Le champagne, des bulles, des bulles, toujours des bulles

Publié le par Jacques SAMELA.

Le champagne, des bulles, des bulles, toujours des bulles

Souhaitant, quoique différemment, faire un sujet on ne peut plus d’actualité, mais comme n’étant pas un spécialiste et encore moins un fin connaisseur, j’ai souhaitai donc connaître d’abord son origine, avant de vous rappeler son importance, qu’il suffit de deviner au vu des divers sujets le concernant dans les médias, dû bien évidemment à la période de fêtes.

Voici donc la petite histoire de ce breuvage que beaucoup nous envie, et tente même de nous copier.

Tout d’abord son nom. Assez simple en fait, puisqu’il vient de la région de sa naissance, la Champagne, partie prenante aujourd’hui de la nouvelle région Grand Est, et caractérisée encore aujourd’hui par sa délimitation en 17 terroirs, partagés en quatre zones de production que sont la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la côte des blancs, et le vignoble de l’Aube, les cépages, de la famille des Noiriens, et dont seulement trois sont autorisés pour l’appellation champagne, le chardonnay, le pinot noir, et le meunier, les rendements, et au final l’ensemble du process de l’élaboration du précieux nectar.

Quant à sa naissance, même si certains attestent de sa culture à l’époque gallo-romaine, il paraît plus juste de la situer à partir du VII siècle, avec le développement de la viticulture monastique autour de la ville de Reims et de celle de Chalons en Champagne, avec notamment en l’an 1114 la rédaction par l’évêque Guillaume de Champeaux, de la grande charte champenoise, dont une copie se trouverait aux Archives départementales de la Marne, et considérée encore aujourd’hui comme l’acte fondateur du vignoble de champagne.

Mais c’est durant le règne du roi Henri IV (1553-1610) que le nom vin de champagne (son autre nom) prend sa place, et ce même si ce terme, champagne, désigne à l’époque des terres non fertiles, servant essentiellement aux pâturages.

Acquérant malgré tout une renommée auprès des cours royales française et anglaises, le champagne, habituellement conservé et transporté en tonneaux, est mis en bouteille afin d’assurer une meilleure conservation des arômes, cependant peu apprécié, car sujet à l’explosion des bouteilles ou au bouchons sauteurs, appelé même le « vin du diable » ou « saute bouchon », mais ne l’empêchant pas au final, vers 1695, à être pour la première fois en France commercialisé dans des bouteilles spécifiques.

Et c’est à partir de la fin du XVIII siècle que le champagne acquiert sa renommée internationale, dû à de grandes familles bourgeoises, propriétaires de vignes, organisant le marché de bout en bout, de la production, en passant par le transport et la vente, tout en utilisant une promotion plus qu’efficace de leur vin. On parle là de noms toujours prestigieux aujourd’hui, comme Heidsieck, Moët, Bollinger, Pommery, ou encore Perrier et Clicquot.

De grands noms d’hommes d’état et d’écrivains s’associèrent également à cette notoriété naissante, comme Talleyrand (1754-1738) qui le décrivit comme le vin de la civilisation, et Honoré de Balzac (1799-1850), comme le symbole de l’amitié.

Cependant, à la fin du XIX siècle, le vignoble champenois fût atteint par le phylloxera (minuscule puceron aérien et souterrain), passant de 14 ha touchés en 1897, à près de 6 500 ha à la veille de la 1ère guerre mondiale, soit la moitié de la surface cultivée.

Mais, s’inspirant d’autres vignobles français, également touchés, le vignoble champenois se mis en quête de solutions en créant notamment l’association viticole champenoise, ancêtre du Comité interprofessionnel du vin de champagne (www.champagne.fr), toujours en exercice aujourd’hui, permettant à ceux-ci de combattre ensemble ce fléau, à base de sulfure de carbone, mais surtout grâce au greffage sur des porte-greffes résistants, originaire d’Amérique du Nord, et non contaminés par les insectes. Ce procédé permettra la reconstitution du vignoble.

Et, souhaitant anticiper au maximum, le vignoble sain est replanté cette fois-ci en ligne palissées, et non plus cultivé en foule, avec des intervalles entre les rangs permettant l’emploi d’animaux de trait, ainsi que plus tard l’avènement de la mécanisation, synonyme aujourd’hui de sa réussite.

Comme quoi, à partir d’une problématique plus que sérieuse, vitale même, la filière champagne est née, se bonifiant au fur et à mesure des années, comme une bonne bouteille en fait.

Et depuis, le vin de champagne, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité (2015), est devenu le leader dans le secteur de vins et spiritueux français, qu’il en est le premier acteur à l’export avec 90 % de sa récolte vendu dans plus de 190 pays comme les Etats-Unis (21,8 millions de bouteilles en 2016), le Royaume-Uni (31,2 millions), ou encore le Japon (10,9 millions), représentant près de 13 % en volume de la consommation mondiale des vins.

Mais c’est aussi près de 30 000 emplois directs, auxquels s’ajoutent près de 120 000 travailleurs saisonniers pour récolter les 34 300 hectares du vignoble champenois (0,4 % de la surface mondiale, et 4 % du vignoble français).

Voici donc en quelques lignes, l’histoire du champagne, avec quand même une réponse à une question récurrente sur la différence entre sabler et sabrer le champagne. Le réveillon approchant, il serait effectivement de bon ton de le savoir, mais aussi de le faire savoir.

Alors, comme son nom l’indique, sabrer le champagne consiste à ouvrir une bouteille de champagne à l’aide d’un sabre (à manier avec précaution) ou d’un objet métallique lourd, sans que le bouchon ne soit retiré, mais en cassant le col en faisant glisser le plat de la lame d’un mouvement vif le long du goulot, et en donnant un coup très sec, permettant de le décapiter. Pour cela, il vaut mieux avoir un proche faisant parti de la Garde Républicaine, au fait historiquement de l’utilisation d’un sabre. Je ne m’y tenterai pas moi-même.

Ensuite, et seulement ensuite, on peut donc sabler le champagne, soit le boire d’un trait, comme l’action de couler de la matière en fusion dans un moule, se rapprochant il parait de l’action de verser d’un trait le breuvage dans son gosier. Utilisé avant pour l’ensemble des vins, elle ne l'est aujourd’hui (utilisée) que pour le champagne.

Voilà, vous savez tout ou presque tout sur le champagne, car avant de déguster une flute, tiens au fait, pourquoi une flute et pas un vulgaire verre ?

Alors déjà, pour les puristes, la flute à champagne doit être en forme de tulipe, car avec son ouverture étroite, elle doit piéger et concentrer les arômes, aidant à préserver la fraicheur du breuvage tout en mettant en valeur les bulles, et permettant au champagne de garder son côté effervescent*.

Donc je me répète, vous savez dès à présent tout ce qu’il faut savoir ou presque sur le champagne, avant de le déguster certainement durant le réveillon qui vient, où vous serez cette année le MC champagne de la soirée, parisienne ou non, sans oublier bien évidemment que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, est qu’il à consommer avec modération.

https://www.archigourmet.com/magazine/pourquoi-prendre-flute-boire-champagne

Jacques Samela

 

Sources :

. www.champagne.fr

. Wikipedia

. www.champagne-news.com

 

Vus et lus dans Les Echos du 18 et du 22 décembre 2017, le magazine du Monde du 18 novembre 2017, et Elle du 15 décembre 2017
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Le champagne, des bulles, des bulles, toujours des bulles

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C
Merci pour ces informations intéressantes; Le champagne est un alcool d'exception que j'apprécie énormément, et surtout les millésimés !
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S
Merci pour ce message, et pensez à moi au moment de votre prochaine dégustation.
Jacques Samela