Galileo, déjà bien parmi nous
Oui, le système « GPS » européen ou système de positionnement par satellites est déjà plus que présent dans nos vies de tous les jours, que ce soit par le biais de nos téléphones portables, en voiture, dans la navigation maritime, ferroviaire, aérienne, ou encore dans nos montres connectées.
Et pourtant quand on en parle, le mot qui sort instantanément est bien évidemment le GPS, du nom du système américain, disponible depuis 1994, et rentré donc le langage dit commun, à la même enseigne que Frigidaire, Jacuzzi, Kleenex, caddie, Dictaphone et bien d’autres, ce qui en passant est ce que l’on appelle l’antonomase.
Mais pour en revenir à Galileo, disponible lui depuis 2016, et pleinement opérationnel depuis septembre 2024, il vise donc à rendre l’Europe indépendante dans le domaine du positionnement par satellites, où opèrent également les chinois avec le système Beidou, et les russes avec le système Glonass.
Et aujourd’hui, avec le dernier lancement du mois de décembre 2025, orchestré par Ariane 6, ce sont 33 satellites qui orbitent au-dessus de nos têtes, à 23.222 km d’altitude, permettant à ses utilisateurs d’être localisés à 1 m près, ce que manifestement les autres systèmes ne peuvent faire encore.
Alors, comme indiqué au début du sujet, Galileo est donc installé dans plus de 4 milliards d’appareils, notamment l’ensemble des smartphones vendus sur le marché unique européen, près de 2 500 modèles de téléphones et tablettes en sont également équipé, comme les dispositifs portables et sportifs, qui se rapproche là des 400 modèles concernés, principalement des montres connectées, prisées notamment des coureurs et des randonneurs.
Ensuite, Galileo équipe les voitures de près de 60 marques automobiles, sert et sécurise tous types de bateaux, est également utilisé pour la circulation et la signalisation ferroviaires, la navigation et la sécurité aériennes, les drones, les machines agricoles, mais aussi dans les domaines de la sécurité maritime et aérienne, équipant pas loin de 40 modèles de balises de détresse, permettant pour le coup de réduire le temps de localisation après activation de la balise en question de trois heures à dix minutes.
Pas mal finalement pour le petit dernier des systèmes en cours d’activités, surtout qu’au moment de l’idée et de l’initiation de ce projet, nos Amis américains ont tout fait pour le faire capoter, expliquant que des pays tiers comme la Russie ou la Chine pouvait l’utiliser à leurs dépens, mais surtout qu’ils ne concevaient pas le désir des européens de gagner leur indépendance dans le domaine des satellites de télécommunication, allant selon eux à contre-courant d’une doctrine mise au point par leurs militaires, considérant que leur système, élaboré à l’origine pour des applications militaires, leur permettrait d’assurer une certaine suprématie mondiale, et donc sur leurs alliés.
Mais au final, ils en acceptèrent l’idée, participant même à son développement, avec comme conséquence la signature d’un accord en 2004 (26 juin), assurant l'interopérabilité technique de Galileo avec leur système GPS.
Et donc aujourd’hui, en attendant que le système, dont le nom rend hommage au savant italien ayant identifié la notion de satellite, Galileo Galilei ou Galilée pour les francophones (https://fr.wikipedia.org/wiki/Galil%C3%A9e_(savant)) devienne cet outil de souveraineté et d’indépendance européenne, tant civil que militaire, grâce notamment à la fréquence PRS ou Public Regulated Service, destinée à des services étatiques (et donc européens), à la police ou encore à la protection des frontières, mais aussi cet outil incontournable tant dans son utilisation que dans le langage commun, au même titre, voire même en surpassant son principal homologue et néanmoins concurrent, il faudra que nous, européens, mais pas que, le prenions de plus en plus en compte dans nos utilisations journalières.
Jacques Samela
Sources :
. https://fr.wikipedia.org/wiki/Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)
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