loin d’être terminée. Nous n’en sommes qu’au début. La frontière est en perpétuel mouvement. Le leadership mondial est encore à prendre.”

20 milliards d’euros pour des gigafactories

Parmi ces fonds, 20 milliards d’euros sont spécifiquement alloués à la création de quatre giga-usines d’IA, des infrastructures conçues pour soutenir le développement de modèles d’IA de grande envergure. Elles seront dotées d’environ 100 000 puces d’IA de dernière génération, soit quatre fois plus que les usines d’IA en cours d’installation autour du réseau des 9 supercalculateurs européens de calcul à haute performance d’EuroHPC. Trois de ces supercalculateurs EuroHPC sont aujourd’hui classés parmi les 10 supercalculateurs les plus puissants au monde : LUMI en Finlande, Leonardo en Italie et MareNostrum 5 en Espagne.

Ursula von der Leyen compare cet investissement pour une intelligence artificielle digne de confiance à un “CERN pour l’IA”. Pour rappel, le CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) est un laboratoire international de physique des particules situé à quelques kilomètres de Genève, en Suisse. Fondé en 1954, il est le plus grand centre de recherche en physique des particules au monde.

Elle déclare :

“Nous voulons que l’IA soit une force pour le bien et pour la croissance. Pour ce faire, nous adoptons notre propre approche européenne, fondée sur l’ouverture, la coopération et l’excellence des talents. Mais notre approche doit encore être suralimentée.

C’est pourquoi, avec nos États membres et nos partenaires, nous mobiliserons des capitaux sans précédent par l’intermédiaire d’InvestAI pour les gigausines européennes d’IA.

Ce partenariat public-privé unique, semblable à un CERN pour l’IA, permettra à tous nos scientifiques et entreprises, et pas seulement aux plus grands, de développer les très grands modèles les plus avancés nécessaires pour faire de l’Europe un continent de l’IA”.

 

https://www.maddyness.com/2025/02/10/luc-julia-les-500-milliards-de-stargate-cest-du-vent-cest-du-trump/?mtm_campaign=maddynews&mtm_source=newsletter&utm_source=MaddyNews&utm_campaign=7f16496077-EMAIL_CAMPAIGN_2025_02_17_12_00&utm_medium=email&utm_term=0_0800d260f2-7f16496077-72370078

 

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Les tendances technologiques en Europe à l’horizon 2025

https://www.ecinews.fr/fr/les-tendances-technologiques-en-europe-a-lhorizon-2025/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-15-01-2025

Le 14 janvier 2025

 

Le Conseil européen de l’innovation (EIC) a détaillé les tendances technologiques émergentes qu’il considère comme importantes pour la région dans les années à venir.

L’EIC est le programme phare de l’UE destiné à soutenir les technologies profondes, depuis les premières étapes de la recherche jusqu’à la commercialisation, avec un budget de plus de 10 milliards d’euros.

« Le rapport technique de l’EIC est une liste de surveillance complète des technologies émergentes et des innovations de rupture développées par les lauréats financés et les lauréats aspirants de l’EIC depuis 2018. Il met en évidence 34 signaux, identifiant les technologies et les innovations à des stades de développement précoces dans les données de l’EIC qui présentent un potentiel significatif pour de futures avancées », a déclaré Jean-David Malo Directeur du Conseil européen de l’innovation et de l’Agence exécutive pour les PME (EISMEA).

Alors que la moitié des domaines technologiques couvrent les innovations vertes et biologiques, ces 15 domaines couvrent l’industrie électronique :

  • Innovations en matière de gestion thermique, des véhicules électriques aux centres de données
  • Matériaux à faible impact et biosourcés pour l’électronique durable
  • Matériaux 2D ultra-minces et à bande interdite ultra-large pour l’électronique à haut rendement énergétique
  • L’informatique inspirée du cerveau avec des puces neuromorphiques avancées
  • Nouvelles mémoires sans charge pour des applications spécialisées dans les semi-conducteurs
  • Circuits intégrés photoniques pour l’informatique et les TIC de la prochaine génération
  • Compilateurs quantiques pour une optimisation et une fiabilité accrue des circuits
  • L’informatique quantique tolérante aux pannes pour lutter contre la décohérence et le bruit
  • Miniaturisation et intégration de systèmes quantiques sur une puce
  • L’IA de pointe pour des technologies plus durables et plus accessibles
  • Nouvelles technologies pour les satellites en orbite terrestre très basse
  • Instruments LiDAR de haute précision pour la surveillance de l’atmosphère et de l’environnement
  • Cartes de circuits imprimés flexibles pour l’amélioration des sous-systèmes spatiaux à plusieurs niveaux
  • Mondes virtuels synthétiques pilotés par des données dans des jumeaux numériques hyperréalistes d’environnements bâtis
  • Approche informatique pour les matériaux de nouvelle génération et à haute entropie

Dans le domaine de l’IA, deux domaines couvrent les réseaux neuronaux graphiques (GNN) et les systèmes agentiques distribués.

Les développements récents font progresser les systèmes d’IA basés sur les graphes, y compris les GNN, les transformateurs de graphes émergents et les bases de données de graphes évolutives, afin d’améliorer la prédiction, la classification et l’explicabilité des liens. Les graphes de connaissances intégrés à l’IA générative, tels que les grands modèles de langage (LLM), améliorent la précision des faits et soutiennent la personnalisation spécifique au domaine dans des domaines tels que les soins de santé et la finance. Les systèmes de génération augmentée par récupération (RAG) optimisent encore les tâches de réponse aux questions.

Les progrès récents de l’IA agentique impliquent des systèmes hybrides basés sur des agents avec des modèles d’apprentissage automatique, y compris les grands modèles de langage (LLM), l’apprentissage par renforcement profond, l’apprentissage fédéré, l’IA de pointe et d’autres approches spécialisées. Cette stratégie hybride combine le comportement adaptatif des agents avec des techniques d’IA avancées. Cependant, l’intégration de ces technologies présente des défis, tels que l’équilibre de l’efficacité, la garantie de la confidentialité des données et la gestion des contraintes de calcul. Pour relever ces défis, il faut une ingénierie et une allocation des ressources sophistiquées, qui déterminent l’évolutivité et le déploiement responsable de ces systèmes autonomes.

« L’importance de l’électronique durable pour atteindre l’autonomie industrielle de l’UE, en particulier dans une société décarbonée et numérique, est étayée par de nombreux signaux sélectionnés dans ce rapport », a déclaré Isabel Obieta, responsable du programme EIC pour les semi-conducteurs durables.

« Les innovations visant à réduire la charge environnementale de l’industrie électronique en passant des méthodes de fabrication traditionnelles à des méthodes et des matériaux innovants ayant un impact moindre sur l’environnement ou en explorant de nouvelles solutions permettant de réduire de manière significative la consommation d’énergie des appareils sont clairement mises en évidence », a-t-elle déclaré.

« Ce n’est qu’en diminuant l’empreinte écologique des appareils eux-mêmes que leur rôle très important dans l' »écologisation » de l’environnement sera réévalué et potentiellement amplifié. Les dispositifs et systèmes connectés à l’internet des objets (IdO) pour surveiller et gérer les paramètres environnementaux ne sont qu’un exemple parmi d’autres. Conformément au plan d’action de l’UE pour l’économie circulaire, à la loi européenne sur les puces, à la loi sur les matières premières critiques, à l’initiative sur les matériaux avancés et aux activités de mon portefeuille actuel, trois sujets clés méritent d’être soulignés dans ce contexte : a) la réduction de la consommation d’énergie grâce à de nouvelles solutions telles que les matériaux à bande interdite 2D et ultra-large, les circuits intégrés photoniques, les mémoires émergentes et l’informatique inspirée par le cerveau peuvent contribuer à une électronique économe en énergie ; b) la réduction des matières premières critiques et des produits chimiques dangereux grâce à l’utilisation de matériaux d’origine biologique et de nouveaux procédés de fabrication peut minimiser l’impact négatif de l’électronique sur l’environnement ; et c) l’intégration, l’assemblage et l’emballage novateurs en vue de la réutilisation et du recyclage appliqués à la conception des appareils contribueront à réduire les déchets électroniques. »

L’analyse représente une opportunité d’étendre l’analyse interne de l’horizon de la Commission et de placer ces idées sur le radar du public, permettant un suivi collectif de leur développement potentiel en innovations ayant un impact qui pourraient informer les discussions sur les opportunités futures et former la base de percées critiques façonnant l’avenir de l’Europe.

Le rapport complet est disponible ici : EIC-tech-report-2024

www.eic.ec.europa.eu

 

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L’UE donne 1 milliard € pour la R&D dans la défense : chiplets et radar 4D

https://www.ecinews.fr/fr/lue-donne-1-milliard-e-pour-la-rd-dans-la-defense-chiplets-et-radar-4d/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-07-02-2025

Le 06 février 2025

 

La Commission européenne a annoncé l’octroi de plus d’un milliard d’euros à des projets de recherche et développement (R&D) dans le domaine de la défense, notamment des chiplets, des radars 4D et des capteurs IR.

Le cinquième programme de travail annuel du Fonds européen de défense (FED) alloue 1,065 milliard d’euros, dont plus de 100 millions d’euros dans chacun des neuf domaines, et est ouvert pour la première fois aux entreprises et aux chercheurs ukrainiens.

Le cadre concurrentiel comprend 58,5 millions d’euros pour le développement de technologies de radar 4D multibande et de détecteurs infrarouges, ainsi que 25 millions d’euros pour les chiplets. Un montant de 93 millions d’euros est également prévu pour la prochaine génération de moteurs de giravions, un montant de 54 millions d’euros pour la cybersécurité des véhicules autonomes et un montant de 105 millions d’euros pour les systèmes aériens collaboratifs dans lesquels les drones opèrent avec des aéronefs pilotés. Enfin, 43 millions d’euros sont alloués à des technologies de rupture non spécifiées, dans le cadre d’une recherche à plus long terme.

Cette décision intervient alors que le Royaume-Uni mène un programme d’acquisition de drones à longue portée pour l’armée britannique. Le Royaume-Uni fait également partie d’un consortium qui enverra 30 000 drones à l’Ukraine cette année dans le cadre de la guerre contre la Russie. Pour la première fois, les entreprises et les chercheurs ukrainiens pourront également bénéficier d’une aide à l’accélération en tant que tierces parties pour les programmes-cadres de l’UE.

Outre les subventions de R&D, le cycle 2025 financera des activités de soutien à l’innovation. Il s’agit notamment de la deuxième édition du hackathon de défense EUDIS, qui se déroulera du 9 au 11 mai 2025 dans huit lieux différents de l’UE et se concentrera sur la création de solutions matérielles et logicielles innovantes adaptées aux besoins urgents du champ de bataille ukrainien et d’autres contextes opérationnels similaires.

Le cadre de l’UE comprend 15 thèmes pour soutenir des actions de recherche et 14 pour la plateforme des technologies stratégiques pour l’Europe (STEP) pour les technologies numériques et l’innovation dans les technologies de pointe, les technologies propres et économes en ressources et les biotechnologies pour les applications médicales, ainsi que les chiplets et les technologies de détection.

Le Fonds européen de défense dispose d’un budget d’environ 7,3 milliards d’euros pour la période 2021-27 pour la R&D collaborative et interopérable en matière de défense.

« Un marché européen de la défense qui fonctionne renforce la sécurité et la préparation de l’Europe. Le Fonds européen de défense est essentiel à notre quête de souveraineté technologique dans le domaine de la défense. Le programme de travail 2025 renforce la capacité de l’Europe à agir de manière indépendante », a déclaré Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie.

« En adoptant le cinquième programme de travail du Fonds européen de défense, nous renforçons notre engagement à renforcer l’industrie européenne de la défense et à développer les technologies et les capacités de la prochaine génération dont nos forces armées ont besoin pour assurer la sécurité des Européens. La poursuite de l’investissement commun dans la R&D en matière de défense est essentielle au renforcement de l’état de préparation de l’Europe en matière de défense », a déclaré Andrius Kubilius, commissaire chargé de la défense et de l’espace.

Les appels à propositions devraient être ouverts à la mi-février 2025, avec une date limite de soumission fixée au 16 octobre 2025. Des appels à propositions non thématiques, ouverts exclusivement aux PME ou aux PME et aux organismes de recherche, sont également soutenus dans le cadre du programme de travail.

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L’UE lance officiellement Iris2, le programme de l’UE pour concurrencer Starlink

https://vipress.net/lue-lance-officiellement-iris2-le-programme-de-lue-pour-concurrencer-starlink/

Le 17 Déc 2024 

 

Ce projet à 10,6 milliards d’euros prévoit de lancer une constellation de 290 satellites de communications placés en orbites basse et moyenne. Mais le premier lancement n’aura pas lieu avant 2029.

L’Union Européenne a lancé officiellement hier, 16 décembre, son projet IRIS² (Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite) de constellation de satellites qui fournira des communications résilientes, sécurisées et à haut débit aux gouvernements, aux entreprises et aux citoyens de l’UE. Mise en orbite par des lanceurs européens, la constellation IRIS² favorisera l’autonomie, la résilience et la compétitivité de l’Europe. Elle garantira un accès ininterrompu à des services de connectivité gouvernementaux sécurisés et fournira des services commerciaux haut de gamme.

Censée concurrencer la constellation Starlink d’Elon Musk qui comprend déjà plusieurs milliers de satellites en orbite, la constellation IRIS² comprendra 290 satellites placés en orbite terrestre basse et en orbite terrestre moyenne. Le fait de placer des satellites interconnectés sur ces différentes orbites permettra à la constellation de communiquer rapidement et en toute sécurité et de rester constamment connectée sans avoir besoin de déployer des milliers de satellites, selon un communiqué de l’Agence spatiale européenne (ESA), l’un des partenaires du projet. Une couche supplémentaire en orbite terrestre basse, qui fournira d’autres services, sera également développée.

Afin d’officialiser le lancement du projet, un premier contrat de concession d’une durée de 12 ans a été signé hier entre la Commission européenne et SpaceRISE, un consortium d’industriels dirigé par les opérateurs de satellites européens SES, Eutelsat et Hispasat, et qui comprend également des fabricants de satellites et diverses entreprises, y compris des PME. Un second contrat a été signé entre l’ESA et le consortium SpaceRISE.

« La Commission a répondu au besoin impérieux de l’Union de disposer d’une capacité de connectivité autonome et sécurisée. IRIS² soutient notre autonomie stratégique et nos capacités de défense, favorise notre compétitivité et dynamise la coopération entre les secteurs public et privé », a indiqué Timo Pesonen, directeur général de la Commission européenne en charge de l’industrie, de la défense et de l’espace, lors de la signature du contrat avec SpaceRISE.

Le coût total du contrat de concession d’une durée de 12 ans s’élève à 10,6 milliards d’euros. Celui-ci sera financé par l’UE à hauteur de 6 Md€, par l’ESA pour 550 M€ et par le secteur privé pour plus de 4 Md€. Le premier lancement pour IRIS² est prévu en 2029.

 

Le Rendez-Vous de l'Europe : Compétitivité, investissements, tendances technologiques, IRIS2

Publié dans En bref

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Le rendez-vous de l'Europe : Rapport, 1 000 milliards, Compétitivité, Championne, Forte, Concrète, Protège, Lutte

Publié le par Jacques SAMELA.

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À la Une

https://mailchi.mp/euractiv/lexpresso-novembre-06-20248649?e=195d727192

 

Chers lecteurs et chères lectrices de L’Expresso,

 

Hier à Bruxelles, Mario Draghi a présenté son rapport tant attendu que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lui avait commandé il y a un an.

Sur le volet économique (1), l’ancien Premier ministre de l’Italie et président de la Banque centrale européenne (BCE) de 2011 à 2019 mentionne à plusieurs reprises le « fardeau réglementaire » auquel sont soumises les entreprises européennes par rapport à leurs homologues chinoises ou américaines.

Selon lui, cette situation contribue à créer des « conditions de concurrence inégales au niveau mondial » pour les « entreprises par ailleurs productives » de l’Union.

Mario Draghi déplore également 
l’affaiblissement de la productivité européenne (2)« Il est important que les entreprises européennes gardent un pied dans les domaines où la souveraineté technologique est nécessaire », a-t-il encouragé en citant les secteurs de la numérisation, des technologies vertes et des industries clés, en particulier la défense.

En matière de défense (3) justement, il préconise une réorganisation globale grâce, entre autres, à la constitution de grands groupes et l’instauration d’une préférence européenne pour les achats militaires.

Préoccupé par 
les enjeux climatiques (4), l’économiste considère que l’énergie propre mettra l’Europe à l’abri des hausses de prix et estime que les technologies respectueuses de l’environnement offrent de nouvelles opportunités économiques.

Les eurodéputés ont accueilli le rapport de Mario Draghi avec 
des éloges et des réserves (5). Les élus centristes espèrent une correction rapide des politiques industrielles de l’Union européenne (UE), les conservateurs craignent une accélération des dépenses et l’extrême gauche met en garde contre les monopoles.

S’il est encore difficile de savoir dans quelle mesure le rapport de Mario Draghi influencera la politique européenne des années à venir, l’ancien président de la BCE a souligné que les contraintes budgétaires de l’UE et le remboursement de la dette commune de la période Covid-19 pourraient impacter le calendrier des investissements.


Merci à tous et à toutes pour votre fidélité, bonne lecture !

 

 

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 05/05/24

Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 05/05/24

 

Compétitivité : l’UE doit agir rapidement pour rivaliser

https://www.ecoreseau.fr/actualites/competitivite-lue-doit-agir-rapidement-pour-rivaliser-2024-04-17-104325?utm_campaign=Matinale%20Jeudi%20-%2020240418&utm_medium=email&utm_source=brevo

Le 17 avril 2024

 

L’ancien Premier ministre italien Enrico Letta appelle l’Union européenne à agir sans délai pour combler son retard en matière de compétitivité par rapport aux États-Unis.

A travers son insistance sur la nécessité de créer un marché intérieur robuste pour les services financiers, Enrico Letta met alors en garde contre les conséquences de l’augmentation des prix de l’énergie et de la concurrence étrangère soutenue par des subventions massives et des réglementations allégées.

L’Union européenne semble ainsi confrontée à un défi urgent, selon Enrico Letta, actuellement président de l’Institut Jacques Delors. Alors que les États-Unis et la Chine bénéficient d’un avantage compétitif, l’Europe doit donc d’après lui agir rapidement pour ne pas être hors course. Notons également que cette mise en garde intervient alors que l’UE se prépare à un sommet crucial à Bruxelles cette semaine.

Ainsi, la montée en flèche des prix de l’énergie en Europe, à la suite de l’invasion russe de l’Ukraine, exacerbe les difficultés de l’industrie européenne déjà confrontée à une concurrence féroce. Letta souligne dans ce contexte, l’urgence d’agir, déclarant qu’« il n’y a pas de temps à perdre ».

Quels investissements ?
De plus, parmi les préoccupations d’Enrico Letta figurent les technologies d’avenir telles que les panneaux solaires, les batteries, les puces électroniques et l’intelligence artificielle. Ainsi, l’Europe devrait davantage miser sur elles pour rester compétitive. Le Vieux Continent, pour assoir sa compétitivité, devra également investir massivement dans la transition écologique et numérique, qui nécessite actuellement plus de 620 milliards d’euros supplémentaires par an.

Pour mobiliser de tels fonds, Letta insiste sur la nécessité de parachever un marché unique des services financiers. Actuellement, des réglementations nationales divergentes entravent grandement les efforts pour exploiter pleinement un marché de 450 millions d’habitants, ce qui fragmente ainsi l’épargne et l’investissement européens.

Promouvoir les capitaux européens

L’absence de levées de fonds à grande échelle désavantage alors les start-up européennes, les incitant donc à chercher du financement aux États-Unis, où les marchés financiers sont plus puissants et attractifs. Face à cela, Letta propose alors la construction d’une Union de l’épargne et de l’investissement pour retenir les capitaux européens et promouvoir la croissance locale.

De même dans le domaine de la défense, l’Europe est confrontée à des défis similaires. La fragmentation du marché nuit à sa capacité à mobiliser les ressources nécessaires pour renforcer ses forces militaires. Letta le souligne : « Environ 80% de ce que nous avons dépensé pour soutenir militairement l’Ukraine est allé vers des fournisseurs non européens. C’est de la folie. » D’après lui, l’urgence repose sur le fait de renforcer la filière européenne dans ce domaine.

Enrico Letta met alors en garde contre le risque que l’Europe soit laissée pour compte dans la course à la compétitivité mondiale. Selon lui, l’UE doit agir rapidement et de manière décisive pour créer un environnement favorable à la croissance économique et à l’innovation, et ce, afin de rivaliser avec les géants économiques tels que les États-Unis et la Chine déjà bien avancés dans la course…

 

Vu et lu dans La Croix du 10/05/24
Vu et lu dans La Croix du 10/05/24

Vu et lu dans La Croix du 10/05/24

 

LA SOUS-TRAITANCE ÉLECTRONIQUE RESTE FORTE EN EUROPE

https://vipress.net/la-sous-traitance-electronique-reste-forte-en-europe/

Le 12 Juin 2024 

 

Malgré le déclin de la production électronique européenne décrit hier par l’IPC dans un rapport, l’organisation professionnelle estime que la sous-traitance électronique reste forte sur notre continent et va par conséquent jouer un rôle crucial dans le soutien aux transitions numérique et écologique de l’Europe.

Dans un rapport publié en début de semaine et sur lequel nous sommes revenus hier dans ViPress, l’IPC a exhorté l’Europe à enrayer le déclin de sa production électronique, alertant sur le fait que, si rien n’est fait, ce déclin va se poursuivre et mettre en péril les priorités stratégiques de l’UE en termes de sécurité, de résilience industrielle et de compétitivité.

Dans ce rapport qui prend en compte la production électronique européenne dans son ensemble et huit secteurs applicatifs stratégiques (Aérospatial/Défense, Automatisation, Santé, Mobilité, Énergies renouvelables, Sécurité, Serveurs, Infrastructures télécoms), l’IPC fait un point sur les différents pans de la filière électronique en Europe, y compris la sous-traitance qui constitue clairement pour l’organisation professionnelle le domaine qui résiste le mieux au déclin décrit dans ce rapport.

L’IPC parle même d’un avenir prometteur pour le marché européen de la sous-traitance électronique, porté par les progrès technologiques en cours et les initiatives stratégiques visant à améliorer la compétitivité et la durabilité. Qui plus est, la complexité croissante et l’intégration de l’électronique dans divers secteurs continueront de stimuler la demande de services de sous-traitance, d’autant que l’évolution vers des chaînes d’approvisionnement plus durables et localisées créera de nouvelles opportunités dans l’UE.

Alors que l’UE continue d’investir dans les technologies de fabrication avancées et de renforcer son écosystème électronique, la sous-traitance devrait jouer un rôle crucial dans le soutien aux transitions numérique et écologique de l’Europe, selon l’IPC, qui précise qu’elle pourra maintenir son avantage concurrentiel et contribuer à la croissance et à la résilience de la fabrication électronique européenne dans son ensemble en se concentrant sur l’innovation, l’efficacité et la durabilité.

Preuve de la bonne résistance de ce secteur au déclin de la production européenne, le nombre de sous-traitants en électronique n’a que très peu diminué au cours de la dernière décennie, comme le montre la figure en bas de cet article. Et la France reste un haut lieu de la sous-traitance électronique européenne avec le deuxième plus important contingent d’entreprise en Europe, derrière l’Allemagne, mais loin devant des pays tels que la Grande Bretagne et l’Italie (voir carte ci-dessous).

Si le marché de la sous-traitance électronique résiste bien, c’est parce qu’il s’est adapté au fil du temps. Retraçant l’historique de ce secteur, l’IPC note qu’il a considérablement évolué au cours des dernières décennies.

Initialement, la sous-traitance était considérée comme une fonction de support pour les équipementiers, en fournissant des services d’assemblage de base, avant de connaître, dans les années 1990, une croissance rapide en raison de l’externalisation accrue des équipementiers motivée par la nécessité de réduire leurs coûts et de se concentrer sur leurs compétences de base. Cette période a vu l’essor de grands groupes de sous-traitance, essentiellement américains, tels que Flextronics, Jabil ou encore Celestica, mais qui ont établi une forte présence en Europe grâce à des fusions, des acquisitions et la mise en service d’usines sur notre continent.

Dans les années 2000, la sous-traitance européenne a continué à se développer à mesure que les progrès technologiques et la mondialisation alimentaient la demande de services plus complexes et de grande valeur. L’adoption de technologies de fabrication avancées, telles que la technologie de montage en surface (SMT) et les chaînes d’assemblage automatisées, a par ailleurs permis aux sous-traitants d’offrir une gamme plus large de services, notamment la conception, le test et la logistique. La croissance du secteur a également été portée par la complexité croissante des produits électroniques et la nécessité de cycles de vie plus courts des produits, ce qui a imposé des solutions de fabrication flexibles et évolutives.

Aujourd’hui, la sous-traitance électronique est un élément essentiel de l’écosystème de la fabrication électronique en Europe, en proposant une gamme diversifiée de services, depuis l’assemblage de base jusqu’à la gestion complète du cycle de vie du produit, en passant par la conception, le test, l’ingénierie, l’assemblage complet du produit, la logistique et les services après-vente. L’IPC note également que la sous-traitance électronique en Europe est très compétitive et comprend à la fois des géants mondiaux et de nombreuses PME qui approvisionnent des marchés de niche et des applications spécialisées.

Le marché de la sous-traitance dans l’UE est tiré par plusieurs secteurs clés, dont les huit secteurs analysés dans le rapport de l’IPC. Le secteur automobile, par exemple, a connu une croissance substantielle en raison de l’intégration croissante de l’électronique dans les véhicules et de l’essor des véhicules électriques et autonomes. L’électronique industrielle représente également un segment de marché important, stimulé par la demande de solutions d’automatisation et de fabrication intelligente. De plus, le secteur de l’électronique médicale s’est lui aussi développé, alimenté par les progrès des dispositifs médicaux et des équipements de diagnostic.

Malgré ses atouts, la sous-traitance électronique européenne est confrontée à plusieurs défis, parmi lesquels la concurrence croissante des régions manufacturières à bas coûts, en particulier en Asie. Des pays comme la Chine et le Vietnam offrent des coûts de main-d’œuvre inférieurs et ont développé de solides capacités de sous-traitance, ce qui en fait des alternatives attrayantes pour les équipementiers cherchant en premier lieu à réduire leurs coûts de fabrication, selon l’IPC. Ce qui impose aux sous-traitants européens d’innover en permanence pour améliorer leur efficacité et rester compétitifs.

Un autre défi important est la dépendance à l’égard des composants et des matériaux importés. La sous-traitance européenne dépend fortement des chaînes d’approvisionnement mondiales pour les composants électroniques clés, tels que les semiconducteurs et les circuits imprimés. Les perturbations de ces chaînes d’approvisionnement, comme on l’a vu lors de la pandémie de Covid-19, peuvent avoir des impacts importants sur les délais et les coûts de production. En outre, les exigences réglementaires et les normes strictes de l’UE ajoutent de la complexité et des coûts aux processus de fabrication.

Pour relever ces défis, l’IPC observe que les sous-traitants de l’UE se concentrent sur plusieurs initiatives stratégiques. L’un des domaines clés est l’adoption des technologies de l’Industrie 4.0, notamment l’IoT, l’IA et la robotique avancée, qui permettent une plus grande automatisation, améliorent l’efficacité de la production et permettent des processus de fabrication plus flexibles.

En tirant parti de ces avancées, les sous-traitants peuvent réduire les coûts, améliorer la qualité des produits et offrir davantage de services à valeur ajoutée à leurs clients. Un autre objectif stratégique consiste bien évidemment à renforcer les chaînes d’approvisionnement régionales et à réduire la dépendance à l’égard des sources non européennes, ce à quoi contribuent des initiatives de l’UE telles que l’European Chips Act concernant la production de semiconducteurs en Europe.


Enfin, l’accent est de plus en plus mis sur la durabilité et les pratiques de fabrication respectueuses de l’environnement, ce qui joue en faveur des sous-traitants européens qui adoptent de plus en plus des procédés de fabrication plus écologiques et se concentrent sur la recyclabilité et l’efficacité énergétique de leurs produits.

 

Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24
Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24

Vu et lu dans Le Monde du 05/06/24

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24
Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2071 du 01/06/24

 

IA et lutte contre la haine : les recommandations du panel de citoyens à la Commission européenne

https://www.actuia.com/actualite/ia-et-lutte-contre-la-haine-les-recommandations-du-panel-de-citoyens-a-la-commission-europeenne/?mc_cid=9b0b42062b&mc_eid=ed2cb670a6

Le 17 juin 2024

 

Le mois dernier, lors de la session finale du panel de citoyens européens sur la lutte contre la haine dans la société, 150 citoyens européens ont adressé 21 recommandations à la Commission européenne et aux autorités nationales afin de lutter contre la haine sous toutes ses formes et de favoriser le respect mutuel. La modération de l’IA pour les plateformes en ligne en fait partie.

Pour la Commission :

“Toutes les formes de haine et d’intolérance sont incompatibles avec les valeurs de dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’état de droit et de respect des droits de l’homme, consacrées par le traité sur l’Union européenne”.

Elle a mis en place en 2016 un code de conduite visant à lutter contre les discours de haine
illégaux en ligne auquel ont adhéré dans un premier temps Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube puis Instagram, Google, Snapchat, Dailymotion et Jeuxvideo.com. L’évaluation des discours haineux qui leur sont notifiés par les internautes et une suppression rapide des contenus illégaux figurent parmi leurs engagements.

Věra Jourová, vice-présidente chargée des valeurs et de la transparence déclarait en 2020 lors d’une évaluation de cet instrument :

“Le code de conduite reste un exemple de réussite pour lutter contre les discours de haine illégaux en ligne. Il a permis des améliorations qui étaient urgentes tout en respectant pleinement les droits fondamentaux. Il a créé de précieux partenariats entre les organisations de la société civile, les autorités nationales et les plateformes informatiques”.

Elle ajoutait :

“Il est temps à présent de veiller à ce que toutes les plateformes aient les mêmes obligations au sein de l’ensemble du marché unique et de clarifier, sur le plan législatif, les responsabilités des plateformes afin de garantir aux utilisateurs une plus grande sécurité en ligne. Ce qui est illicite hors ligne l’est aussi en ligne”.

L’entrée en vigueur du DSA

Le DSA (Digital Services Act), après avoir été appliqué en août 2023 aux grandes plateformes comptant de plus de 45 millions d’utilisateurs au sein de l’UE ainsi qu’aux moteurs de recherche, s’adresse depuis février dernier à toutes les plateformes en ligne à l’exception des petites et microentreprises employant moins de 50 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 10 millions d’euros. Il exige entre autres qu’elles publient un rapport sur leurs procédures de modération de contenu au moins une fois par an.

La Commission a d’ailleurs ouvert en avril dernier une procédure formelle afin de déterminer si Meta, qui détient Facebook et Instagram, a enfreint ce règlement.

Un panel de citoyens dédié à la lutte contre la haine

En décembre dernier, la Commission et le haut représentant ont adopté une communication conjointe intitulée “Pas de place pour la haine : une Europe unie contre toute forme de haine“, qui incite à redoubler d’efforts pour lutter contre la haine. On peut y lire :

“Il apparaît clairement que la haine de manière générale a connu une recrudescence ces dernières semaines. La haine engendre la haine : elle constitue une force destructrice, pas uniquement pour certaines communautés, mais pour nous tous. La haine représente une menace pour notre société et notre démocratie. Nous ne pouvons accepter que des citoyens soient empêchés de jouer pleinement leur rôle en raison de leur apparence, de leurs convictions, de la personne qu’ils aiment ou de leurs origines”.

La création de ce panel de citoyens européens consacré à la lutte contre la haine dans la société est une des réponses à cette communication.

Les recommandations du panel

Pendant trois week-ends, 150 citoyens sélectionnés de manière aléatoire, représentant les 27 États membres de l’UE, se sont réunis pour discuter des divers facteurs et causes de la haine dans l’UE ainsi que des moyens de les combattre, tant physiquement qu’en ligne.

Outre la modération de l’IA pour protéger les médias sociaux contre les discours de haine, les recommandations du panel sont les suivantes :

  • Sensibilisation accrue concernant les mesures prises et existantes et les mesures correctives visant à lutter contre la haine grâce à une campagne publique ;
  • Création d’une plateforme à l’échelle de l’UE qui combine les informations, les ressources et les mesures relatives à la haine ainsi que les systèmes de soutien aux personnes touchées ;
  • Carte européenne pour surfer en toute sécurité ;
  • Formation à la tolérance (T4T) ;
  • Renforcement des compétences sociales et émotionnelles des enfants et des jeunes pour prévenir la haine ;
  • Éducation de toutes les générations pour toutes les nations sur la communication non violente ;
  • Aide publicitaire contre la haine ;
  • Fiabilité, faits et transparence : vérification et clarification du financement des informations ;
  • L’Europe vous rencontre : médias participatifs pour les citoyens ;
  • Lutter contre l’anonymat en ligne pour lutter contre la haine ;
  • Une Europe, une définition : criminaliser les discours de haine ;
  • Éclatement de la bulle : promouvoir des perspectives divergentes sur les médias sociaux ;
  • Contribution au retour à la notion de vie ;
  • Création d’un comité de confiance indépendant ;
  • À la recherche des citoyens : lutter contre les inégalités sociales face à la lutte contre la haine dans l’UE ;
  • Office national de lutte contre la haine dans les États membres ;
  • Protocole européen de réponse efficace pour les notifications de crimes de haine ;
  • Diffusion d’une culture du débat dans les écoles grâce aux panels de citoyens ;
  • Création de panels de citoyens européens pour les jeunes (16-25 ans) pour lutter contre la haine ;
  • Développement des services civiques volontaires dans les communautés locales pour adultes.

Věra Jourová conclut :

“Nous assistons à un fleuve de messages haineux de plus en plus nombreux, en particulier en ligne. Elles viennent s’ajouter à une polarisation croissante de nos sociétés et à la fracture démocratique. Dans les scénarios les plus pessimistes, des propos violents peuvent conduire à des actions violentes. Je me réjouis que les citoyens, dans le cadre du panel des citoyens européens, aient reconnu les risques de discours haineux et formulé des recommandations claires et ambitieuses pour lutter contre les discours haineux”.

Si vous désirez contribuer au débat en ligne en cours sur la lutte contre la haine dans la société, cliquer ici.

https://citizens.ec.europa.eu/participation/processes/tackling-hatred-in-society/f/39/proposals?locale=fr

 

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Le rendez-vous de l'Europe : Naïveté, Sanctions, Euro, Accords, Brexit(NO), Chômage, Technologies, Virements, Elections

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Naïveté, Sanctions, Euro, Accords, Brexit(NO), Chômage, Technologies, Virements, Elections
Vu et lu dans Les Echos du 07/11/23
Vu et lu dans Les Echos du 07/11/23

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Guerre en Ukraine : l'UE valide un nouveau paquet de sanctions contre la Russie

https://www.latribune.fr/economie/international/guerre-en-ukraine-l-ue-valide-un-nouveau-paquet-de-sanctions-contre-la-russie-991081.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240221&M_BT=6363555962

Le 21 Février 2024

 

Les ambassadeurs des pays de l'UE se sont mis d'accord ce mercredi sur un nouveau paquet de sanctions contre la Russie. À quelques jours du deuxième anniversaire de l'invasion russe de l'Ukraine, les Vingt-Sept viseraient trois entreprises chinoises et le ministère de la Défense de la Corée du Nord pour avoir aidé l'armée russe.

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine il y a quasiment deux ans jour pour jour, les Occidentaux ont multiplié les sanctions à l'encontre de la Russie. (Crédits : DADO RUVIC)

Nouvelle salve de mesures européennes pour gêner la Russie dans la guerre qu'elle mène en Ukraine. La présidence belge du Conseil de l'UE a annoncé ce mercredi que les ambassadeurs des pays de l'UE se sont mis d'accord ce mercredi sur un nouveau paquet de sanctions à l'encontre de Moscou.

D'après un projet de texte, consulté par l'AFP, l'Union européenne prévoit en particulier de limiter le commerce des entreprises de l'UE avec trois sociétés de Chine continentale ayant approvisionné l'armée russe, et d'inscrire sur une liste noire le ministre de la Défense nord-coréen pour avoir envoyé des missiles à Moscou.

Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine il y a quasiment deux ans jour pour jour - le 24 février 2022 - les Occidentaux ont multiplié les sanctions envers la Russie. Objectif, frapper sa manne financière.

Embargo pétrolier, plafonnement du prix du brut russe incluant l'interdiction de fournir les services permettant le transport maritime (négoce, fret, assurance, armateurs...) pour les entreprises basées dans les pays de l'UE, du G7 et en Australie, mécanisme similaire pour les produits pétroliers ont ainsi été pris. Ainsi que des mesures pour gêner la fabrication de munitions et d'armes.

Le G7 veut durcir sa position face à Moscou

L'UE n'est pas le seule à vouloir durcir sa position face à la Russie. Déjà ce mardi, la présidence italienne du G7 - le regroupement informel des sept économies mondiales les plus avancées (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) - a annoncé qu'une réunion par vidéoconférence de ses dirigeants se tiendra ce samedi pour vraisemblablement décider d'un « durcissement du régime de sanctions » contre Moscou. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky y participera également. Cette réunion a été convoquée « à l'occasion du deuxième anniversaire de l'agression russe contre l'Ukraine », précise un communiqué du gouvernement à Rome.

À l'issue de cet échange en ligne, qui devrait durer une heure et demie dans le courant de l'après-midi, une déclaration conjointe sur l'Ukraine devrait être adoptée, selon des sources diplomatiques italiennes.

Précédemment, le G7 avait décidé la signature de contrats bilatéraux de sécurité avec l'Ukraine, en juillet 2023. Un accord de ce type a été conclu le mois dernier par Kiev avec le Royaume-Uni, puis la semaine dernière avec l'Allemagne et la France. 25 autres États se sont aussi joints à cette initiative, comme la Pologne. Concrètement, ces accords de sécurité peuvent porter sur l'octroi d'équipements militaires, interopérables avec ceux de l'Otan, la formation des forces ukrainiennes et le renforcement de l'industrie de défense de l'Ukraine.

Ces annonces interviennent alors que Kiev reconnaît vivre une situation « extrêmement difficile » sur le plan militaire, ses forces étant privées de munitions et d'aide américaine.

Des sanctions contournées par la Russie

Reste qu'il semble de plus en plus évident que la Russie ait réussi à contourner les sanctions occidentales. « Notamment par l'intermédiaire d'États tiers et de flottes fantômes de pétroliers », a alerté la commission des Affaires européennes de la chambre des Lords, dans un rapport publié fin janvier.

Moscou aurait ainsi réduit sa dépendance à l'égard des services maritimes occidentaux en construisant une « flotte fantôme » de tankers, en achetant de vieux navires auxquels elle offre ses propres services d'assurance, selon Rystad Energy, société indépendante de recherche énergétique et de veille économique basée en Norvège. « 179 pétroliers pleins de la flotte fantôme russe ont quitté les ports russes en novembre 2023 », affirmait l'institut économique ukrainien KSE basé à Kiev dans son rapport « Russian Oil Tracker » de décembre.

Par ailleurs, le rapport parlementaire pointe le fait que « des lacunes et des failles résultent de divergences entre les régimes de sanctions, ce qui affaiblit leur efficacité », appelant à ce qu'elles soient « aussi limitées que possible ».

L'économie russe en transition

Ce contournement des sanctions se voit aussi par le rebond enregistré par l'économie russe en 2023. Son produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,6%, selon l'agence publique russe de statistiques Rosstat, après s'être contracté de 1,2% en 2022. L'activité a été tirée par les prix favorables de l'énergie, des conditions de crédit souples et surtout une demande intérieure stimulée par le secteur prioritaire de la Défense, avec également des salaires réels en hausse pour attirer les travailleurs dans les secteurs touchés par des pénuries, selon les autorités.

Malgré ces éléments satisfaisants, les défis à plus long terme restent nombreux pour la Russie et leurs effets difficiles à évaluer à ce stade. L'économie russe a connu en 2023 ce que les observateurs ont qualifié de « cycle de surchauffe », révélateur selon eux de la période de transition dans laquelle elle se trouve en raison des sanctions. La hausse de la demande intérieure résulte largement de l'explosion des commandes militaires et non pas d'un contexte plus favorable commun aux principaux secteurs de l'économie. Et cette dépendance aux investissements liés à l'armée risque de s'accroître encore plus en 2024.

La reprise économique s'est accompagnée d'un retour de l'inflation, à 7,4% fin 2023, amputant toujours plus le pouvoir d'achat des Russes, miné également par l'affaiblissement du rouble. Face à cette situation délicate, la Banque centrale russe a relevé son taux directeur à 16%, malgré le mécontentement affiché par certains entrepreneurs, inquiets du coût croissant de l'argent dans le pays. Enfin, le taux de chômage, à 3%, traduit des pénuries de main-d'œuvre persistantes, poussant les salaires à la hausse et accentuant les pressions inflationnistes.

(Avec AFP)

 

 

Vu et lu dans Les Echos du 02/01/24
Vu et lu dans Les Echos du 02/01/24

Vu et lu dans Les Echos du 02/01/24

 

UE-Canada : satisfecit sur le bilan de l’accord de libre-échange AECG – CETA

https://www.lemoci.com/ue-canada-satisfecit-sur-le-bilan-de-laccord-de-libre-echange-aecg-ceta/

 

Sept ans après son entrée en vigueur sur le volet commercial, l’accord de libre-échange AECG (Accord économique et commercial global, CETA en anglais) affiche un bilan positif sur le plan des échanges commerciaux. Les deux parties poursuivent les négociations sur les autres volets de l’accord (normes, investissements…).

Depuis l’entrée en vigueur provisoire de l’AECG (CETA en anglais) en septembre 2017, soit uniquement sur le volet commercial, le commerce bilatéral entre l’Union européenne (UE) et le Canada a cru de + 50 %. Et il « continue de croître régulièrement » selon la déclaration commune publiée le 9 février à Bruxelles, à l’issue du quatrième comité mixte UE-Canada, l’instance qui sert de cadre à la poursuite des négociations entre les deux pays sur le traité.

Selon les chiffres du 1er semestre 2023, l’UE est le troisième partenaire commercial du Canada, derrière les Etats-Unis et la Chine, pesant 9,8 % de ses importations et 4,6 % de ses exportations (1er semestre 2023). La France pour sa part se situe au 3ème rang des partenaires européens du Canada et au 13ème rang des partenaires bilatéraux du Canada.

Pour la France, échanges en hausse, mais solde à surveiller

Pour la France, le bilan est plutôt positif du point de vue de la progression des échanges, mais à surveiller concernent l’équilibre des échanges. « Pour la France, les derniers chiffres indiquent que le total des échanges de marchandises a augmenté de 34% et les exportations françaises vers le Canada de 33% entre 2017 et 2023 » se félicite ainsi le Service économique régional au Canada dans un post sur linkedin. Dans le détail, les échanges de marchandises dégagent toutefois un petit déficit de – 23 millions d’euros (M EUR) en 2023, après un excédent de + 188 M EUR en 2022. Il faudra suivre en 2024 pour voir s’il est conjoncturel.

Les exportations françaises vers le Canada, tirées par l’agroalimentaire, les machines, les cosmétiques et le textile, ont atteint 4,198 Md EUR, reculant de -2,7 % sur 2022 tout en restant très supérieures au niveau de 2017 (3,156 Md EUR), tandis que les importations en provenance du Canada, tirées par l’aéronautique et l’énergie, ont progressé de 2,2 %, à 4,220 Md EUR (3,130 Md EUR en 2017).

Avancées dans les négociations sur les autres volets du traité

 Outre le bilan des échanges, ce comité mixte coprésidé par Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission européenne et commissaire européen au Commerce, et Mary Ng, ministre canadienne de la Promotion des exportations, du commerce international et du développement économique, a permis des avancées dans les discussions sur le volet investissement du traité, selon le détail de la déclaration commune*.

Un accord a notamment été trouvé sur l’interprétation donnée aux dispositions relatives à la protection de l’investissement dans le cadre de l’AECG, et les négociations techniques sur les règles visant à faciliter l’accès des TPE et PME au système de règlement des différends en matière d’investissement.

Le Communiqué signale également la progression des discussions autour de l’élargissement du protocole du traité sur les bonnes pratiques de fabrication des produits pharmaceutiques pour y inclure les ingrédients pharmaceutiques actifs ainsi que sur la question de la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles des architectes.

Il indique aussi que les parties ont salué le progrès que constituent la mise en place, des deux côté, de nouveaux outils numériques permettant  de faciliter l’accès des entreprises européennes et canadiennes aux marchés publics des deux côtés de l’Atlantique avec, côté canadien, le point d’accès électronique unique aux marchés publics AchatsCanada, et, côté européen, le portail #Access2Procurement.

Enfin, les deux blocs poursuivent leurs travaux autour des nouvelles initiatives lancées lors du Sommet UE-Canada de novembre dernier, dont l’Alliance verte, le numérique, la sécurité économique, le programme Horizon ainsi que des enjeux communs en matière de décarbonation, de minerais critiques et de nouvelles technologies.

A suivre…

C.G

*La déclaration conjointe en français est en ligne sur le site du gouvernement canadien : cliquez ICI.

https://www.international.gc.ca/trade-commerce/trade-agreements-accords-commerciaux/agr-acc/ceta-aecg/2024-02-09-joint-statement-declaration_conjointe.aspx?lang=fra

 

Projet Horizon Europe Discover-US

https://www.ecinews.fr/fr/discover-us-ouvre-une-nouvelle-ere-dans-la-recherche-sur-lia-entre-lue-et-les-usa/?hash=3a386f4879cf27cef9d62c4691766df372d1cf6e7b7ea82e4c51ab6a14fe2660&utm_source=mautic&utm_medium=email&utm_campaign=ECI-20-02-2024

 

Vu et lu dans Franc Tireur du 07/02/24

Vu et lu dans Franc Tireur du 07/02/24

 

 

Le chiffre 

6,4 % 

Le taux de chômage de la zone euro a reculé de 0,1 point en novembre par rapport à octobre, à 6,4 % de la population active, son plus bas niveau historique malgré une conjoncture économique morose, selon des données publiées mardi 9 janvier par Eurostat.

Ecoréseau du 10/01/24

 

Vu et lu dans Electroniques de décembre 2023
Vu et lu dans Electroniques de décembre 2023

Vu et lu dans Electroniques de décembre 2023

 

L’Europe impose enfin les virements instantanés gratuits pour toutes les banques

https://www.phonandroid.com/leurope-impose-enfin-les-virements-instantanes-gratuits-pour-toutes-les-banques.html

LE 09/02/2024

 

Ça y est, après plusieurs mois d’attente, les banques vont enfin devoir rendre tous les virements instantanés pour les clients, et ceux-ci devront surtout être proposés sans frais supplémentaires.

L'Union européenne a adopté un nouveau règlement qui rendra les virements bancaires plus rapides et plus sûrs pour les consommateurs et les entreprises de l'Union. Ce règlement, qui actualise les règles de l'espace unique de paiement en euros (SEPA), imposera aux banques et aux autres prestataires de services de paiement (PSP) de veiller à ce que les virements soient traités dans un délai de dix secondes, quelle que soit l'heure ou la journée.

Le nouveau règlement vise à éliminer les retards et à améliorer la sécurité des transferts de fonds, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME) qui dépendent de la rapidité des paiements. Selon le règlement, les payeurs et les destinataires doivent recevoir la confirmation de la disponibilité des fonds transférés dans le même délai de dix secondes. Le règlement s'applique également aux États membres dont la monnaie n'est pas l'euro et qui effectuent régulièrement des transactions en euros, avec une période de transition plus longue et une exemption temporaire pour les comptes ouverts en dehors des heures de bureau.

LES BANQUES VONT DEVOIR SE PLIER AUX NOUVELLES RÈGLES DE L’UE

Afin de protéger les clients contre les fraudes et les erreurs, le règlement impose également aux prestataires de services de paiement de mettre en œuvre des mesures strictes de détection et de prévention des fraudes et de fournir des services de vérification de l'identité sans frais supplémentaires. Les clients peuvent également fixer des limites maximales pour les virements instantanés en euros afin de réduire les risques de fraude.

Le règlement définit également les règles de tarification et d'indemnisation pour les virements instantanés. Les clients ont le droit de demander une indemnisation aux prestataires de services de paiement s'ils subissent des pertes financières en raison d'un manque de prévention de la fraude. Les prestataires de services de paiement doivent également vérifier si leurs clients font l'objet de sanctions ou de restrictions liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La tarification des virements instantanés en euros doit être la même que celle des virements non instantanés en euros, selon le règlement.

Michiel Hoogeveen, chef de file des députés européens, a salué le règlement comme une modernisation longtemps attendue des paiements dans le marché unique européen. Le règlement a été approuvé par 599 voix pour, 7 contre et 35 abstentions. Il entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'UE.

 

Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/14

Vu et lu dans L'Echo (Belgique) du 15/05/14

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Le rendez-vous de l'Europe : Elections, Brexit, Puissance, Bruxelles, Rappel

Publié le par Jacques SAMELA.

Le rendez-vous de l'Europe : Elections, Brexit, Puissance, Bruxelles, Rappel
Vu et lu dans Les Echos du 12/01/24
Vu et lu dans Les Echos du 12/01/24

Vu et lu dans Les Echos du 12/01/24

2024, l’année des Européens ?

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/2024-l-annee-des-europeens-987200.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20240112&M_BT=6363555962

Le 11 janvier 2024

 

OPINION. Confrontée à la montée des partis eurosceptiques à l’intérieur et aux pressions russes, chinoises et américaines à l’extérieur, l’UE pourra-t-elle connaître un sursaut salvateur ? Par Cyrille Bret, Sciences Po

L'année est encore jeune mais les risques se multiplient déjà pour les Européens. À en croire les euro-pessimistes, 2024 sera sombre pour les tenants d'une Europe forte et autonome : le nouveau Parlement issu des élections européennes de juin 2024 sera dominé par les souverainistes ; le soutien à l'Ukraine est remis en question par les égoïsmes nationaux ; la solidarité budgétaire entre États membres sera mise à l'épreuve par l'élaboration du prochain cadre financier pluri-annuel ; et une éventuelle nouvelle présidence Trump dégraderait profondément le lien transatlantique et donc la cohésion des Occidentaux en Eurasie.

Et si ces risques multiples constituaient, en réalité, des occasions de renforcer l'Europe ? Paradoxalement, 2024 ne peut-elle pas être l'année des Européens ?

Parlement européen : mettre (enfin) les souverainistes au travail

Les élections européennes, qui se déroulent tous les cinq ans, constituent le jalon institutionnel et politique le plus important pour la vie du continent. Ce sont elles qui détermineront la composition du seul organe supranational directement élu par les eurocitoyens.

Au vu des récents sondages, la question n'est plus de savoir si, en juin, le Parlement verra ou non une progression des souverainistes ; il s'agit de se préparer à une situation où un rôle déterminant sera joué par des partis traditionnellement eurosceptiques : le Rassemblement national français, les Fratelli d'Italia alliés à la Ligue, le Fidesz hongrois, etc. Les deux grands mouvements politiques pro-européens - les sociaux-démocrates et les démocrates-chrétiens - sont si affaiblis que l'élection d'eurodéputés socialistes ou Les Républicains en France est incertaine.

Les récents sondages annoncent une progression des groupes Identité et Démocratie et Conservateurs et Réformistes européens, qui regroupent les partis eurocritiques, eurosceptiques, anti-européens ou souverainistes du continent. Certes, le PPE devrait rester premier groupe en nombre de sièges au Parlement européen, les S&D devraient rester deuxièmes, et les centristes de Renew Europe troisième. Toutefois, ces trois groupes verraient tous leur nombre de sièges baisser, tandis que ID et les CRE verraient le leur augmenter.

Faut-il se résigner à voir le Parlement puis la Commission affaiblis et même paralysés par une vague anti-européenne ? Faut-il redouter une apathie politique durant toute la prochaine mandature ? L'espoir contraire est pourtant autorisé, malgré l'effacement des grands architectes de l'Union, symbolisé par la mort récente de Jacques Delors. En effet, les différents partis eurosceptiques seront sommés d'agir en raison même de leur propre succès. Les eurocitoyens toléraient l'inaction vitupérante tant que les partis souverainistes constituaient une minorité bruyante ; mais une série de victoires souverainistes au Parlement contraindront ces partis à prendre position et donc à agir concrètement.

Jouer un rôle de premier plan au Parlement européen sera, pour ces partis, un test de sérieux politique : s'ils se refusent à s'unir en groupes cohérents et s'ils dédaignent de proposer des mesures concrètes, ils ne parviendront pas à obtenir les présidences de commission et le bilan politique dont ils ont besoin pour continuer à se « notabiliser ». De même que Giorgia Meloni est devenue instantanément pro-européenne avec son accession à la présidence du conseil italien, de même les partis souverainistes seront contraints soit de se mettre au travail, soit de ruiner eux-mêmes leur crédibilité. On ne peut attendre un enthousiasme européiste de la part de ces partis. Mais on est en droit de prévoir une conversion rapide au pragmatisme institutionnel.

Budget européen : développer les solidarités et revoir les priorités

Le premier test de crédibilité du prochain Parlement et de la Commission qui en découlera (en partie) sera de contribuer à l'élaboration du cadre financier pluriannuel de l'Union. C'est là que les partis souverainistes doivent être explicitement mis au pied du mur. S'ils exigent une Union au service des citoyens, ils ne pourront pas reprendre purement et simplement le mantra des États membres autoproclamés « frugaux ».

Une réduction des dépenses européennes signifierait encore moins de protection des frontières par FRONTEX, encore moins de capacités allouées au Fonds européen de Défense et encore moins de soutien aux populations bénéficiaires des plans de relance et de résilience nationaux adoptés pour répondre aux crises économiques liées à l'épidémie de Covid-19.

Autrement dit, une vague souverainiste au Parlement mettra ces partis dans l'obligation de proposer de véritables priorités budgétaires au service des populations européennes. À défaut, ils se discréditeront.

Élargissement : affirmer sa puissance

Le deuxième test de crédibilité concernera l'élargissement en cours avec l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Moldavie et l'Ukraine en décembre dernier. Rendu presque inévitable avec l'invasion russe de 2022, ce processus crée de fortes interférences dans la façon dont l'Union influence ses marches, dans les Balkans, en mer Noire et dans le Caucase.

Là encore, les Européens peuvent soit rechigner à tenir parole, irriter les États candidats anciens ou récents et miner ainsi leur prestige à leurs frontières ; soit au contraire faire de nécessité vertu et revisiter complètement leurs méthodes de discussion avec les États candidats.

Placer les neuf candidatures sous le signe du rapprochement géopolitique permettra de continuer à se montrer exigeant en matière d'acquis communautaire sans aborder l'élargissement uniquement d'un point de vue juridique et technocratique. Si, durant la prochaine mandature européenne, les discussions sont conduites uniquement dans la perspective de renforcer l'influence de l'Europe au sud et à l'est, les irritants pourront être considérablement réduits. Si la famille européenne se montre résolument accueillante du point de vue politique, on peut être plus patient du point de vue juridique et budgétaire.

Politique extérieure : en attendant Trump

2024 s'annonce-t-elle comme une année blanche pour la géopolitique de l'Europe dans la mesure où tout sera suspendu à l'élection américaine de novembre et aux nominations du prochain président (ou de la prochaine présidente) de la Commission européenne, du nouveau président (ou de la nouvelle présidente) du Conseil européen, et du prochain haut représentant (ou de la prochaine haut représentante) pour la politique extérieure ? Au moment même où le président chinois durcit le ton envers l'Europe, où le président russe prépare sa réélection et réitère ses déclarations condescendantes et agressives envers l'UE et où les « transatlantiques » perdent du terrain à Washington, l'Europe sera-t-elle aux abonnés absents en attendant des nominations qui ne surviendront qu'après l'été ?

Le premier semestre 2024 présente au contraire des occasions inespérées pour les Européens sur la scène internationale : le recul de l'administration Biden sur le dossier ukrainien ouvre la possibilité pour Bruxelles de montrer les fruits d'une décennie de soutien à Kiev, éclipsée par l'attention portée à la communication de l'administration américaine et de la présidence Zelensky.

C'est au premier semestre 2024 que les grands soutiens bilatéraux de l'Ukraine - Allemagne, Pologne, France, baltes - doivent souligner leur bilan (sanctions sans précédent, soutien décennal, etc.). Plus radicalement, la perspective d'une nouvelle présidence Trump doit être analysée comme une bonne nouvelle pour l'autonomie stratégique européenne. Si elle se concrétise, elle soulignera de nouveau que le lien transatlantique et l'OTAN ne peuvent suffire à protéger les Européens contre les dangers internationaux qui pèsent sur eux.

Si les risques s'accumulent pour les Européens en 2024, les occasions peuvent, elles aussi, se multiplier, pour peu qu'elles soient identifiées, saisies et exploitées. 2024 peut être l'année des Européens, à condition qu'ils ne s'installent pas dans l'attente.

https://www.euractiv.fr/section/elections/news/thierry-breton-le-consensus-europeen-serait-incompatible-avec-la-culture-de-gouvernement-des-extremes/?utm_source=Euractiv&utm_campaign=01c374b031-EMAIL_CAMPAIGN_2023_11_03_09_29_COPY_06&utm_medium=email&utm_term=0_-340ef6fac4-%5BLIST_EMAIL_ID%5D

Vu et lu en 2014 dans l'Echo (Belgique)

Vu et lu en 2014 dans l'Echo (Belgique)

Brexit : plus de la moitié des Britanniques souhaitent un retour du Royaume-Uni dans le marché unique de l'UE

https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/brexit-plus-de-la-moitie-des-britanniques-souhaitent-un-retour-du-royaume-uni-dans-le-marche-unique-de-l-ue-984513.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20231130&M_BT=6363555962

Le 30 novembre 2023

 

Une majorité de Britanniques serait favorable à un retour du Royaume-Uni au sein du marché unique européen, même si cela impliquait de rétablir la libre circulation des personnes entre les Etats membres, selon un sondage publié mercredi.

Vers un come-back du Royaume-Uni au sein du marché unique européen ? C'est en tous cas le souhait de la majorité des Britanniques selon un sondage publié mercredi 29 novembre.

Près de quatre ans après le Brexit, selon un sondage de YouGov, qui a interrogé 2.138 adultes entre vendredi et dimanche, 57% des Britanniques soutiendraient un retour dans l'Union européenne et 22% y seraient opposés, a indiqué l'institut. 52% des personnes sondées estiment également que la sortie de l'UE n'était pas la bonne décision. En toute logique, les Britanniques qui ont voté contre le Brexit sont les plus enclins à un retour dans le marché unique (à 83% des sondés), quand seulement 35% de ceux qui ont voté pour une sortie de l'UE en 2016 seraient en faveur de cette proposition.

Pénurie de main d'œuvre

Une adhésion au marché unique européen rétablirait la libre circulation des biens, des services mais aussi des personnes entre le Royaume-Uni, l'Union européenne et d'autres pays non-membres de l'UE tels que la Norvège. Un revirement pour le moins symbolique, quand on sait que le Brexit s'est en grande partie joué sur la promesse de « reprendre le contrôle » des frontières britanniques. Mais, depuis 2020, les arrivées légales et illégales sur le territoire - notamment via des bateaux de migrants qui traversent la Manche - ont grimpé en flèche, mettant le Premier ministre britannique Rishi Sunak sous pression à quelques mois des élections législatives, prévues d'ici à fin 2024.

De l'autre côté, la fin de la liberté de circulation et le durcissement des règles d'immigration ont contribué à une pénurie de main-d'œuvre dans certains secteurs, et les entreprises britanniques se sont également plaintes d'une augmentation des formalités administratives pour les exportations vers l'UE.

En cas de victoire, le leader du parti travailliste ne cherchera pas à rejoindre les 27

Pourtant le retour dans l'union n'est pas une promesse brandit par les politiques. Le leader du parti travailliste Keir Starmer, donné vainqueur des prochaines élections législatives, a assuré qu'il ne chercherait pas à rejoindre les 27, le marché unique ou l'union douanière en cas de victoire, malgré son opposition au Brexit. Pour Fintan Smith, responsable de la recherche politique de YouGov, le Labour pourrait adopter une position plus audacieuse sur le sujet, sachant que 72% des Britanniques interrogés - partisans ou non du Brexit - sont favorables à un resserrement des liens commerciaux avec l'UE. Début octobre, le gouverneur de la Banque d'Angleterre Andrew Bailey insistait ainsi sur la nécessité pour l'économie britannique de ne pas tomber dans l'isolationnisme post-Brexit. La sortie de l'Union européenne « a effectivement créé des opportunités », et si « nous avons réussi à ce que la plupart du marché et du secteur (financier britannique) restent » au Royaume-Uni, « nous devrons travailler encore plus dur pour être sûrs de ne pas devenir isolationnistes ».

L'institut monétaire britannique et les membres de son comité de politique monétaire dénoncent depuis des mois l'impact négatif de la sortie britannique de l'UE sur le commerce extérieur, la productivité et l'inflation. En revanche, pour le gouverneur, à plus long terme, ce choc devrait s'atténuer car « ces relations commerciales s'ajustent à l'économie réelle et nous construisons de nouveaux échanges ».

Les indépendantistes écossais rêvent d'Europe

Par ailleurs, le parti indépendantiste au pouvoir en Écosse, le SNP, a de nouveau défendu mi-novembre sa volonté de voir le territoire rejoindre « rapidement » l'Union européenne s'il gagne un jour son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni. Le Scottish National Party affirme qu'il « candidatera pour rejoindre l'UE dès que possible » après avoir obtenu l'indépendance de l'Écosse, selon un document publié vendredi et détaillant la stratégie du parti.

« Nous, les Écossais, avons été exclus de l'UE contre notre volonté »  depuis le Brexit, alors même qu'une majorité d'Écossais s'était prononcé pour rester dans l'UE lors du référendum de 2016, a rappelé le ministre de la Culture et des Affaires extérieures Angus Robertson, en introduction de ce document. Deux ans auparavant, le « non » l'avait emporté lors d'un référendum organisé en Écosse sur l'indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni. Mais pour les indépendantistes la sortie de l'UE a rebattu les cartes car « la décision du gouvernement (britannique) de chercher un Brexit "dur" a eu pour conséquence pour l'Écosse d'être pénalisée au niveau économique, social et culturel ».

Vu et lu dans Eco Savoie Mont Blanc n° 20 du 17 mai 2019

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Vu et lu dans Les Echos
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Mobilité internationale : les passeports européens parmi les plus « puissants » au monde

https://www.lemoci.com/mobilite-internationale-les-passeports-europeens-parmi-les-plus-puissants-au-monde/

 

Les passeports délivrés par la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne figurent toute en haut du dernier indice Henley, qui classe les passeports en fonction du nombre de pays où leurs détenteurs peuvent se rendre sans visa.

194 : c’est le nombre de pays, sur un total de 227, dans lequel vous pouvez vous rendre sans avoir à demander de visa si vous possédez un passeport français, allemand, italien ou espagnol. Occupent également la première place leurs équivalents singapouriens et japonais, qui caracolent habituellement seuls en tête de ce classement réalisé par le cabinet anglais de conseil en résidence et en citoyenneté Henley & Partners, à partir des données de l’Association internationale du transport aérien (IATA).

A la deuxième place, avec 193 destinations, la Corée du Sud s’associe à la Finlande et à la Suède. Tandis que quatre autres pays de l’UE – l’Autriche, le Danemark, l’Irlande et les Pays-Bas – se partagent la troisième place en offrant l’accès à 192 pays. Le reste du Top 10 est largement dominé par les pays européens, le Royaume-Uni grimpant deux rangs à la quatrième place avec un accès sans visa à 191 destinations, contre 188 il y a un an.

Forte progression des pays en développement

 Les détenteurs de passeports australiens et néo-zélandais améliorent leur classement pour occuper la sixième place (189 destinations), tandis que les États-Unis conservent leur septième place (188). Enfin, la dernière place du classement est tenue par l’Afghanistan dont le passeport ne donne accès qu’à 28 pays sans demander de visa à l’avance. Alors que le Royaume-Uni et les États-Unis occupaient conjointement la plus haute marche du podium de l’indice 2014.

Au cours des dix dernières années, ce sont les Émirats arabes unis qui ont enregistré la plus forte progression avec un gain de 106 destinations et un triple-saut de 44 places de la 55e position à la 11e position. L’Ukraine (32e) et la Chine (non classée avec seulement 85 pays) ont quant à elle gagné 21 places sur la même période.

Ouverture et enrichissement vont de pair

En combinant les données de son indice et celles de la Banque mondiale sur les PIB mondiaux, Henley a créé un indicateur du pourcentage du PIB mondial que chaque passeport procure à ses détenteurs en l’absence de visa. Résultat : la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne arrivent en tête, suivies des Pays-Bas à la deuxième place, devant Singapour qui vient compléter le podium.

« Le discours global qui lie une plus grande performance économique à l’accès sans visa et à l’ouverture au commerce international, à l’investissement et à l’échange de compétences est à nouveau fortement mis en évidence », a commenté l’ancien économiste en chef de Lloyds Bank Trevor Williams, cité par le cabinet Henley.

Ce dernier s’est fait une spécialité ce qu’il a lui-même nommé « concept de résidence et de citoyenneté par l’investissement » dans les années 1990. Il accompagne investisseurs et entrepreneurs internationaux voulant acquérir un deuxième passe port et une deuxième nationalité via des programmes gouvernementaux visant à attribuer des passeports à ceux qui investissent dans leur économie. Pour obtenir un passeport chypriote, par exemple, ces hommes d’affaires doivent acheter sur l’île une propriété d’une valeur minimum de 2 millions d’euros et contribuer à hauteur de 150 000 euros aux fonds du gouvernement. Moyennant quoi ils ont accès sans visa à plus de 170 pays dont l’UE, le Royaume-Uni et le Canada.

Les passeports dorés dans le viseur de Bruxelles

 Ces passeports dorés ne sont évidemment pas du goût de l’Union européenne, en particulier dans le contexte des sanctions contre les oligarques russes. S’ils sont interdits de visa depuis le début de la guerre en Ukraine, le Parlement européen n’en réfléchit pas moins à proposer des règles communes à tous les États membres pour leurs programmes de citoyenneté et résidence par l’investissement.

Auteure d’un rapport d’initiative législative invitant la Commission à présenter une proposition en ce sens, l’eurodéputé néerlandaise Sophia in ’t Veld (Renew Europe) estimait en mars 2022 que « ces programmes ne servent qu’à fournir une porte dérobée pour entrer dans l’UE aux individus suspects qui ne peuvent pas y entrer par la grande porte »« Le moment est venu de fermer cette porte, pour que les oligarques russes et d’autres personnes disposant d’argent sale restent dehors, estimait-elle. Les gouvernements des États membres ont refusé de s’attaquer au problème, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une question européenne. Au vu de ce qui se passe actuellement, ils ne peuvent plus éluder le problème. »

Sophie Creusillet

 

Vu et lu dans Les Echos du 04/10/23
Vu et lu dans Les Echos du 04/10/23

Vu et lu dans Les Echos du 04/10/23

Vus et lus dans Les Echos du
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Le chiffre 

6,4 % 

Le taux de chômage de la zone euro a reculé de 0,1 point en novembre par rapport à octobre, à 6,4 % de la population active, son plus bas niveau historique malgré une conjoncture économique morose, selon des données publiées mardi 9 janvier par Eurostat.

Ecoréseau du 10/01/24

 

Photo 2023 / M.S

Photo 2023 / M.S

Vu et lu dans Les Echos du 25/09/23
Vu et lu dans Les Echos du 25/09/23

Vu et lu dans Les Echos du 25/09/23

Photo 2023 / M.S

Photo 2023 / M.S

 

12 octobre… 2012, l’UE décroche le prix Nobel de la paix

 

 

Le prix Nobel de la paix a été attribué, vendredi 12 octobre 2012, à l'Union européenne (UE), pour avoir « contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l'homme en Europe », annonçait le comité Nobel.

Ecoréseau du 12/10/23

Publié dans En bref

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