Isorg, une technologie française de rupture

Publié le par Jacques SAMELA.

Fondée en 2010 par Jean-Yves Gomez, Emmanuel Guérineau, et Laurent Jamet, la société française Isorg (www.isorg.fr) devient la pionnière en Europe et dans le monde de l’électronique organique imprimée.

Technologie dite de rupture, elle est basée sur les nouveaux matériaux de la chimie organique et les techniques d’impression de grande surface.

Issue du CEA/LITEN (www-liten.cea.fr), laboratoire dédié à l’électronique organique, se classant au top 5 des centres de recherche les plus avancés au monde, Isorg, pour « Image SensorORganic », développe et commercialise des capteurs photoniques et capteurs d’image de grande surface, dont la particularité est de s’adapter sur tous les types de support comme le papier, le plastique ou le textile, en raison notamment de l’utilisation de dispositifs électroniques souples et fins.

Primée à de nombreuses reprises (prix R&D de la Flex Tech Alliance aux USA), Isorg, avec cette technologie innovante, s’ouvre de belles perspectives dans de nombreux domaines d’activités comme le secteur médical, l’automobile, ou encore les objets connectés. Et, avec une levée de fonds récente de 6,4 M€ auprès d’investisseurs comme Bpifrance (voir dossier du 30 septembre 2013), Sofimac Partners ou CEA Investissement, elle pourra justement voir l’avenir avec espoir et ambition, sans pour autant attendre trop longtemps, car dès ce mois de septembre la production industrielle tant attendue a été lancée.

Ensuite, pour accompagner ce développement, une unité industrielle, dont les travaux débuteront en 2015, sera créée à Limoges sur la zone de haute technologie intitulée E.S.T.E.R. (www.ester-technopole.org), avec comme objectif, de produire en volume dès l’année suivante, soit en 2016.

Ce site regroupera bien évidemment les bureaux, des locaux d’activités, mais surtout une salle blanche d’une surface totale de près de 3 000 m2, lui permettant de produire en volume, à un rythme soutenu, et répondre rapidement à le demande croissante des industriels.

Ce développement sera également accompagné d’embauches, avec comme souhait de passer de 21 salariés aujourd’hui à plus de 40 l’année prochaine, mais aussi d’augmenter son chiffre d’affaires et atteindre les 40 M€ et plus en 2020.

Et comme cette technologie innovante est difficilement copiable, que plus d’une cinquantaine de brevets ont été déposés depuis 2011, lui assurant une exclusivité mondiale, il est fort à parier que cette entreprise deviendra dans les années à venir une championne toute catégorie dans ce monde spécialisé qu’est le secteur de l’électronique, tout en devenant également un exemple pour d’autres start-up françaises, et donc un des fers de lance d’une vague bleue que l’on sent venir.

Jacques Samela

Sources :

. Magazine PRESENCES / Octobre 2014 (www.presences-grenoble.fr)

. www.YouTube.com

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Publié dans L'entreprise du mois

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