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La filière bio, à la croisée des champs et des chemins

Publié le par Jacques SAMELA.

Vu et lu dans Télérama n° 3524 du 26 juillet 2017
Vu et lu dans Télérama n° 3524 du 26 juillet 2017

Vu et lu dans Télérama n° 3524 du 26 juillet 2017

Alors que vient de s’achever ce qui semble être le salon bio par excellence en France, Natexpo (www.natexpo.com), et dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation (www.egalimentation.gouv.fr), une petite incursion dans la filière bio en France me paraît aujourd’hui justifiée.

En effet, avec une progression d’un demi-milliard d’Euros au premier semestre 2017, portant ce marché à 7,5 milliards d’Euros, la filière en question semble avoir définitivement dépassé son image baba cool qui lui collait aux basques, devenue entre-temps la passion des bobos, et aujourd’hui la nouvelle marotte de neuf français sur dix, achetant désormais des produits bio, alors qu’en 2003, un français sur deux n’en consommait jamais.

Représentant déjà 3,5 % du marché alimentaire à domicile, ayant été multiplié par sept en l’espace de quinze ans, le désir de produits bio semble encore loin d’une préoccupation environnementale des français, privilégiant plutôt leur santé, estimant même se sentir en meilleure forme quand ils mangent régulièrement du bio, auquel il faut ajouter la peur des pesticides, des OGM, sans omettre également les différents crises alimentaires que furent la vache folle dans les années 1990, celle des concombres infectée de la bactérie E.coli en Allemagne, et plus récemment, celle de la viande de cheval retrouvée dans des plats préparés, même si au final, nous mangeons plus sainement que nos grands-parents.

Et comme aujourd’hui il y a aussi un souhait de retrouver des saveurs dites d’antan, l’engouement général pour cette filière n’en n’est certainement qu’à ses débuts, obligeant en cela la filière agro-alimentaire dans son ensemble à se renouveler, afin d’offrir en quantité suffisante les denrées alimentaires souhaitées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

En effet, vu la constante augmentation de la demande, et ce que ce soit dans les magasins spécialisés, ou les grandes surfaces (42 % du marché), les 35 231 producteurs bio, représentant 8 % des fermes françaises, 6,5 % des sols cultivés (1,77 million d’hectares), et 118 000 emplois (producteurs et transformateurs), vont devoir produire à flux tendu, avant d’être rejoint par d’autres, car le passage de la production conventionnelle à la production bio se déroulant sur trois ans, assorti d’une aide à la conversion (250 € à l’hectare), ainsi que d’une autre aide au maintien pendant cinq ans, avec pour celle-ci, une remise en cause récente de la part du gouvernement actuel, souhaitant dès 2018, recentrer les budgets disponibles vers les aides à la conversion, suivant en cela le syndicat agricole FNSEA et la direction de Coop de France, l’organe représentatif de la coopération agricole française, estimant que le marché doit rémunérer la filière bio.

Bien évidemment, la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) n’est pas satisfaite de cette nouvelle donne, alors qu’elle affirmait récemment vouloir atteindre un objectif de 8 % des surfaces  agricoles utiles en bio d’ici 2020, espérant devenir le premier pays bio d’Europe en 2022, assorti d’un plan spécifique à cette filière sur cinq ans, avec par exemple, atteindre 20 % de bio dans les cantine scolaires, orienter 1 % du montant des encours du livret de développement durable vers le bio, ou encore doubler le fonds Avenir Bio.

 Du côté du gouvernement, toujours dans le cadre des états généraux de l’alimentation, et à cœur de trouver des solutions autres, une suggestion a été proposée quant à la mise en place d’un fonds privé afin de financer des projets de développement et de structuration des filières bio. Je ne sais si cela suffira à rassurer la filière bio quant à la volonté aujourd’hui d’aller plus loin dans sa pérennisation ?

Car en ce qui concerne les consommateurs, ils sont vraiment passés de l’achat compulsif à l’achat habituel, ce qui commence à poser des problèmes de pénurie quant à l’approvisionnement de produits français, obligeant de trouver à l’étranger les denrées manquantes, s’éloignant en cela des désirs de ces mêmes consomm’acteurs quant à leur idée de privilégier une offre de proximité, de consommer local, favorisant les circuits courts par le biais des AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), ou les magasins de producteurs.

Donc, il serait de bon ton que l’ensemble des intervenants sur ce sujet puissent trouver des pistes pour l’avenir, avant que cet engouement vers le bio ne vire au désamour, parce qu’il deviendrait difficile de trouver suffisamment des aliments bio de qualité et de provenance hexagonale, avec comme conséquence, des prix toujours élevés, empêchant une part non négligeable de la population française, la moins argentée, de bénéficier de ces produits, et donc de manger plus sainement.

Evitons donc une nouvelle fracture sociale, et faisons en sorte que chacun puisse choisir les produits qu’il souhaite consommer, en fonction de ses désirs et non en fonction de l’importance de son porte-monnaie.

Jacques Samela

competitiviteinfrance@orange.fr

 

 Sources :

. Capital n° 308 de mai 2017

. Les Echos du 14/06/17 et du 18/09/17

. Le Monde du 16 et du 23/09/17

. 20minutes du 29/06/17

 

Quelques acteurs :

. www.fnab.com

. www.agencebio.org

. www.bioetlocal.org

 

Où acheter :

. www.naturalia.fr

. www.bio-c-bon.fr

. www.biocoop.fr

. www.lescomptoirsdelabio.fr

. www.lavieclaire.com

 

 

 

 

Vus et lus dans 20minutes du 24 mai 2017, Gala n° 1258 du 19 juillet 2017, Les Echos du 22 et du 27 février 2017, et du 02 juin 2017, Le Parisien du 29 mai 2017, l'Usine Nouvelle n° 3490 du 13 novembre 2016, Pleine Vie de mai 2017
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Vus et lus dans Les Echos du 20 juin 2017, et Express Hebdo (Carrefour) du 25 mars 2017
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Vu et lu dans Les Echos Weekend
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Vus et lus dans Les Echos 25 août 2017 et du 09  octobre 2017
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EdTech, déjà demain

Publié le par Jacques SAMELA.

EdTech, déjà demain

A l’heure d’une nouvelle rentrée scolaire, et à l’ère d’une transition numérique de plus en plus présente dans nos vies, il me paraissait opportun de relater de son importance dans le monde de l’enseignement scolaire français aujourd’hui.

Appelées « EdTech » ou technologies d’éducation, elles représentent certainement les prémisses de l’école de demain, et la France semble avoir pris en compte cette évolution, avec notamment la mise en place en 2015 du plan numérique pour l’éducation, assorti d’une enveloppe de un milliard d’Euros, et dont l’action la plus significative consiste à équiper 40 % des collèges en tablettes.

De 130 000 tablettes recensées en 2015 (15 000 en 2013), on semble aujourd’hui atteindre les 200 000 élèves équipés, avec comme objectif, 600 000 élèves potentiellement équipés durant cette rentrée 2017.

Le marché français de l’éducation étant estimé à près de 135 milliards d’Euros, il est indéniable que la transition numérique y fera son trou, comme aux Etats-Unis, où plus de la moitié des élèves du primaire et du collège (plus de 15 millions) utilisent des applications Google en salle de classe, en l’occurrence la série d’ordinateurs Chromebook, sans oublier ses principaux concurrents que sont Microsoft et Apple (voir chiffres ci-dessous).

Et avec une forte augmentation des ventes d’ordinateurs portables et de tablettes (+ 18 %) en système scolaire l’an dernier, où plus de 80 % des établissements scolaires proposent également des cours en ligne, il est évident que le marché des « EdTech » outre-Atlantique, encore récent, mais avec un décollage très rapide, joue à plein son rôle de précurseur, suivi par d’autres pays comme l’Argentine (plus de 100 000 eBooks distribués), l’Irlande du Nord (expérimentation sur l’utilisation de tablettes dès l’école maternelle et primaire), voire l’Inde, où les start-up dédiées à l’e-learning fleurissent à foison.

Par-contre, à contrario des Etats-Unis, la France ne peut compter, pour l’instant je l’espère, sur de grands noms nationaux comme ceux cités ci-dessus, surtout que l’utilisation et l’exploitation des données des élèves et des professeurs par ce que l’on nomme aussi les Gafam, posent manifestement pour certains (organisations de parents, d’enseignants, éditeurs français) un réel problème (voir article ci-dessous), notamment suite à la signature en 2015, d’un partenariat de 13 millions d’Euros avec Microsoft et le ministère de l’éducation, portant sur la formation des professeurs et l’équipement des classes de logiciels du groupe.

Donc en attendant ces futurs grands champions hexagonaux, c’est certainement du côté des start-up de la French Tech que viendront les réponses, avec pour certains spécialistes, l’obligation de créer des fonds d’investissement dédié à ce secteur naissant, afin d’apporter à ces petites structures les fonds nécessaires au développement des outils et des applications futures. Sur les 3 000 comptabilisées en Europe, 200 à 300 seraient françaises, avec une augmentation de 47 % en trois ans.

Nous suivrons donc avec attention l’évolution de cette révolution numérique dans les méthodes d’enseignement à la française.

Mais avant cela, et afin de se faire son propre avis, quelques précisions quant à l’apport éventuel de cette évolution que d’aucuns prédisent inévitable, et que d’autres pressentent négative.

Tout d’abord, pour que l’utilisation se déroule dans de bonnes conditions, il faut que la connectivité (wifi) au sein des écoles soit optimum, et ensuite, que la formation des professeurs à ces nouveaux outils soit une priorité, afin qu’il puisse en retour, répondre aux besoins des élèves, pour la plupart plus coutumiers qu’eux de ces nouveaux usages (internet, wikipedia, etc...).

Ensuite, quelles serait donc les vraies plus-values de cette nouvelle donne pour les élèves d’aujourd’hui ?

Collaboratif, meilleure concentration, davantage de communication, partage de l’apprentissage et des connaissances, opportunité d’apprendre, instantanéité, motivation, enthousiasme, responsabilisation, augmentation de la confiance, investissement décuplé, tels sont les termes utilisés après des études réalisés de par le monde, mettant également en exergue, l’intérêt que peut porter cette nouvelle manière d’apprendre de la part d’élèves en difficultés.

Alors bien évidemment, l’idée n’est pas de remplacer définitivement le bon vieux tableau noir en ardoise naturelle (rappelez-vous le bruit strident de la craie), de plus en plus malgré tout remplacé par un tableau blanc, interactif ou non, mais plutôt d’accompagner d’un point de vue ludique les méthodes d’apprentissages traditionnelles, et amener les élèves à intégrer au mieux leur futur proche.

Et si la France mise encore aujourd’hui sur les Mooc* (massive open online courses), ou les Spoc** (small private online courses), d’autres se dirigent vers d’autres voies comme « l’edutainment » qui lie l’éducation et le divertissement, « l’adaptative learning » soit l’individualisation de l’apprentissage, ou encore le « blended learning*** ».

Et comme il est question de savoir, d’apprentissage, il est un domaine qui pourrait permettre aux « EdTech » de croître encore plus significativement ces prochaines années, c’est celui de la formation qui à termes, nous suivra tout au long de notre vie (65 % des élèves actuels exerceront demain un métier qui n’existe pas encore), notamment professionnelle, et qui aujourd’hui représente déjà la grande part des 200 millions d’Euros du marché de l’e-education, étant également le domaine le plus dématérialisé.

Donc, comme on peut le voir, nous n’en sommes qu’au début, mais avec cette transition numérique en cours, il est clair que ces usages rentreront rapidement dans les mœurs, avec quand même, un rattrapage certain pour des gens qui comme moi sont nés au siècle dernier (sans vous dire la date), et pas toujours au fait des nouvelles technologies en vigueur.

 

*http://www.cidj.com/moocs-une-nouvelle-facon-d-apprendre-en-ligne/un-mooc-c-est-quoi

**http://www.formaguide.com/s-informer/le-spoc-par-stephane-diebold

***http://www.iforpro.com/formation-2-0-quest-ce-que-le-blended-learning/

 

Jacques Samela

competitiviteinfrance@orange.fr

 

Sources :

. L’étudiant / Educpros du 27 février 2015 : EdTech : La France peut-elle rattraper son retard ?

. 1001 Startup du 12 janvier 2017 : EdTech : La revanche des Geeks.

. Management n° 251 du mois d’avril 2017

. Les clés de demain du 18 mai 2017 : Enseignement : Les nouvelles technos…au tableau.

. La Tribune du 23 mai 2017 : EdTech : Les startups de l’éducation fourmillent.

. La Tribune du 29 mai 2017 : En Irlande du Nord, les élèves s’en remettent à leurs tablettes.

. Les Echos du 29 mai 2017 : Comment Google envahit les salles de classes américaines.

 

A lire :

http://www.education.gouv.fr/pid29064/ecole-numerique.html

http://www.20minutes.fr/magazine/numerique-a-lecole/

Vu et lu dans Management n° 251 du mois d'avril 2017
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Vus et lus dans Les Echos du 29 mai 2017, du 03 & 24 août 2017, National Geographic n° 210 de mars 2017, et Le Monde du 24 août 2017
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Vus et lus dans Les Echos du 29 mai 2017, du 03 & 24 août 2017, National Geographic n° 210 de mars 2017, et Le Monde du 24 août 2017
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France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire

Publié le par Jacques SAMELA.

France & Etats-Unis, au-delà de l’histoire

Comme vous le savez à présent, mes vacances m’ont portées cette année de l’autre côté de l’Atlantique, avec comme première étape la ville de Boston (voir mes publications du mois de juillet), qui l’air de rien réunit deux des plus grandes écoles de ce pays que sont le MIT (www.mit.edu), et Harvard (www.harvard.edu), concentre le plus grand nombre de laboratoires au monde, regroupe une scène High-tech très active, accueille 50 incubateurs abritant près de 300 entreprises, dont le US French Tech Hub (www.frenchtechhub.com), abritant lui des start-up françaises, et dont les frères jumeaux se trouvent dans les villes de San Francisco et de New York, quant à son PIB, il représente 382 milliards de dollars.

Tout ceci donc, pour lancer mon vrai sujet, consacré tout d’abord aux relations économiques et commerciales entre la France et les Etats-Unis, mais pas seulement.

Historiquement très proche, avec des relations diplomatiques qui remontent à 225 ans (la France en est le plus ancien allié), nos deux nations le sont également dans bien d’autres domaines, notamment économique et commercial, avec comme témoin, la plus vieille « Amcham » (Chambre de Commerce Américaine en France) au monde depuis sa création en 1894, représentant près de 500 membres.

Aujourd’hui donc, le commerce entre la France et les Etats-Unis représente près de 7 % de nos échanges, faisant de notre pays le 12ème client des Etats-Unis (2015), devenant au passage le 2ème client de la France.

Cette relation significative repose sur les échanges de produits de haute valeur ajoutés comme les équipements de transports, les machines, les produits chimiques et pharmaceutiques, mais manifestement pas dans le domaine automobile, c’est du vécu, vous vous en souvenez ?

Quant aux produits émanant des secteurs de l’aéronautique et des boissons (alcools forts, vins), ils ont permis à la France d’enregistrer pour la première fois depuis de nombreuses années, un excédent commercial de 15 milliards de dollars.

En moyenne, ce sont près d’un milliards de dollars en transactions commerciales qui sont échangés chaque jour entre ces deux pays.

Partenaires également en termes d’investissements, avec en 2014, la première destination des flux d’investissements directs (IDE) français vers les Etats-Unis (163 milliards d’Euros en 2012), générant aujourd’hui près de 500 000 emplois américains, alors que l’investissement américain en France en fournit lui environ 600 000, soit près de 19 % du total des investissements étrangers  dans notre pays.

Et alors que la France compte près de 3 600 filiales françaises aux Etats-Unis, les entreprises américaines sont- elles près de 4 600, dont certaines depuis de nombreuses années comme Exxon Mobil (1902), Coca-Cola et Dupont de Nemours (1920), 3M (1952), ou encore Dow (1983), sans oublier les Microsoft, Mars, Pepsico, American express, Fedex, Mc Donald’s, ainsi que les leaders actuels que l’on nomme Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), attirés par les perspectives nouvelles de développement de notre pays dans la transformation numérique, avec 85 % d’avis positifs.

Quant à la présence française aux Etats-Unis, elle est assurée par des groupes de renom que sont Airbus, Dassault, Louis Vuitton (LVMH), Lafarge, Valeo, Safran, Faurecia, Saint-Gobain, mais aussi par de nombreuses start-up, attirées par le potentiel énorme de ce continent en termes d’innovation et de capacité commerciale.

Ensuite, premier partenaire scientifique de la France avec plus de 800 accords inter universitaires et près de 10 000 Co-publications, ce sont bien d’autres liens qui unissent ces deux nations, plus axés vers le savoir, avec notamment près de 17 000 étudiants américains accueillis chaque année en France, soit la 4ème destination de choix à l’étranger, quand les étudiants français sont eux près de 10 000 (8 300 en 2013-2014), appuyés en cela par de nombreuses initiatives comme les Bourses Chateaubriand (www.chateaubriand-fellowship.com), permettant à des doctorants américains de séjourner en France pendant 4 ou 9 mois afin d’y mener des recherches, les bourses de voyage Benjamin Franklin, destinées à une vingtaine d’étudiants américains de niveau « undergraduate », ajoutant à leur spécialité une majeure ou une mineure de français, ou encore le « Transatlantic Friendship and Mobility », lancé en 2014, censé soutenir les échanges étudiants, avec comme idée, de les doubler d’ici 2025.

Et donc dans le domaine de la coopération scientifique, avec par exemple sept unités mixtes de recherche internationale (UMI) franco-américaines, onze laboratoires internationaux associés (LIA) franco-américains du CNRS (www.cnrs.fr), ainsi que de nombreux accords inter-organismes (CNRS-DoE, INSERM-NIH, CNES-NASA), tout en s’appuyant également sur des initiatives significatives comme le « Partner University Fund », créé en 2007, et qui a financé plus de 70 partenariats de grande ampleur toute disciplines confondues, le programme Alliance (www.alliance.columbia.edu) regroupant depuis 2002 l’université américaine de New York, Columbia, avec l’Université Paris I –Panthéon-Sorbonne, l’Ecole Polytechnique, et Sciences-Po Paris sur des projets de recherche conjoints et des double cursus, complétés en cela par d’autres programmes, plus axés vers l’innovation et le transfert de technologie que sont la « Young Entrepreneur Initiative » (www.yeifrance.com),  accompagnant la création d’entreprises innovantes américaines en France, le « NETVA » (www.netvafrance.com), qui est un programme de préparation et d’exposition aux marchés américains pour de jeunes entreprises innovantes françaises, ou encore le programme « FATTE+ », qui lui tend à rapprocher les systèmes de tech-transferts.

On le voit bien, les relations universitaires ou scientifiques sont aussi importantes que celles consacrées à  l’économie, sans omettre également,  les instruments de rayonnement et de promotion de la langue et de la culture française mis en place par la France, afin d’appuyer son influence sur l’ensemble du pays, avec notamment l’implantation dans les universités américaines de 19 centres pluridisciplinaires, le positionnement du français en tant que deuxième langue étrangère étudiée tant en scolaire qu’à l’université, l’importance du réseau des établissements scolaires à programme français (près de 50 avec près de 20 000 élèves), sans oublier bien sur la place incontournable des Alliances françaises (près de 50 établissements), dont les deux tiers ont une activité enseignante.

Comme quoi, quand on parle d’influence, elle n’est pas toujours négative, notamment venant surtout de la part de nos amis américains, d’après certains bien sûr (eh oui, un retour de ces certains, mais peut-être pas les mêmes, quoique ?), même si il est vrai qu’aujourd’hui, avec le nouveau président en service, le leur pas le nôtre, on peut se poser des questions, mais en même temps, que peuvent peser cinq années ou moins face à 225 années de relations ininterrompues ?

Pas grand-chose il est vrai, et il est fort à parier qu’elles continueront de plus belles et pour de nombreuses années encore.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.diplomatie.gouv.fr

. https://fr.usembassy.gov

. www.amchamfrance.org

. Management de juillet-août 2017

 

A lire :

. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/un-fonds-des-pinault-va-soutenir-la-french-tech-aux-etats-unis-741877.html

.  http://www.la-croix.com/Journal/nouvelles-finalites-lentreprise-2017-07-02-1100859812

. http://www.asrc.fr/fr/la-src-ifts-et-ibr-laboratories-signent-un-accord-de-cooperation/

. http://www.avrul.fr/Developpez-votre-business-aux-US.html

 

A ne pas manquer :

DU 09 au 18 septembre 2017

. Foire de Savoie / Entreprendre à New York avec un savoir-faire français : L'expérience vue de l'intérieur. / www.foiredesavoie.com/

Du 03 au 05 octobre 2017

. Business Connection Forum / https://www.b2match.eu/2017businessconnectionforumalbany

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Vus et lus dans Les Echos du 10 mai 2017, du 22 juin 2017, du 05 juillet 2017, et Aeromag de juin 2017
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Vus et lus dans Les Echos du 15 février 2017 et du 05 juillet 2017
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Les Deep-tech*, innovations de rupture ou disruptives

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Le Parisien Economie du 25 avril et du 06 juin 2017, et 20 minutes du 19 juin 2017
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Alors que la deuxième édition du salon dédié à la technologie et à l’innovation, VivaTechnology (www.vivatechnology.com) vient de se terminer avec succès, démontrant que l’innovation se niche vraiment partout, il est clair malgré tout que son lieu de prédilection est, et sera toujours les laboratoires de recherches. Un des exemples les plus flagrants et connu concerne le célèbre MIT (Massachusetts Institute of Technology), vivier quasi inépuisable de l’innovation made in USA.

Et aujourd’hui, ce que l’on appelle désormais les « deep-tech » ou « frontier tech », se déclinent en autant d’innovations dites de rupture ou disruptives dans des domaines comme l’intelligence artificielle, l’impression 3D, la robotique, la cybersécutité, les véhicules autonomes, l’Iot, et ce dans des secteurs aussi variés que l’agriculture, l’environnement, l’énergie, les transports, la santé, la finance, enfin donc partout.

Fondées sur des avancées scientifiques qui repoussent les frontières technologiques, elles sont souvent difficile à reproduire, voire difficile à financer.

En effet, gourmande en capital, du fait notamment de leurs équipements et infrastructures scientifiques et technologiques, elles sont souvent longues à percer, mettant parfois en péril ces jeunes pousses, issues de ces entités de recherche, et porteuses par la suite de ces innovations de ruptures.

Donc, afin d’éviter que ces innovations restent en l’état, il faut que les grands groupes en deviennent des partenaires privilégiés, plébiscités en cela par près de 97 % des start-up, car pour se réinventer et accélérer leurs actions innovantes, il est primordial qu’ils puissent s’entendre, afin de les accompagner à la suite des actions des acteurs de l’écosystème habituel que sont les incubateurs, les pôles de compétitivité, les institutions publiques ou les business angels, mais donnant-donnant.

En effet, car il arrive de temps en temps qu’un grand groupe rachète une start-up pour l’intégrer à son organigramme et à ses équipes tout en gardant leur propre manière de travailler, avec au final la perte pour la start-up de son adn qu’est l’innovation pure et dure.

D’où l’idée que ces acteurs puissent trouver des moyens pour travailler ensemble, en cherchant du côté des start-up, des financements (80 % de souhaits), la mise à disposition d’une expertise technique (39 %), l’accès au marché (61 %), ou encore une expertise business et marketing (26 %), et du côté des grands groupes, l’occasion de se placer au cœur de toute révolution technologique, garantie pour eux de pérenniser leur activité pour de nombreuses années encore, car dans le monde d’aujourd’hui, mais même d’hier, tout peut aller très vite, souvenons-nous des déboires de Kodak au passage de l’argentique au numérique, ou de Nokia et Alcatel, n’ayant pas eu le nez assez fin concernant le monde à venir dans la téléphonie mobile.

Et pour se faciliter la tâche, les start-up prometteuses sont désormais classées en 4 groupes bien distincts que sont les « potentials quick wins », les « demand bets », les « development bets », et les « technology bets » permettant justement à ces grands groupes d’identifier celles qui pourraient devenir à termes leurs partenaires, et être au plus près de la valorisation de ces innovations, synonyme de ce que certains comme Klaus Schwab, fondateur et président du célèbre sommet Davos (www.weforum.com) appellent aujourd’hui la quatrième révolution industrielle, laissant déjà loin derrière la troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin, économiste américain et spécialiste de la transition énergétique, en action aujourd’hui dans la région des hauts de France sous le nom de « Rev3 » (www.rev3.fr).

Mais avant cela, et sans vraiment connaître quelles seront ces innovations de demain, il est par contre indéniable aujourd’hui que la France, avec son réseau universitaire, ses centres de recherche de références  (CEA, CNRS, INRIA), la qualité de ses chercheurs et de ses ingénieurs, peut devenir l’un des acteurs phares dans ces prochaines années, sachant qu’actuellement elle en est le deuxième pays européen derrière le Royaume Uni (1 342 millions d’Euros) avec 582 millions d’Euros d’investissements sur ces cinq dernières années, en passe de devenir même le fer de lance d’une Europe plus forte, sûre de ses moyens industriels, technologiques, ayant enfin compris l’importance de la coopération dont Airbus et Ariane en sont les exemples les plus probants, voire Galileo, mis en service récemment, en cours de finalisation, mais dont l’objectif sera de concurrencer le GPS américain, voire de le dépasser.

Et comme ce nouveau potentiel économique se situe au croisement de l’industrie, des nouvelles technologies, et des sciences, il serait vraiment dommage que l’Europe, avec son potentiel,  laisse passer une opportunité unique de devenir le centre gravitationnel mondial des « deep tech », et pourquoi pas de redevenir ce continent où tout redeviendrai possible, comme à l’époque des précédentes révolutions industrielles ?

Le défi est énorme bien sûr, car la concurrence est bien plus vive et large qu’avant, mais tant que la volonté sera là, c’est loin d’être irréalisable.

*La deep tech se définit comme l’innovation de rupture fondée sur des avancées scientifiques difficiles à reproduire, et qui repoussent les frontières technologiques.

Jacques Samela

 

Sources :

http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/4p-DGE/2017-03-4p-N67-POLES-COMPETITIVITE.pdf

. www.bcg.fr

. www.hello-tomorrow.org

. La Tribune du 10/03/17 et du 05/04/17

. Les Echos Entrepreneurs du 04/04/17

. Chef d’Entreprise du 10/04/17

. Maddyness du 11/05/17

 

A lire :

. http://news.atomico.com/the-decisive-moment/

. Industrie & Technologies n° 1 000 de juin 2017

. La troisième révolution industrielle de Jeremy Rifkin / Editions Les liens qui libèrent.

. La quatrième révolution industrielle de Klaus Schwab / Editions Dunod

 

A voir :

. http://rev3.fr/jeremy-rifkin/

. www.slush.org

. http://www.lci.fr/high-tech/innovation-a-la-ciotat-derniere-mise-au-point-pour-le-taxi-volant-de-sea-bubbles-2044826.html

. https://www.industrie-techno.com/apres-avoir-survole-la-manche-le-buggy-volant-de-vaylon-s-expose-au-salon-du-bourget.50284#xtor=EPR-6&email=jacques.samela@firstconnection.fr

 

Les Deep-tech*, innovations de rupture ou disruptives
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Le génie à la française

Publié le par Jacques SAMELA.

Le génie à la française

Parce que la France a toujours su se renouveler, et qu’elle continuera à le faire, il me parait aujourd’hui pertinent de dire qu’elle était également inventive, appuyé en cela par quelques exemples probants, connus pour certains, moins pour d’autres.

Voici donc un petit aperçu des inventions françaises les plus significatives, enfin pour moi :

. 1642 : L’une des premières machines à calculer appelée la Pascaline par Blaise pascal.

. 1679 : La cocotte-minute par Denis Papin.

. 1707 : Le bateau à vapeur par Denis Papin.

. 1783 : L’aérostat ou montgolfière par les frères Montgolfier, et le parachute par Louis Sébastien Lenormand.

. 1795 : Les conserves alimentaires par Nicolas Appert.

. 1800 : La cafetière à percolation par jean Baptiste de Bellay.

. 1816 : La photographie par Joseph Nicéphore.

. 1819 : Le stéthoscope par René-Théophile-Hyacinthe Laënnec.

. 1825 : L’électro-aimant par François Arago et André Marie Ampère.

. 1830 : La première machine à coudre par Barthelemy Thimonnier.

. 1839 : La cellule photovoltaïque par Antoine Becquerel.

. 1853 : L’aspirine par Charles Frédéric Gerhardt.

. 1865 : La pasteurisation par Pasteur.

. 1870 : Le moteur à combustion et explosion par Charles-Joseph Dusaulx.

. 1880 : La couveuse par Odile Martin et Stéphane Tarnier.

. 1881 : La voiture électrique par Gustave trouvé.

. 1885 : Le vaccin contre la rage par Pasteur.

. 1890 : Le sèche-cheveux par Alexandre-Ferdinand Godefroy.

. 1895 : Le cinéma par les frères Lumière.

. 1897 : L’autorail par Léon Serpollet.

. 1907 : L’hélicoptère par Paul Cornu.

. 1910 : L’hydravion par Henri Fabre.

. 1924 : L’ABS par Gabriel Voisin.

. 1934 : La radioactivité artificielle par Irène et Frédéric Joliot-Curie.

. 1950 : Le stylo à bille Bic Cristal par Marcel Bich (voir ci-dessous).

. 1956 : Le pot d’échappement catalytique par Eugène Houdry.

. 1965 : Le K-Way par Léon-Claude Duhamel (voir ci-dessous)..

. 1969 : La boite de vitesse automatique à commande électronique par Renault.

. 1970 : Le digicode par Bob Carrière.

. 1972 : Le micro-ordinateur par François Gernelle.

. 1974 : La carte à puce par Roland Moreno.

. 1981 : TGV par Alstom.

. 1987 : Moule de pâtisserie en silicone par Jean Daudignac.

. 2001 : La cigarette électronique par Stéphane Marc Vlachos, et la chirurgie à distance par Jacques Marescaux.

. 2013 : Le cœur artificiel par Alain Carpentier.

. 2016 : La route solaire par le groupe Colas et CEA Tech, et l’ampoule musicale par Awox.

Et, comme disait la publicité d’un opérateur télécom français « et c’est pas fini », car avec l’avènement des nouvelles technologies, des nouveaux usages, de l’engouement des français, jeunes et moins jeunes pour l’innovation, ses centres de recherche renommés, ses industriels, et bien sur l’existence du fameux concours Lépine (www.concours-lepine.com), dont la 116ème édition se termine le 08 mai prochain à la Foire de Paris (www.foiredeparis.fr), il est fort à parier que la France restera encore longtemps dans le peloton de têtes des nations inventives.

Et pourquoi pas la première ?

Car encore aujourd’hui encore, deux chercheurs français figurent parmi la liste des quinze meilleurs finalistes du meilleur inventeur d’Europe en 2017*, gagné en 2016 par un autre chercheur français pour ses inventions contre la maladie de Parkinson (Thierry Mandon).

Jacques Samela

 

Sources :

. Wikipedia

* http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/deux-francais-parmi-les-meilleurs-inventeurs-europeens-1151551.html

 

 

 

Vus et lus dans Ca M'intéresse de juin 2017
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La France (suite et fin)

Publié le par Jacques SAMELA.

La France (suite et fin)

Tourisme : la France reste le 2ème pays le plus compétitif au monde

Boursier / Le 07/04/17


Malgré la menace des attentats, la France conserve son rang de deuxième pays le plus compétitif au monde en termes de voyages et de tourisme, selon le dernier classement du World Economic Forum de Davos. L'Espagne reste première, tandis que l'Allemagne se classe troisième. Le Japon grimpe de cinq rangs pour arriver à la quatrième place, devant le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l'Australie, l'Italie, le Canada et la Suisse, qui est dixième et cède quatre places.

Arrivées stables

La France est particulièrement bien classée en termes de ressources culturelles, de ressources naturelles, d'infrastructures de transports, ou encore de santé et hygiène. Elle l'est nettement moins quand il s'agit de coût de la vie (118ème sur 136 pays) ou de sécurité (67ème). Même si le pays cède cinq places dans cette catégorie, le WEF estime que les arrivées de touristes sont restées stables.

Plus de résistance aux chocs

"Le déclin en termes de sécurité a été plus que compensé par une réduction significative des prix des taxes sur les hôtels et les billets, améliorant la compétitivité en termes de prix pour le tourisme et les voyages de 21 places", estiment les auteurs de cette étude. Ils estiment que la France a certes perdu des revenus liés au tourisme au cours des deux dernières années, mais que cela l'a poussée à devenir plus compétitive, rendant le secteur plus résistant aux chocs.

 

Vus et lus dans Les Echos Weekend, Mag'in France n° 6, et Le Parisien Magazine du 06 janvier 2017
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A lire :

. Capital n° 305 de février 2017

. Les Echos Spécial du 28/03/17 : L'Audit de la France

 

 

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La France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans Les Echos du 07 février 2017, du 03, 07, 14, 29 mars 2017, du 04 avril 2017, le Parisien Eco du 23 janvier 2017 et Le Parisien Magazine du 06 janvier 2017, l'Express n° 3429 du 22 mars 2017, et Ca M'intéresse de mars 2017
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La France (suite)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans l'Express et Les Echos du 22 mars 2017.
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La France, son potentiel, notre avenir

Publié le par Jacques SAMELA.

La France, son potentiel, notre avenir

A quelques semaines, que dis-je à quelques jours, heures, minutes, secondes, du premier tour de l’élection présidentielle française, le compte à rebours est plus que lancé, avec pour nous tous un choix cornélien à faire pour l’avenir de notre pays, et donc de notre avenir.

En effet, du résultat final, dépendra de ce que la France sera demain. Et, sans rien divulguer de mon choix final, même si ceux qui connaissent bien mon blog auront peut-être une petite idée, mais ne souhaitant pas que notre pays perde à tout jamais sa place dans le concert des nations qui comptent, je souhaitais donc, après ma semaine européenne (du 06 au 10 mars 2017), réaliser une semaine française, avec comme idée d’en ressortir les aspects positifs, les aspects négatifs étant largement relatées par d’autres, et ce depuis trop longtemps à mon goût.

Donc, quel est le vrai positionnement de la France aujourd’hui, son poids économique, politique, militaire, culturel, son influence, son aura, ses points forts, ses perspectives, ses défis et challenges.

Tout d’abord, il est bon de rappeler que la France est à l’origine de l’Union Européenne (60 ans cette année), dont elle est la première puissance agricole, la deuxième puissance industrielle, avec 60 % de ses exportations vers les pays de l’UE, la première dans le domaine de l’E-administration, et depuis le départ prochain de la Grande-Bretagne, la seule à disposer d’une capacité militaire de poids.

Ensuite, elle est l’un des cinq membres permanent du conseil de sécurité de l’ONU avec droit de veto, elle participe à toutes les organisations comme le G7, le G8 ou encore le G20, elle est redevenue la cinquième puissance mondiale juste devant la Grande-Bretagne, elle est toujours la première destination touristique mondiale avec + de 80 millions de visiteurs en 2016, elle est la première destination mondiale pour les congrès d’affaires, la troisième pour l’accueil des étudiants étrangers, et elle se situe également au 2ème rang mondial pour l’industrie agro-alimentaire et les services, sans oublier bien sur ses points forts que sont l’aéronautique, le spatial, l’énergie, les transports (automobile, ferroviaire), la mode, le luxe, qui font que justement elle ne soit pas totalement lâchée, au contraire.

Et ce qui la distingue également, c’est notamment la vitalité de sa démographie avec près de 67 millions d’habitants aujourd’hui (785 000 naissances en 2016), avec dans les années à venir un dépassement quasi assuré de la population allemande (près de 80 millions aujourd’hui), c’est aussi un système de santé performant et accessible, des infrastructures et des réseaux de premier choix, des prix de l’énergie compétitifs, une formation supérieure de qualité et une main d’œuvre qualifiée, une créativité dans tous les domaines, une offre culturelle riche et diversifiée, des valeurs reconnues de par le monde, héritées de la Révolution française, comme les droits de l’homme et une certaine tradition d’accueil rarement démenties, sans oublier bien sur l’importance du rayonnement de sa langue, la 6ème la plus parlée dans le monde avec près de 274 millions de personnes pouvant être définies comme francophones, et appartenant donc à ce que l’on appelle aujourd’hui la francophonie.

Et c’est bien tous ces autres points forts qui permettent à la France d’être aujourd’hui une des destinations phares pour les investisseurs étrangers, notamment dans les domaines de la R&D, de l’innovation, des nouvelles technologies du numérique, avec l’ouverture par de grands groupes internationaux comme Apple, Facebook, Google, Hyperloop, de centres de R&D préparant en cela les nouveaux usages de demain, sans oublier bien sur les 20 000 et plus entreprises étrangères déjà présentes depuis de nombreuses années en France, employant quand même près de 2 millions de personnes.

Non sans omettre également le potentiel français dans ces nouveaux domaines dont le numérique est l’élément moteur, avec la création exponentielle de start-ups et d’entreprises innovantes, la France étant le premier pays en Europe pour les créations d’entreprises, l’importance prise par ce que l’on appelle aujourd’hui la « FrenchTech », l’ouverture récurrente de FabLabs, d’incubateurs, dont le plus grand au monde, « STATION F », à l’initiative de Xavier Niel (Free) avec 1 000 start-ups attendues, devrait voir le jour d’ici peu à Paris, le rôle désormais acquis des pôles de compétitivité dans l’incitation à l’innovation, l’importance des centres de recherches (CEA, CNRS, Onera), à l’origine de grands projets scientifiques (ITER), l’importance à venir de la transition énergétique, où les groupes français sont déjà maîtres en la matière, et j’en oublie certainement.

Et justement, saviez-vous que la France est également doté d’un vaste territoire ouvert sur l’ensemble du globe avec plus de 11 millions de km2, lui permettant de détenir le deuxième espace maritime, ce qui représente pas moins de 820 000 emplois induits, 270 milliards d’Euros de retombées économiques, et 14 % du PIB français, et aussi avec un potentiel énorme dans les énergies marines renouvelables, les biotechnologies (molécules pour des antiviraux, anti vieillissement, anti cancéreux) les terres rares dans les grands fonds pour le numérique, l’alimentation avec les algues et l’aquaculture raisonnée, sans oublier les techniques de dessalement, dont la France en est déjà le leader.

Alors, pour un pays en déclin, enfin d’après toujours les mêmes, j’espère avoir démontré qu’il est loin de l’être, au contraire, il est même pour moi (je m’avance) en plein effervescence, en phase de redémarrage même, les chiffres l’attestent, et même si les difficultés demeurent, il est vrai depuis trop longtemps, il serait malgré tout dommage d’occasionner aujourd’hui un coup d’arrêt qui pourrait s’avérer fatal pour son avenir, le nôtre, celui de nos enfants.

Donc, attention à ne pas se tromper, et à le regretter par la suite, longuement.

Et exceptionnellement, si ce texte vous interpelle vraiment, sachez que toute la semaine je traiterai de la France, donc n’hésitez-pas à en informer vos connaissances, car il serait enfin de bon ton de présenter notre pays sous un autre visage que celui dépeint habituellement.

Bonne lecture et à très bientôt.

Jacques Samela

 

Sources :

. www.insee.fr

. www.diplomatie.gouv.fr

. www.francophonie.org

. Capital n° 305 de février 2017

. Le Figaro du 20 février 2017

. La Tribune du 16 mars 2017

 

Vus et lus dans l'Usine Nouvelle n° 3485 du 29 septembre 2016, et n° 3506 du 09 mars 2017, Libération du 17 janvier 2017, Le Parisien Economie du 13 mars 2017, La croix du 17 mars 2017, et Les Echos du 20 mars 2017
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L'Union Européenne : Ma petite histoire (suite et fin)

Publié le par Jacques SAMELA.

Vus et lus dans La Croix du 29 août 2016, Les Echos du 14 septembre 2016, du 27 décembre 2016, du 27 février 2017 et du 07 mars 2017
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Et demain ?

Certains souhaitent carrément la voir purement et simplement disparaitre, et revenir à un monde multipolaire d’avant-guerre, où chacun nouait des alliances au grès du vent et en fonction de ses intérêts propres. Cela a mené l’Europe à feu et à sang.

Attention, je ne dis pas que tout est parfait, loin de là mon idée, mais entre une période de paix et de croissance sans aucune mesure en Europe, et une route sinueuse sans visibilité aucune, j’ai effectivement choisi mon camp, ce que vous aviez compris en lisant ce dossier spécial.

Car, que veut dire ce sentiment que l’on nomme euroscepticisme, si ce n’est un retour en arrière, à un soit disant mieux avant (sur ?) dès que des difficultés apparaissent, qui vous vous en souvenez, vinrent de la crise des « subprimes » aux Etats-Unis.

Alors oui, l’UE a tergiversée avant de prendre le problème à bras le corps, et prendre des décisions fermes et claires, laissant penser justement qu’elle était bien un géant, mais avec des pieds d’argiles. Et il vrai aussi que le problème des dettes souveraines (pas totalement résolue), suite logique à celle commencée de l’autre côté de l’Atlantique, celui des réfugiés ou migrants (difficile de savoir à la lecture de la presse), et bien sur celui de terrorisme, peuvent vraiment faire penser que ses pourfendeurs ont finalement raison.

Mais de là à tout casser, certainement pas. Pourquoi me direz-vous ?

Tout d’abord, face à cette mondialisation qui fait peur, mais qui est inéluctable, que pourraient faire des pays comme les nôtres, seuls, face à des nations autrement plus grande que sont la Chine, l’Inde, la Russie, les Etats-Unis, pas grand-chose, si ce n’est subir les assauts répétés de groupes puissants cherchant à acquérir des pans entiers de nos savoir-faire (voir le dossier consacré à la Chine), perdant en cela la possibilité de créer de véritables champions nationaux et européens à même de les concurrencer, perdant également une souveraineté nationale et européenne au profit d’autres pas toujours bienfaisantes, mais surtout perdre ce rôle longuement acquis par l’Union Européenne à l’échelle internationale, tellement évident aujourd’hui, que certains souhaite justement l’amoindrir afin de prendre cette place si enviée.

Et justement, pour éviter cela, des actions ont été enclenchées, comme le fameux plan Juncker, du nom de l’actuel président de la Commission européenne, qui un an après sa mise en place (juillet 2015), avait déjà généré 115 milliards d’Euros d’investissements pour 289 opérations dans l’Union Européenne sur les 315 milliards prévus à l’origine, la stratégie Europe 2020, visant à coordonner les politiques économiques au sein de l’UE, à créer une nouvelle gouvernance économique, mais surtout à augmenter la compétitivité de l’Europe à l’échelle internationale par l’augmentation des investissements dans la recherche et l’innovation, la croissance verte, l’éducation avec une réduction du taux d’abandon scolaire à moins de 10 %, et l’augmentation à 40 % du nombre de diplômés de l’enseignement supérieur dans la classe d’âge des 30-34 ans, et bien sur l’emploi, ou l’accent serait notamment mis sur l’objectif d’atteindre un taux d’emploi de 75 % pour la population âgée de 20 à 64 ans, permettant une baisse de 20 millions de personnes touchées par la pauvreté et l’exclusion sociale, tout en publiant récemment le livre blanc sur l’avenir de l’Union Européenne, censé donner une feuille de route à l’ensemble de ses membres, avec à la clé cinq idées de réflexion quant aux moyens d’y parvenir. Peut-être un début de réponse aux défis qui attendent l’UE ?

Mais pour mettre à nouveau les pieds dans le plat, il est primordial pour moi que l’Union Européenne prenne enfin ses responsabilités pour assurer sa sécurité extérieure, sans se cacher derrière la France, mais en fédérant justement les potentiels de chacun pour créer une vraie force militaire capable de répondre aux dangers de demain, donnant aussi l’occasion de créer une industrie européenne de défense, sans oublier la nomination d’un ministre européen de la défense, sa sécurité intérieure, en accentuant notamment ce qui est déjà d’actualité en termes de coopération policière, mais également affirmer sa force commerciale vis-à-vis de ses concurrents, afin qu’elle ne passe plus comme une Europe faible en acceptant tout et n’importe quoi au détriment de ses citoyens.

Sans oublier également son rôle politique, notamment à l’échelle internationale, où elle doit se faire respecter en réaffirmant ses idéaux du début de sa création, tout en redonnant foi à l’ensemble des citoyens européens que nous sommes sur ce projet, utopique au début, mais devenu au fil du temps réalité.

Jacques Samela

 

 

Sources :

. Wikipedia

. www.coe.int

. www.vie-publique.fr

. www.euractive.com

. www.institutdelors.com

. La Croix n° 40686 du 02/01/17

. Libération du 11 janvier 2017

 

A lire :

. Capital n° 305 du mois de février 2017

 

 

 

Vus et lus dans Les Echos du 10 octobre 2016 et du 07 février 2017, La Croix du 02 janvier 2017, et l'Usine Nouvelle du 23 février 2017
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. Et après l'Europe, ne ratez pas en avril le prochain dossier, consacré cette fois-ci à la France et à son positionnement actuel.

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