De ISKN à AMI, l’avenir est tout tracé
Il fut un temps, pas si lointain quand même, où cette société s’appelait ISKN, avec comme spécificité, de porter haut la main une technologie intitulée interaction augmentée, basée sur les principes d’une autre technologie, appelée elle « magnétométrie » (www.magnetometrie.cnrs.fr), ou encore « GMS » pour Gradient Magnetostatics Sensing.
Aujourd’hui, elle se nomme AMI pour Advanced Magnetic Interaction, et vient d’inventer la 1ère souris 100 % recyclable au monde. Mais de cela j’y reviendrai un peu plus tard.
Car avant d’aller plus loin sur le sujet, un petit retour en arrière, du temps donc d’ISKN, dont l’aventure a commencé à Grenoble en 2014, sous l’égide du CEA Leti (www.leti-cea.fr), où Jean-Luc Vallejo, un des créateurs avec Thimothée Jobert et Tristan Hautson, était chercheur, et où il découvrit donc cette technologie, fruit de nombreuses années de recherche, faisant de l’entité en question, une des institution de recherche la plus innovante et prolifique au monde sur ce sujet.
Mais malgré cela, après avoir germé l'idée dans sa tête, le passage à l’acte dura quand même 4 ans, soit le temps d’incubation au sein même du CEA (https://www.cea.fr/Pages/innovation-industrie/politique-innovation.aspx), un spécialiste, avant de procéder à son excubation (https://fiches-pratiques.chefdentreprise.com/Thematique/export-1101/FichePratique/est-que-excubation-comment-fonctionne-elle-366644.htm#:~:text=L'excubation%20se%20d%C3%A9finit%20comme,de%20l'innovation%20de%20rupture.) pour se lancer définitivement, grâce à une campagne de financement participatif plutôt réussie, leur apportant la somme non négligeable de 2 millions de dollars.
Ce qui permit assurément un an plus tard de lancer leur 1ère tablette graphique, nommée « Slate », déclinée par la suite, et ce jusqu’en 2017, en une gamme de produits* plutôt révolutionnaires, collant parfaitement à l’avènement d’une autre tablette, celle du groupe Apple, et donc appelé l’Ipad, permettant d’interagir avec celle-ci grâce à un aimant intégré dans un stylo, sans ajout d’électronique, un mantra, vous le découvrirez par la suite, afin de numériser dessins et écrits en temps réel.
Ensuite, après ces lancements successifs, et afin de continuer sur cet élan, avec notamment un CA en hausse de près de 300 %, et plus de 50 000 de leur tablette vendue, une nouvelle levée de fonds est menée en 2018, avec cette fois-ci plus de 11 millions d’Euros recueillis, aidant notamment en cela à l’élaboration d’une nouvelle tablette, encore plus innovante que les précédentes, « la Repaper », considérée elle comme la 1ère et unique tablette graphique crayon et papier.
Développée et commercialisée avec l’aide du groupe allemand Faber-Castell (www.faber-castel.fr), elle sera dédiée plus particulièrement aux créatifs, enseignants, et aujourd’hui télétravailleurs, alors que la suivante, de nom « Tori », et élaborée avec l’apport du groupe japonais Bandai Namco Entertainment (https://fr.bandainamcoent.eu/), sera elle plutôt adressée aux enfants, et à leurs désirs de connaissances toujours plus poussées technologiquement parlant.
Et c’est donc à ce moment également que l’appellation de la société va changer, passant donc de ISKN à AMI (voir plus haut), avec pour baptême, la remise en 2021 de 4 CES Innovations Awards, une consécration quand on connait l’importance de l’événement en question.
Et depuis me direz vous, allez dites-le-moi, allez, merci, eh bien elle vient donc de présenter fin mai (j’avais dit que j’y reviendrai) à Taiwan, dans le cadre du salon international de l’informatique intitulé Computex (www.computextaipei.com.tw), cette souris entièrement dépourvue de composants électroniques, composée essentiellement d’une coque en plastique et d’un aimant, les différents clics et scrolls étant détectés par des capteurs magnétiques intégrés au clavier du PC. Ils appellent cela « l’électronique soustractive ».
Mais comme toute innovation, il faut savoir de quoi trouver pour la financer, et pour cela son acquisition par le groupe BIC en 2022, vous savez, celui des stylos ou des briquets, lui donnera certainement l’occasion de développer en grand nombre cette pépite, d’en préparer de nouvelles, afin de rester sur une base haute en termes de ventes internationales, qui seraient de près de 90 %.
Et comme BIC demeure un groupe français, créé en 1950 par Marcel Bich, on peut penser qu’elle aura les reins assez solides pour réagir aux succès futurs, tout en ayant le potentiel, qu’il soit bien évidemment financier, mais aussi industriel, afin de continuer à innover, produire et vendre, qui plus de France.
*The Slate Color Editions (2014), The Slate Block Edition (2015), The Slate 2 (2016), The Slate 2+ (2017).
Jacques Samela
Sources :
. https://www.bpifrance.fr/nos-actualites/iskn-du-labo-a-la-conquete-du-monde
. https://www.cea.fr/presse/Pages/actualites-communiques/ntic/ami-interaction-augmentee.aspx
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