BlaBlaCar, Carmat, Criteo, Qwant (suites)
BlaBlaCar s’offre Klaxit et se renforce sur les trajets domicile-travail
Le 15/03/2023
BlaBlaCar va étendre son emprise sur le covoiturage domicile-travail en rachetant la plateforme Klaxit, numéro un sur ce créneau des trajets quotidiens encore peu développé bien qu’en pleine croissance.
« BlaBlaCar souhaite intégrer l’activité de Klaxit de manière complémentaire à BlaBlaCar Daily sur le segment du service aux collectivités et aux entreprises », a indiqué le géant du covoiturage, mardi, dans un communiqué.
BlaBlaCar a rejoint en 2018 les applications proposant de partager une voiture pour se rendre au travail en lançant l’application BlaBlaLines, rebaptisée BlaBlaCar Daily en 2021.
Klaxit –à l’origine WayzUp– est de son côté présent depuis 2014 sur ce marché du covoiturage domicile-travail, dont il est devenu le leader avec l’acquisition en 2019 d’iDVROOM, plateforme concurrente de la SNCF.
La start-up a fondé son modèle économique en nouant des partenariats avec des entreprises qui proposent le service de covoiturage à leurs collaborateurs et des collectivités territoriales qui subventionnent les trajets effectués en covoiturage.
« Pendant plusieurs années, on a déployé notre modèle dans des entreprises. Ca marchait bien d’un point de vue commercial, (…) mais on s’est aperçu qu’on avait un problème de prix », a raconté à l’AFP son patron Julien Honnart: « Les automobilistes n’étaient pas prêts à payer un conducteur pour les amener au travail. »
L’idée générale est donc de subventionner les voyages en les offrant aux passagers tout en rétribuant le conducteur (qui touche typiquement de 1,50 à 4 euros par passager). Soit grâce au forfait mobilité, soit en intégrant le covoiturage aux réseaux de transports publics grâce à des accords passés avec les agglomérations, comme à Beauvais, Montpellier ou Rouen.
– Applications archidominantes –
« Nous sommes rentables, nous aurions pu continuer notre croissance, éventuellement lever encore une fois des fonds pour nous développer davantage », a relevé M. Honnart. « Cette alliance, c’est vraiment pour nous un raccourci pour aller beaucoup plus vite » en s’appuyant sur la marque « BlaBlaCar qui a quasiment la notoriété de Coca-Cola en France », a-t-il ajouté.
Lui assure vouloir rester à bord, de même que l’autre cofondateur de Klaxit Cyrille Courtière.
BlaBlaCar compte « pérenniser sur le long terme » le modèle de Klaxit en s’appuyant sur sa marque et « son expertise unique en matière d’expérience utilisateur, avec pour objectif commun de convertir encore davantage d’automobilistes au covoiturage ». Et une application unique « à l’horizon 2024 ».
Klaxit a revendiqué l’an dernier 2,6 millions de trajets, et BlaBlaCar Daily 1,5 million. Les deux applications sont archi-dominantes, puisque la vingtaine de plateformes de covoiturage domicile-travail françaises en ont comptabilisés 5,2 millions en tout.
« Le marché est assez petit, au fond », puisque les adeptes du covoiturage au quotidien font plusieurs dizaines de trajets par an, a remarqué Nicolas Brusson, le directeur général de BlaBlaCar.
Mais les derniers chiffres de fréquentation sont encourageants, dopés par la hausse des prix des carburants, les grèves et le plan de 150 millions d’euros présenté par le gouvernement en décembre. Celui-ci prévoit notamment une prime de 100 euros pour les nouveaux conducteurs prenant des passagers dans leur voiture et aide les collectivités à subventionner les voyages.
L’ambition des autorités est de lutter contre « la voiture individuelle et polluante », selon les mots du ministre délégué aux Transports Clément Beaune, en favorisant son partage.
« Les étoiles s’alignent enfin pour le covoiturage domicile-travail », qui concerne essentiellement des zones peu desservies par les transports en commun avec des trajets moyens de quelque 25 km, s’est réjoui M. Brusson.
« La somme de Klaxit et BlaBlaCar Daily c’est à peu près 4 millions de trajets l’an dernier. L’idée est de doubler ou tripler cette année avec le plan covoiturage et avec l’élan qu’on est en train de voir en ce moment. Il faut qu’on arrive à faire x10 ou x20 en quelques années », a-t-il précisé. « C’est ça l’ambition »
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/01/blablacar-en-voiture-tout-le-monde.html
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FRANCE 2030 : CARMAT OBTIENT UN FINANCEMENT DE 13,2 M€
https://vipress.net/france-2030-carmat-obtient-un-financement-de-132-me/
Publié par Frédéric Fassot | 25 Avr 2023
Carmat, concepteur et développeur d’un cœur artificiel total, annonce l’obtention d’un financement non dilutif de 13,2 M€ dans la cadre du plan « France 2030 ». L’entreprise vise une capacité de production annuelle de 1000 cœurs artificiels d’ici 5 ans.
Le financement de 13,2 M€ obtenu par Carmat dans la cadre de l’appel à projets « Industrialisation et Capacités Santé 2030 » vise à accompagner l’augmentation de la capacité de production annuelle de cœurs artificiels Aeson à 1000 par an dans un horizon de 5 ans, ainsi que la réduction du coût de production de la prothèse.
Il consiste en une subvention de 7,9 M€ et une avance remboursable de 5,3 M€. Le financement total sera perçu en 4 tranches sur la période 2023-2026, en fonction de l’avancement du projet. La société devrait recevoir une première tranche de 3,3 M€ au plus tard au troisième trimestre 2023. Sous réserve du succès du projet, le remboursement de l’avance remboursable se fera sur une période de 5 ans, débutant le 30 septembre 2029.
Sur la base des seules ressources financières certaines dont elle dispose, incluant la première tranche de 3,3 M€ du financement « Industrialisation et Capacités Santé 2030 », Carmat pourra financer ses activités, selon son « Business Plan » actualisé, jusque mi-octobre 2023, et ceci sans recours à de nouveaux financements. La société continue par ailleurs à travailler sur des options additionnelles de financement afin d’étendre sa visibilité financière au-delà de cet horizon.
« Ce financement significatif est une nouvelle marque de confiance de l’Etat français dans la solidité de notre projet et le potentiel de notre cœur artificiel Aeson. Il est non seulement crucial pour nous permettre d’augmenter rapidement notre capacité de production, mais également pour nous aider, via l’optimisation de celle-ci, à réduire significativement le coût de production de notre prothèse. Ce faisant, nous pourrons répondre à la demande marquée de la communauté médicale, et permettre ainsi à un grand nombre de patients de bénéficier de notre thérapie, tout en progressant sur la voie d’une croissance profitable. Nous sommes également très fiers de pouvoir contribuer à la réindustrialisation et au développement de l’emploi en France », se félicite Stéphane Piat, directeur général de Carmat.
Carmat est une société Medtech française qui conçoit, produit et commercialise le cœur artificiel Aeson. La société ambitionne de faire d’Aeson la première alternative à la transplantation cardiaque et apporter ainsi une solution thérapeutique aux patients souffrant d’insuffisance cardiaque biventriculaire avancée, confrontés au manque notoire de greffons humains disponibles. Premier cœur artificiel physiologique au monde à être à la fois hautement hémocompatible, pulsatile et auto-régulé, Aeson pourrait sauver chaque année des milliers de patients en attente d’une greffe cardiaque. Le dispositif offre aux patients une mobilité grâce au système d’alimentation externe ergonomique et portable, relié en permanence à la prothèse implantée. Fondée en 2008, Carmat est implantée en région parisienne avec son siège social de Vélizy-Villacoublay et un site de production à Bois-d’Arcy. La société emploie plus de 200 personnes hautement spécialisées.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2014/01/carmat-un-r%C3%AAve-se-r%C3%A9alise.html
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CNIL: 40 millions d’euros d’amende infligés à CRITEO
https://www.frenchweb.fr/cnil-40-millions-deuros-damende-infliges-a-criteo/443891
Le 23/06/2023
La Cnil, garante de la vie privée des français, a infligé une amende de 40 millions d’euros pour des violations liées aux données personnelles au groupe français de publicité sur internet Criteo, qui « entend faire appel ».
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) avait lancé une enquête en mars 2020 après des plaintes déposées par les associations Privacy International et None of Your Business. En août 2022, son rapporteur avait proposé une sanction de 60 millions d’euros contre la société Criteo SA, fondée en 2005 en France et spécialisée dans l’affichage de publicités ciblées sur le web, via un traceur collectant les données de navigation des internautes.
Elle lui reproche cinq manquements au règlement de l’Union européenne (UE) sur la protection des données personnelles (RGPD), notamment « l’absence de preuve du consentement des personnes au traitement de leurs données » et une entorse à « l’obligation d’information et de transparence », selon un communiqué publié jeudi.
Criteo dit avoir « pris note de la décision de sanction de la Cnil », prise le 15 juin et officialisée jeudi, et « entend faire appel auprès des autorités juridiques compétentes », dans un communiqué transmis à l’AFP.
« Bien que la Cnil ait réduit la sanction finale de 60 millions d’euros, montant initialement proposé, à 40 millions d’euros, la sanction reste largement disproportionnée au vu des manquements allégués et est sans commune mesure avec la pratique générale dans ce domaine », estime Ryan Damon, son directeur juridique.
« Un certain nombre d’interprétations et d’applications du RGPD faites par la Cnil ne sont cohérentes, ni avec la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne, ni avec les propres lignes directrices et recommandations de la Cnil », pense-t-il.
Ce responsable de Criteo réaffirme également que « les allégations formulées par la Cnil n’impliquent aucun risque pour les personnes, ni de dommages causés à celles-ci ». Il ajoute aussi que « la décision porte sur des faits passés et ne comporte aucune obligation pour Criteo de modifier ses pratiques actuelles ».
– « Perte de contrôle des internautes » –
La Cnil reproche à Criteo un « manquement relatif à l’information des personnes » et souligne qu’il a engendré « une perte de contrôle des internautes sur leurs données dans la mesure où la société n’a pas mis à leur disposition une information complète et compréhensible ».
Concernant l’exercice des droits d’accès, de retrait du consentement et d’effacement, la Cnil souligne « leur caractère structurel et leur gravité en ce que les mesures déployées par la société conduisent non seulement à ce que les demandes des personnes soient incorrectement traitées mais aussi à ce que ces dernières pensent légitimement que leur demande a bien été respectée ».
La Cnil « rappelle également que la prise en compte par la société d’une demande d’effacement a pour unique effet d’arrêter l’affichage de publicités personnalisées, la société continuant par ailleurs à conserver les données de la personne à l’origine de la demande et même à les utiliser pour d’autres finalités ».
« Afin de déterminer le montant de la sanction, la Cnil a notamment pris en compte le fait que le traitement en cause concernait un très grand nombre de personnes (la société dispose de données relatives à environ 370 millions d’identifiants à travers l’Union européenne) et qu’elle collecte une très grande quantité de données relatives aux habitudes de consommation des internautes », est-il précisé dans le communiqué de l’instance.
En 2022, le groupe employait environ 3.000 personnes et avait réalisé un chiffre d’affaires global d’environ 1,9 milliard d’euros pour un résultat net de 10 millions d’euros environ.
Criteo a maintenu, début mai, ses prévisions annuelles, avec notamment une croissance autour de 10% de ses recettes ex-TAC (hors reversements aux partenaires) à taux de change constants. Cet indicateur s’est élevé à 6% sur le trimestre.
Entré en vigueur dans l’Union européenne en mai 2018, le RGPD prévoit des amendes qui peuvent aller jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2013/11/criteo-le-r%C3%AAve-am%C3%A9ricain.html
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Octave Klaba, le fondateur d'OVHcloud, va bien racheter Qwant
Jérôme Marin / Le 27 juin 2023
Le fondateur d'OVHcloud souhaite lancer une plateforme européenne de services numériques s'appuyant sur le moteur de recherche et sur la plateforme de "PC dans le cloud" Shadow, rachetée en 2021.
Enfin un sauveur pour Qwant ? Mardi 27 juin, Octave Klaba, le fondateur d’OVHcloud, a confirmé qu'il allait bien mettre la main sur le moteur de recherche français, toujours en très grandes difficultés financières. Cette opération, dont le montant n'a pas été communiqué, doit être finalisée cet été. Elle s'effectuera par l'intermédiaire d'une nouvelle structure, baptisée Synfonium, qui sera détenue à 75% par les frères Klaba et à 25% par la Caisse des Dépôts.
Synfonium ambitionne de lancer une plateforme de services numériques dans le cloud, espérant représenter une alternative crédible aux solutions proposées par Microsoft et Google. L'entité intégrera également les services de Shadow, le pionnier du cloud gaming repris en 2021 par Octave Klaba à la barre du tribunal de commerce de Paris. Depuis, la société a recentré son activité à destination des entreprises, leur proposant de louer des PC puissants dans le cloud. Elle a aussi lancé une offre de stockage en ligne.
Plateforme souveraine
Le lancement de Synfonium ne doit être qu'une première étape pour bâtir une plateforme souveraine. D’autres services, comme des outils de visioconférence suivront, promet Synfonium, “par l’intermédiaire d’une combinaison de développements internes, d’acquisitions supplémentaires et de partenariats avec des entreprises qui partagent sa vision”, soulignait la société en avril.
"Nous souhaitons intégrer tout l’écosystème de la tech européenne dans l’aventure, explique désormais Octava Klaba. Vous y retrouverez le moteur de recherche, les services gratuits, la suite collaborative, le social login, mais aussi les services de nos partenaires tech". Et d'ajouter : "Le chemin est long, complexe et coûteux, mais il y a une vraie attente d’avoir cette plateforme dans le cloud SaaS européenne qui respecte nos valeurs et nos lois européennes."
Faible part de marché
Lancé en 2013, Qwant n’a jamais réussi à percer face à l’ultra-domination de Google dans la recherche en ligne. Son discours centré autour de la souveraineté numérique et de la protection des données personnelles n’a pas suffi à convaincre le grand public. En France, où son service est installé par défaut sur les ordinateurs de l’administration, sa part de marché se chiffre seulement à 0,6%, selon les estimations du cabinet Statcounter.
L’entreprise est aussi un gouffre financier, maintenu à flots par la Caisse des Dépôts et par des prêts de la Banque européenne d’investissement. En 2021, Huawei avait aussi injecté 8 millions d’euros sous la forme d'obligations convertibles. Dans la foulée, une nouvelle direction avait été nommée avec l’objectif d’assainir les comptes. En vain. L’an passé, Qwant a dû rééchelonner ses remboursements auprès de la BEI pour éviter le dépôt de bilan, selon le site L’Informé.
http://competitiviteinfrance.overblog.com/l-entreprise-du-mois-ovh-une-r%C3%A9ussite-fran%C3%A7aise
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2015/06/qwant-moteur-de-decouverte-a-la-francaise.html
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