La SporTech, les JO comme tremplin
Les JO de Paris 2024 ayant commencés depuis quelques jours seulement, avec notamment une cérémonie d’ouverture qui restera à jamais gravé dans l’histoire des Jeux, malgré ou grâce à la pluie, actuellement, nous ne connaissons pas encore le nombre de titres et de médailles que la délégation française ramènera, non en France, mais aux français, finalement très impliqués dans l’animation des travées, ainsi qu’en termes de suivis des compétitions via la télévision, en rebours de ce que d’aucuns nous avez quand même affirmés, sondages à l’appuis.
Par contre, pour en revenir aux médailles et titres, ce que l’on sait, c’est que l’objectif attendu, est surtout d’intégrer le « top 5 » du classement, soit à peu près avec une soixantaine de médailles, dont 27 à 30 (rajouté par votre serviteur, de l’ambition que diable) en or (https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/paris-2024/jo-de-paris-2024-60-medailles-attendues-pour-la-france-dont-27-en-or-dans-la-derniere-projection-avant-les-jeux_6680703.html).
A voir, car des désillusions surviendront, la concurrence est forte, mais aussi des surprises, et donc c’est avec Espoir que nous supporterons sans retenue nos représentants, afin qu’ils réalisent des perfs, comme on dit dans le jargon, mais dans un esprit totalement positif.
Et pour rester dans le monde du sport, il est également un autre domaine où la France ferait déjà office de leader, c’est celui de la « SporTech », qui au classement européen, se positionne déjà à la 3ème place, et au niveau mondial, à la 7ème.
Alors, la définition qui en ressort, même si je pense que vous avez déjà compris le principe, c’est que cette activité allie donc le sport dans son ensemble, et le domaine de la Tech, en ce sens qu’elle utilise des technologies innovantes pour le digitaliser, rejoignant en cela d’autres déjà bien ancrées dans le paysage français comme la Fintech (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/fintech-de-la-confrontation-a-la-complementarite.html), « l’AssurTech », qui comme son nom l’indique touche le secteur des assurances, la « PropreTech », celui de l’immobilier, la « HealthTech », celui de la santé, et même celui, plus confidentiel (pour qui ?), de la « SexTech » (https://www.sextechforgood.org/blog/categories/sextech).
Mais pour en revenir à la « SporTech » hexagonale, chapeautée qu’elle est par le collectif appelé tout simplement SporTech FR (www.sportechfr.com), elle affiche déjà plus de 150 startups, 500 millions de CA cumulé en 2023, et près de 937 M€ levé en 2022. En 2021, le montant s’élevait à près de 750 millions d’Euros.
Mais vous pourriez légitimement vous demander comment, et est-ce vraiment nécessaire d’utiliser ces nouvelles technologiques dans la pratique d’un sport, qu’il soit en amateur ou en professionnel ?
Pour courir n’ai-je pas juste besoin de mes jambes, et pour faire de la boxe, de mes bras ?
Effectivement, et pourtant, les applications sont déjà plus que performantes et donc déjà utilisées, qu’elles prennent la forme de capteurs portés par les athlètes pour mesurer et suivre leurs performances physiques, en équipant par exemple des chaussures de sport ou des raquettes de tennis, de systèmes de vidéo-analyse permettant aux entraineurs ainsi qu’aux joueurs de revoir et d’analyser les matchs, de technologies de réalité virtuelle et augmentée pour améliorer l’entrainement, simuler des scénarii de jeu, ou encore d’offrir des expériences immersives aux fans, d’applications mobiles ainsi que de plateformes en ligne pour suivre les statistiques, les paris sportifs, ou encore d’utilisation de l’IA et du big data pour analyser la performances des joueurs, tout en prévoyant (vraiment ?) le résultats des matchs.
Et tout ceci donc, avec comme idée d’accompagner les athlètes dans la maximisation de leurs performances, de digitaliser la gestion des clubs et des évènements sportifs, de sensibiliser les clubs sportifs à la transition énergétique, ou encore de donner la priorité à l’expérience des fans.
Mais bon quand même, au vu de ces applications et de leurs utilisations, il est clair que cela intéresse plutôt le sport pro et ou collectif, ce que d’aucuns ont très bien compris, en l’occurrence des sportifs de haut niveau, à la retraite ou encore actifs, flairant là un filon dont ils connaissent à priori bien le sujet, afin d’investir les deniers glanés tout au long de leur carrière, comme par exemple, Blaise Matuidi, Raphaël Varane, ou encore Tony Parker, considéré lui comme la 3ème source de financement de la « SporTech » en France.
Et c’est encore plus vrai aujourd’hui, avec justement l’organisation des JO de Paris, permettant à un certain nombre de startups d’en bénéficier, grâce notamment à des collaborations en cours avec le Comité olympique pour développer des produits s’adressant aux fans, venus de tous horizons, de vivre pleinement les compétitions, que ce soit sur place ou à distance, mais aussi en tablant sur l’engouement de ces mêmes jeux par le public français, ce qui semble être plus que le cas, remplissant à plein les enceintes sportives, occasionnant nettement une hausse du nombre de licenciés, souvent le cas après, et notamment dans des sports peu connus, des résultats positifs de nos athlètes.
Plutôt bien parti aujourd’hui (https://www.ouest-france.fr/jeux-olympiques/jo-2024-le-tableau-des-medailles-ce-mardi-30-juillet-avec-la-france-2e-derriere-le-japon-3f3f5c3e-4dee-11ef-a622-0126aa35ae01), l’impact de ces jeux devrait être plus que positif pour l’avenir de la « SporTech » française, avec une occasion en or (eh oui), de démontrer le potentiel innovant du secteur, de sa capacité à répondre aux nouveaux besoins des usagers du sport, mais aussi en termes de forces vives, important, afin de suivre la vague, qui selon les estimations, devrait suivre.
Donc, si vous aimez ou pratiquez un sport, et en plus, si vous êtes ingénieur, développeur en IA, data scientist, community manager, business dev, et j’en passe, eh bien justement, ne laissez pas passer votre chance, ce secteur, encore émergent, mais qui recrute avec force, peut être votre voie.
Foncez, car les premiers arrivés en seront les gagnants de demain (pour rester dans la compétition des jeux).
Jacques Samela
Sources :
. https://bigmedia.bpifrance.fr/news/les-tendances-cles-de-la-sportech-en-france
. https://www.francetravail.fr/actualites/le-dossier/le-sport/la-sportech-de-nouveaux-metiers.html
A lire :
. https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/web/creation/comment-entreprendre-dans-la-sportstech-
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