Carmat, Isorg, Parrot, Poma (suites)
CARMAT DEVRAIT PRODUIRE PLUS DE 100 CŒURS ARTIFICIELS EN 2023
https://vipress.net/carmat-devrait-produire-plus-de-100-coeurs-artificiels-en-2023/
Publié par Frédéric Fassot | 24 Jan 2023 |
Le Français Carmat, concepteur et développeur d’un cœur artificiel total visant à offrir une alternative thérapeutique aux malades souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire terminale, communique pour la première fois ses objectifs financiers. La reprise graduelle des implantations de son cœur artificiel Aeson permet de viser un chiffre d’affaires de 10 M€ à 13 M€ en 2023. La société anticipe l’atteinte de son seuil de rentabilité en 2027.
Carmat a repris les implantations à titre commercial de son cœur artificiel Aeson en novembre 2022. La société poursuit très activement la formation de nouveaux hôpitaux, avec un objectif de 30 centres opérationnels en Europe, majoritairement en Allemagne et en Italie, d’ici la fin de l’année 2023. La montée en cadence de la production sera progressive et devrait permettre la production de plus de 100 cœurs artificiels en 2023. Sur la base de ces éléments, la société anticipe des ventes de 10 à 13 M€ en 2023.
500 prothèses par an en 2024 et 1000 unités à l’horizon 2027
Par ailleurs, pour accompagner une demande soutenue pour Aeson en Europe, et son lancement commercial aux Etats-Unis, anticipé en 2026, Carmat a prévu la mise en œuvre d’un plan industriel qui devrait lui permettre d’atteindre une capacité de production de 500 prothèses en 2024 et 1000 prothèses à l’horizon 2027. Sur la base de ces éléments, la société estime pouvoir atteindre son seuil de rentabilité d’ici 5 ans, en 2027.
« Ces derniers mois ont été riches d’enseignements et nous ont permis d’affiner à la fois notre stratégie d’accès au marché et notre stratégie industrielle. Compte tenu des avancées réalisées sur les différents chantiers (commercial, production, qualité, clinique, etc.), nous sommes en mesure de communiquer pour la première fois des objectifs financiers, et notamment une prévision de chiffre d’affaires de l’ordre de 10 à 13 M€ pour 2023. L’intérêt et la forte demande pour Aeson nous rendent particulièrement confiants dans le développement de nos ventes », souligne Stéphane Piat, directeur général de Carmat.
Fondée en 2008, Carmat est implantée en région parisienne avec son siège social de Vélizy-Villacoublay et un site de production à Bois-d’Arcy. La société emploie plus de 200 personnes hautement spécialisées.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html
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Isorg obtient la certification du FBI pour son capteur optique d’empreintes digitales FAP30
Certification de Bio1Print30, capteur d’images biométriques de grande surface, offre les avantages de la numérisation optique des empreintes digitales pour l’authentification mobile et nomade
Isorg, pionnier des photodétecteurs organiques (OPD) et des capteurs d'images de grande surface, annonce aujourd'hui la certification FBI du Bio1Print30, un capteur optique d'empreintes digitales de grande surface pour des applications où la sécurité mobile renforcée et l'authentification d'identité nomade sont essentielles. Le Bio1Print30, un capteur FAP30 (Fingerprint Acquisition Profile), dont la principale technologie est compatible avec les écrans de smartphones, est certifié comme répondant aux critères d'authentification PIV (Personal Identity Validation) et de Mobile ID.
Le capteur FAP30 est le deuxième de la famille d’Isorg des modules à bases organiques pour la numérisation des empreintes digitales à se qualifier pour le déploiement dans les applications gouvernementales pour l'authentification biométrique, visant à empêcher les accès non autorisés dans les sites sensibles ou lors des passages aux frontières. Il permet à l'écran de capturer une image numérique de l'ensemble du motif d'empreinte digitale, en un seul scan. De plus, Isorg Bio1Print30 intègre un ASIC propriétaire d'Isorg qui permet une intégration rapide et facile.
“Comme les capteurs d'empreintes digitales plus grands renforcent la sécurité, Isorg est heureux de recevoir la certification du FBI pour son module FAP30. Nous apportons au marché de la sécurité et de l'identification un capteur d'empreintes digitales OPD à large facteur de forme, qui augmente la surface active du scanner d'empreintes digitales tout en conservant la même image haute résolution", a déclaré Dieter May, PDG d'Isorg.
L'utilisation croissante par les gouvernements de la biométrie pour la gestion des frontières, la défense, le screening des employés, les soins de santé et la sécurité sont parmi les dynamiques du marché qui poussent à l'utilisation des capteurs d'empreintes digitales pour l'authentification biométrique.
Selon un rapport du Biometric Summit 2022, la police française est également à la recherche d'une capacité de prise d'empreintes digitales en mobilité, notamment pour collecter les données biométriques des victimes de crimes, afin de les différencier des autres données, telles que les empreintes digitales latentes trouvées sur la scène.
Isorg est le seul fabriquant de capteurs d'empreintes digitales à base organique à avoir obtenu la Certification FBI. Le capteur FAP30 apporte de nouveaux avantages clés pour l'authentification mobile et nomade :
- Ultra-mince (1,5mm), au moins 30% plus fin que les modèles précédents, permettant une intégration facile de l’ASIC
- Résistant à l'éclairage intérieur intense et à la lumière directe du soleil, permettant une utilisation précise et fiable partout et à tout moment
- Résistant aux chocs et aux variations de température et d'hygrométrie.
Isorg estime que cette deuxième certification FBI profitera également à d'autres projets qu'elle mène basés sur la même technologie de capteur. Il s'agit de son intégration dans les smartphones, permettant à ceux-ci d'atteindre de faibles Taux de Fausses Acceptations (FAR) et Taux de Faux Rejets (FRR).
"Notre cœur technologique consiste en un composant de capteur très fin. Outre les avantages en termes de performance, de taille et de faible poids pour les scanners d'empreintes digitales, notre technologie OPD peut être laminée sur un écran OLED, permettant ainsi de répondre aux applications de haute sécurité sur les téléphones mobiles grâce à la reconnaissance d’empreintes digitales multiples (multi-doigt). Plus globalement, les premiers à adopter les capteurs organiques pour l'intégration dans les écrans seront en mesure de renforcer la composante sécurité des produits de leurs portefeuilles et d'acquérir un avantage concurrentiel", a ajouté M. May.
À ce jour, la majorité des scanners biométriques à doigt unique utilisent la technologie conventionnelle d'optique à prisme ; ceux-ci tendent à être encombrants et peu pratiques pour la mobilité, d’autant plus quand la surface active devient plus grande. Contrairement aux scanners d'empreintes digitales plats conçus avec des technologies optiques basées sur des matrices TFT (Thin-Film-Transistor), dont l'approche de rétroéclairage signifie que le capteur est placé sur le dessus du scanner d'empreintes digitales, rendant celui-ci sensible à la lumière extérieure, l'approche d'Isorg surmonte cet inconvénient. La source lumineuse d'Isorg est une "lumière frontale", où le capteur est placé derrière la source lumineuse. Le marché mondial des capteurs d'empreintes digitales devrait atteindre 13,3 milliards de dollars en 2030 avec un TCAC de 14,8 %.
A propos d’Isorg
Isorg est un pionnier de l’électronique organique et imprimée pour les photodétecteurs et les capteurs d’images de grande surface. Elle offre une nouvelle génération d’imageurs de haute performance avec la capacité de s’intégrer facilement dans des systèmes aux formes ou facteurs de formes variés. Ses capteurs d’images flexibles trouvent leur application dans l’électronique de consommation, la sécurité de l’identité et le contrôle d’accès, l’IoT et les appareils médicaux. En 2020, elle a lancé le premier démonstrateur au monde de Fingerprint On Display (FOD) avec une taille plein écran pour les smartphones. Un an plus tard, elle a reçu le premier certificat FBI au monde pour un module d’empreintes digitales basé sur des photodiodes organiques pour le marché de la sécurité et de l’identification. Créée en 2010 et en partenariat avec le CEA-Liten, un centre d’innovation français leader dans les nouvelles technologies de l’énergie et les nanomatériaux, Isorg a levé un total de 58,2 millions d’euros (soit environ 59 millions de dollars) sur quatre levées de fonds.
www.isorg.fr
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/12/isorg-une-technologie-francaise-de-rupture.html
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LE CHIFFRE D’AFFAIRES DE PARROT S’EST ENVOLÉ DE 32% EN 2022
https://vipress.net/le-chiffre-daffaires-de-parrot-sest-envole-de-32-en-2022/
Publié par Frédéric Fassot | 16 Mar 2023 |
Le groupe Parrot, spécialiste européen des drones civils professionnels, a réalisé en 2022 un chiffre d’affaires consolidé de 71,9 M€, en croissance de 32% (+24% à taux de change constant).
Parrot a continué de tirer parti de la stratégie mise en œuvre fin 2018 centrée sur son offre d’équipements et de logiciels sur le marché des microdrones professionnels. Les ventes de microdrones, principalement les modèles ANAFI pour la sécurité (ANAFI USA fabriqué aux Etats-Unis) et pour l’inspection (ANAFI Ai fabriqué en Chine) ont bondi de 88% pour représenter 55% du chiffre d’affaires du groupe. L’ANAFI USA destiné aux marchés de la sécurité et de la défense a été acquis par des institutions des pays de l’OTAN (États-Unis, Royaume-Uni, France, Europe du Nord, Japon notamment).
Les solutions logicielles dédiées à l’analyse d’images (photogrammétrie) dans le domaine de la cartographie, de l’inspection, de la sécurité et de l’agriculture de précision ont représenté 45% de chiffre d’affaires et sont en croissance de 25%.
Sur la base du « nouveau périmètre » du groupe suivi depuis début 2022, le chiffre d’affaires de Parrot s’est élevé à 70,7 M€, en hausse annuelle de 75% (+64% à taux de change constant). La comparaison tient compte de la déduction du chiffre d’affaires des produits grand public (drones grand public toutes gammes, reliquat accessoires) dont les ventes ont été finalisées en 2021, ainsi que des filiales cédées (Micasense en janvier 2021, et Sensefly SA et Sensefly Inc en octobre 2021).
Parrot souligne ainsi avoir relevé en 2022 les défis liés à l’environnement conjoncturel (pénurie de composants électroniques et industriels, inflation, contexte sanitaire) pour répondre à l’intérêt croissant pour ses technologies. Parrot a ainsi pu répondre à la demande croissante pour ses microdrones en sécurisant ses achats et ses capacités de production.
La croissance des ventes, couplée à une allocation maitrisée des ressources, a permis au groupe de ramener ses pertes opérationnelles courantes annuelles à – 19,0 M€ contre – 34,9 M€ à fin 2021, pour une perte nette part du groupe de 19,5 M€.
Parrot, fondé en 1994 par Henri Seydoux, son p-dg et principal actionnaire, conçoit et développe ses produits, principalement à Paris où est établi son siège, et en Europe. Le groupe compte aujourd’hui plus de 500 collaborateurs dans le monde et réalise la grande majorité de ses ventes à l’international.
Voir la présentation de Parrot aux investisseurs (décembre 2022)
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/02/parrot-le-perroquet-connecte.html
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Fabien Felli (Poma) : « Continuer à nous battre pour un transport bas carbone »
PUBLIÉ LE 29/11/2022
Edyta Tolwinska
Entré il y a une dizaine d’années dans le groupe Poma, Fabien Felli en a grimpé les échelons pour en devenir président à l’été 2022. Il a pris la succession de Jean Souchal qui continuera à accompagner Poma en tant que président du conseil de surveillance. Une nouvelle page dans l’histoire du pionnier français du transport par câble. Mais des valeurs qui restent.
Fabien Felli a la fibre internationale. Avant d’arriver chez Poma en 2011, il avait déjà beaucoup voyagé quand il opérait chez Matra, Thales ou encore Airbus. Il avait même vécu quelques années à Pékin. Entré chez Poma comme directeur export, il en est devenu directeur international puis directeur commercial, avant d’en être nommé vice-président du directoire en 2019. Autant dire qu’il connaît bien la maison et, si son style sera inévitablement différent de celui de Jean Souchal, il ne faut pas s’attendre à une secousse majeure dans ce groupe industriel qui a fait - et fait encore - l’histoire des sports d’hiver. Et, d’une façon plus large, l’histoire des transports par câble.
La montagne, mais pas que !
Poma est un géant mondial des télésièges, télécabines et autres téléphériques. Après 85 ans d’existence, il compte plus de 8.000 installations au compteur, dans 90 pays. Ses divers appareils transportent près de 6,5 millions de personnes par heure. Et pas seulement en montagne. Car si Poma est une marque bien connue des skieurs alpins, il ne faut pas oublier que le groupe isérois a su s’imposer aussi dans un environnement tout autre : la ville. Après avoir pris largement sa part dans l’équipement des stations de ski françaises au cours des décennies 1950-2010, et alors que les besoins en remontées mécaniques ralentissaient, il a su se tourner d’une part vers des pays qui commençaient à s’intéresser aux sports d’hiver (Chine et Russie en particulier, en stand-by total depuis la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine), et d’autre part vers de nouveaux débouchés. C’est le cas des télécabines urbaines qui peuvent constituer un moyen très complémentaire aux autres transports collectifs. Elles sont aussi, parfois, le mode de transport le plus pratique pour passer d’un quartier à l’autre.
Il n’est qu’à faire une petite liste de quelques réalisations de Poma pour se rendre compte de la dimension prise par le transport urbain par câble dans la mobilité propre. Dans le désordre : le téléphérique de New York reliant Manhattan à Roosevelt Island (2010), les télécabines de Nini Novgorod en Russie qui enjambe la Volga sur 3,6 kilomètres (2012), de Medellin (Colombie, 2004 puis 2021), de Guayaquil (2020), de Saint-Domingue (République dominicaine, 2022) ou encore le téléphérique d’Antananarivo (Madagascar, en cours).
Et, alors que la France s’est longtemps détournée de ce moyen de transport urbain, la voilà qui s’y met. Poma a déjà marqué quelques points avec le téléphérique de Toulouse, la télécabine de Saint-Denis-de-la-Réunion et la future liaison aérienne par câble de Grenoble (entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux).
Nous voulons abaisser notre empreinte globale, produire avec un plus faible impact, avec moins de matières premières par exemple
L’un des enjeux d’avenir auquel doit aujourd’hui faire face Fabien Felli est celui de l’environnement et de la diminution de l’impact carbone. Le nouveau président en fait une priorité : « Nous déployons un ensemble d’innovations dans le cadre de notre projet dénommé LIFE (Low Impact For Environnement) qui vise l’ensemble des composants de nos produits et de nos process : il s’agit d’abaisser notre empreinte globale, produire avec un plus faible impact, avec moins de matières premières par exemple. Entamée il y a plusieurs années, cette démarche peut s’appuyer aujourd’hui sur le bilan carbone que nous avons effectué en 2021 ».
L'INFO EN + EN 2000, POMA A LIVRÉ LA PLUS GRANDE ROUE DU MONDE À LONDRES, LA LONDON EYE.
Poma en chiffres :
CA 2021 : 332 millions d’euros dont 50 % à l’export
Effectif : 1 300 personnes dont 820 en France sur cinq sites en Auvergne-Rhône-Alpes
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/03/poma-de-la-montagne-a-la-ville.html
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