Les cleantechs, stop ou encore plus ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Les cleantechs, stop ou encore plus ?
Les cleantechs, stop ou encore plus ?
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Alors que Mister T vient de retirer, à nouveau, les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat (https://unfccc.int/fr/a-propos-des-ndcs/l-accord-de-paris), compensé en partie, à nouveau par Michael Bloomberg (https://www.latribune.fr/climat/accord-de-paris-bloomberg-sort-encore-le-chequier-pour-compenser-le-retrait-des-etats-unis-1016559.html), et que la Californie brûle, le secteur des cleantechs en France semble lui se diriger vers un avenir radieux après notamment les deux levées de fonds qui ont marqué l’année dernière, comme celle de la société Electra (https://www.go-electra.com/fr/), récoltant plus de 300 millions d’Euros pour continuer de se développer sur le créneau de la recharge rapide pour véhicules électriques, et celle de la société HysetCo (https://www.hysetco.com/), spécialisée dans le domaine de la mobilité hydrogène, et empochant elle 200 millions d’Euros.

Mais pas seulement à l’échelle nationale, car depuis le début des années 2000, ce secteur connaît justement une forte expansion à travers le monde, séduisant de plus en plus des investisseurs, soucieux, je l’imagine et je l’espère, de participer à un mouvement en faveur d’une plus grande conscience environnementale, mais sans pour autant, je l’imagine également, de le faire à titre gratuit. La philanthropie n’est à priori pas leur tasse de thé, mais bon, si cela peut aider, ne boudons pas notre plaisir, car il en va de notre avenir, proche.

Par contre, quid des autres appellations vues et entendus de ci de là que sont la greentech, ou la climate tech ?

Eh bien tout d’abord qu’elles sont considérées comme des sous-ensembles de la dite cleantech, mais si le but final est le même, soit de répondre aux défis environnementaux, elles comptent malgré tout quelques particularités bien distinctes qui les différencient.

En effet, quand la cleantech, contraction de « clean technology », signifiant « technologie propre » en français, mais aussi connue sous d’autres appellations comme « éco-activités innovantes », « éco-innovation », « éco-technologie », ou encore « écotech », regroupe des nouvelles technologies ainsi que des modèles commerciaux offrant des rendements compétitifs aux investisseurs et aux clients, tout en apportant des solutions aux défis mondiaux, la greentech se concentre elle sur le développement de technologies réduisant l’impact environnemental, mais sans être nécessairement être propre à 100 %, et la climate tech quant à elle se concentre sur les technologies et les innovations s’attaquant directement aux défis liés au changement climatique.

Bon pour les novices que nous sommes, cela peut paraître un peu complexe, mais a y bien regarder, elles semblent surtout se compléter, et finalement offrir une belle palette de solutions.

Ensuite, pour revenir sur le sujet du jour, il faut donc savoir que la cleantech se retrouvant plutôt dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, du traitement des déchets, et de la mobilité, elle est scindée en plusieurs catégories comme par exemple les énergies propres (le solaire, l’éolien, ou l’hydroélectrique), le stockage d’énergie, le transport durable, la gestion des déchets et le recyclage, les technologies de l’eau propre, ainsi que celles servant à optimiser les pratiques agricoles, réduire les déchets, améliorer la productivité, et à développer des substituts  végétaux à la viande ou aux produits laitiers, à l’efficacité énergétiques des bâtiments, l’économie circulaire, et les énergies géothermiques ou marines renouvelables.

Bon, comme vous le voyez, la cleantech représente un panel élargi d’activités, de spécificités, mais ont-elles pour autant des résultats probants, à même de répondre aux besoins de demain, voire d’aujourd’hui ?

Vu et lu dans Ca m'intéresse n° 528 de février 2025

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Manifestement oui, car elle contribue déjà à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, remplaçant en cela les énergies fossiles par d’autres considérées propres (voir plus haut), ensuite, elle permet la réalisation d’économies d’énergie, ainsi que durable, en utilisant plus efficacement les ressources naturelles, en réduisant le gaspillage, ou en encourageant le recyclage, elle assure une forte contribution de sa part dans la création d’emplois nouveaux dans des domaines comme la fabrication de panneaux solaires, la construction d’éoliennes, ou encore la gestion des déchets, sans oublier la santé humaine, en réduisant la pollution de l’air et de l’eau.

Par contre, et ce même si les bienfaits semblent aller dans le bon sens, ils restent malgré tout des obstacles importants pour qu’elle devienne définitivement un des secteurs clés de la décarbonation de l’industrie française.

En effet, tout d’abord en raison des coûts initiaux, comme par exemple l’achat d’une voiture électrique, ou de panneaux photovoltaïques, synonyme de financements de départ conséquents pour beaucoup, sans certitude d’un retour sur investissement à court ou moyen termes, ensuite une mauvaise lecture de notre part, par manque d’éducation (en la matière) et de sensibilisation des normes, réglementations et législations en vigueur, mais aussi que certaines de ses activités dépendent de matières premières rares, entrainant pour le coup des problèmes d’approvisionnement, d’instabilité de prix, et vont donc finalement à l’encontre de l’idée de départ, qui est bien évidemment de répondre aux enjeux environnementaux.

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Cependant, et même si ces obstacles ralentissent un peu la donne, ils ne paraissent pas si insurmontables, le mouvement semble bel et bien enclenché, avec en 2023, 181 opérations de financements réalisées, pour un montant de 4,4 milliards d’Euros, en 2021, c’était si je puis dire seulement 1,9 milliards d’Euros qui furent investis, des acteurs comme par exemple Qarnot (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/06/qarnot-computing-chauffer-a-moindre-cout.html), un peu en difficulté aujourd’hui, Ynsect (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2021/04/ynsect-innovafeed-tomojo-le-trio-de-tete-de-la-coleocuture.html), ou encore Symbio (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/11/les-mousquetaires-de-l-hydrogene-francais.html), dont les innovations démontrent chaque jour du potentiel français, l’existence d’une Cleantech Vallée (www.cleantech-vallee.fr) dans le département du Gard, créée en 2018, avec comme idée d’en devenir la Silicon Valley de la discipline, et plusieurs organismes de soutien à l’activité comme Cleantech for France (www.cleantechforfrance.com), France Cleantech Industries (www.france-cleantech-industries.com), ou encore Cleantech Open France (www.cleantechopenfrance).

Une question en passant quand même, pourquoi trois représentants, et pas un seul regroupant l’ensemble des acteurs français de ce secteur ? L’union ne fait-il pas la force ? A réfléchir non ?

Bon, ce n’est que mon avis, peut-être même que chacun y apporte ses spécificités, permettant dès à présent de positionner ce secteur parmi les plus dynamiques de l’industrie française, et de rattraper son retard, tout relatif, en Europe, pour en devenir définitivement le leader, ainsi que le fer de lance d’une UE à la recherche de sa neutralité climatique à l’horizon 2050, exemple s’il en est aujourd’hui, alors que certains souhaitent déjà revenir sur les décisions prisent par ailleurs.

A suivre donc, et de près, car de leurs réussites, les cleantechs, dépendra de l’avenir de notre belle planète bleue.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.ecoreseau.fr/actualites/economie-societe/2025-annee-phare-pour-la-cleantech-2025-01-14-110485?utm_campaign=Mercredi%2015012025&utm_medium=email&utm_source=brevo

. https://www.franceinvest.eu/wp-content/uploads/2024/09/Barometre-Cleantech-S1-2024_France-Invest-x-GreenUnivers-x-EY.pdf

. https://bigmedia.bpifrance.fr/news/cest-quoi-la-cleantech

. https://www.ey.com/fr_fr/insights/assurance/climate-change-energy/cleantech-2023-la-montee-des-energies-renouvelables

. https://www.hellocarbo.com/blog/compenser/climate-tech/

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