Cornilleau : En simple, en double, ou en table tournante

Publié le par Jacques SAMELA.

Cornilleau : En simple, en double, ou en table tournante
Cornilleau : En simple, en double, ou en table tournante
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Oui, les chinois semblent être les champions toutes catégories de ce que l’on appelle le tennis de table, le ping-pong ou encore le ping, quoique deux petits français, vous les connaissez désormais, commencent clairement à les titiller.

Par contre, il semblerait qu’ils ne seraient pas les inventeurs de ce sport (les chinois), mes recherches m’amenant plutôt vers l’Angleterre, à la fin du XIX siècle, où, inspiré du tennis sur gazon, il aurait été inventé durant une de ces fêtes de la société bourgeoise victorienne, en utilisant pour le coup non pas une de ces petites balles blanches reconnaissables entre toutes, mais un bouchon de champagne, des boites de cigares comme raquettes, et des livres en guise de filet.

Ensuite, fort de son succès, notamment en Occident dans ses premières années de pratique, l’Asie commencera à s’y intéresser seulement dans les années 50, avec pour commencer une domination japonaise qui durera près de 10 ans, suivi par la Chine, installant de fait une suprématie mondiale encore aujourd’hui difficilement rattrapable.

Vu et lu dans Le Parisien Week-End du 13/02/26
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Comme le positionnement actuel de leader du groupe Cornilleau sur ce créneau bien précis. Et pourtant, le début de cette aventure, qui fête cette année ses 80 ans, était bien loin de cette activité estivale ou pas, connue et pratiquée au moins une fois par la majorité d’entre nous.

En effet, en 1946, le fondateur, Emile Cornilleau, ébéniste de métier, créera son atelier de menuiserie et d’ébénisterie à Bonneuil-les-Eaux pour accompagner dans son département, l’Oise, la reconstruction du pays, très touché par les dommages de la guerre

Et c’est avec succès que se dérouleront ces années pour lui et son entreprise, obtenant, grâce à la reconnaissance de son savoir-faire de nombreux chantiers.

Cependant, loin d’être totalement satisfait, d’un point de vue personnel j’entends, sa soif de nouveauté sera récompensée en 1969, avec une demande singulière du magasin parisien Le BHV, cherchant pour la période de Noël, 300 tables de ping-pong pour garnir ses rayons.

Et de fait, accompagné par son fils, Pierre Cornilleau, dans l’idée de répondre à cette requête hors de leurs habitudes, le résultat obtenu, en peu de temps, en fût tel qu’après la réception du 1er prototype, à 80 % composé de bois, le magasin parisien en commandera sans plus attendre 360 nouvelles tables.

Nouvelle commande suivie par d’autres toujours aussi nombreuses, obligeant finalement le père et le fils de faire un (le) choix, soit d’abandonner définitivement leurs activités dans le bâtiment, au profit de la fabrication en 1971 des tables de ping-pong.

Belle intuition familiale, car suivant le mouvement de la société des loisirs en devenir avec la généralisation de la 4ème semaine de congés payés, l’essor des campings, la place de plus en plus prépondérante des jardins dans les familles françaises, l’intérêt pour le tennis de table montera en flèche, occasionnant pour l’entreprise une augmentation vertigineuse de la demande, portant la production à l’orée des années 80 à 50 000 tables produites chaque année.

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Vu et lu dans La Tribune Dimanche du 03/08/25
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Cependant, ce succès n’empêchera pas les premières difficultés du nouveau dirigeant, le fils du créateur, Pierre, car ne répondant qu’à la demande, sans commerciaux pour glaner de nouveaux marchés, et ne pouvant se lancer à l’international par manque de personnel sachant parler l’anglais ou d’autres langues étrangères, la concurrence ne tardera pas à s’immiscer dans ses affaires florissantes.

Mais heureusement, une idée viendra germer dans la tête de Colette, la femme du nouveau dirigeant, soit de s’attacher tout d’abord les services de l’un des joueurs significatifs de la discipline hexagonale, le français Jacques Secrétin (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Secr%C3%A9tin), sous la forme, inédit à l’époque, d’un contrat de sponsoring où était stipulait que son nom serait apposé sur toutes les tables du groupe, ce qui l’air de rien fonctionnera à merveille, avec plus de 100 000 tables vendues en un an. Je pense que ses shows (à retrouver sur YouTube) ne laissèrent pas indifférent également le public français, au contraire.

Ensuite, l’arrivée d’un autre cador du ping-pong français, Jean-Philippe Gatien (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Philippe_Gatien), qui permettra cette fois-ci au groupe de développer l’offre compétition.

Toutefois, rien ne serait arrivé également sans l’innovation, présente dès le début de l’histoire, avec par exemple pour l’élaboration des premières tables l’utilisation d’un matériau très résistant utilisé dans le bâtiment appelé l’Alucobond (https://www.architectura.be/fr/partenaires/alucobond/#:~:text=ALUCOBOND%C2%AE%20est%20un%20panneau,plus%20hauts%20standards%20de%20design, l’élaboration à base de panneaux en stratifié massif dans les années 80 de la 1ère table outdoor, l’apparition en 1995 de la table compact avec sa technologie brevetée, permettant avec grande facilité son pliage ainsi que son dépliage, et donc de la déplacer et de la ranger dans de petits espaces, un procédé largement repris de par le monde, sans oublier à l’orée des années 2000 la commercialisation d’une gamme complète de raquettes « indoor », mais surtout la « Tacteo », fabriquée en matériau composite lui assurant une résistance aux chocs ainsi qu’aux intempéries, une première mondiale.

Et que dire de la table appelée « Park », pouvant supporter 1 200 kg de charge, devenant en cela une véritable alternative aux tables en béton, les collectivités tant françaises qu’étrangères en raffolent toujours.

Ensuite, assuré de sa prédominance dans son domaine de prédilection, le groupe cherchera, avec succès également, à se diversifier en sortant en 2019, après trois ans de R&D, un billard appelé « Hyphen Outdoor », capable de résister à l’extérieur, et en 2023, développera l’offre dite « Play-Style », combinant l’art du loisir et du jeu décliné en trois collections bien distinctes (https://play-style.cornilleau.com/fr/content/202-l-esprit-play-style), mais rejoignant totalement la marque de fabrique et l’esprit originel du groupe.

Alors par contre, je ne sais si les frères Lebrun seront embauchés après leur carrière respective pour représenter, voire améliorer encore plus la visibilité de la marque, il est cependant clair que leur notoriété bénéficie déjà au groupe, notamment après les Jeux de 2024 où après un parcours les amenant à remporter deux médailles de bronze, la vente de tables augmentera de 9 000 unités en 2025.

Et tout en espérant une récurrence dans les résultats des équipes française de tennis de table, frères Lebrun et autres comparses compris, le groupe attends aussi de Nous Tous de privilégier la qualité et ce savoir-faire muri tout au long de ces années en achetant du Cornilleau et rien que du Cornilleau.

Jacques Samela

 

Sources :

.https://fr.cornilleau.com/?gad_source=1&gad_campaignid=164572738&gbraid=0AAAAAD0lQQ4BvtWVib3A6aHp135VM_p4W&gclid=CjwKCAjwu53SBhAhEiwAJzSLNpBQwvFsl_RgALgktSwyYzGqvG2Wf9hYUJTLUrvw1vdImxkf1iH0-BoCn88QAvD_BwE

. La Tribune Dimanche du 03/08/25

 

Cornilleau : En simple, en double, ou en table tournante

Publié dans L'entreprise du mois

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