Les Deep-tech*, innovations de rupture ou disruptives

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Le Parisien Economie du 25 avril et du 06 juin 2017, et 20 minutes du 19 juin 2017
Vus et lus dans Le Parisien Economie du 25 avril et du 06 juin 2017, et 20 minutes du 19 juin 2017
Vus et lus dans Le Parisien Economie du 25 avril et du 06 juin 2017, et 20 minutes du 19 juin 2017
Vus et lus dans Le Parisien Economie du 25 avril et du 06 juin 2017, et 20 minutes du 19 juin 2017

Vus et lus dans Le Parisien Economie du 25 avril et du 06 juin 2017, et 20 minutes du 19 juin 2017

Alors que la deuxième édition du salon dédié à la technologie et à l’innovation, VivaTechnology (www.vivatechnology.com) vient de se terminer avec succès, démontrant que l’innovation se niche vraiment partout, il est clair malgré tout que son lieu de prédilection est, et sera toujours les laboratoires de recherches. Un des exemples les plus flagrants et connu concerne le célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology), vivier quasi inépuisable de l’innovation made in USA.

Et aujourd’hui, ce que l’on appelle désormais les « deep-tech » ou « frontier tech », se déclinent en autant d’innovations dites de rupture ou disruptives dans des domaines comme l’intelligence artificielle, l’impression 3D, la robotique, la cybersécutité, les véhicules autonomes, l’Iot, et ce dans des secteurs aussi variés que l’agriculture, l’environnement, l’énergie, les transports, la santé, la finance, enfin donc partout.

Fondées sur des avancées scientifiques qui repoussent les frontières technologiques, elles sont souvent difficile à reproduire, voire difficile à financer.

En effet, gourmande en capital, du fait notamment de leurs équipements et infrastructures scientifiques et technologiques, elles sont souvent longues à percer, mettant parfois en péril ces jeunes pousses, issues de ces entités de recherche, et porteuses par la suite de ces innovations de ruptures.

Donc, afin d’éviter que ces innovations restent en l’état, il faut que les grands groupes en deviennent des partenaires privilégiés, plébiscités en cela par près de 97 % des start-up, car pour se réinventer et accélérer leurs actions innovantes, il est primordial qu’ils puissent s’entendre, afin de les accompagner à la suite des actions des acteurs de l’écosystème habituel que sont les incubateurs, les pôles de compétitivité, les institutions publiques ou les business angels, mais donnant-donnant.

En effet, car il arrive de temps en temps qu’un grand groupe rachète une start-up pour l’intégrer à son organigramme et à ses équipes tout en gardant leur propre manière de travailler, avec au final la perte pour la start-up de son adn qu’est l’innovation pure et dure.

D’où l’idée que ces acteurs puissent trouver des moyens pour travailler ensemble, en cherchant du côté des start-up, des financements (80 % de souhaits), la mise à disposition d’une expertise technique (39 %), l’accès au marché (61 %), ou encore une expertise business et marketing (26 %), et du côté des grands groupes, l’occasion de se placer au cœur de toute révolution technologique, garantie pour eux de pérenniser leur activité pour de nombreuses années encore, car dans le monde d’aujourd’hui, mais même d’hier, tout peut aller très vite, souvenons-nous des déboires de Kodak au passage de l’argentique au numérique, ou de Nokia et Alcatel, n’ayant pas eu le nez assez fin concernant le monde à venir dans la téléphonie mobile.

Et pour se faciliter la tâche, les start-up prometteuses sont désormais classées en 4 groupes bien distincts que sont les « potentials quick wins », les « demand bets », les « development bets », et les « technology bets » permettant justement à ces grands groupes d’identifier celles qui pourraient devenir à termes leurs partenaires, et être au plus près de la valorisation de ces innovations, synonyme de ce que certains comme Klaus Schwab, fondateur et président du célèbre sommet Davos (www.weforum.com) appellent aujourd’hui la quatrième révolution industrielle, laissant déjà loin derrière la troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin, économiste américain et spécialiste de la transition énergétique, en action aujourd’hui dans la région des hauts de France sous le nom de « Rev3 » (www.rev3.fr).

Mais avant cela, et sans vraiment connaître quelles seront ces innovations de demain, il est par contre indéniable aujourd’hui que la France, avec son réseau universitaire, ses centres de recherche de références  (CEA, CNRS, INRIA), la qualité de ses chercheurs et de ses ingénieurs, peut devenir l’un des acteurs phares dans ces prochaines années, sachant qu’actuellement elle en est le deuxième pays européen derrière le Royaume Uni (1 342 millions d’Euros) avec 582 millions d’Euros d’investissements sur ces cinq dernières années, en passe de devenir même le fer de lance d’une Europe plus forte, sûre de ses moyens industriels, technologiques, ayant enfin compris l’importance de la coopération dont Airbus et Ariane en sont les exemples les plus probants, voire Galileo, mis en service récemment, en cours de finalisation, mais dont l’objectif sera de concurrencer le GPS américain, voire de le dépasser.

Et comme ce nouveau potentiel économique se situe au croisement de l’industrie, des nouvelles technologies, et des sciences, il serait vraiment dommage que l’Europe, avec son potentiel,  laisse passer une opportunité unique de devenir le centre gravitationnel mondial des « deep tech », et pourquoi pas de redevenir ce continent où tout redeviendrai possible, comme à l’époque des précédentes révolutions industrielles ?

Le défi est énorme bien sûr, car la concurrence est bien plus vive et large qu’avant, mais tant que la volonté sera là, c’est loin d’être irréalisable.

*La deep tech se définit comme l’innovation de rupture fondée sur des avancées scientifiques difficiles à reproduire, et qui repoussent les frontières technologiques.

Jacques Samela

 

Sources :

http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/4p-DGE/2017-03-4p-N67-POLES-COMPETITIVITE.pdf

. www.bcg.fr

. www.hello-tomorrow.org

. La Tribune du 10/03/17 et du 05/04/17

. Les Echos Entrepreneurs du 04/04/17

. Chef d’Entreprise du 10/04/17

. Maddyness du 11/05/17

 

A lire :

. http://news.atomico.com/the-decisive-moment/

. Industrie & Technologies n° 1 000 de juin 2017

. La troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin / Editions Les liens qui libèrent.

. La quatrième révolution industrielle de Klaus Schwab / Editions Dunod

 

A voir :

. http://rev3.fr/jeremy-rifkin/

. www.slush.org

. http://www.lci.fr/high-tech/innovation-a-la-ciotat-derniere-mise-au-point-pour-le-taxi-volant-de-sea-bubbles-2044826.html

. https://www.industrie-techno.com/apres-avoir-survole-la-manche-le-buggy-volant-de-vaylon-s-expose-au-salon-du-bourget.50284#xtor=EPR-6&email=jacques.samela@firstconnection.fr

 

Les Deep-tech*, innovations de rupture ou disruptives
Les Deep-tech*, innovations de rupture ou disruptives

Publié dans Les dossiers

Commenter cet article